On parle peu de la vitesse des textes
Par Berlol, samedi 22 octobre 2005 à 23:55 :: General :: #47 :: rss
[RLVS-5] On parle
peu de la vitesse des textes. Ici, vous avez dix pages qui traitent de quelques
heures dans la vie des personnages. Là, vous avez cinq ou six pages
qui vous font traverser dix ans de leur vie. Ces vitesses et ces changements
de braquet sont conditionnés par la visée du texte : il faut
que nous soyons impressionnés par la scène de bal, il faut
que quelques semaines de prostration mènent au désir d'aller
marcher dans les rues, il faut détailler les deux ou trois heures
passées avec Jean Bedford, puis il faut accélérer à
fond pour la décennie de Lol mariée, Lol Machine, Lol raisonnable
et docile, sans intérêt. Il le faut pour que le narrateur en
arrive à son temps à lui, tout en ayant assez bâti pour
y loger l'intérêt du lecteur. L'élasticité du
temps narré dans le temps narratif est sans doute un des éléments
les plus structurants et les moins visibles des romans, alors que c'est un
des plaisirs de l'auteur. [/RLVS-5]
De cela et d'autres choses, en détail, je parle mes deux heures. Le reste de la journée, j'écoute plutôt.
J'ai du retard dans les émissions de la semaine, sur France Culture. Sylvie Germain sur Magnus aujourd'hui chez Veinstein, Bayon et ses Pays immobiles avant-hier. Colas Duflo sur Le Neveu de Rameau dans les Vendredis de la philo d'hier. Mardi, commencera un feuilleton alléchant, en vingt épisodes : Grande et petite histoire de la Comédie-Française.
J'écoute T. et Yukie, au Saint-Martin, en me délectant de mon poulet-frites.
J'écoute Daniel Pennac au 13-heures de France 2 jeudi, après avoir lu qu'il y était dans un blog inconnu et pas mal écrit.
J'écoute quelques collègues de l'Institut plus que je ne leur parle. Ils me voient rarement le samedi après-midi, leur étonnement les amène à me parler. J'y suis revenu parce que je n'en pouvais plus des bruits de destruction et de machines vibrantes dans l'appartement d'à côté. Certains finissent leurs cours et vont rentrer chez eux, d'autres vont commencer ou sont en pause, quelques-uns viennent pour le film de 17h30, S'en fout la mort de Claire Denis que je n'ai pas envie de revoir. J'en ai profité pour rendre les deux Mocky empruntés la semaine dernière et en sortir deux autres : Un Linceul n'a pas de poches (1975) et L'Albatros (1971).
Encore un léger tremblement de terre, ce soir. Sans conséquence. On peut dormir tranquille. D'ailleurs, je vais me coucher tôt, j'ai aussi du retard de sommeil.
De cela et d'autres choses, en détail, je parle mes deux heures. Le reste de la journée, j'écoute plutôt.
J'ai du retard dans les émissions de la semaine, sur France Culture. Sylvie Germain sur Magnus aujourd'hui chez Veinstein, Bayon et ses Pays immobiles avant-hier. Colas Duflo sur Le Neveu de Rameau dans les Vendredis de la philo d'hier. Mardi, commencera un feuilleton alléchant, en vingt épisodes : Grande et petite histoire de la Comédie-Française.
J'écoute T. et Yukie, au Saint-Martin, en me délectant de mon poulet-frites.
J'écoute Daniel Pennac au 13-heures de France 2 jeudi, après avoir lu qu'il y était dans un blog inconnu et pas mal écrit.
J'écoute quelques collègues de l'Institut plus que je ne leur parle. Ils me voient rarement le samedi après-midi, leur étonnement les amène à me parler. J'y suis revenu parce que je n'en pouvais plus des bruits de destruction et de machines vibrantes dans l'appartement d'à côté. Certains finissent leurs cours et vont rentrer chez eux, d'autres vont commencer ou sont en pause, quelques-uns viennent pour le film de 17h30, S'en fout la mort de Claire Denis que je n'ai pas envie de revoir. J'en ai profité pour rendre les deux Mocky empruntés la semaine dernière et en sortir deux autres : Un Linceul n'a pas de poches (1975) et L'Albatros (1971).
Encore un léger tremblement de terre, ce soir. Sans conséquence. On peut dormir tranquille. D'ailleurs, je vais me coucher tôt, j'ai aussi du retard de sommeil.
Commentaires
1. Le samedi 22 octobre 2005 à 09:57, par alain :
Non, les billets ne s'échangent pas. C'est écrit au dos. Je garderai ma date du 4 novembre pour aller au théâtre.
De retour, à intervalles irréguliers, je croise quatre hommes saouls. L'un, sur le parvis de la Bourse, tient sa cigarette comme un verre, longtemps, devant ses yeux, en se demandant. Un adolescent en patinette lui lance une blague (je n'ai pas entendu) que l'ivrogne prend bien. Ils se connaissent sans doute. Son fils ?
Les autres.
Juste comme je m'assieds à l'écran, une ondée s'abat sur les toits. Je l'ai échappé belle.
Ce matin, il a plu à 5 heures 02 d'une toute petite pluie qui a grossi quelques minutes et s'est tue.
Encore un samedi.
2. Le samedi 22 octobre 2005 à 09:58, par alain :
La pluie cesse.
Je regarde la date et l'heure du premier commentaire, corrige, il est 18 h 58.
3. Le samedi 22 octobre 2005 à 10:02, par alain :
En fait, il pleut encore mais doucement. Non, ça cesse. Je ne vois pas grand chose. La nuit est tombée. Buvons.
4. Le samedi 22 octobre 2005 à 12:18, par Marie.Pool :
Oui, c'est cela aussi qui empêche le dialogue. L'impossibilité de suivre mot à mot , ligne à ligne, étape par étape, un discours qui pourtant nous intéresse, nous donne envie d'approfondir l'intérêt qu'on y suppose dans un élan vers... plus de sens, plus de rapprochements, plus de pistes pour aller dans la trajectoire d 'écriture et de lecture de l'autre.
Les opinions ne sont parfois utilisées que pour ralentir le flux, obliger à moins de précipitation dans le jugement heurté et l'archivage. Je ne sais pas si ce sont les tremblements de terre qui vont nous empêcher de dormir. En tout cas nos lectures et leurs méandres semblent nous obliger à ralentir un peu le feu sous la marmite littéraire . Et c 'est heureux ... Il faut bien manger serein entre deux bals qui tournent comme ils le peuvent.
Il ne pleut pas ici. L'automne joue sa palette à pleines touches.
5. Le samedi 22 octobre 2005 à 23:21, par arte :
grmmhhh mhhh
6. Le samedi 22 octobre 2005 à 23:39, par Berlol :
Oui, Arte ? Tu voulais dire quelque chose ?
Sur la vitesse des textes, peut-être ?...
7. Le dimanche 23 octobre 2005 à 00:08, par alain :
La palette de qui ? touches de quoi ?
bon, je vais me recoucher
8. Le dimanche 23 octobre 2005 à 08:37, par Marie.Pool :
L'automne alterne les demi-teintes et les flamboyantes, Folon les a apprivoisées, conscient que la fréquentation intensive de l'abrasement délicat des couleurs est bien plus apaisante que celle des mots. En dormant,finalement, on a les couleurs qu'on veut dans la tête, mais il faudrait les repeindre au réveil puisque... Folon est mort !
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.