Plus loin que les pixels
Par Berlol, mardi 22 novembre 2005 à 23:45 :: General :: #78 :: rss
Comme rarement, je suis heureux de pouvoir rester avec T. un mardi. Avec
pas mal de boulot à l'écran, mais quand même... Plaisir
aussi de découvrir un nouveau groupe décoiffant, grâce
à la sélection de Bartlebooth
: LCD Soundsystem. Je
ne décode pas encore toutes les paroles mais la musique me plaît
de toute façon... Losing
my Edge, me too.
« Mais, au moment de jouer pour la première
fois, je fus soudain envahi par un sentiment de lassitude et de découragement.
Je me tenais debout, immobile sur la piste, la boule à la hauteur du
menton, et je regardais les quilles devant moi, mais je ne parvenais pas à
m'élancer, incapable de mettre en relation mon regard et le mouvement
du bras que je projetais d'effectuer, de les connecter l'un à l'autre,
et, demeurant là indécis, paralysé, les jambes sans
force que je sentais faiblir et flageoler sous moi à mesure que je
restais immobile sur la piste, la boule de plus en plus lourde dans ma main,
je ne voyais plus de manière de m'en sortir, et je serais peut-être
resté encore longtemps ainsi, ou aurais-je fini par renoncer, me serais-je
retourné et aurais-je été me rasseoir sans jouer, si
je n'avais entendu dans mon dos, avec une nuance d'agacement, puis d'ordre,
de commandement, à la fois sévère et excédée,
la voix de Zhang Xiangzhi qui me cria : Play ! »
(Jean-Philippe Toussaint, Fuir, p. 98-99)
Superbes nappes introspectives. Lorsqu'on connaît les précédents livres de Toussaint, on voit l'allongement des phrases. Non pour le simple plaisir de proustiser, mais par une volonté nouvelle d'agglomérer micro-actions et états intérieurs, ainsi que pour lisser la perception du monde. C'est la ponce du détachement.
Cet instant suspendu, comme un paroxysme d'exaspération, précédé d'une absurde promenade à pied dans Pékin que prolonge un inexplicable déplacement en moto d'occasion, sera suivie d'un improbable regain d'intérêt pour le jeu puis d'une incompréhensible fuite à moto à trois — il faut être zen alors pour ne pas s'énerver ni même s'interroger.
Les travaux progressent, devant chez nous. Le terrain sera bientôt
tout à fait étale. Le bruit continue. Sur la droite, la vue
a été dégagée. Ainsi voit-on, dans le couchant,
une tour de métal rouge et blanche, celle du camp militaire où
Yukio Mishima s'était retranché pour se suicider.
T. l'appelle Boétcho. Je ne sais ce qu'elle veut dire par là — je vérifie donc et il s'agit de l'Agence nationale de la Défense (Boueichou, 防衛庁). Quant à la maison japonaise traditionnelle du premier plan, c'est la résidence officielle du président de la Cour de cassation de Tokyo, hyper protégée par devant, mais là, par derrière, on n'a pas l'impression d'un bunker... Enfin, je n'irais pas y mettre un doigt. Il doit bien y avoir un rayon laser qui me le cramerait illico en faisant fondre sur moi une douzaine d'hélicoptères...
Je suis donc sorti avant la nuit, faire des courses et quelques
photos. Détendre jambes et bras, et que mes yeux portent un peu plus loin que
les pixels d'un écran... La reconstruction récente de bâtiments
de l'université Hosei a aussi dégagé un coin de rue
qui permet un nouvel angle sur l'Institut franco-japonais, certes tardif
pour aujourd'hui.
De retour à la maison, dîner léger (le coq au vin d'hier soir était excellent...) et film distrayant : L'Étalon de Jean-Pierre Mocky (1970). Bourvil y joue de nouveau un illuminé, non plus pilleur de troncs comme dans Un drôle de paroissien, ni aspergeur d'antennes comme dans La grande lessive, mais planificateur du bien-être féminin...
