Planète littéraire dans l'oreille
Par Berlol, jeudi 3 novembre 2005 à 22:33 :: General :: #59 :: rss
Il est 9 heures moins cinq, heure du Japon. Dans quelques minutes,
on saura le nom du lauréat du Goncourt... Quand on me lira, il sera
déjà connu, sauf de ceux qui auraient du retard à l'information.
Alors pourquoi mettre ça en scène de cette façon ? Pour
inscrire ma première réaction, ma propre surprise.
Ah, c'est Weyergans ! (Voir ce qu'en disait Éric Naulleau hier...) Va pouvoir s'acheter une maison... Enfin, c'est ce qu'il disait dans le Tout arrive du 27 octobre...
On écoute le direct : La violence dans les quartiers... Un psychologue de Garges-les-gonesses (où j'ai habité jusqu'à 14-15 ans)... De Villiers et les français qui souffrent... Une commémoration des Camps... Chirac et la vigilance... « Car rien n'est jamais définitivement acquis.»... Marseille, les transports et la médiation impossible... achever les HP... Procès Jean-Claude Brisseau, harcèlement contre perversité... Retour à Drouant... Ambiance survoltée... et peu de réaction... Weyergans, par six voix contre quatre... « Le grand perdant, c'est Michel Houellebecq... », dit la journaliste du 13-heures de France Culture. Le Renaudot pour Nina Bouraoui, tout le monde est surpris... mais ça s'explique...
Je n'en suis pas sûr, pour le grand perdant. Ses partisans vont en faire un martyr.
Non, en revanche, j'ai vraiment une larme de déception pour Jean-Philippe.
Retour en arrière. Petit matin de jour férié ; jour de la culture au Japon. Première lecture et totale sympathie
avec JCB
que je remercie pour ses fleurs. Thé anglais et œufs brouillés.
Une autre planète littéraire dans l'oreille : quel drôle
d'oiseau, ce Dominique Meens ! et combien était beau son Surpris
par la nuit tiré de l'Ornithologie
du promeneur !
Translation de quelques centaines de kilomètres pour écouter quatre interventions du colloque Sartre (Penseur pour le XXIe siècle ? — heureusement qu'il y a un point d'interrogation...) à l'Université Aoyama Gakuin. J'y retrouve quelques connaissances chercheuses : Patrice, Michaël, Hervé, Brigite, Bill. Beaucoup de collègues japonais...
À ce propos, on m'a demandé un jour pourquoi je citais plus volontiers les noms des Français que des Japonais que je rencontre. La réponse est assez simple : je ne maîtrise pas les codes de connivence liés à la culture japonaise et aux niveaux hiérarchiques des personnes dont je pourrais parler. Par conséquent, il pourrait arriver que je froisse des personnes, franchisse quelque ligne invisible sans m'en rendre compte, que l'on me considère ensuite comme un ingrat, un goujat, un graphomane, un malade, etc. Donc, éviter le poteau noir pour ne pas avoir à ramer.
Sauf quand la présence d'une personne est officielle, liée
à un évenement, comme c'est le cas aujourd'hui. Ainsi je peux
dire que j'ai écouté avec plaisir Nao Sawada que je connais
bien parler de Sartre biographe malgré lui, puis Atsuko Ubukata,
que je ne connais pas, sur la psychologie du développement
et enfin l'ami François Bizet sur la littérature comme commerce
(ce qui recoupe en partie mes soucis des Salons
littéraires sont dans l'internet... sans doute ne le sait-il
pas...).
Mais j'étais surtout venu pour écouter Gilles Philippe, comme je l'annonçais lundi soir, et je n'ai pas été déçu — encore qu'une bonne partie de son exposé était déjà dans son Sujet, verbe, complément... Mais tout de même, oralement ça irrigue différemment le cerveau, ça fait réfléchir sur un autre mode... en tout cas, pour moi. Je le reverrai demain, à la MFJ à Ebisu, pour une journée de documentaires sur Sartre.
« Ce n'est donc pas contre Proust que Sartre lit Flaubert, mais avec Lanson, c'est-à-dire par le prisme d'une norme grammaticale et stylistique que lui a inculquée l'école de la IIIe République.» (Gille Philippe, Sujet, verbe, complément. Le moment grammatical de la littérature française, 1890-1940, Gallimard, p. 175.)
Ah, c'est Weyergans ! (Voir ce qu'en disait Éric Naulleau hier...) Va pouvoir s'acheter une maison... Enfin, c'est ce qu'il disait dans le Tout arrive du 27 octobre...
On écoute le direct : La violence dans les quartiers... Un psychologue de Garges-les-gonesses (où j'ai habité jusqu'à 14-15 ans)... De Villiers et les français qui souffrent... Une commémoration des Camps... Chirac et la vigilance... « Car rien n'est jamais définitivement acquis.»... Marseille, les transports et la médiation impossible... achever les HP... Procès Jean-Claude Brisseau, harcèlement contre perversité... Retour à Drouant... Ambiance survoltée... et peu de réaction... Weyergans, par six voix contre quatre... « Le grand perdant, c'est Michel Houellebecq... », dit la journaliste du 13-heures de France Culture. Le Renaudot pour Nina Bouraoui, tout le monde est surpris... mais ça s'explique...
