La couleur des bords de Loire s'actualise
Par Berlol, mercredi 7 décembre 2005 à 23:57 :: General :: #94 :: rss
« Aucune situation sociale, même la plus dégradée,
et même surtout celle-là, ne peut justifier d’un traitement
de récurage. Face à une existence, même brouillée
par le plus accablant des pedigrees judiciaires, il y a d’abord l’informulable
d’une détresse : c’est toujours de l’humain qu’il s’agit, le plus
souvent broyé par les logiques économiques.»
C'est beau, c'est vrai, c'est ce que je crois aussi.
Et tout le reste de la lettre ouverte est de cette trempe. C'est d'Édouard Glissant et Patrick Chamoiseau et c'est chez nos amis de Remue.net, sous couvert de François Bon.
C'est beau, certes. Mais je ne suis pas sûr que le destinataire puisse concevoir tout cela ; je ne suis même pas sûr qu'il soit digne de recevoir cette lettre. Nous, oui, car elle est ouverte...
Temps beau, sec, bien frais. Les gants sont utiles. Deux cours qui passent comme une lettre à la poste.
Dans l'après-midi, je prépare des réservations d'hôtel à Orléans pour février ; jusqu'alors virtuelle, la couleur des bords de Loire s'actualise soudain. Ça me projette dans de l'avenir. Revenons sur terre. On n'est pas encore parti...
Une partie de l'après-midi à réécouter la conférence de lundi soir. Voilà où elle est, la transcription !
Bonjour à Pierre, quand il passera par ici, un jour ou l'autre. Et bien sûr, je répète que cette transcription partielle est diffusée dans l'attente d'un accord, sur le mode du qui ne dit mot consent.
« — Tu veux pas faire un ping-pong ?
Il jouait avec mon prédécesseur au gymnase, le midi, une ou deux fois par semaine. Il me laissa installer la table parce qu'il souffrait des lombaires, se mit en chaussettes et remporta deux parties en sets secs, m'offrit la belle qui fut plus serrée mais la gagna. Ça allait sonner. Réintégrant ses mocassins, il dit que je me débrouillais. Je loupais trop de smashes parce que j'attaquais mal la balle et j'attaquais mal la balle parce que je tenais mal ma raquette. Il, j'en faisais ce que je voulais, me donna quelques conseils et, dans le vide, plusieurs fois, balança de grands pains du revers.» (Alain Sevestre, L'Affectation, Gallimard, p. 76 — on dirait moi !).
Au sport, pédalant, suite de L'Affectation, donc, d'Alain Sevestre. Difficile de citer, plus difficile que dans Les Tristes. Densité de la page, quelque chose qui rend le plus souvent l'extrait orphelin.
Revolver, envoyé séparément des autres ouvrages de ma dernière commande parce qu'il n'était pas tout de suite disponible, est finalement arrivé hier, alors que le gros de la commande, non. Allez comprendre...
Oups !... Je viens de me rendre compte qu'il me reste une pile de copies à corriger ! Damned, I'm done...
C'est beau, c'est vrai, c'est ce que je crois aussi.
Et tout le reste de la lettre ouverte est de cette trempe. C'est d'Édouard Glissant et Patrick Chamoiseau et c'est chez nos amis de Remue.net, sous couvert de François Bon.
C'est beau, certes. Mais je ne suis pas sûr que le destinataire puisse concevoir tout cela ; je ne suis même pas sûr qu'il soit digne de recevoir cette lettre. Nous, oui, car elle est ouverte...
Temps beau, sec, bien frais. Les gants sont utiles. Deux cours qui passent comme une lettre à la poste.
Dans l'après-midi, je prépare des réservations d'hôtel à Orléans pour février ; jusqu'alors virtuelle, la couleur des bords de Loire s'actualise soudain. Ça me projette dans de l'avenir. Revenons sur terre. On n'est pas encore parti...
Une partie de l'après-midi à réécouter la conférence de lundi soir. Voilà où elle est, la transcription !
Bonjour à Pierre, quand il passera par ici, un jour ou l'autre. Et bien sûr, je répète que cette transcription partielle est diffusée dans l'attente d'un accord, sur le mode du qui ne dit mot consent.
« — Tu veux pas faire un ping-pong ?
Il jouait avec mon prédécesseur au gymnase, le midi, une ou deux fois par semaine. Il me laissa installer la table parce qu'il souffrait des lombaires, se mit en chaussettes et remporta deux parties en sets secs, m'offrit la belle qui fut plus serrée mais la gagna. Ça allait sonner. Réintégrant ses mocassins, il dit que je me débrouillais. Je loupais trop de smashes parce que j'attaquais mal la balle et j'attaquais mal la balle parce que je tenais mal ma raquette. Il, j'en faisais ce que je voulais, me donna quelques conseils et, dans le vide, plusieurs fois, balança de grands pains du revers.» (Alain Sevestre, L'Affectation, Gallimard, p. 76 — on dirait moi !).