Pas une journée grandiose, donc. Mais bien utile, tout de même. On ne peut pas toujours, comme hier, joindre l'irrévérence à la connivence amicale.
« Mais, au moment de jouer pour la première
fois, je fus soudain envahi par un sentiment de lassitude et de découragement.
Je me tenais debout, immobile sur la piste, la boule à la hauteur du
menton, et je regardais les quilles devant moi, mais je ne parvenais pas à
m'élancer, incapable de mettre en relation mon regard et le mouvement
du bras que je projetais d'effectuer, de les connecter l'un à l'autre,
et, demeurant là indécis, paralysé, les jambes sans
force que je sentais faiblir et flageoler sous moi à mesure que je
restais immobile sur la piste, la boule de plus en plus lourde dans ma main,
je ne voyais plus de manière de m'en sortir, et je serais peut-être
resté encore longtemps ainsi, ou aurais-je fini par renoncer, me serais-je
retourné et aurais-je été me rasseoir sans jouer, si
je n'avais entendu dans mon dos, avec une nuance d'agacement, puis d'ordre,
de commandement, à la fois sévère et excédée,
la voix de Zhang Xiangzhi qui me cria : Play ! »
(Jean-Philippe Toussaint, Fuir, p. 98-99)Superbes nappes introspectives. Lorsqu'on connaît les précédents livres de Toussaint, on voit l'allongement des phrases. Non pour le simple plaisir de proustiser, mais par une volonté nouvelle d'agglomérer micro-actions et états intérieurs, ainsi que pour lisser la perception du monde. C'est la ponce du détachement.
Cet instant suspendu, comme un paroxysme d'exaspération, précédé d'une absurde promenade à pied dans Pékin que prolonge un inexplicable déplacement en moto d'occasion, sera suivie d'un improbable regain d'intérêt pour le jeu puis d'une incompréhensible fuite à moto à trois — il faut être zen alors pour ne pas s'énerver ni même s'interroger.
Les travaux progressent, devant chez nous. Le terrain sera bientôt
tout à fait étale. Le bruit continue. Sur la droite, la vue
a été dégagée. Ainsi voit-on, dans le couchant,
une tour de métal rouge et blanche, celle du camp militaire où
Yukio Mishima s'était retranché pour se suicider.T. l'appelle Boétcho. Je ne sais ce qu'elle veut dire par là — je vérifie donc et il s'agit de l'Agence nationale de la Défense (Boueichou, 防衛庁). Quant à la maison japonaise traditionnelle du premier plan, c'est la résidence officielle du président de la Cour de cassation de Tokyo, hyper protégée par devant, mais là, par derrière, on n'a pas l'impression d'un bunker... Enfin, je n'irais pas y mettre un doigt. Il doit bien y avoir un rayon laser qui me le cramerait illico en faisant fondre sur moi une douzaine d'hélicoptères...
Je suis donc sorti avant la nuit, faire des courses et quelques
photos. Détendre jambes et bras, et que mes yeux portent un peu plus loin que
les pixels d'un écran... La reconstruction récente de bâtiments
de l'université Hosei a aussi dégagé un coin de rue
qui permet un nouvel angle sur l'Institut franco-japonais, certes tardif
pour aujourd'hui.De retour à la maison, dîner léger (le coq au vin d'hier soir était excellent...) et film distrayant : L'Étalon de Jean-Pierre Mocky (1970). Bourvil y joue de nouveau un illuminé, non plus pilleur de troncs comme dans Un drôle de paroissien, ni aspergeur d'antennes comme dans La grande lessive, mais planificateur du bien-être féminin...
Pas une journée grandiose, donc. Mais bien utile, tout de même. On ne peut pas toujours, comme hier, joindre l'irrévérence à la connivence amicale.
