Avec un marteau, avec une hache ?
Par Berlol, vendredi 2 décembre 2005 à 22:49 :: General :: #89 :: rss
Pas arrivé depuis des mois : réussir à être au
bureau à 8 heures un vendredi ! Garantie de deux heures de bon
travail. Puis un peu de surf avant le sport. Lectures : sur les droits des
créateurs de sites. Grâce à François,
je retrouve le chemin de Beinstingel.
Et puis pour voir les banlieues autrement qu'avec la dialectique cassandresque
et fatiguée de Finkielkraut : ce Journal d'un avocat. Aussi, un anniversaire à
fêter, celui de Poezibao ! Bonne continuation, Florence !
Autres sites à signaler. Souvenir de l'été à Cerisy sur le blog Nouvolivractu, merci à son auteur. Sur France Culture, toujours très fines Affinités électives, hier avec Didier Daeninckx, un parcours passionnant à écouter. Autre perle d'oreilles : Là-bas si j'y suis, archives non officielles...
Vinteix, tu connais ces gens charmants qui habitent par chez toi ? Et puis si quelqu'un passe par là, c'est ma passion secrète...
J'essaie une nouvelle machine à pédaler mais le parcours proposé m'accélère le cœur au-delà de 130, ou c'est la position de la selle qui bloque les abdominaux et coupe le souffle, ou le tableau de bord qui ne permet pas au livre d'Alain Sevestre de tenir sans être fermement tenu... Bref, quinze minutes et je suis cassé. Pas mieux à la course à pied. Je me rabats sur la fonte. Là, ça va à peu près, enfin comme d'habitude. Le bain et le sauna me remettent de bonne humeur mais il y faut un bon quart d'heure. Il y a comme ça de ces boyaux sombres et antédiluviens où l'on se trouve soudain à progresser péniblement et sans raison avant qu'un coude ne rouvre la perspective, sans que l'on sache quel infect complot vient d'être déjoué parmi nos cellules.
Derniers rayons de soleil. Déjeuner avec David au Downey, occasion de faire le point sur quelques cours à trois semaines des congés de fin d'année, sérieux et rigolade, comme le sucré salé des hambourgeois toujours excellents. Deux heures après, quand je quitte le bureau pour aller à la gare, il commence à pleuvoir un truc froid qui ne doit pas être de l'eau depuis longtemps...
Deux moments forts dans le Tout arrive du lundi 14 novembre 2005 (premier débat d'une semaine de 5 émissions sur la fracture coloniale en France) :
Pascal Blanchard (vers le milieu de l'émission) : « L'État, depuis 40 ans, est dans un silence et dans une manipulation de cette mémoire. [brouhaha...] Il faut être très clair. Il suffit de lire tout ce qui a conduit au projet de loi de l'année 2005. Quand on nous dit : « Ah, divine surprise... ou drame... grosse connerie... », soi-disant, le mot du président dessus... Ça fait deux ans et demi que le Parlement et le Sénat discutent de cette loi. Chaque citoyen français peut aller sur Internet ; tous les débats existent sur [le site de] l'Assemblée nationale. Il n'y a eu aucune surprise. Les parlementaires savent où on en est. Et de gauche comme de droite.
Et quand vous lisez les débats de nos élus de la République, depuis deux ans en commission, vous êtes, je vous assure, totalement abasourdi ! Vous vous demandez si ils vont dans la rue comme nous. Si ils par... [interrompu] Non, non, attendez, c'est fondamental ! S'il y a une violence qui existe en face, c'est que cette violence, elle se dit : « Mais mince... Il y a une domination d'une mémoire, une seule vision historique qui nous construit des mémoriaux, des lieux, une histoire officielle, une difficulté d'aborder ces questions, des médias... » Je m'excuse de vous le dire, on ne voit quand même pas beaucoup de grands documentaires à 20h30 sur nos chaînes publique sur l'histoire de la colonisation, en dehors de la Guerre d'Algérie. Tout ça a fait, à un moment, bouillonnement et donne le sentiment, et je vous rejoins, que certains disent : « Éh ben, je vais crier très fort, pour que cette mémoire de l'état qui essaie de me digérer dans mon identité, dans l'histoire de ma famille et de l'histoire du destin de mes parents, de mes grands-parents, de mes arrières-grands-parents, ça soit aussi puissant que ce discours de l'État.»
