Le frais, quoiqu'ensoleillé, insensiblement froid.
Un 10 novembre tiède, j'imagine, Stanley retrouve Livingstone (1871)...
Aujourd'hui, Pierre Assouline parle de François Bon. Et moi, je finis le livre d'Alain Sevestre.

Certes, il n'y a pas de lien entre ces trois choses, sauf si j'en fais un. Ici même. Il y a pile un an, je découvrais justement le blog d'Assouline et disais que je ne l'appréciais guère. Je n'ai pas changé d'avis. Mais j'y passe de temps en temps car, étant un des lieux littéraires (si l'on veut) du web, il se trouve aussi être très visité du fait de son affiliation au Monde et de la notoriété de l'auteur (avec publicité pour son blog sur TOUTES les pages web du Monde des livres ! si c'est pas de l'abus, ça...). Ceci en fait un lieu d'observation des comportements (sociologie du web, donc) d'Assouline d'une part, individu relativement constant dans la médiocrité et la crasse webique (est-ce qu'il ne sait pas faire des liens hypertextes ou est-ce que ça lui est interdit par sa religion ?), des comportements de ses commentateurs d'autre part, dont beaucoup de caudataires (je l'ai déjà dit) et de m'as-tu-vu qui commentent de façon quasi-journalière, sans doute dans le seul but d'attirer l'attention et l'internaute sur leur propre site ou blog. L'exact opposé de François Bon, donc, qui, on le sait, innove, investit, explore, irradie dans le réticulaire et le littéraire, le collectif et l'individuel, le littéraire de création et de critique mêlés surtout.

Après mes trois cours et avant de replonger dans autre chose, je me suis accordé une petite pause, un point presse. Vous aussi, faites un geste pour rester informé... et vous débarrasser de tout votre temps libre. Ayant installé AlertInfo, agrégateur de fils RSS de médias français gratuit (pour Windows, mais il doit y avoir des agrégateurs pour Mac quelque part...), je vois arriver toutes les dernières dépêches de tous les sujets. Je retire quelques dizaines de fils qui ne m'intéressent pas (sports, argent, entreprise, etc.) et j'ajoute ceux de mes blogs favoris. C'est autre chose que Mozilla et Thunderbird ! Je gagne un temps fou — celui que je ne passerais pas à aller éplucher tous les sites des journaux — et je n'attends pour des chargements d'articles complets que s'ils m'intéressent. Une révolution comportementale à laquelle les médias participent... sans pour autant en parler. Étrange, tout de même.

La fin des Tristes de Sevestre est tout à fait surprenante — car hélas m'y voilà rendu. L'Arlésien(ne) nommé Cayel meurt avec son secret dans l'indifférence quasi générale. Sa fameuse mystérieuse matière, qui doit bien être une mise en abyme de la littérature elle-même, d'un côté laisse passer des mots qui forment du sens (où le lecteur s'aventure), et de l'autre n'accepte pas que du sens retienne les mots (académisme, doxa)...
Tard venus à la campagne élever des truites (ou élevée détruite), les voilà soudain encerclés, attaqués de toutes parts — oniriquement, de l'intérieur surtout.