Commentaires
1. Le mardi 22 novembre 2005 à 11:55, par k :
bonjour bonsoir,
alors ce site c'est pour lui dire de revenir, vous voulais que je lui laisse un message. c'est quoi son probléme a mp. Y c'est passé quoi, je suis curieuse, sans queue, ça c'est sure.
fait toujours un froid glciale ici, c'est drole m;d a fait un texte sur le train paris rouen, je l'ai souvent pris.
ça vous dérange pas trop mes fotes de frappe et d'ortho mon sieure le proffesseuurr.
alors arte komment va, j'ai changer de boite mail mr berlol regargez pas mal non.c'est desert aujourd'hui c'est moi qui fait fuir ou quoi, parce que y a qu'a dire. je continue l'histoire ou ça ait chier tous le monde.
dite, il faut avoir des couilles parfois dans la vie, c'est se que je regrette souvent, l'indifférence des gens, ou pire ceux qui se taisent pour ne pas faire de peine, c'est vrai quoi.
merci pour mondiano j'ai pris dora à la bibli ciao
pour ma boite c'est grace à vous merci berlol
2. Le mardi 22 novembre 2005 à 13:13, par Arte :
K, la suiiiiiiiiiiiiiiite ...........
3. Le mardi 22 novembre 2005 à 13:25, par Bartlebooth :
enchanté, K
j'apprécie grandement votre présence dans les parages
4. Le mardi 22 novembre 2005 à 13:25, par Arte :
C'est quoi son problème à mp, Bartle ?
5. Le mardi 22 novembre 2005 à 13:28, par Bartlebooth :
c'est qu'elle balance toujours entre military police et militantiste pouliche ?
6. Le mardi 22 novembre 2005 à 13:30, par Bartlebooth :
je sèche
le sujet est trop vaste et me passionne pas des masses
7. Le mardi 22 novembre 2005 à 13:34, par k :
j'avais tapé la suite et tous c'est effacé c'est quoi se truc bon bah y a plus qu'a
8. Le mardi 22 novembre 2005 à 13:40, par Arte :
Je crois que mp est un garçon
9. Le mardi 22 novembre 2005 à 13:45, par cel :
(oui k, continue /et puis paris rouen, c'est un trajet de rêve, je le fais toutes les semaines et ne m'en lasse pas)
Son problème à mp, l'obsession de la vue par l'étroitesse d'un sexe, soit dit en raccourci (dites moi si je me bourre...)
10. Le mardi 22 novembre 2005 à 13:45, par k :
C’est à cause d’elle qui fallait que je le retrouve. Parce que je l' avez retrouvé en la lisant-elle.
C’était il y a deux ans environ. Ma fille, moi, une gastro et une journée de boulot.
Il devait pleuvoir comme ici souvent, je ne sais plus….
Il pleut, déjà tard, L. est malade, je tends l’oreille, elle s’est enfin endormie.
Il est tard, trop tard, mais quand même se poser là, pas manger, juste une cigarette et souffler.
Tomber sur elle, non pas ce soir, pas d’humeur, zapper.
J’écoute la respiration de L., son souffle dans la nuit, la pluie…
Je retourne poser mon petit cul et bêtement je zappe.
De nouveau elle est là, et de nouveau pas envie, pas ce soir, de toute façon je ne connais rien d’elle à part son col roulé et ses lunettes.
Elle cette énigme, même pas songée à ouvrir un de ses livres, pas la peine, je n’y comprendrais rien.
Moi est ma peur panique de l’écriture, moi si peu littéraire.
Bien sûr j’avais vu l’amant, pas aimé, pas ému, détesté même jusqu’à la haïre cette femme cette marguerite Duras.
qui avait eu un amant et qui se rendait compte qu’elle l’aimait mais trop tard (mon interprétation du film).
Moi aussi comme elle j’avais eu un amant et je l’avais aimé et encore maintenant j’aurai pu mourir pour ça, car lui au contraire d’elle ne m’avais jamais aimé et ne m’aimerai jamais.
