Point de sagesse
Par Berlol, lundi 21 novembre 2005 à 23:57 :: General :: #77 :: rss
« La rumeur résiste au fait comme la bêtise
résiste à l'intelligence...» (au 20-heures de France
2 du 20/11/2005, au sujet de l'antisémitisme résurgent aux
États-Unis) — belle formule, non ?
Un nouveau Cahier de l'Herne consacré à Marguerite Duras...
En lisant « Léonce » dans le titre du billet, jai cru que c'était une évocation de Colonie de Frédérique Clémençon. Mais non, c'était pour un livre de cuisine édité chez Cousu Main ! Pardon, Caroline, de cette méprise. D'ailleurs, j'aimerais bien les (a)voir, ces Carnet de cuisine de Léonce. On peut les commander ?
C'est qu'avec toutes les émissions sur le colonialisme que je viens de m'écouter, et toutes celles que j'ai engrangées pour les voyages à venir, j'ai forcément repensé au beau roman de Frédérique, lu au GRAAL, puis à notre rencontre en mars dernier, à Paris. Elle n'a pas eu de prétention savante sur ces matières sociales, politiques, ethniques et anthropologiques mais son livre a su cerner le mythe des Colonies dans son absurdité, à l'échelle ordinaire du quidam alléché et de sa famille abandonnée — échelle à laquelle se retrouve tout le drame, si l'on veut bien ouvrir les yeux et les oreilles.
Juste fraîche — follement lumineuse — la journée
Marche — pas dans les rues — charme
Séance du GRAAL sur Georges Bataille, suite de la semaine dernière. Dans le JLR, on en parlait déjà le 20 juin (merci les gars ! Vinteix, ça avance ?).
Pas de préliminaires : dans le texte, yet.
L'édition de la Pléiade revient en détail sur les éditions précédentes de L'Histoire de l'œil de Lord Auch. On y apprend que Lord Auch signifie « Dieu se soulageant », puisque Auch était la contraction de « Aux chiottes ! » (p. 1001 et 363). Outre l'édition originale de 1928, l'édition dite de 1940 était en fait de 1947, tandis que celle datée de 1941 a été faite en 1951 par Pauvert, tout cela pour essayer d'éviter les procès... L'édition de 1947 était dûe à Alain Gheerbrant, alias K. Éditeur (qui a aussi co-écrit le célèbre Dictionnaire des Symboles, chez Bouquins). L'édition des Œuvres complètes de 1970 (Gallimard) ne précisait pas tous ces détails. Une note (p. 1026) signale un ouvrage de Gheerbrant et Léon Aichelbaum précisément intitulé K. Éditeur, chez Le Temps qu'il fait (Cognac, 1991) — or, je viens de recevoir ce matin-même le nouveau catalogue du Temps qu'il fait ! Et l'ouvrage en question est encore au catalogue, donc commande. Ça doit être intéressant, l'histoire de cet éditeur audacieux.
Le texte de Bataille commence à une vitesse folle pour se focaliser sur le cul de Simone — trempé de lait. J'ai déjà parlé de la vitesse des textes, admirant par exemple celle de L'Or de Cendrars. Ici la parodie d'autobiographie est portée à son comble : « J'ai été élevé seul [...] », tels sont les premiers mots du texte. Puis la distanciation de l'instance narrative : « [...] aussi loin que je me le rappelle [...] », qui établit une large perspective temporelle, un point de fuite, de sagesse d'où tout est dit. Enfin, « [...] j'étais anxieux des choses sexuelles [...] », nous amène dans le vif du sujet. François y décèle une parodie de l'incipit de Si le grain ne meurt (1920, allégation à vérifier).
La rencontre avec Simone est d'abord celle d'une connivence pour partager cette angoisse, terme qui approfondit les deux XX de l'adjectif anxieux, avec sexuelles qui suit, ça en fait trois, XXX (Nota Bene : angoisse était à la place de anxieux dans l'édition de 1928, moins bien).