Je n'en suis pas sûr, pour le grand perdant. Ses partisans vont en faire un martyr.
Non, en revanche, j'ai vraiment une larme de déception pour Jean-Philippe.
Retour en arrière. Petit matin de jour férié ; jour de la culture au Japon. Première lecture et totale sympathie
avec JCB
que je remercie pour ses fleurs. Thé anglais et œufs brouillés.
Une autre planète littéraire dans l'oreille : quel drôle
d'oiseau, ce Dominique Meens ! et combien était beau son Surpris
par la nuit tiré de l'Ornithologie
du promeneur !Translation de quelques centaines de kilomètres pour écouter quatre interventions du colloque Sartre (Penseur pour le XXIe siècle ? — heureusement qu'il y a un point d'interrogation...) à l'Université Aoyama Gakuin. J'y retrouve quelques connaissances chercheuses : Patrice, Michaël, Hervé, Brigite, Bill. Beaucoup de collègues japonais...
À ce propos, on m'a demandé un jour pourquoi je citais plus volontiers les noms des Français que des Japonais que je rencontre. La réponse est assez simple : je ne maîtrise pas les codes de connivence liés à la culture japonaise et aux niveaux hiérarchiques des personnes dont je pourrais parler. Par conséquent, il pourrait arriver que je froisse des personnes, franchisse quelque ligne invisible sans m'en rendre compte, que l'on me considère ensuite comme un ingrat, un goujat, un graphomane, un malade, etc. Donc, éviter le poteau noir pour ne pas avoir à ramer.
Sauf quand la présence d'une personne est officielle, liée
à un évenement, comme c'est le cas aujourd'hui. Ainsi je peux
dire que j'ai écouté avec plaisir Nao Sawada que je connais
bien parler de Sartre biographe malgré lui, puis Atsuko Ubukata,
que je ne connais pas, sur la psychologie du développement
et enfin l'ami François Bizet sur la littérature comme commerce
(ce qui recoupe en partie mes soucis des Salons
littéraires sont dans l'internet... sans doute ne le sait-il
pas...).Mais j'étais surtout venu pour écouter Gilles Philippe, comme je l'annonçais lundi soir, et je n'ai pas été déçu — encore qu'une bonne partie de son exposé était déjà dans son Sujet, verbe, complément... Mais tout de même, oralement ça irrigue différemment le cerveau, ça fait réfléchir sur un autre mode... en tout cas, pour moi. Je le reverrai demain, à la MFJ à Ebisu, pour une journée de documentaires sur Sartre.
« Ce n'est donc pas contre Proust que Sartre lit Flaubert, mais avec Lanson, c'est-à-dire par le prisme d'une norme grammaticale et stylistique que lui a inculquée l'école de la IIIe République.» (Gille Philippe, Sujet, verbe, complément. Le moment grammatical de la littérature française, 1890-1940, Gallimard, p. 175.)
Commentaires
1. Le jeudi 3 novembre 2005 à 07:21, par Arte :
Certes.
2. Le jeudi 3 novembre 2005 à 07:55, par alain :
Garges-lès-Gonesse, son Mammouth... Moi, c'est Le Blanc-Mesnil, de 10 à 26 ans. Garges, on y allait pour les hypermarchés à un moment traîner. Ah lala.
3. Le jeudi 3 novembre 2005 à 08:37, par F Jost :
Bon, j'avance dans mon enquête pour contacter Berlol.... il est au Japon... il n'a pas dû recevoir le message que je lui ai adressé ce matin, ce dernier étant arrivé sur le blog de Jacques André.... la toile du blog serait-elle semblable à une toile d'araignée où se croisent et s'entrecroisent les commentaires des uns et des autres sans que l'on sache vraiment qui parle à qui.... et après tout qu'importe, la toile se tisse, les mots se disent... et dans la lumière du matin, elle resplendit d'une architecture de gouttelettes de rosée ensoleillée
François Jost
4. Le jeudi 3 novembre 2005 à 12:05, par Arte :
Absolument, il est au Japon. Pour le moment du moins, car il sera à Paris en mars. Voila, voila.
5. Le jeudi 3 novembre 2005 à 15:18, par Berlol :
Cher François Jost, bienvenue au JLR ! Chez Jacques André c'est Grapheus Tis, ici c'est le JLR. Chacun peut avoir comme ça son espace de publication et les commentaires y afférents... On se croise, on se visite, on se lie, sans obligation, par goût et estime mutuelle. Du coup, il peut se passer des trois ou quatre jours avant qu'on repasse chez l'un ou chez l'autre...
Mais dites-moi : votre nom ne m'est pas inconnu... J'ai des vidéos d'un Jost interrogeant Robbe-Grillet... Je vous écris...
6. Le jeudi 3 novembre 2005 à 23:17, par Arte :
Enfin, il vous courrielle ...
7. Le jeudi 3 novembre 2005 à 23:33, par Berlol :
Merci de votre attachement, mon petit Arte !
8. Le vendredi 4 novembre 2005 à 01:35, par Arte :
Je vous en prie, Monseigneur ...
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