Roulements de tambours...
Par Berlol, vendredi 18 novembre 2005 à 22:30 :: General :: #74 :: rss
En direct de la salle de sport, le début de la sagesse.
Une table de restaurant chinois : mise en abyme du changement de point de vue.
« [...] ils faisaient tourner légèrement le grand plateau circulaire de la table pour mettre tel ou tel plat à la portée de leurs baguettes et picorer ici un morceau de poisson, là un fragment de porc épicé, qu'ils posaient un instant dans leur bol avant de le porter à la bouche. Je regardais le plateau tourner ainsi sous mes yeux, et, de la même manière que la perception que j'avais de la table se modifiait à chaque fois qu'ils déplaçaient le plateau — alors que les plats restaient imobiles sur leurs bases et que leurs positions relatives sur la table ne changeaient pas —, il m'apparut qu'un changement de perspectives était également en train de se dessiner dans les relations que nous entretenions tous les trois depuis la veille, et que de nombreuses questions qui m'étaient apparues jusque-là mystérieuses [...] s'éclairaient maintenant d'un jour nouveau et pouvaient même trouver une explication rationnelle des plus simples [...] » (Jean-Philippe Toussaint, Fuir, p. 74)
Pour moi, c'est toujours l'horreur de voir qu'à l'autre bout du cercle quelqu'empiffré est en train de finir le plat que j'adore et dont je ne me suis toujours pas servi.
Le rêve, ce serait un jour de tourner assez vite pour atteindre la vitesse de centrifugation, l'instant précis où les assiettes, de la plus lourde à la plus légère, quitteraient leur point de contact gravitationnel pour partir horizontalement, sortir du plateau et aller s'écraser sur les costumes des convives hurlants et jusqu'aux pieds des gens des tables voisines...
Ceci pour que la relativité ait des extrêmes.
Déjeuner avec David et JLP chez Pastel où exceptionnellement il n'y a pas trop de monde quand nous passons devant. JLP est au terme de son contrat universitaire et à la veille, presque, de son retour en France. Une très belle réalisation sur du long terme. Pourtant, interrogations d'avenir, même pour manger. Sommes trois dans la trentaine et la quarantaine et constatons amèrement qu'il n'y a plus de situations stables pour personne. Tout ce qui faisait la stabilité des situations universitaires a été insensiblement modifié — rendant plus facile la centrifuge fin de contrat. Dans l'incertitude, c'est la dignité même des personnes qui est atteinte.
Et dire que notre université a la dignité humaine pour devise ! Serait-ce une plaisanterie ?
Un shinkansen mi-onirique mi-durassique.
Demain... Attention... Roulements de tambours...
Une table de restaurant chinois : mise en abyme du changement de point de vue.
« [...] ils faisaient tourner légèrement le grand plateau circulaire de la table pour mettre tel ou tel plat à la portée de leurs baguettes et picorer ici un morceau de poisson, là un fragment de porc épicé, qu'ils posaient un instant dans leur bol avant de le porter à la bouche. Je regardais le plateau tourner ainsi sous mes yeux, et, de la même manière que la perception que j'avais de la table se modifiait à chaque fois qu'ils déplaçaient le plateau — alors que les plats restaient imobiles sur leurs bases et que leurs positions relatives sur la table ne changeaient pas —, il m'apparut qu'un changement de perspectives était également en train de se dessiner dans les relations que nous entretenions tous les trois depuis la veille, et que de nombreuses questions qui m'étaient apparues jusque-là mystérieuses [...] s'éclairaient maintenant d'un jour nouveau et pouvaient même trouver une explication rationnelle des plus simples [...] » (Jean-Philippe Toussaint, Fuir, p. 74)
Pour moi, c'est toujours l'horreur de voir qu'à l'autre bout du cercle quelqu'empiffré est en train de finir le plat que j'adore et dont je ne me suis toujours pas servi.