Alors à quoi bon perdre mon temps, à quoi bon écouter ce qu’elle avait à dire, rien de commun avec elle.
D’elle je ne pouvais recevoir aucune émotion, à mille lieux de moi.
Alors zapper, ne pas écouter, de toute façon je ne la comprendrai pas. Zapper.
Je m’abrutie d’image, mais je suis attiré par le dégoût que j’ai pour elle
Je retombe sur elle, alors, pas de son, pas encore juste son visage et je saurai si je dois la suivre.
Je regarde, je la regarde, je regarde ses yeux son visage, son corps inerte comme morte déjà,
cette femme est morte.
Je regarde et plus je la regarde et plus je vois en elle quelque chose de moi, c’est encré là, en elle dans chaque cellule de son corps.
Ça ne partira jamais…cet amour, cette détresse, cette peste…elle est en moi, je n’écoute pas, je n’entends pas je ressens juste.
Déjà des larmes coulent sur mes joues, mais L. pleure, j’attends… j’écoute…le silence…tout va bien.
Je retourne auprès d’elle, écouter peut être un peu…pour ses larmes sur mes joues, juste pour voir, si elle me trahie je zappe.
J’entends son enfance, son frère, sa mère cette folle du gange, l’indochine…
J’écoute « la vie matérielle »me plaît, j’aime son écriture. J’écoute je distingue ces mots. Ces maux m’émeuvent, me transpercent de toute part. je reçois le bal en pleine face, ce ravissement de qui ? ?Pas besoin de savoir, je découvrirai plus tard, pour l’instant m’imprégner d’elle, des larmes coulent sur ses joues flétries et sur les miennes.
Ce vice-consul, ce cri dans tout mon corps.
Partout elle parle de lui, même si elle ne dit aucun mot à son sujet, il est sur chaque grain de sa peau.
Je ne suis trompée, j’en suis sur, je le sais, elle l’a aimé, une évidence. Dès le premier instant, avant même sa présence, elle n’a pas eu besoin de le voir pour savoir qu’il était là et qu’elle l’aimait.
Foutaise ce film, un leur, une ineptie, elle Duras elle sait.
Depuis je ne suis perdu dans le bal, si proche l’amant, india song, la femme du gange…l’amour .
Je ne peux me passer d’eux, d’elle, de cette écriture, ils sont en moi, ils étaient là tous
depuis 100 ans,
depuis, mille ans,
depuis toujours.
K
11. Le mardi 22 novembre 2005 à 13:46, par Bartlebooth :
(oui cel, au cabernet)
12. Le mardi 22 novembre 2005 à 13:52, par cel :
k., il y a environ deux ans (en fait je pense plutôt trois) j'étais aussi devant cette émission, souvenir fort pour moi tout autant (contexte aussi )
13. Le mardi 22 novembre 2005 à 13:52, par Arte :
Berlol, je crois qu'il y a une "belle" femme qui a débarqué sur ton site !
14. Le mardi 22 novembre 2005 à 13:53, par cel :
Greg, cabernet si mignon (toi aussi, contexte fort)
15. Le mardi 22 novembre 2005 à 13:53, par k :
toujours il ne fallait savoir que je pourrais le retrouver, lui cet homme de nancy place de la bastille, j'avais son adresse, ses adresses et puis je me suis marié avec un homme qui buvait trop, et puis un enfant, dans la douleur 3 ans d'attente et une iad d'ailleurs l est comme le petit jésus c'est vraie lui aussi est né par iad mais avec adse (aise du saint esprit) alors forément c'est plus simple. Je repensait souvent à lui quand tout allé mal, je l'aimais; je l'aime et puis un jour je me suis dit je n'ai plus envie de faire semblant alors je suis allée le voir dans mes rêve eveillé, il se tiens toujours sur se fauteille un livre à la main, dvant cette cheminé, il est vieux, il laisse son livre et me voit, et moi je m'agenoye (komment on écrit????) et pose ma téte sur sa cuisse et se jour la je lui dit que je n' ai plus envie d'avoir une belle vie, je prend l et je pars.