Et je dirais qu'à ce niveau-là il faut que, oui, on dénonce ce qui peut devenir de la victimisation et de la repentance, et de l'autre côté qu'on dénonce aussi ce qui est de la manipulation de l'État qui manipule l'Histoire. Vous savez, quand un État en arrive à faire une loi pour édicter aux historiens leur métier, on sait tous que c'est un symptôme que ça ne va pas très bien.. [...] La loi qui est arrivée, de février 2005, heureusement que les historiens ont levé l'étendard dessus, conclusion on a un débat de fond aujourd'hui, c'est qu'on se rend bien compte que quand l'État fait monter ce genre de muraille législative, c'est qu'il se passe quelque chose dans le pays qui est relativement grave car ce type de loi depuis Vichy, on ne les avait pas vues. Je dis bien « pas vues », c'est grave : de nous demander à nous, historiens, de déjà avoir nos conclusions sur une positivité potentielle de la colonisation.
On est en 2005, on est le dernier pays au monde avec le Japon à avoir un problème sur sa mémoire coloniale. [...] »
Quelques minutes plus tard :
Mimouna Hadjam : « [...] Je suis donc la responsable d'une association dans la Seine-Saint-Denis. En effet, je ne découvre rien du tout, je suis porteuse d'une mémoire. Je suis une enfant d'Algériens, une enfant issue d'une famille algérienne nationaliste qui ont combattu le colonialisme français et je dois dire que j'ai été au début, dans ma jeunesse, très fortement marquée par ces combats et j'ai porté cette mémoire de l'anti-colonialisme, ou en tout cas de notre point de vue algérien, je l'ai portée seule, vivant en France, et je me réjouis que vous n'êtes pas [sic] les premiers historiens, moi je n'étais pas au courant pour les travaux de 54 [allusion aux cours en Sorbonne que suivait Max Gallo], en tout cas j'ai écouté, j'ai suivi, j'ai lu les ouvrages de Benjamin Stora qui m'ont un peu réconciliée avec la France et un peu réconciliée avec ce que pouvait être l'Histoire de France. En effet aujourd'hui, la colonisation et l'histoire de la colonisation, elle est enseignée dans les livres d'école comme étant quelque chose de complètement périphérique à l'histoire de France. C'est pas du tout quelque chose qui fait partie de notre histoire, de l'Histoire de France. Il suffit de voir un peu les livres. Et moi, je remonte à même plus loin. Moi, j'ai le souvenir que quand j'étais petite, on m'a dit, dans l'Histoire de France, que Charles Martel avait écrasé les Arabes à Poitiers ! Et j'étais assise sur les bancs de l'école avec mon frère, et on se regardait et on s'est dit : « Mais il les a écrasés avec quoi ? Avec un marteau, avec une hache ? Et rien ! On savait absolument rien sur ces envahisseurs qui déjà en 732 venaient envahir la France. Donc je tiens à dire aussi que le retour de la mémoire est peut-être le fait, votre fait, messieurs les historiens, mais qu'il faut peut-être pas qu'on oublie les principaux acteurs de ce retour de la mémoire que sont les enfants de l'immigration, et particulièrement les enfants de l'immigration algérienne [...] Je ne me considère pas comme une indigène parce que je ne veux pas offenser mon père qui a été emprisonné dans les geôles du Colonialisme, je n'offense pas mon frère qui est mort assassiné et qui, lui, s'est battu pour me donner un pays et une nationalité, je n'offenserai pas mon oncle qui a été guillotiné pendant la guerre de libération algérienne, je n'offenserai pas les centaines de milliers d'Algériens qui ont été assassinés. Je ne suis pas une indigène. Je suis une citoyenne de cette république. Je me bats mais je suis discriminée, je suis consciente que je vis dans une souffrance, et dans la souffrance dans tous les sens du terme : sous-France. J'appartiens