Du gris mais on va le colorer
Par Berlol, dimanche 4 décembre 2005 à 23:55 :: General :: #90 :: rss
— Qu'est-ce que tu dis, Manche ?
— Je dis : cognez !
Je suis révolté. Je m'en veux. Ça ne tourne pas rond. Faut tout changer. Je le vois bien, quand je fais ce service profond et rapide et que Katsunori le renvoie sur moi, je suis à la même place, croyant que mon service serait gagnant, ce qui n'est pas le cas, et je ne suis pas prêt à retourner autrement que par cette sorte d'amortie débile qui lève la balle et la sort la plupart du temps. Et quand Hisae renvoie logiquement sur mon revers alors que je n'ai pas bougé du coin droit — je suis gaucher —, que je n'ai donc pas d'espace pour un mouvement de quelque envergure que ce soit, je remets en ventral inerte, qui ouvre la porte au smash hisaéen, royal.
Bref, je me suis fait étaler. Faut que je réforme mon positionnement, que je bouge plus tôt, que je sois sur toutes les balles, aucune gagnée d'avance.
L'individu oui l'identité non.
L'identité n'est pas une monade. C'est une mosaïque mouvante d'identitèmes.
Or l'identité monadique, ou plutôt la représentation de l'identité comme une monade fonde de longtemps le système social, qui a eu un besoin hystérique croissant de mettre une étiquette et une seule sur chaque individu. Cependant, la société contemporaine, fière de ses bases de données multi-critères, refonde la notion d'identité sur un modèle numérique, celui d'une liste de 0 et de 1 dans des colonnes nombreuses, après quoi, la dignité, rien à cirer, on pousse le bouton et vous êtes SDF, terroriste, mort, etc. C'est fatal, c'est personne, ça vient de la machine, personne n'est responsable.
L'identité est restée monadique (nom inscrit sur la carte du bipède que gèrent les services sociaux) mais l'individu est devenu dividu, 50, 80, 200 colonnes, dont certaines reliées à des enregistrements vidéo de tous les champs de surveillance que l'ectoplasme a traversés, et toute la biométrie à venir.
La vérité humaine, c'est le contraire. Je suis un individu, indivisible dans la dignité que les autres me doivent et qui n'existe que par le fait que les autres me l'accordent quand je leur donne la leur à tout instant depuis que je sais ce que c'est. Aussi, qu'un seul soit indigne, c'est tous qui morflent en moi dont moi. Donc la dignité humaine est une monade, ça oui. C'est LA monade qui fonde l'individu humain. On doit être loin de Kant et près de Spinoza ou de Montaigne, là, non ? J'ai bon ? Une dignité canine fondera éventuellement l'individu canin, que sais-je... Et de l'autre côté, l'identité, ce que je me sais être, ce qui dispose ma conscience à ne répondre qu'en interne chaque jour à ce nom et cette image dans le miroir même quand je ne m'y regarde pas (je m'y sais sans m'y mirer), où entrent chaque jour mes parents, mes amis, mes auteurs, mes films, mes balades, mes lieux, mes bouteilles de Guerlain et mes bols de Kyoto, mes regards sur T. et mes mots sur vous, mille instants de jouissance et de tristesse, les bords du Tarn et la chaleur de Palenque, à 150 à l'heure les mortels écarts de la moto quand les tendeurs de chaîne avaient plié, Salammbô en main dans le char d'assaut, ce bordel sur mon bureau et ma façon de passer l'aspirateur — chacune de ces choses étant inimitable, alors l'ensemble... Et pour chaque individu sa collection. Aucun mieux que les autres.
Tout ça, un battement de cils. Il pleut, on évolue dans du gris mais on va le colorer. On va à Shinjuku au restaurant de tonkatsu すずや (Suzuya), où Katsunori a emmené Hisae la semaine dernière. Juste à l'entrée de Kabukicho, un escalier pour accèder au premier à une salle vieillotte, années 60 ou 70 avec de vieilles pendules qui trottinent. C'est vite bondé. Excellent tonkatsu, recouvert de chou et de nori. Et puis à côté, dans des raviers carrés, des tsukemonos dont d'excellents umeboshis. J'en mangerai huit, quand la décence en accorde deux.
