Sur France Culture, quelqu'un a confondu vitesse et précipitation (comme dit mon beau-père)... L'émission Du Jour au lendemain du 4 novembre avec François Weyergans est totalement inaudible ! Oyez vous-mêmes !
Celle avec Jean-Yves Cendrey, qui était initialement prévue pour le 4, est disponible après diffusion ce matin à 0h00... Assez intéressant aussi (pédophiles, s'abstenir).

Ça va comme un mardi : shinkansen, cours, recherche, dîner, etc. (non, hélas, pas de ping-pong, cet après-midi).

Comme un mardi mais avec une différence notable : je suis en phase d'accélération lecturale sevestrienne. Tous les livres ne font pas cet effet. Après quelques dizaines de pages lues dans la sérénité, avec le sentiment de dominer l'ouvrage — j'arrête quand je veux, je le jette même, si t'y crois pas — un moment vient insensiblement où les yeux devancent l'attente, partent en avant sur les lignes, la bande passante des mots augmente, le reste du monde s'éloigne, devient fiction. Et tout arrêt est désagréable, que ce soit le train qu'il faut quitter ou l'amour qui appelle au téléphone. Cent cinquante pages en deux jours ! Non sans interactions avec le réel...

« Paul traversa le boulevard de Clichy vers la rue des Martyrs, pénétra dans la cafétéria Champion, juste en face de la librairie Vendredi.» (Alain Sevestre, Les Tristes, p. 187)

« C'est LA matière. Ce que je sais c'est que c'est tout fin, ça laisse passer certains fluides, en retient d'autres, lavable en machine et surtout quasiment indestructible. C'est une erreur de fabrication, au départ. Les équipementiers sportifs se l'arracheront.» (Ibid., p. 190)

« Les blousons suivants, Serge sonna pistolet brandi d'emblée.» (Ibid., p. 196)

« J'allais dire j'ai un ami, non, c'est moi, commença Serge, au fait des confidences, le matin, je me lève tôt, trop tôt, il est parfois quatre heures, cinq heures, je ne peux pas redormir, je traîne, je m'ennuie, je visite quelques débiteurs, je reviens pour faire la sieste, obligé, le soir, je suis quand même fatigué, le manque de sommeil ébrèche mes envies, je me couche mais je ne peux pas dormir et le lendemain matin, même cinéma, quatre heures, je tourne en rond. La musique ne joue pas un grand rôle dans ma vie. Parfois, je découvre un groupe. En ce moment, j'écoute Coco Rosie, de l'accordéon russe, du tambour aussi, mais le plus souvent j'écoute la radio sur mon baladeur.» (Ibid., p. 212)

Or, diffusion du récent concert de Coco Rosie dans Culture Plus du 3 novembre... Je découvre, pour le coup. À copier vite fait, les amateurs !
La musique adoucit les mœurs — en tout cas, ce genre-là. Puissent nos agités de tout bord en écouter beaucoup... pendant les couvre-feux.

Solo (1970), mon dernier Mocky d'emprunt, en dînant. Autres discours d'exaltés. Pas mal mais monotone et bicolore (des gris et des rouges). Je comprends qu'il ait été célèbre. Je lui préfère cependant de beaucoup L'Albatros, vu l'autre jour, pour rester dans la même période de sa carrière.