Encerclés oniriquement, de l'intérieur surtout
Par Berlol, jeudi 10 novembre 2005 à 23:51 :: General :: #66 :: rss
Le frais, quoiqu'ensoleillé, insensiblement froid.
Un 10 novembre tiède, j'imagine, Stanley retrouve Livingstone (1871)...
Aujourd'hui, Pierre Assouline parle de François Bon. Et moi, je finis le livre d'Alain Sevestre.
Certes, il n'y a pas de lien entre ces trois choses, sauf si j'en fais un. Ici même. Il y a pile un an, je découvrais justement le blog d'Assouline et disais que je ne l'appréciais guère. Je n'ai pas changé d'avis. Mais j'y passe de temps en temps car, étant un des lieux littéraires (si l'on veut) du web, il se trouve aussi être très visité du fait de son affiliation au Monde et de la notoriété de l'auteur (avec publicité pour son blog sur TOUTES les pages web du Monde des livres ! si c'est pas de l'abus, ça...). Ceci en fait un lieu d'observation des comportements (sociologie du web, donc) d'Assouline d'une part, individu relativement constant dans la médiocrité et la crasse webique (est-ce qu'il ne sait pas faire des liens hypertextes ou est-ce que ça lui est interdit par sa religion ?), des comportements de ses commentateurs d'autre part, dont beaucoup de caudataires (je l'ai déjà dit) et de m'as-tu-vu qui commentent de façon quasi-journalière, sans doute dans le seul but d'attirer l'attention et l'internaute sur leur propre site ou blog. L'exact opposé de François Bon, donc, qui, on le sait, innove, investit, explore, irradie dans le réticulaire et le littéraire, le collectif et l'individuel, le littéraire de création et de critique mêlés surtout.
Après mes trois cours et avant de replonger dans autre chose, je me suis accordé une petite pause, un point presse. Vous aussi, faites un geste pour rester informé... et vous débarrasser de tout votre temps libre. Ayant installé AlertInfo, agrégateur de fils RSS de médias français gratuit (pour Windows, mais il doit y avoir des agrégateurs pour Mac quelque part...), je vois arriver toutes les dernières dépêches de tous les sujets. Je retire quelques dizaines de fils qui ne m'intéressent pas (sports, argent, entreprise, etc.) et j'ajoute ceux de mes blogs favoris. C'est autre chose que Mozilla et Thunderbird ! Je gagne un temps fou — celui que je ne passerais pas à aller éplucher tous les sites des journaux — et je n'attends pour des chargements d'articles complets que s'ils m'intéressent. Une révolution comportementale à laquelle les médias participent... sans pour autant en parler. Étrange, tout de même.
La fin des Tristes de Sevestre est tout à fait surprenante — car hélas m'y voilà rendu. L'Arlésien(ne) nommé Cayel meurt avec son secret dans l'indifférence quasi générale. Sa fameuse mystérieuse matière, qui doit bien être une mise en abyme de la littérature elle-même, d'un côté laisse passer des mots qui forment du sens (où le lecteur s'aventure), et de l'autre n'accepte pas que du sens retienne les mots (académisme, doxa)...
Tard venus à la campagne élever des truites (ou élevée détruite), les voilà soudain encerclés, attaqués de toutes parts — oniriquement, de l'intérieur surtout.
Un 10 novembre tiède, j'imagine, Stanley retrouve Livingstone (1871)...
Aujourd'hui, Pierre Assouline parle de François Bon. Et moi, je finis le livre d'Alain Sevestre.
Certes, il n'y a pas de lien entre ces trois choses, sauf si j'en fais un. Ici même. Il y a pile un an, je découvrais justement le blog d'Assouline et disais que je ne l'appréciais guère. Je n'ai pas changé d'avis. Mais j'y passe de temps en temps car, étant un des lieux littéraires (si l'on veut) du web, il se trouve aussi être très visité du fait de son affiliation au Monde et de la notoriété de l'auteur (avec publicité pour son blog sur TOUTES les pages web du Monde des livres ! si c'est pas de l'abus, ça...). Ceci en fait un lieu d'observation des comportements (sociologie du web, donc) d'Assouline d'une part, individu relativement constant dans la médiocrité et la crasse webique (est-ce qu'il ne sait pas faire des liens hypertextes ou est-ce que ça lui est interdit par sa religion ?), des comportements de ses commentateurs d'autre part, dont beaucoup de caudataires (je l'ai déjà dit) et de m'as-tu-vu qui commentent de façon quasi-journalière, sans doute dans le seul but d'attirer l'attention et l'internaute sur leur propre site ou blog. L'exact opposé de François Bon, donc, qui, on le sait, innove, investit, explore, irradie dans le réticulaire et le littéraire, le collectif et l'individuel, le littéraire de création et de critique mêlés surtout.