C'est l'occasion de parler d'Arale-chan et de Suppaman. Ça tombe bien, Hisae adore. Katsunori est sur le cul. Elle connaît tous les personnages. Sait pourquoi Suppaman est con. Connaît la chanson. On imagine de venir en costume. On a neuf ou dix ans d'âge (expéri)mental. Hisae, c'était mon étudiante, il y a huit ans, c'est le temps qu'il faut pour devenir amis, et me faire battre toutes les semaines au ping-pong, sans gêne.
Katsunori et moi allons à l'Institut pour voir les Fleurs de Shanghai, film de Hou Hsiao-Hsien (1998). J'y retrouve Clara et Franck, puis François. Nous avons tous la désagréable surprise d'apprendre que le film sera en chinois sous-titré japonais.
Je capte rien. Juste regarder les costumes somptueux, les gestes, les plats, les théières, les bols, les lampes à huile, ausi des horloges, des miroirs et un peu de mobilier occidentaux, au pif maison de prostitution, époque de décadence, beaucoup de pipes à opium, à un moment une date dans un bout de sous-titre, 1884, quelques fenêtres jamais approchées par la caméra, on alterne entre trois pièces avec papier peint au mur, ou deux, jamais le nez dehors, comme les filles et la domesticité, enfermées, prison physique et mentale. Quand je pourrais le revoir avec du texte audible ou lisible, je ne suis pas sûr que je le trouverai aussi intéressant qu'aujourd'hui.
— Je dis : cognez !
Je suis révolté. Je m'en veux. Ça ne tourne pas rond. Faut tout changer. Je le vois bien, quand je fais ce service profond et rapide et que Katsunori le renvoie sur moi, je suis à la même place, croyant que mon service serait gagnant, ce qui n'est pas le cas, et je ne suis pas prêt à retourner autrement que par cette sorte d'amortie débile qui lève la balle et la sort la plupart du temps. Et quand Hisae renvoie logiquement sur mon revers alors que je n'ai pas bougé du coin droit — je suis gaucher —, que je n'ai donc pas d'espace pour un mouvement de quelque envergure que ce soit, je remets en ventral inerte, qui ouvre la porte au smash hisaéen, royal.
Bref, je me suis fait étaler. Faut que je réforme mon positionnement, que je bouge plus tôt, que je sois sur toutes les balles, aucune gagnée d'avance.
L'individu oui l'identité non.
L'identité n'est pas une monade. C'est une mosaïque mouvante d'identitèmes.
Or l'identité monadique, ou plutôt la représentation de l'identité comme une monade fonde de longtemps le système social, qui a eu un besoin hystérique croissant de mettre une étiquette et une seule sur chaque individu. Cependant, la société contemporaine, fière de ses bases de données multi-critères, refonde la notion d'identité sur un modèle numérique, celui d'une liste de 0 et de 1 dans des colonnes nombreuses, après quoi, la dignité, rien à cirer, on pousse le bouton et vous êtes SDF, terroriste, mort, etc. C'est fatal, c'est personne, ça vient de la machine, personne n'est responsable.
L'identité est restée monadique (nom inscrit sur la carte du bipède que gèrent les services sociaux) mais l'individu est devenu dividu, 50, 80, 200 colonnes, dont certaines reliées à des enregistrements vidéo de tous les champs de surveillance que l'ectoplasme a traversés, et toute la biométrie à venir.
La vérité humaine, c'est le contraire. Je suis un individu, indivisible dans la dignité que les autres me doivent et qui n'existe que par le fait que les autres me l'accordent quand je leur donne la leur à tout instant depuis que je sais ce que c'est. Aussi, qu'un seul soit indigne, c'est tous qui morflent en moi dont moi. Donc la dignité humaine est une monade, ça oui. C'est LA monade qui fonde l'individu humain. On doit être loin de Kant et près de Spinoza ou de Montaigne, là, non ? J'ai bon ? Une dignité canine fondera éventuellement l'individu canin, que sais-je... Et de l'autre côté, l'identité, ce que je me sais être, ce qui dispose ma conscience à ne répondre qu'en interne chaque jour à ce nom et cette image dans le miroir même quand je ne m'y regarde pas (je m'y sais sans m'y mirer), où entrent chaque jour mes parents, mes amis, mes auteurs, mes films, mes balades, mes lieux, mes bouteilles de Guerlain et mes bols de Kyoto, mes regards sur T. et mes mots sur vous, mille instants de jouissance et de tristesse, les bords du Tarn et la chaleur de Palenque, à 150 à l'heure les mortels écarts de la moto quand les tendeurs de chaîne avaient plié, Salammbô en main dans le char d'assaut, ce bordel sur mon bureau et ma façon de passer l'aspirateur — chacune de ces choses étant inimitable, alors l'ensemble... Et pour chaque individu sa collection. Aucun mieux que les autres.