Et tout de suite, la Simone : « Les assiettes, c'est fait pour s'asseoir [...] Je m'assois dans l'assiette.» (citations en p. 3). On évoque le lait maternel, les jeux infantiles avec les organes sexuels, on relève les récurrences du blanc. Mais le plus étonnant, à mon avis, et je le dis, c'est qu'on en soit déjà là, le cul dans l'assiette, avant la vingtième ligne du texte ! Et l'insistance de Bataille pour que « le plus joli des noms du sexe » soit précisément cul !
Déjà ! À l'ass, yet, comme pourrait dire Lord Auch, qui connaît bien l'anglais...
Après ça, le dîner du carré d'ass (François, Laurent, Bill et moi) au Marché aux puces, est très animé... Un Mouton Cadet y contribue. On ne sent plus l'hiver.
Un nouveau Cahier de l'Herne consacré à Marguerite Duras...
En lisant « Léonce » dans le titre du billet, jai cru que c'était une évocation de Colonie de Frédérique Clémençon. Mais non, c'était pour un livre de cuisine édité chez Cousu Main ! Pardon, Caroline, de cette méprise. D'ailleurs, j'aimerais bien les (a)voir, ces Carnet de cuisine de Léonce. On peut les commander ?
C'est qu'avec toutes les émissions sur le colonialisme que je viens de m'écouter, et toutes celles que j'ai engrangées pour les voyages à venir, j'ai forcément repensé au beau roman de Frédérique, lu au GRAAL, puis à notre rencontre en mars dernier, à Paris. Elle n'a pas eu de prétention savante sur ces matières sociales, politiques, ethniques et anthropologiques mais son livre a su cerner le mythe des Colonies dans son absurdité, à l'échelle ordinaire du quidam alléché et de sa famille abandonnée — échelle à laquelle se retrouve tout le drame, si l'on veut bien ouvrir les yeux et les oreilles.
Juste fraîche — follement lumineuse — la journée
Marche — pas dans les rues — charme
Séance du GRAAL sur Georges Bataille, suite de la semaine dernière. Dans le JLR, on en parlait déjà le 20 juin (merci les gars ! Vinteix, ça avance ?).
Pas de préliminaires : dans le texte, yet.
L'édition de la Pléiade revient en détail sur les éditions précédentes de L'Histoire de l'œil de Lord Auch. On y apprend que Lord Auch signifie « Dieu se soulageant », puisque Auch était la contraction de « Aux chiottes ! » (p. 1001 et 363). Outre l'édition originale de 1928, l'édition dite de 1940 était en fait de 1947, tandis que celle datée de 1941 a été faite en 1951 par Pauvert, tout cela pour essayer d'éviter les procès... L'édition de 1947 était dûe à Alain Gheerbrant, alias K. Éditeur (qui a aussi co-écrit le célèbre Dictionnaire des Symboles, chez Bouquins). L'édition des Œuvres complètes de 1970 (Gallimard) ne précisait pas tous ces détails. Une note (p. 1026) signale un ouvrage de Gheerbrant et Léon Aichelbaum précisément intitulé K. Éditeur, chez Le Temps qu'il fait (Cognac, 1991) — or, je viens de recevoir ce matin-même le nouveau catalogue du Temps qu'il fait ! Et l'ouvrage en question est encore au catalogue, donc commande. Ça doit être intéressant, l'histoire de cet éditeur audacieux.
Le texte de Bataille commence à une vitesse folle pour se focaliser sur le cul de Simone — trempé de lait. J'ai déjà parlé de la vitesse des textes, admirant par exemple celle de L'Or de Cendrars. Ici la parodie d'autobiographie est portée à son comble : « J'ai été élevé seul [...] », tels sont les premiers mots du texte. Puis la distanciation de l'instance narrative : « [...] aussi loin que je me le rappelle [...] », qui établit une large perspective temporelle, un point de fuite, de sagesse d'où tout est dit. Enfin, « [...] j'étais anxieux des choses sexuelles [...] », nous amène dans le vif du sujet. François y décèle une parodie de l'incipit de Si le grain ne meurt (1920, allégation à vérifier).