Le rêve, ce serait un jour de tourner assez vite pour atteindre la vitesse de centrifugation, l'instant précis où les assiettes, de la plus lourde à la plus légère, quitteraient leur point de contact gravitationnel pour partir horizontalement, sortir du plateau et aller s'écraser sur les costumes des convives hurlants et jusqu'aux pieds des gens des tables voisines...
Ceci pour que la relativité ait des extrêmes.
Déjeuner avec David et JLP chez Pastel où exceptionnellement il n'y a pas trop de monde quand nous passons devant. JLP est au terme de son contrat universitaire et à la veille, presque, de son retour en France. Une très belle réalisation sur du long terme. Pourtant, interrogations d'avenir, même pour manger. Sommes trois dans la trentaine et la quarantaine et constatons amèrement qu'il n'y a plus de situations stables pour personne. Tout ce qui faisait la stabilité des situations universitaires a été insensiblement modifié — rendant plus facile la centrifuge fin de contrat. Dans l'incertitude, c'est la dignité même des personnes qui est atteinte.
Et dire que notre université a la dignité humaine pour devise ! Serait-ce une plaisanterie ?
Un shinkansen mi-onirique mi-durassique.
Demain... Attention... Roulements de tambours...
Commentaires
1. Le vendredi 18 novembre 2005 à 14:31, par k :
je vien de parcourir vite fai le texte sur duras sur lol jecris comme je tape alors pas de hrlement s'ilvous pelé
mais duras et moi et lol lol et moi moi et ce mot trou moi et ma vie trou moi lol, moi et ce silence puisque le mot m'existe pas alors faire le silence et ce ttrou cete peste en moi indefinissable, immonable d'une blancheur d'os ce trou cette douleur je retourne lire
mais je suis là
2. Le vendredi 18 novembre 2005 à 14:51, par k :
ben quoi c'est pas l'heur je me suit fait le camion aussi vers comme vous il y a trois ou quatre semaine, tout et dit normale que vous pensiez qu'il était dans le camion moi aussi quand duras dit le camion vous le voyez et depardieu dit ouyi je le vois. je suis dans un sale etat. dire en deux mots pas facil comme elle lol ce soire la je l'ai laissé partir avec cette douleur, mais je ne suis pas rentrée dans la folie, non il n'avait dit bonne vie alors j'ai eu une "bonne vie" pour lui ca fait 14 ans 14 ans il y a deux ans j'au lu , vu duras et j'ai su juste en la voyant cette douleur je l'avais aussi alors j'ai lu la vie matérielle, puis le ravissement, j'ai pensé à lui puis hirochima c'était toujours lui je l'ai recherché je j'avais toujours son adresse et la plus rien sur internet je l'ai retrouvé, on s'est revu m'a dit qu'il avait pensé à moi pendant tous ce temps, des moments unique impossible d'immaginer de retrouver quelqu'un 14 ans après pareil, mais la j'ai plus de nouvelle depuis 1 mois et je crois que je vais plonger dans cette folie,dans se trou dans se vide
3. Le vendredi 18 novembre 2005 à 14:52, par k :
mais il est pas 14 h51 quoi ciao
4. Le vendredi 18 novembre 2005 à 15:10, par k :
OUI alors oui je suis d'accord, je crois cela aussi mais surement que non, je ne sais plus suis perdu je pense comme vous je ne veux plus vivre comme avant, je crois,si cet homme ne reveint pas, car c'est un homme a femme aussi, que je deviendrai cette femme de "l'amour", vous avez lu l'amour, mais oui quel question vos ne pouvez que l'avoir lu vvotre texte " Les mauvaises lectures du RLVS (et elles sont légion) laissent croire qu'à la fin du livre, l'histoire entre Lol et Jacques serait finie, qu'il va rester avec Tatiana, revenir à la normale...
Mais c'est tout à fait impossible, c'est tout à fait le contraire ! Si c'était le cas, il n'écrirait jamais ce livre de cette façon, il écrirait le livre de Tatiana. Ce qui peut donner envie de s'identifier à Jacques Hold, c'est de vivre comme lui ce qu'il peut y avoir de plus fort dans la vie que d'être l'amant de Tatiana. Duras veut parler de la passion, de Lol qui, avec le seul homme qui veuille la suivre, se sauve par la passion dans ce que les autres appellent la folie parce qu'ils ont besoin de garde-fous.