Tout ça, un battement de cils. Il pleut, on évolue dans du gris mais on va le colorer. On va à Shinjuku au restaurant de tonkatsu すずや (Suzuya), où Katsunori a emmené Hisae la semaine dernière. Juste à l'entrée de Kabukicho, un escalier pour accèder au premier à une salle vieillotte, années 60 ou 70 avec de vieilles pendules qui trottinent. C'est vite bondé. Excellent tonkatsu, recouvert de chou et de nori. Et puis à côté, dans des raviers carrés, des tsukemonos dont d'excellents umeboshis. J'en mangerai huit, quand la décence en accorde deux.
C'est l'occasion de parler d'Arale-chan et de Suppaman. Ça tombe bien, Hisae adore. Katsunori est sur le cul. Elle connaît tous les personnages. Sait pourquoi Suppaman est con. Connaît la chanson. On imagine de venir en costume. On a neuf ou dix ans d'âge (expéri)mental. Hisae, c'était mon étudiante, il y a huit ans, c'est le temps qu'il faut pour devenir amis, et me faire battre toutes les semaines au ping-pong, sans gêne.
Katsunori et moi allons à l'Institut pour voir les Fleurs de Shanghai, film de Hou Hsiao-Hsien (1998). J'y retrouve Clara et Franck, puis François. Nous avons tous la désagréable surprise d'apprendre que le film sera en chinois sous-titré japonais.
Je capte rien. Juste regarder les costumes somptueux, les gestes, les plats, les théières, les bols, les lampes à huile, ausi des horloges, des miroirs et un peu de mobilier occidentaux, au pif maison de prostitution, époque de décadence, beaucoup de pipes à opium, à un moment une date dans un bout de sous-titre, 1884, quelques fenêtres jamais approchées par la caméra, on alterne entre trois pièces avec papier peint au mur, ou deux, jamais le nez dehors, comme les filles et la domesticité, enfermées, prison physique et mentale. Quand je pourrais le revoir avec du texte audible ou lisible, je ne suis pas sûr que je le trouverai aussi intéressant qu'aujourd'hui.
Commentaires
1. Le dimanche 4 décembre 2005 à 10:35, par alain :
Pour la porcelaine, hors quelques groupes maoistes (pas des tasses donc), il s'agit de tasses Illy, signées Kosuth, Louise Bourgeois, Jeff Koons... J'ai répéré aux Puces des groupes de tankistes en porcelaine, des soldats sud-coréens mais trop chers.
Un ami (je n'en ai qu'un, donc, pas de risque de vous bassiner avec les autres) artiste vient de s'acheter un four. Lui fait des assiettes où il dessine des têtes de mort. Une vente est bientôt organisée.
Une artiste traduisait tous les objets de la vie quotidienne en porcelaine, je trouvais ça intéressant. Comment elle s'appelle ?
Oui, la porcelaine. Ah oui, la porcelaine.
Bon, il est tard, je crois.
2. Le dimanche 4 décembre 2005 à 13:52, par k :
et le cyanure coule dans les veines
et le corps s'encastre dans l'encoignure du mur
le mur éponge les larmes sanglantes
les sanglots se vomissent
les cheveux s'arrachent par poignée
les ongles lacèrent les mollets
recoquevillée foetus
les cuisses contre son antre
brulé dépecé évidé
sur les barbelés en fer blanc du temps
elle caresse ses flancs
peau, morceaux de chair
retombant putréfiés
et suinte la douleur
de tout son corps
par sursaut, haletante
elle mure sa bouche
de sa propre main
bayonne le trou béant d'ou sort inaudible
le hurlement ineffable
les coudes et les genoux couperets
elle y enfonce la tête
le froid des lames
etreint la nuque incandescente
suffoquant elle aspire
l'acre fumée de la douleur
et les bras parcourent le corps
qui n'existe pour rien
ramasis de pouriture
offert aux vermines
a coups par a coups
de coups de poignet
défonce le crane
l'incére entre ses genous
étaux
qu'il eclate
et la moelle
crépite les murs de la mémoire
plus rien n'existe
plus rien n'est su
reste cependant
sur le bord des lévres
le goût amer de ce qu'elle en sait
malgré tout, malgré ça.