La rencontre avec Simone est d'abord celle d'une connivence pour partager cette angoisse, terme qui approfondit les deux XX de l'adjectif anxieux, avec sexuelles qui suit, ça en fait trois, XXX (Nota Bene : angoisse était à la place de anxieux dans l'édition de 1928, moins bien).
Et tout de suite, la Simone : « Les assiettes, c'est fait pour s'asseoir [...] Je m'assois dans l'assiette.» (citations en p. 3). On évoque le lait maternel, les jeux infantiles avec les organes sexuels, on relève les récurrences du blanc. Mais le plus étonnant, à mon avis, et je le dis, c'est qu'on en soit déjà là, le cul dans l'assiette, avant la vingtième ligne du texte ! Et l'insistance de Bataille pour que « le plus joli des noms du sexe » soit précisément cul !
Déjà ! À l'ass, yet, comme pourrait dire Lord Auch, qui connaît bien l'anglais...
Après ça, le dîner du carré d'ass (François, Laurent, Bill et moi) au Marché aux puces, est très animé... Un Mouton Cadet y contribue. On ne sent plus l'hiver.
Commentaires
1. Le lundi 21 novembre 2005 à 07:51, par alain :
Ben oui, bien sûr. Je ne suivais pas. Toujours le nez dans le bleu du ciel au lieu de suivre.
Bon, ben, en parlant de cuisine et en passant par Marguerite Duras, j'ai, (oui, j'ai, je ne dois pas être le seul mais nous sommes un tout petit nombre) alors que c'est interdit, que c'est passible de je ne quoi (pas pour moi), que ça ne se vend pas, que l'éditeur a été astreint de retirer tous les exemplaires mis en vente, j'ai, c'est son propre fils qui me l'a donné un soir où saouls j'avais dit j'aimerais bien l'avoir et lui m'a dit passe, je te le donnerai, j'ai quoi ?
Celui qui trouve, je lui cuisine le premier plat...
Mais peut-être trouve-t-on déjà le livre dans un recoin internetteux.
2. Le lundi 21 novembre 2005 à 09:39, par k :
et bien voila, la nouvelle va surement interressé personne, mais après 1 mois et 11 jours j'ai recus des nouvelles, je savais bien qu'il ne m'oublié pas et que notre histoire perdur au dela du temps et des corps qu'il convoite, n'essayé pas de omprendre c'est ma folie, j'ai besoin aussi de le partager pour l'aimer de cette façon je ne sais pas. mais tous se bonheur ne va pas m'empecher de vous raconter la suite. Monsieur berlol, connaissez vous vincent delerm moi j'aime beaucoup, il a une chanson sur modiano qui me donne envie de le lire et comme j'ai vu que vous en parliez lequel pourrais je lire en premier pour ne pas être décue..je dis cela car le premier livre de duras pour moi était "le marin de gibraltar" pas mal mais rien de transcendant par rapport au ravissementt ou l'homme atlantique vous voyez ce que je veux dire. bonne nuitk
3. Le lundi 21 novembre 2005 à 09:44, par k :
www.vincentdelerm.com/
c'est le site je conseil à tous de jeté un oeil sur le clip "la natation synchronisé" voir dans vidéo et cliqué sur le titre
moi il me fait beaucoup rire
je n'ai pas trouvé la chanson sur modiano
je chercher
Vincent Delerm
Deauville sans trintignant
--------------------------------------------------------------------------------
A Deauville un dimanche
Sous la pluie sur les planches
Elle s'avance à côté
D'un homme plus âgé
Il ne dit presque rien
A Deauville ce matin
Il promène sur la plage
Son deuxième mariage
Les studios vue sur mer
Sont fermés tout l'hiver
Puisque les retraités
N'ont pas pris de congé
C'est le deuxième café
Ses cheveux sont trempés
Balançoire trampoline
Le club Mickey dégouline
Elle repense à ce film
Qui se passe à Deauville
C'est un peu décevant
Deauville sans Trintignant