16. Le mardi 22 novembre 2005 à 13:55, par Bartlebooth :
au début, K, c'était tellement beau ce que vous écriviez ici que j'ai cru à une blague
maintenant, c'est encore plus beau que je me ressers un verre (et j'euphémise malgré moi)
17. Le mardi 22 novembre 2005 à 14:27, par md :
"Où êtes- vous ?
Comment vous atteindre ?
Comment nous faire nous rapprocher ensemble de cet amour, annuler cette apparente fragmentation des temps qui nous sépare l’un de l’autre ?
Il est trois heures de l’après midi.
Derrière les arbres il y a le soleil, le temps est frais.
Je suis dans cette grande salle où je me tiens l’été, face au jardin. De l’autre côté des vitres
il y a cette forêt de roses et, depuis trois jours, il y a ce chat, maigre, blanc, qui me regard à travers les vitres,
les yeux dans les yeux, il me fait peur, il crie, il est perdu, il veut appartenir, et moi je ne veux plus.
Où êtes-vous ?
Que faites-vous ?
Où êtes-vous perdu ?
Où vous êtes-vous perdu tandis que je crie que j’ai peur ?"
18. Le mardi 22 novembre 2005 à 14:29, par md :
"Le chat ne crie plus.
Il est mort.
Le froid et la faim.
Et moi, cela m’est égal.
Je ne vous sépare pas de votre corps.
Je ne vous sépare jamais de moi.
Comment faire pour que nous ayons vécu cet amour ?
Comment ?
Comment faire pour que cet amour ai été vécu ?
C’est curieux..
C ‘est par ce chat maigre et fou, maintenant mort, par ce jardin immobile autour de lui, que je vous atteins.
Par cette blancheur blanche, ce brouillard infini, que j’atteins votre corps."
19. Le mardi 22 novembre 2005 à 18:06, par Berlol :
Juste signaler que la signature "md" émane de la même adresse IP que K.
Ce qui n'est ni critique ni reproche, juste info...
Autre info sur mon "silence" pendant que vous commentez tou(te)s à donf : je dors !
Quand je poste il est genre minuit chez moi, soit 16h en France. Et les commentaires de France viennent en soirée, pour vous, c'est-à-dire pendant que je dors. Je les ai le matin avant le petit déj. Ensuite l'heure des commentaires qui s'affiche, cest l'heure d'où se trouve l'hébergeur, US côte Ouest, si j'ai bien compris, donc beaucoup plus tôt que pour la France ou le Japon... Dotclear me permet de régler le décalage horaire pour moi mais pas pour les commentaires...
Pour l'émission avec Duras, c'était laquelle ? Quelqu'un en a les références exactes ? J'en ai vu un paquet mais celle-là, je ne suis pas sûr.