pas à la France. Mais moi je me revendique comme étant une citoyenne. Il y a 20 ans, j'ai marché pour l'égalité des droits, [Pourtant] je n'ai pas les mêmes droits que les autres. Mais je ne suis pas une indigène, je te le dis [pour Houria Bouteldja, qui revendique l'Appel des Indigènes de la République], je n'offenserai pas la mémoire de mes parents. Je suis porteuse de cette mémoire, qu'on le veuille ou non. Et j'aimerais qu'un jour cette mémoire ne soit pas seulement ma mémoire mais que je sois rejointe aussi par tous les groupes porteurs d'autres mémoires pour que ensemble, en effet... Seule, trop souvent seule avec mes amis, on s'est retrouvés, jusqu'à ce que Delanoë mette sa plaque, tout seuls sur le quai de Jemmapes à dire : « Papon, assassin de Juifs et d'Arabes ! » Nous, on veut qu'il soit jugé pour crime contre l'humanité, pour ce qu'il a fait ici, en plein cœur de Paris. On n'était pas beaucoup à le dire. Il a fallu que Delanoë mette sa plaque, il a fallu la médiatisation pour que aujourd'hui... Il y a quelques jours, le maire de La Courneuve inaugurait une rue du 17-Octobre-1961, et qu'est-ce que fait Sarkozy ?, après nous avoir insultés de racailles, de voyous, de vermines, il nous instaure le couvre-feu qui, pour moi, à mes yeux, n'est ni plus ni moins qu'une gestion coloniale. [...] »
Autres sites à signaler. Souvenir de l'été à Cerisy sur le blog Nouvolivractu, merci à son auteur. Sur France Culture, toujours très fines Affinités électives, hier avec Didier Daeninckx, un parcours passionnant à écouter. Autre perle d'oreilles : Là-bas si j'y suis, archives non officielles...
Vinteix, tu connais ces gens charmants qui habitent par chez toi ? Et puis si quelqu'un passe par là, c'est ma passion secrète...
J'essaie une nouvelle machine à pédaler mais le parcours proposé m'accélère le cœur au-delà de 130, ou c'est la position de la selle qui bloque les abdominaux et coupe le souffle, ou le tableau de bord qui ne permet pas au livre d'Alain Sevestre de tenir sans être fermement tenu... Bref, quinze minutes et je suis cassé. Pas mieux à la course à pied. Je me rabats sur la fonte. Là, ça va à peu près, enfin comme d'habitude. Le bain et le sauna me remettent de bonne humeur mais il y faut un bon quart d'heure. Il y a comme ça de ces boyaux sombres et antédiluviens où l'on se trouve soudain à progresser péniblement et sans raison avant qu'un coude ne rouvre la perspective, sans que l'on sache quel infect complot vient d'être déjoué parmi nos cellules.
Derniers rayons de soleil. Déjeuner avec David au Downey, occasion de faire le point sur quelques cours à trois semaines des congés de fin d'année, sérieux et rigolade, comme le sucré salé des hambourgeois toujours excellents. Deux heures après, quand je quitte le bureau pour aller à la gare, il commence à pleuvoir un truc froid qui ne doit pas être de l'eau depuis longtemps...
Deux moments forts dans le Tout arrive du lundi 14 novembre 2005 (premier débat d'une semaine de 5 émissions sur la fracture coloniale en France) :
Pascal Blanchard (vers le milieu de l'émission) : « L'État, depuis 40 ans, est dans un silence et dans une manipulation de cette mémoire. [brouhaha...] Il faut être très clair. Il suffit de lire tout ce qui a conduit au projet de loi de l'année 2005. Quand on nous dit : « Ah, divine surprise... ou drame... grosse connerie... », soi-disant, le mot du président dessus... Ça fait deux ans et demi que le Parlement et le Sénat discutent de cette loi. Chaque citoyen français peut aller sur Internet ; tous les débats existent sur [le site de] l'Assemblée nationale. Il n'y a eu aucune surprise. Les parlementaires savent où on en est. Et de gauche comme de droite.