La normale, c'est ce qu'il ne supporte plus, dès qu'il comprend que Lola le veut, lui. Le monde de Tatiana et de son corps consommable, le monde bourgeois du triangle adultère (p. 72, 90), le monde dans la force gravitationnelle des conventions, il en a fait le tour. Et c'est lui qui est ravi, finalement, d'être enlevé par Lol, et qu'elle lui donne l'énergie pour s'en arracher...
5. Le vendredi 18 novembre 2005 à 15:36, par k :
bon je crois que j'ai compris pour l'heure .
c'est drole les similitudes avec cet homme,
je ne vous dirai pas lequel peut etre le connaissez vous sans le savoir, avez vous participe à uncolloque sur duras en avril 2005, avez envoyez des invitation pour "l'amante anglaise"?
bon ici il se fait nui et demain école pour les petits et la journée qu'il va falloir vivre, encore, sans rien, sans rien de reste que se que mon jour peut compté comme il m'a dit, alors j'essaye de m'attendre rien de plus bonne nuit aussi
6. Le vendredi 18 novembre 2005 à 15:44, par k :
zavez vous un mail?
7. Le vendredi 18 novembre 2005 à 23:40, par Arte :
k, vous êtes rassurante ...
8. Le samedi 19 novembre 2005 à 00:44, par k :
pourquoi rassurante?
9. Le samedi 19 novembre 2005 à 01:23, par Berlol :
Euh... connaissant un peu Arte, je crois que c'est de l'antiphrase... Mais bon, je ne voudrais pas trop m'avancer.
Quant à ce que vous vivez et décrivez, vous savez sans doute que l'analyse littéraire ne donne hélas à personne de brevet pour réussir sa vie ou conseiller les autres. Tous mes vœux vous accompagnent !
10. Le samedi 19 novembre 2005 à 02:40, par Arte :
Pas antiphrase, mais pro-pulse, parce que vous pulsez (au sens de pulsion) et j'aime ça, de même Berlol lorsqu'il se prend de délire d'assiettes à la harry Potter.
Comme disait Einstein, aux extrèmes, la relativité, c'est le "plat" !
(je sais c'est dur à suivre, mais c'est scientifique !).
11. Le samedi 19 novembre 2005 à 03:30, par alain :
Disque dur changé sans perdre une vis, sans mélanger les fils. Economie de mille euros, au bas mot. Plaisir simple, plat, de cet argent que je n'avais pas devant moi et qui ne se défalquera pas.
Le disque dur externe gardait des données mais toutes les adresses et favoris ont disparu.
Je sens qu'il faudrait rebondir sur les commentaires et le billet du jour mais le plaisir idiot de mon opération financière presque blanche m'accapare.
12. Le samedi 19 novembre 2005 à 05:44, par k :
je n'attends pas de conseil et n'en fait toujours qu'à ma tete, qu'à ce que je suis, je ne me suis pas toujours d'ailleurs.
voila, je suis internenetté depuis lundi, je découvre, hier j'ai tapé duras, suis tombé sur ce texte de lol, et lol et moi c'est une grande histoire, mais vous l'avez compris.
Bon une bonne fois et dernière, sachez que vous allez me revoir souvent, que je ne le fait pas dans le but de choquer, mais mon francais est à chier, je ne suis pas littéraire pour deux sous, l'école ma longtemps éloigné du livre, bah vu mon orthographe je les comprend un peu, et puis je tape vite, et puis je ne relis pas sinon je n'envoie pas. Voila c'est dit si ca dérange, si j'amais vous me trouvé un peu trop konne ou saoulant dites le et je pars à tout jamais. Arte il est beau ton blog il s'arrete en Mars 2005. A le joli mois de mars
bon je pars ma fille veux voir lukas à ce soir
13. Le samedi 19 novembre 2005 à 10:13, par Arte :
Quand je vous disais qu'elle allait me plaire K !!!
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