Où les yeux devancent l'attente
Par Berlol, mardi 8 novembre 2005 à 23:52 :: General :: #64 :: rss
Sur France Culture, quelqu'un a confondu vitesse et précipitation
(comme dit mon beau-père)... L'émission Du Jour au lendemain du 4 novembre avec François
Weyergans est totalement inaudible ! Oyez vous-mêmes !
Celle avec Jean-Yves Cendrey, qui était initialement prévue pour le 4, est disponible après diffusion ce matin à 0h00... Assez intéressant aussi (pédophiles, s'abstenir).
Ça va comme un mardi : shinkansen, cours, recherche, dîner, etc. (non, hélas, pas de ping-pong, cet après-midi).
Comme un mardi mais avec une différence notable : je suis en phase d'accélération lecturale sevestrienne. Tous les livres ne font pas cet effet. Après quelques dizaines de pages lues dans la sérénité, avec le sentiment de dominer l'ouvrage — j'arrête quand je veux, je le jette même, si t'y crois pas — un moment vient insensiblement où les yeux devancent l'attente, partent en avant sur les lignes, la bande passante des mots augmente, le reste du monde s'éloigne, devient fiction. Et tout arrêt est désagréable, que ce soit le train qu'il faut quitter ou l'amour qui appelle au téléphone. Cent cinquante pages en deux jours ! Non sans interactions avec le réel...
« Paul traversa le boulevard de Clichy vers la rue des Martyrs, pénétra dans la cafétéria Champion, juste en face de la librairie Vendredi.» (Alain Sevestre, Les Tristes, p. 187)
« C'est LA matière. Ce que je sais c'est que c'est tout fin, ça laisse passer certains fluides, en retient d'autres, lavable en machine et surtout quasiment indestructible. C'est une erreur de fabrication, au départ. Les équipementiers sportifs se l'arracheront.» (Ibid., p. 190)
« Les blousons suivants, Serge sonna pistolet brandi d'emblée.» (Ibid., p. 196)
« J'allais dire j'ai un ami, non, c'est moi, commença Serge, au fait des confidences, le matin, je me lève tôt, trop tôt, il est parfois quatre heures, cinq heures, je ne peux pas redormir, je traîne, je m'ennuie, je visite quelques débiteurs, je reviens pour faire la sieste, obligé, le soir, je suis quand même fatigué, le manque de sommeil ébrèche mes envies, je me couche mais je ne peux pas dormir et le lendemain matin, même cinéma, quatre heures, je tourne en rond. La musique ne joue pas un grand rôle dans ma vie. Parfois, je découvre un groupe. En ce moment, j'écoute Coco Rosie, de l'accordéon russe, du tambour aussi, mais le plus souvent j'écoute la radio sur mon baladeur.» (Ibid., p. 212)
Or, diffusion du récent concert de Coco Rosie dans Culture Plus du 3 novembre... Je découvre, pour le coup. À copier vite fait, les amateurs !
La musique adoucit les mœurs — en tout cas, ce genre-là. Puissent nos agités de tout bord en écouter beaucoup... pendant les couvre-feux.
Solo (1970), mon dernier Mocky d'emprunt, en dînant. Autres discours d'exaltés. Pas mal mais monotone et bicolore (des gris et des rouges). Je comprends qu'il ait été célèbre. Je lui préfère cependant de beaucoup L'Albatros, vu l'autre jour, pour rester dans la même période de sa carrière.
Celle avec Jean-Yves Cendrey, qui était initialement prévue pour le 4, est disponible après diffusion ce matin à 0h00... Assez intéressant aussi (pédophiles, s'abstenir).
Ça va comme un mardi : shinkansen, cours, recherche, dîner, etc. (non, hélas, pas de ping-pong, cet après-midi).
Comme un mardi mais avec une différence notable : je suis en phase d'accélération lecturale sevestrienne. Tous les livres ne font pas cet effet. Après quelques dizaines de pages lues dans la sérénité, avec le sentiment de dominer l'ouvrage — j'arrête quand je veux, je le jette même, si t'y crois pas — un moment vient insensiblement où les yeux devancent l'attente, partent en avant sur les lignes, la bande passante des mots augmente, le reste du monde s'éloigne, devient fiction. Et tout arrêt est désagréable, que ce soit le train qu'il faut quitter ou l'amour qui appelle au téléphone. Cent cinquante pages en deux jours ! Non sans interactions avec le réel...
« Paul traversa le boulevard de Clichy vers la rue des Martyrs, pénétra dans la cafétéria Champion, juste en face de la librairie Vendredi.» (Alain Sevestre, Les Tristes, p. 187)
« C'est LA matière. Ce que je sais c'est que c'est tout fin, ça laisse passer certains fluides, en retient d'autres, lavable en machine et surtout quasiment indestructible. C'est une erreur de fabrication, au départ. Les équipementiers sportifs se l'arracheront.» (Ibid., p. 190)
« Les blousons suivants, Serge sonna pistolet brandi d'emblée.» (Ibid., p. 196)
« J'allais dire j'ai un ami, non, c'est moi, commença Serge, au fait des confidences, le matin, je me lève tôt, trop tôt, il est parfois quatre heures, cinq heures, je ne peux pas redormir, je traîne, je m'ennuie, je visite quelques débiteurs, je reviens pour faire la sieste, obligé, le soir, je suis quand même fatigué, le manque de sommeil ébrèche mes envies, je me couche mais je ne peux pas dormir et le lendemain matin, même cinéma, quatre heures, je tourne en rond. La musique ne joue pas un grand rôle dans ma vie. Parfois, je découvre un groupe. En ce moment, j'écoute Coco Rosie, de l'accordéon russe, du tambour aussi, mais le plus souvent j'écoute la radio sur mon baladeur.» (Ibid., p. 212)
Or, diffusion du récent concert de Coco Rosie dans Culture Plus du 3 novembre... Je découvre, pour le coup. À copier vite fait, les amateurs !