3. Le dimanche 4 décembre 2005 à 14:42, par k :
vous voyez moi je crois à cela oui , que toujours md à parlait de cet homme, sens en avoir conscience, d'ailleurs elle le dit " je me suis demandé pourquoi streter, les indes,la chines toujours, toujours"
c'est une futée, oui depuis toujours oui elle a écrit sur cette histoire oui dans l'herne i y a md dit : "a mesure que j'écris, j'existe moins. la libre disposition de moi, je l'éprouve dans deux cas : à l'idée du suicide et à l'idée d'écrire, la solution de continue, livre ou mort"
il y a deux choix oui, vivre en se perdant en ommetant,comme stretter, tatiana avec tous ces amants mais la fin est le suicide car on ne peut pas supporter cel c'est à en mourir cette connaissance
: oh merdeuuu je l'ai pas là je voulais mettre un extrait d'india song vous savais le bal quand le vice consul qui sait aussi cela lui dit " ça s'arretera quand, elle répond avec votre mort" c'est très beau ce passage, a chaque fois je pleur, c'est pour cela que je l'ai pas là parce que sinon, je ne répond pas de moi, mais je ne répond pas de moi quand je lis duras d'ailleurs.
et si il n'y a pas le suicide, il y a la folie, parce que la connaissance et trop grande, ou l'écrit comme duras. vous voyait moi je pense même que cette enfant qu'attent LVS dans la douleur, inconsciement ou non, pour moi c'est "l'enfant "de l'amant.
comme si LVS était duras et que dans son ventre grandissait son héroine de l'amant, que tous ces écrit allait vers l 'accouchement de toute cette histoire de tout cet amour.
l'amour :
" _ j'ai faim , j'attends un enfant.
quand elle le dit son regard grandit et s'éteint tout aussitot _-elle repéte_
-un enfant
- toujours?
- oui
- de qui?
Elle ne sait pas
- je ne sais pas"
pour moi MD nous dévoile tous, nous dit tous dans ces livres, elle nous donne la clé :
" elle s'arrête de nouveau. Il continue à marcher. elle recommence à regarder derrière
- venez encore
- je dois repartir"
c'est elle qui le met en scéne toujours qui lui dit quoi faire comme elle le fait avec les personnage de ces livres.
je sais pas si je suis claire, heim, mais par exemple dans aurélia
" je vous écrit tous le temps, toujours ça, vous voyez
rien d'autre que ça. Rien."
l'écriture et son unique moyen de rester auprès de lui , c'est sa folie à elle, l'écriture, c'est pour cela qu'elle est vraie qu'elle touche, parce que si elle n'a plus ça pour être toujours avec lui, pour qu'il soit auprès d'elle, alors elle en meurt, comment vivre dans ce monde, comment accepter cette vie, dans apostrophe elle le dit "je n'aime pas la vie".
parcequavoir cette connaissance, de cet amant unique, savoir qu'aucun autre homme ne tiendra lieu de lui à sa place, l'idée même et invivable quand on a touché cela.
" c'est ce que je désire. que cela vous soit destiné.........
ici c'est l'été?
je ne sais plus.
pour moi non plus je ne sais pas non plus si je l'aimais en dehors de vous je ne sais plus."
4. Le dimanche 4 décembre 2005 à 14:46, par k :
arte, je sais ce que vous faite dans la vie : vice consul,non???
5. Le dimanche 4 décembre 2005 à 15:08, par k :
Parce que le Jacques, il est sévèrement secoué !
oui il est secoué, il aime une femme qui ne l'aime pas mais qui lui donne tous l'amour de l'autre justement parce qu'il est le seul à comprendre cela. Comme dans hirochima un peu, déjà md dit :
" ce qu'elle raconte au japonais, c'est cette chance, qui, en même temps qu'elle l'a perdie, l'a défini. Le récit qu'elle fait de cette chance perdue la transporte littéralement (littérairement aussi) vers cet homme nouveau. Se livrer corps et âme. C'est par nevers qu'il connaitra le mieux cette femme, puisque c'est de nevers qu'elle a failli mourir. Je vois là l'équivalence non seulement d'une passion amoureuse, mais d'un mariage. si ce mot à un sens, il est là"
moi aussi tout comme cette femme de nevers, je m'était livrée à lui, ce soir la, et il avait était mon jacques à moi, mon japonais .