Et quand vous lisez les débats de nos élus de la République, depuis deux ans en commission, vous êtes, je vous assure, totalement abasourdi ! Vous vous demandez si ils vont dans la rue comme nous. Si ils par... [interrompu] Non, non, attendez, c'est fondamental ! S'il y a une violence qui existe en face, c'est que cette violence, elle se dit : « Mais mince... Il y a une domination d'une mémoire, une seule vision historique qui nous construit des mémoriaux, des lieux, une histoire officielle, une difficulté d'aborder ces questions, des médias... » Je m'excuse de vous le dire, on ne voit quand même pas beaucoup de grands documentaires à 20h30 sur nos chaînes publique sur l'histoire de la colonisation, en dehors de la Guerre d'Algérie. Tout ça a fait, à un moment, bouillonnement et donne le sentiment, et je vous rejoins, que certains disent : « Éh ben, je vais crier très fort, pour que cette mémoire de l'état qui essaie de me digérer dans mon identité, dans l'histoire de ma famille et de l'histoire du destin de mes parents, de mes grands-parents, de mes arrières-grands-parents, ça soit aussi puissant que ce discours de l'État.»
Et je dirais qu'à ce niveau-là il faut que, oui, on dénonce ce qui peut devenir de la victimisation et de la repentance, et de l'autre côté qu'on dénonce aussi ce qui est de la manipulation de l'État qui manipule l'Histoire. Vous savez, quand un État en arrive à faire une loi pour édicter aux historiens leur métier, on sait tous que c'est un symptôme que ça ne va pas très bien.. [...] La loi qui est arrivée, de février 2005, heureusement que les historiens ont levé l'étendard dessus, conclusion on a un débat de fond aujourd'hui, c'est qu'on se rend bien compte que quand l'État fait monter ce genre de muraille législative, c'est qu'il se passe quelque chose dans le pays qui est relativement grave car ce type de loi depuis Vichy, on ne les avait pas vues. Je dis bien « pas vues », c'est grave : de nous demander à nous, historiens, de déjà avoir nos conclusions sur une positivité potentielle de la colonisation.
On est en 2005, on est le dernier pays au monde avec le Japon à avoir un problème sur sa mémoire coloniale. [...] »
Quelques minutes plus tard :
Mimouna Hadjam : « [...] Je suis donc la responsable d'une association dans la Seine-Saint-Denis. En effet, je ne découvre rien du tout, je suis porteuse d'une mémoire. Je suis une enfant d'Algériens, une enfant issue d'une famille algérienne nationaliste qui ont combattu le colonialisme français et je dois dire que j'ai été au début, dans ma jeunesse, très fortement marquée par ces combats et j'ai porté cette mémoire de l'anti-colonialisme, ou en tout cas de notre point de vue algérien, je l'ai portée seule, vivant en France, et je me réjouis que vous n'êtes pas [sic] les premiers historiens, moi je n'étais pas au courant pour les travaux de 54 [allusion aux cours en Sorbonne que suivait Max Gallo], en tout cas j'ai écouté, j'ai suivi, j'ai lu les ouvrages de Benjamin Stora qui m'ont un peu réconciliée avec la France et un peu réconciliée avec ce que pouvait être l'Histoire de France. En effet aujourd'hui, la colonisation et l'histoire de la colonisation, elle est enseignée dans les livres d'école comme étant quelque chose de complètement périphérique à l'histoire de France. C'est pas du tout quelque chose qui fait partie de notre histoire, de l'Histoire de France. Il suffit de voir un peu les livres. Et moi, je remonte à même plus loin. Moi, j'ai le souvenir que quand j'étais petite, on m'a dit, dans l'Histoire de France, que Charles Martel avait écrasé les Arabes à Poitiers ! Et j'étais assise sur les bancs de l'école avec mon frère, et on se regardait et on s'est dit : « Mais il les a écrasés avec quoi ? Avec un marteau, avec une hache ? Et rien ! On savait absolument rien sur ces envahisseurs qui déjà en 732 venaient envahir la France. Donc je tiens à dire aussi que le retour de la mémoire est peut-être le fait, votre fait, messieurs les historiens, mais qu'il