Ils iront tout à l'heure
Déjeuner à Honfleur
Reprendre la Rover
Et s'ennuyer ailleurs
Menu à deux-cent vingt
Citron vert sur les mains
Il fera rapporter
Un château bouchonné
Juste après le repas
Ils feront quelques pas
Elle voudra essayer
Ce manteau bleu soldé
Marée basse sur le port
Il attendra dehors
Il faudra envisager
Un retour bouchonné
Elle repense à ce film
Qui se passe à Deauville
C'est un peu décevant
Deauville sans Trintignant
Elle a raté son dimanche
A Deauville sur les planches
Il a raté sa vie
4. Le lundi 21 novembre 2005 à 09:45, par vinteix :
"angoisse était à la place de anxieux dans l'édition de 1928, moins bien"
C'est vrai que ce rapprochement des trois X dans l'incipit de la deuxieme version est assez saisissant... neanmoins, je prefere la phrase initiale (comme d'ailleurs l'ensemble du texte) dans la version de 1928, plus percutante a mes yeux. Au passage, a la fin du premier paragraphe, le terme "anxiete" est repete deux fois (pour les X...) dans la 1ere version. "J'ai ete eleve tres seul (...) j'etais angoisse par tout ce qui est sexuel" : le "tres" et le "tout", elimines de la seconde version, me semblent plus forts, plus violents, plus lourds et en meme temps plus parodiques. D'une maniere generale, la seconde version (d'ailleurs largement "dirigee" par Gheerbrant, ce qu'il explique lui-meme dans "K. editeur") a ete ecrite dans le sens d'un certain adoucissement (notamment de la violence erotique) ; cette sobriete nouvelle enleve au texte une part de son irrespect, de son humour, de son lyrisme et de ses aspects flamboyants. Le texte gagne peut-etre en concision et legerete de style, mais l'ecriture de Bataille, attachee avant tout a l'intensite, ne va jamais sans une certaine lourdeur, largement revendiquee, comme il le dira dans l'Avant-propos du "Bleu du ciel" : "J'ai voulu m'exprimer lourdement." Caractere lourd, voire gauche ou en ruine d'une ecriture dont le style a herite aussi de sa formation de chartiste et de ses lectures de l'epoque.
(Concernant ta question, oui, c'est fini... a paraitre dans la revue de ma fac... mais pas avant la fin de l'annee... Attends aussi une reponse de L'Harmattan... Mais si tu veux, je peux te faire parvenir cela par mail...)
5. Le lundi 21 novembre 2005 à 11:26, par Cécile :
B. pas comme Bataille... :
« (…) Je m'excuse de revenir encore sur ce honteux orifice, c'est ma muse qui le veut.
(…) Mais était-ce le vrai amour, dans le rectum? Voilà ce qui me chiffonne. N'aurai-je jamais connu l'amour, après tout ?
(…) Ce n'était pas le vrai amour. Le vrai amour était dans une autre. Vous allez voir. Voilà que j'ai encore oublié son nom.
(…) Malheureusement ce n'est pas de cela qu'il s'agit mais de celle qui me donna le jour, par le trou de son cul si j'ai bonne mémoire.
(…) Et je confonds peut-être plusieurs occasions différentes, et les heures, au fond, et le fond c'est mon habitat, oh pas le fin fond, quelque part entre l'écume et la fange. Et ce fut peut-être un jour A à tel endroit, puis un autre B à tel autre, puis un troisième le rocher et moi, et ainsi de suite pour les autres composants, les vaches, le ciel, la mer, les montagnes.
(…) Car je ne sais plus très bien ce que je fais, ni pourquoi, ce sont là des choses que je comprends de moins en moins, je ne m'en cache pas, car pourquoi m'en cacher, et vis-à-vis de qui, de vous, à qui on ne cache rien ?
(…) Voici mon commencement à moi. (...) Il m'a donné beaucoup de mal. C'était le commencement, vous comprenez. Tandis que c'est presque la fin, à présent.