mais la vie étant ce qu'elle ai j'ai fait comme stretter,j'ai continué, le mari, je me suis perdue dans cette vie bien tranquille, ou il faut bien vivre, sans se poser de question.
la vie matérielle :
"ce que je n'ai pas dit, c'est que toute les femmes de mon livres, quelque soit leur âge, découlent de lol V.Stein. C'est à dire, d'un certain oublie d'elles mêmes. " comment vivre sinon
6. Le dimanche 4 décembre 2005 à 15:11, par Marie.Pool :
k : Bravo !
7. Le dimanche 4 décembre 2005 à 15:41, par cécile :
Sans rapport avec les commentaires ci-dessus, mais je viens de me rappeler d'un auteur vraiment intéressant, et qui justement, est étonnant (justesse, subtilité, profondeur) quand il met en scène une narratrice dans ses livres (en fait, dans tous ses livres, on change de narrateur au fil du récit - on peut se trouver « dans » les pensées de Leiris, comme celles de Kafka, ou de sa fiancée, ou de François Joseph, ou de personnages uniquement fictifs) et les voix alternent ou s’imbriquent, ou alternent jusqu’à s’imbriquer et je ne sais pas comment faire sentir à quel point cet auteur est passionnant, et drôle aussi (il avait reçu un prix chez pas quoi de l’humour noir pour le premier, « Montée en première ligne », bon les prix). Mais vraiment, à lire, « Montée en première ligne » (en gros : les origines de la 1ère guerre mondiale en se plaçant du point de vue de la pensée et de l’intimité d’une multitude de personnages, dont Kafka, c’est dans celui-ci), ou « Trio Gulliver », dont je me souviens qu’à un moment l’une des héroïnes narratrices du livre, accouche, allaite, et il décrit ça « de l’intérieur » donc, d’une façon non seulement très juste, mais inédite, et ce entre autres choses, rien n’est réduit ou versant dans les clichés (de sexe ou historiques) d'où justement l'intérêt et la valeur de cette écriture.
Les commentaires sont un peu tartes, mais ça donne la biblio :
www.bibliomonde.net/pages...
auto.yahoo.fr/b/a/cpc_510...
8. Le dimanche 4 décembre 2005 à 15:44, par k :
quand je l'ai revu 14 ans après, en avril l'homme altantique il m'a dit :
" s'il n'y avait pas L, je te tuerai"
et j'ai pensé "oui tues moi, maintenant, tues moi"
mais sachant L là, c'est ce que j'aurai voulu être tuais pas lui........
9. Le dimanche 4 décembre 2005 à 16:27, par Berlol :
Merci, Cécile, j'avais déjà entendu parler de cet auteur, Jean Guerreschi, mais je n'arrive pas à me souvenir dans quel contexte. Je l'ajoute à ma liste... Et merci tout le monde qui a écrit pendant que je dormais. C'est Noël tous les matins, en ce moment !
10. Le lundi 5 décembre 2005 à 03:12, par k :
vous tous que en savez sur la littérature, y a t-il unsite avec un calssemnt des ventes merci
11. Le lundi 5 décembre 2005 à 03:37, par cécile :
Le mieux, au lieu de regarder les ventes (parce que franchement tu te doutes que c'est pas le critère intéressant pour choisir un bon bouquin), tu chopes et notes les titres ou auteurs dont parlent des gens, ici ou ailleurs puisque tu as cette curiosité de visiter des liens vers d'autres sites ou blog, dont tu aimes la sensibilité comme ça, a priori, ou quand un extrait te plaît ou t'attire, et ensuite tu vois si ces bouquins se trouvent sur les sites de vente d'occasion (ceux que je t'avais indiqués fonctionnent vraiment bien), ou dans le catalogue de ta bibliothèque municipale. Et ensuite à toi la route! Mais un classement par ventes, hein (mais tu fais un peu exprès, là, je crois bien ?). Et pourquoi t'essaierais pas à l'aveuglette, tu vas à la bibli, tu prends des bouquins au pif, parce que leur tranche te fait de l'oeil, tu feuillettes, tu lis la 4ème, tu renifles, et à l'impulsion hop tu prends. Qu'est-ce que tu risques ?