faut peut-être pas qu'on oublie les principaux acteurs de ce retour de la mémoire que sont les enfants de l'immigration, et particulièrement les enfants de l'immigration algérienne [...] Je ne me considère pas comme une indigène parce que je ne veux pas offenser mon père qui a été emprisonné dans les geôles du Colonialisme, je n'offense pas mon frère qui est mort assassiné et qui, lui, s'est battu pour me donner un pays et une nationalité, je n'offenserai pas mon oncle qui a été guillotiné pendant la guerre de libération algérienne, je n'offenserai pas les centaines de milliers d'Algériens qui ont été assassinés. Je ne suis pas une indigène. Je suis une citoyenne de cette république. Je me bats mais je suis discriminée, je suis consciente que je vis dans une souffrance, et dans la souffrance dans tous les sens du terme : sous-France. J'appartiens pas à la France. Mais moi je me revendique comme étant une citoyenne. Il y a 20 ans, j'ai marché pour l'égalité des droits, [Pourtant] je n'ai pas les mêmes droits que les autres. Mais je ne suis pas une indigène, je te le dis [pour Houria Bouteldja, qui revendique l'Appel des Indigènes de la République], je n'offenserai pas la mémoire de mes parents. Je suis porteuse de cette mémoire, qu'on le veuille ou non. Et j'aimerais qu'un jour cette mémoire ne soit pas seulement ma mémoire mais que je sois rejointe aussi par tous les groupes porteurs d'autres mémoires pour que ensemble, en effet... Seule, trop souvent seule avec mes amis, on s'est retrouvés, jusqu'à ce que Delanoë mette sa plaque, tout seuls sur le quai de Jemmapes à dire : « Papon, assassin de Juifs et d'Arabes ! » Nous, on veut qu'il soit jugé pour crime contre l'humanité, pour ce qu'il a fait ici, en plein cœur de Paris. On n'était pas beaucoup à le dire. Il a fallu que Delanoë mette sa plaque, il a fallu la médiatisation pour que aujourd'hui... Il y a quelques jours, le maire de La Courneuve inaugurait une rue du 17-Octobre-1961, et qu'est-ce que fait Sarkozy ?, après nous avoir insultés de racailles, de voyous, de vermines, il nous instaure le couvre-feu qui, pour moi, à mes yeux, n'est ni plus ni moins qu'une gestion coloniale. [...] »
Commentaires
1. Le vendredi 2 décembre 2005 à 07:15, par Arte :
Nous abordons aujourd'hui l'oeuvre majeure de Robert Musil.
"Chez l'homme de l'esprit peut se produire une sorte de démoralisation à l'égard des choses de l'esprit, une absence de piété, une busquerie et une légèreté à leur égard".
100 % de ce texte correspond au 43% non lu de la première page de L'homme sans qualités.
Il est de P. Valéry, "acheveur d'oeuvre" !
2. Le vendredi 2 décembre 2005 à 07:51, par vinteix :
Oui, je les connais un peu : tres charmants, en effet.
3. Le vendredi 2 décembre 2005 à 08:48, par k :
il est 17h45 pas de sms,
n'attendre rien..........
4. Le vendredi 2 décembre 2005 à 13:32, par k :
hier je me suis regardée apostrophe 1984 duras, elle dit en parlant du chinois :
"parce qu'il continue à vous inspirer"
md : "oui, il est..., c'est une sorte de mise en abime sans fond, il a éclipsé les autres amours de ma vie,sans doute parce qu'il a été sans énoncée....sans déclaration, il y a quelque chose là d'inépuisable, dans l'émotion.....aussi même...même physique je dois dire, même physique"
pourtant j'en ai lu des trucs et des machins sur md, jamais, jamais on a posé l'idée que c'était lui le point de dépard à tous, cet amour qu a fait comme elle a dit que l'écrit se jeté sur elle, elle dit même a un moment qu'elle c'était demandait pourquoi anne marie stretter, toujours, l'inde la chine, toujours, et qu'elle en ai venu à écrire l'amant, pour moi une chose et sur même inconsciement, sans l'ombre d'un doute, c'est pour lui qu'elle écrit, qu'elle s'en écrit et que l'é-cri et la qu'il se sent, qu'il se ressent.
5. Le dimanche 4 décembre 2005 à 15:50, par Marie.Pool :
K: Bravo !
6. Le vendredi 16 décembre 2005 à 20:56, par Arnaud :
Merci pour cette longue transcription depuis la radio. C'est précieux.
Ajouter un commentaire