(…) Ai-je tout essayé, bien fouiné partout, doucement, en écoutant avec patience, sans faire de bruit ? »
(Alain, je cherche...)
6. Le lundi 21 novembre 2005 à 11:53, par Arte :
Alain, contre une lettre, je t'en donne deux ... les dernières !
7. Le lundi 21 novembre 2005 à 12:09, par alain :
Je crois que le livre n'est pas référencé, ce que m'a dit le fils. Interdit à la vente, on a compris. Je vais aller faire un tour sur internet pour voir quand même.
Dis-donc, Arte, moi j'ai trouvé l'auteur en B. Fais comme Cécile.
8. Le lundi 21 novembre 2005 à 12:16, par alain :
Oui, oui, le livre existe, est cité de tous côtés. Je raconte n'importe quoi. Désolé. Il est seulement introuvable et retiré de la vente par décision de justice.
9. Le lundi 21 novembre 2005 à 13:35, par k :
je pense que vous étes au courant pour "l'heure duras" j'ai failli l'acheté vendredi soir et puis je me suis dit attend noël ça coute 46 euros j'ai pas la tune moi, et pourtant je creve d'envie de le lire et attendre n'est pas mon fort, et puis on c'est pas je serai peut etre morte d'ici là, alors, ou bien dans ces cas là je vais manger que des pates pendant décembre faut voir, mais faut que mon ptit bout mange aussi alors....patience, c'est quand le papa noël??§!!!
10. Le lundi 21 novembre 2005 à 14:46, par Cécile :
lebleuduciel.blogs.com/bd...
www.alapage.com/mx/?tp=F&...
mais, z'ont l'air de le vendre... ??
même si on dirait une boulette, j'ai gagné quand même ? oui ? (irrationnelle mais miam)
11. Le lundi 21 novembre 2005 à 14:50, par Cécile :
"définitivement indisponible" c'est écrit en tout petit !
A taaaaaaaaable Alain
12. Le lundi 21 novembre 2005 à 14:53, par Cécile :
Arte, je veux bien vous donner un grain de riz parce que j'aimais beaucoup la citation de Be. que vous aviez choisie.
13. Le lundi 21 novembre 2005 à 15:09, par Cécile :
Berlol, pas de riz, avec les frites, C'EST PAS POSSIBLE, un peu de lait ? rhoo tout de même tout de même, une petite cuillère de sauce Worcester, pour le poulet ? ça ira ?
...pour Histoire de l'oeil que je vais enfin lire, depuis ce temps que je savais qu'il était là, que j'attendais, voilà ce sera maintenant.
14. Le lundi 21 novembre 2005 à 16:03, par Berlol :
Bien joué, Cécile. Ouvrez-le ! Pour le riz, merci, y'en a assez, ici. Et merci pour les citations supplémentaires !
Bon, soyons clair, Alain pourra faire des permutations avec toutes ses chaussures, comme Molloy avec ses pierres à sucer, dans ses poches... Parce que la citation-mystère au bas du JLR du 20 novembre, identifiée rapidement par Arte, suivi par quelques autres, était de Samuel BECKETT, extraite de Molloy, Minuit, 1951, coll. Double, p. 51-52.
Alors, comme ça, vous allez vous faire des recettes de Marguerite sans moi ? Attendez le mois de mars !
K, be carefull, ce n'est pas "l'heure duras", mais "l'Herne Duras", c'est-à-dire le Cahier de l'Herne dont il est question au début du billet ci-dessus... Effectivement, c'est pas donné.
15. Le lundi 21 novembre 2005 à 16:06, par Berlol :
Pour Modiano, "La Place de l'étoile", c'est bien, et c'est le premier. Sinon, "Dora Bruder", superbe, et vous avez les photos données par Modiano pour l'édition japonaise tout au bas de la page du GRAAL.
16. Le lundi 21 novembre 2005 à 16:10, par Bartlebooth :
Hello la compagnie, et avec un peu de retard, joyeux anniversaire Berlol.
Un livre de recettes interdit, j'ai bien une idée...