12. Le lundi 5 décembre 2005 à 03:41, par k :
c'est pas pour choisir un livre, bah là bien sur que non que je regarde pas cela, c'est juste pour voir un truc, voilà alors si j'en a qui savent dites
13. Le lundi 5 décembre 2005 à 03:43, par k :
je fait rarement dans l'intuition d'un livre, en général j'aime pas, et je lis quand même( par bonne conscience), et j'ai d'autre chose à faire.
14. Le lundi 5 décembre 2005 à 05:01, par ariel :
Sur le train des jours, il faut lire le beau livre de Bégout, la découverte du quotidien, dont votre blog parlait il y a quelques jours. C'est un texte passionnant sur le monde quotidien et la genèse du quotidien dans nos vies. Il était chez Finkielkraut samedi matin, mais malheureusement ce dernier ne l'a pas laissé parler longtemps, toujours monopolisant la parole avec ses obsessions rétrogrades sur le monde qui va mal, ma petite 'dame. En tout cas, voici un livre brillant et imposant (600 pages) sur la vie quotidienne ressaisie dans une perspective philosophique. C'est peut-être cela qui a gêné Finkie qui n'a de philosophe que le nom et vomit le monde sans chercher à la comprendre.
15. Le lundi 5 décembre 2005 à 05:26, par cécile :
scusi, K ! j'avais interprété. Mais je connais pas ce genre de sites, en faisant une recherche sur un moteur tu as essayé ?
Bégout, ça me fait bien envie, là.
16. Le lundi 5 décembre 2005 à 06:21, par Marie.Pool :
Pour K. j'avais trouvé un jour par hasard un site qui permettait de trouver le nombre d'exemplaires édités ou réédités pour un titre de livre donné , mais je ne l'ai pas encore retrouvé pour vous. Les libraires doivent savoir où trouver ce genre d'inormation. En attendant je suis passée par ce site de La Chaîne du Livre où il y a pas mal de rubriques à explorer (J'espère que le lien sera utilisable) :
Chaîne du Livre : De L’auteur au Lecteur
users.skynet.be/fralica/refer/ theorie/theocom/communic/livre.htm
Je suis étonnée de ce que vous dites sur le fait de ne pas choisir vos lectures à l'intuition. Comment faites-vous pour choisir ? Et pour exemple, comment en êtes-vous venue à lire Duras ?
17. Le lundi 5 décembre 2005 à 08:02, par Berlol :
Merci, Ariel. J'ai aussi écouté cette émission et Fink y a été encore pire que d'habitude. Sa façon élocutoire de souligner des mots ou expressions comme s'il essayait de convaincre un troupeau de pingouins avec des sardines, c'était sa propre caricature. Ceci dit, maintenant qu'on sait qu'ils sont deux, le bon et le mauvais Fink... Vrai qu'il n'a pas laissé Bégout exposer l'originalité de son approche, la ramenant sans cesse dans ses ornières. Mais nous, on va le lire aussi.
Ce qui serait bien (je suggère à des animateurs radio ou organisateurs de colloques), ce serait une vraie rencontre Bégout, Stiegler, Rancière...
18. Le lundi 5 décembre 2005 à 09:42, par k :
mp fallait lire j'ai tous expliqué avant
19. Le lundi 5 décembre 2005 à 13:02, par Marie.Pool :
k: Soit Ben j'ai mal lu (où c'était ?)soit votre explication n' était pas claire.
Le lien c'était pour essayer de répondre à votre recherche que vous avez renouvelée . Difficile encore et maintenant de comprendre quel "truc" vous cherchez exactement. Avez-vous trouvé ?
20. Le lundi 5 décembre 2005 à 13:13, par Marie.Pool :
k: si c'est pour Duras, j'ai lu vos commentaires. Mais je n'ai pas la réponse claire à ma question. Vous avez une écriture très immédiate , vous passez de la concision et l'anecdotique à des propos plus denses avec des fulgurances. Votre écriture est d'emblée un peu déroutante . Non, je ne sais pas pourquoi vous lisez Duras. Si on me posait la question, je serais incapable d'y répondre pour l'instant. Mais vous n'êtes pas obligée de donner suite à la question posée si ça n'a pas d'importance pour vous.
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