Après mes trois cours et avant de replonger dans autre chose, je me suis accordé une petite pause, un point presse. Vous aussi, faites un geste pour rester informé... et vous débarrasser de tout votre temps libre. Ayant installé AlertInfo, agrégateur de fils RSS de médias français gratuit (pour Windows, mais il doit y avoir des agrégateurs pour Mac quelque part...), je vois arriver toutes les dernières dépêches de tous les sujets. Je retire quelques dizaines de fils qui ne m'intéressent pas (sports, argent, entreprise, etc.) et j'ajoute ceux de mes blogs favoris. C'est autre chose que Mozilla et Thunderbird ! Je gagne un temps fou — celui que je ne passerais pas à aller éplucher tous les sites des journaux — et je n'attends pour des chargements d'articles complets que s'ils m'intéressent. Une révolution comportementale à laquelle les médias participent... sans pour autant en parler. Étrange, tout de même.
La fin des Tristes de Sevestre est tout à fait surprenante — car hélas m'y voilà rendu. L'Arlésien(ne) nommé Cayel meurt avec son secret dans l'indifférence quasi générale. Sa fameuse mystérieuse matière, qui doit bien être une mise en abyme de la littérature elle-même, d'un côté laisse passer des mots qui forment du sens (où le lecteur s'aventure), et de l'autre n'accepte pas que du sens retienne les mots (académisme, doxa)...
Tard venus à la campagne élever des truites (ou élevée détruite), les voilà soudain encerclés, attaqués de toutes parts — oniriquement, de l'intérieur surtout.
Commentaires
1. Le jeudi 10 novembre 2005 à 09:12, par alain :
Ce soir, vendredi 10 novembre, au Centre culturel suisse, 32-38, rue des Francs-Bourgeois, 75003, lecture-musique-performance de poètes où entre autres lira Vincent Tholomé. A 20 h 30. J'y serai au quart. Il y aura foule, à mon avis.
2. Le jeudi 10 novembre 2005 à 09:24, par FB :
bon eh ça va la pommade ? vais faire un pagéonirique du blog berlol un de ces quatre, en revenant sur la magie de ce type qui, chaque fois qu'il prend le shinkansen pour aller à son boulot s'invente la vie d'un mec qui ferait rien, à tokyo, que perdre au ping pong, se balader dans les rues, manger du poulet frites et parler de duras le samedi matin et avec tout ça réussir quand même à intéresser les gens
3. Le jeudi 10 novembre 2005 à 11:33, par Arte :
... et même qu'il accepte que l'on dise des choses grossières sur son blog comme :
"Sarkosy à une bouche qui ressemble à un trou du cul !!!!!!!!!!! "
4. Le jeudi 10 novembre 2005 à 14:36, par Berlol :
Pommade, pommade ! Que nenni !
Il faut bien montrer où sont les repères, les bornes du terrain...
Arte, c'est qui ce Sarkosy ? Moi, je vois pas... Est-ce que tu peux apporter la preuve de ce que tu dis dans les dix jours, et que la preuve soit antérieure ? Sinon, on tombe pour diffamation dans les trois mois (si j'ai bien compris). T'es au courant ?
Remarque, dans le même temps, il y a des milliers de personnes qui peuvent l'attaquer pour avoir été traitées de "racailles"... Il n'a pas dit de nom, mais on sait où il était et ce(ux) qu'il désignait, alors...
5. Le jeudi 10 novembre 2005 à 23:15, par Marie :
À propos du blog d'Assouline, on se rend compte très vite que le pauvre chroniqueur dérape littéralement et qu'il fait tout pour alimenter ses quelques détracteurs fidèles. Très lassant.
6. Le samedi 12 novembre 2005 à 20:44, par Philippe De Jonckheere :
Ah, le Blog de Pierre Assouline! Je crois avoir perdu toute virginité et naïveté grâce à cette rencontre à Bruxelles en avril dernier, ou comment un "nom" s'inquiète tardivement de cette chose bizarre dont tout le monde parle, internet, et pour laquelle il n'a aucune attirance, mais dont il sent bien qu'il faut s'y mettre de peur de perdre un peu de sa position dominante présumée. Et tout d'un coup, à l'estrade, fier de son "blog" vieux de six mois, le voilà qui s'érige en novateur, en "pionnier".
Un pionnier qui ne sait toujours pas comment faire un lien hypertexte, ah!, il est beau le Cortazar du XXième siècle!
www.desordre.net/bloc/bru...
Sinon François, il serait temps que tu assumes un peu ta position très singulière de type inspiré, il y a dix ans, de te lancer dans l'aventure, justement parce que des Assoulines prêts à raconter qu'ils étaient là avant tout le monde, il y en a d'autres. Et ce n'est pas eux non plus qui sont capables du tumulte ( www.tumulte.net )
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