Allez, je me prépare et je file. A+
20. Le mardi 22 novembre 2005 à 21:46, par k :
md oui c'était l'expret du navire, bonjour
21. Le mardi 22 novembre 2005 à 21:53, par k :
il devait etre alors fevmars 2003 sur arte, mais je n'ai pas la mémoire des dates, ni de rien je la reset régulièrement des que la douleur est là
22. Le mercredi 23 novembre 2005 à 03:23, par k :
je vous mets le texte de delerm
avez vous regardez la natation
je va manger à ce soir toutes et tous
"C’est le soir auprès du métro
Nous avons croisé modiano
Le soir ou tu n’voulais pas croire
Que c’était lui sur le trottoire
Le soir ou je t’ai dit tu vois
La fille juste en face du tabac
Tu vois le type derrière de dos
En impre gris c’est modiano
C’est le soir ou nous avons pris
Des moritos jusqu’à minuit
Le soir ou tu m’as répété
Peut être il habite le quatier
Le soir ou nous sommes revenue
En dévisageant toute la rue
En cherchant derrière les carreaux
L’ombre chinoise de modiano
Et le baiser qui à suivit
Sous les réverbéres sous la pluie
Je l’appelle patrick modiano
C’est le soir ou je repensais
A la veille du bac de francais
En vous appuyant sur le champs
Lexicale de l’enfermenant
Vous soulignerez la terreur
Dans le regard du narrateur
Dans les pages cornées d’un folio
Voyage de noce de modiano
Et le baiser qui a suivit
Sous les révérberes sous la pluie
Devant les grilles du square carpot
Et le baiser qui a suivit sous les rébéres sous la pluie
Je l’appelle patrick modiano"
23. Le mercredi 23 novembre 2005 à 05:29, par cel :
Berlol, j'ai retrouvé les programmes du thema consacré à Duras (10 avril 2003), qui présentait à la suite de "Moderato cantabile" deux documentaires :
- "Marguerite, telle qu'en elle-même", (de Dominique Auvray) un portrait à l'aide d'archives familiales et télévisuelles (Arte, jeudi 10 avril, 22 h 20); (détails ici : www.artepro.com/programme... )
- "Lire et écrire", magazine littéraire de Pierre Dumayet (réalisation Robert Bober) qui visionne en compagnie de Marguerite Duras deux entretiens télévisés des années 1960 : regards croisés et évocation de son passé (Arte, jeudi 10 avril, 23 h 20).(détails ici : www.humanite.presse.fr/jo... )
C'est de ce dernier que je parlais
24. Le mercredi 23 novembre 2005 à 06:10, par Berlol :
Merci, Cel ! La première émission, celle d'Auvray, je l'ai vue le mois dernier, Auvray était invitée à Tokyo... C'était très bien. Pour l'autre, je crois bien ne jamais l'avoir vue. Dumayet et Bober, c'est du sérieux !
25. Le mercredi 23 novembre 2005 à 07:05, par cel :
oui, le premier d'Auvray j'en garde aussi un bon souvenir, je pense que je mélange un peu ce qui me reste des deux. En tout cas, à ce que je me rappelle de "lire et écrire", le compte rendu qu'en fait l'Humanité me semble juste, autour de lucidité, acuité, et beaucoup beaucoup d'émotion mais qui ne fait pas qu'enrober, ouf, plutôt comme ils le disent "suggère que l’expérience effectuée ici par Marguerite Duras nous concerne tous", assez fortiche donc
26. Le mercredi 23 novembre 2005 à 07:45, par cécile :
du sérieux et magnifique
Dumayet et Bober, l'intelligence de la présence, des questions, une façon si rare de laisser le temps, le silence.
je me souviens très bien moi aussi de ce soir-là, figée tout près de l'écran à cause du grésillement de ma vieille télé, captivée, fascinée, très émue.
Je me souviens, parmi moult détails de cet entretien que je n'ai jamais oubliés, quand en revoyant une de ces séquences d'elle quelques décennies plus tôt, elle fait remarquer, attendrie et étonnée, à Dumayet "je ne me rappelais plus que j'avais dit ça, c'est bien." et se met alors à reprendre, développer, poursuivre comme celui d'une autre qu'elle découvre le propos qu'elle avait tenu 30 ans auparavant.
27. Le mercredi 23 novembre 2005 à 07:50, par cécile :
et j'ai oublié le propos lui-même, c'est dommage; peut-être que quelqu'un se souvient de ce moment ?
28. Le mercredi 23 novembre 2005 à 08:50, par k :
oh ce 10 avril
oh comme je m'en souviens......
29. Le dimanche 23 septembre 2007 à 12:56, par manaudou :
Pour Berlol, je vousr emercie pour ces imags !
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