La musique adoucit les mœurs — en tout cas, ce genre-là. Puissent nos agités de tout bord en écouter beaucoup... pendant les couvre-feux.
Solo (1970), mon dernier Mocky d'emprunt, en dînant. Autres discours d'exaltés. Pas mal mais monotone et bicolore (des gris et des rouges). Je comprends qu'il ait été célèbre. Je lui préfère cependant de beaucoup L'Albatros, vu l'autre jour, pour rester dans la même période de sa carrière.
Commentaires
1. Le mardi 8 novembre 2005 à 13:29, par Bartlebooth :
"Puissent nos agités de tout bord en écouter beaucoup... pendant les couvre-feux." :
cela veut-il dire que les agités des force de l'ordre ne travailleront pas pendant les couvre-feux ou qu'ils ont droit d'utiliser en service le matériel audio trouvés sur les "racailles" ?
2. Le mardi 8 novembre 2005 à 13:45, par Marie.Pool :
"Non sans interactions avec le réel..."
La phrase du jour !
3. Le mardi 8 novembre 2005 à 17:59, par alain :
Du matériel audio. Cherche logiciel magnéto. pour plateforme Mac Os X et des poussières afin d'enregistrer lien offert sur cette page. Le tout pour adoucir mal de dents insupportable. Dent, la même, la 37 (?), regardée sous toutes les coutures et pendant des plombes sur l'écran très joli du dentiste qui s'acharne depuis des semaines et dit maintenant c'est fini, vous en avez pour deux trois jours, la douleur s'en ira avec l'inflammation, c'est normal. C'est le deuxième jour seulement. Une autre façon de s'arracher du sommeil.
4. Le mardi 8 novembre 2005 à 22:14, par Arte :
Alain, j'ai ! (Si j'ai bien compris la demande - Un logiciel pour 10.3 qui enregistre tout ce qui passe par la sortie audio : simplicité / efficacité ...).
Doit passer par mail ...
5. Le mardi 8 novembre 2005 à 22:40, par jfm :
L'émission Du Jour au lendemain du 4 novembre avec François Weyergans est totalement inaudible
Ca y est, c'est réparé.
Pour Alain :
Pour enregistrer tout l'audio qui sort d'un mac, j'utilise iRecordMusic, je ne m'en plains pas. Programmable. Envoie les fichiers sur iTunes...
www.bitcartel.com/irecord...
6. Le mercredi 9 novembre 2005 à 01:29, par Berlol :
Non, je viens de réessayer, l'émission du 4 est toujours inaudible (il faut mettre à fond pour vaguement entendre un son très faible et crachotant). Il ne faut pas se fier aux premières secondes qui sont de la fin de l'émission précédents, mais dès que commence le DJAL, ça shunte...
Alain, tu peux me dire — entre deux rages de dents — si tu veux l'adresse de courriel de quelqu'un. A+
7. Le mercredi 9 novembre 2005 à 03:44, par alain :
C'est très gentil Arte, Jfm, Berlol. Je veux bien tout essayer. Je vais aller voir Arte sur son site peut-être.
Audio recorder (en freeware) est sans doute performant mais je ne réussis pas à enregistrer quoi que ce soit.
8. Le mercredi 9 novembre 2005 à 06:28, par alain :
C'est vrai que je n'ai aperçu aucune adresse email sur le site d'Arte. Je ne sais pas. Je veux bien son adresse.
J'ai téléchargé iRecordmusic sans pouvoir enregistrer le fichier RealOne. Je ne sais pas comment on s'y prend.
Désolé d'encombrer ces pages pour des bêtises.
9. Le mercredi 9 novembre 2005 à 06:46, par Bartlebooth :
J'utilise Audacity, gratuit, complet et très simple
audacity.sourceforge.net/...
10. Le mercredi 9 novembre 2005 à 10:10, par alain :
Merci Bartlebooth. Ça y est, grâce à Arte, je vais pouvoir enregistrer tous mes Deleuze, Coco Rosie, et Boulez, et Derrida (il n'y a pas d'ordre de préférence, sauf pour Deleuze) et d'autres programmes encore (Mais pas Michel Onfray que je déteste).
Hormis le fait qu'on tient sans doute une preuve de son existence avec une dent qui emporte et lance et qu'on sait (Oui, dit le dentiste, ça devrait durer jusqu'au week-end) que ça va durer (l'existence) jusqu'à samedi au moins, j'aimerais bien ne pas l'avoir.
Lucas Supervielle, qui est le petit neveu (je crois) de Jules, un frère de vin, a écrit un très beau texte qui s'appelle Docteur et qui est une sorte de pièce de théâtre ou quelqu'un demande à son médecin de ne pas lui couper son bras gauche. L'intrigue est mince. C'est un grand texte métaphysique.
11. Le jeudi 7 février 2008 à 08:17, par sister :
Lucas Supervielle est le petit fils et non le petit neveu de Jules. A moins qu'il y ai aussi un neveu du même prénom...
Où trouve-t-on ses textes ? Y a-t-il des extraits quelque part, un site ? ans plus tard, j'aurais peut-être une réponse...
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