"Adolescent, je croyais que La Vie mode d'emploi m'aiderait à vivre, et Suicide mode d'emploi à mourir." (incipit d'Autoportrait, Edouard Levé, 2005)
17. Le lundi 21 novembre 2005 à 20:48, par alain :
Il est pas cinq heures. Même pas l'heure des poubelles.
Tout de suite je vais au dimanche 20. 25 commentaires. Hum, à mon avis, y a du nouveau. Oui ! Querelle sur fond de mauvais jeux de mots. J'adore. Il paraît qu'une ne viendra plus. Bâille-bâille.
Bon, faut que je m'attelle à parler de ce livre, la Cuisine de Marguerite Duras. En fait, je connais, grâce au bistrot, une branche de la famille Mascolo, sise depuis des années rue d'Odessa dans une charmante courette. Par ailleurs, j'ai rencontré, au bistrot également, Jean il y a des années. Ce n'est pas un ami, une connaissance, je ne sais pas où il habite. Et lorsqu'il a fait publier ce livre, une décision de justice a aussitôt été prononcée, laissant à Yann Andréa la liberté (et le pouvoir) de publier les inédits de M. D. et retirant à Aoûtat (Jean) toutes possibilités de s'en occuper. C'est ce que j'avais cru comprendre.
Apparemment, le lien de Cécile prouve le contraire. Me voilà bien.
Arte, je n'avais pas trouvé l'auteur. Aïe-aïe-aïe !
Riz pour tout le monde !
Je n'ai pas terminé Autoportrait. J'aimais bien l'idée, puis non. Je vais peut-être y retourner.
Parmi les chaussures, il y a une paire de Fenestrier noire, bottines arrivant sous la cheville, neuves, dans leur sac de feutrine. Il y a une paire d'Adidas neuve ("des collectors, m'a dit la femme, il ne les a jamais mises, vas-y, essaye-les, tu verras, c'est des chaussons".), une paire de bottines noires à lacets, deux paires de mocassins ("très tendance, non !"). La femme n'est pas frivole ou échappée de toute tristesse. Elle avale ses Prozac, sourit, elle va cesser de se teindre les cheveux, porte un large bandeau en haut du front pour dissimuler les racines blanches. "Le plus difficile, c'est la période intermédiaire".
18. Le lundi 21 novembre 2005 à 23:28, par caroline :
Elle s'appelle Léonce, car le grand-père, s'appelant lui-même Léonce voulait que l'ainé de ses petits enfants, garçon ou fille, porte son prénom.
Les Carnets de cuisine de Léonce valent 6€ port compris. Mais, je ne vais pas faire de la pub ici... Alors, envoyez-moi un courriel : ed.cousumain@wanadoo.fr
19. Le mardi 22 novembre 2005 à 00:09, par Arte :
Léonce me fait penser à F.C. ...
Celine, j'accepte le grain de riz, à ajouter à la recette de "MAMAN AUX ROSES BLANCHES" :
"Embrassez maman sur les deux joues puis coupez-la en deux : jetez dessus de l’eau bouillante ; ôtez la tête qui sourit avec bonté - elle vous couperait l’appétit -, la colonne vertébrale et tous les os qui peuvent être ôtés. Préparez les pommes de terre cuites à l’eau que vous couperez en ronds et que vous mettrez en salade. Mélangez les petits bouts de maman à la salade, et arrosez d’huile d’olive avant de servir. Vous n’oublierez pas de glisser quelques roses blanches sous le plat : elles protégeront la nappe, et puis maman les aimait tant… "
Option de ratrapage pour Alain ...
20. Le mardi 22 novembre 2005 à 00:28, par Berlol :
Tu crois que si on crie tous "Frédérique !" en frappant dans nos mains, elle va revenir ?
21. Le mardi 22 novembre 2005 à 09:47, par Arte :
Berlol, je te soupçonne d'apprécier certaine femme que j'aime aussi !!!
22. Le mardi 22 novembre 2005 à 13:16, par Arte :
(s,s)
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