Au sport, pédalant, suite de L'Affectation, donc, d'Alain Sevestre. Difficile de citer, plus difficile que dans Les Tristes. Densité de la page, quelque chose qui rend le plus souvent l'extrait orphelin.
Revolver, envoyé séparément des autres ouvrages de ma dernière commande parce qu'il n'était pas tout de suite disponible, est finalement arrivé hier, alors que le gros de la commande, non. Allez comprendre...
Oups !... Je viens de me rendre compte qu'il me reste une pile de copies à corriger ! Damned, I'm done...
Commentaires
1. Le mercredi 7 décembre 2005 à 16:29, par Bartlebooth :
Je crois que je n'aime pas du tout les extraits de la communication de Ouellet que tu nous offres :
- parce que ça philosophe, avec tous les défauts de l'explication philosophique la plus courante : les généralisations, les à-peu-près, un non-sens (je n'y vois pas d'inconvénient quand c'est dans la création, la poésie) présenté comme sens, comme éclairant, les délires référentiels (ces termes grecs, la mythologie à la rescousse), ses articulations logiques qui n'en ont que la forme (bref un type de discours philosophico-scientifico-littéraire que je m'étais d'ailleurs amusé à parodier (ah ces structuralistes, ces phénoménologues !) dans ce que j'ai appelé des "préfaces" qui me servent effectivement maintenant de préfaces à un ensemble de textes où la question du sens est centrale)
- son premier chapitre (en tout cas celui que tu présentes comme tel) me semble d'une bêtise incroyable, j'ai failli ne pas aller plus loin : son idée que le poète n'intervient plus "dans les affaires de la cité" parce qu'il n'a plus "l'intelligence du monde" et qu'il est "privé de sens ou d'idées", c'est un peu court, c'est un peu con, jeune homme... (avec ce genre de discours on explique de même la non-participation aux élections)
- l'idée du poète qui interroge DESORMAIS (comme si c'était nouveau, Mallarmé n'a jamais existé ?) "l'intelligibilité même du réel" parce qu'il est "condamné à affronter l'insignifiance foncière des choses" (c'est nouveau aussi ?, c'est la seule raison ?)
- des phrases à rallonges, usant de la redondance (le début du second paragraphe est en ce sens très chiant, on croit avancer mais on piétine avec lui)
je continue plus tard
2. Le mercredi 7 décembre 2005 à 18:11, par Berlol :
J'aime bien la contradiction dans ton départ : "je crois que... pas du tout". On voit que tu es désolé de ne pas être d'accord ! J'ajoute qu'entre les morceaux de son cru, il citait des extraits de poètes (Philippe Beck, Marc Blanchet, Romain Graziani, Jean-Patrice Courtois, Jean-Louis Giovannoni et Caroline Sagot-Duvauroux) qui illustraient assez bien son propos.
Dans les conférences à l'étranger et de manière générale, il est recommandé aux invités d'être assez pédagogiques, ce qui signifie selon les cas d'expliciter les termes, avec étymologie éventuellement, recours aux racines si l'on veut, redondance éventuellement, etc.
Cela n'empêche pas de pouvoir être en désaccord et les questions qui ont suivi la conférence n'allaient pas vers un consensus, je tiens à le dire. Cependant, si tu as une meilleure explication pour le "retrait", voire la "retraite" des poètes, je t'écoute.
Moi, ce qui me gêne le plus, c'est cette idée d'énergie barbare qui serait le carburant du moteur secret de l'évolution des sociétés. C'est faire fi des avancées sociales et scientifiques dans la vie de tous les jours (la qualité des aliments, les médicaments, les droits du travail, etc.), car ce n'est pas vrai que "rien ne bouge qu'à coup d'attaques et de violences sans nom". Et c'est aussi donner raison aux oppresseurs (libéralistes et terroristes main dans la main), finalement, puisqu'il en sortirait toujours quelque chose de bon : de la poésie dans du sursaut. Je ne pense pas que c'est ce qu'il voulait dire, mais c'est dans la prolongation de son raisonnement.
Comme tu l'as deviné, je ne le copie pas parce que j'aime mais parce que ça fait réfléchir. Ceci dit, restons courtois dans la critique. Je sais, c'est plus difficile...
3. Le jeudi 8 décembre 2005 à 13:01, par Bartlebooth :
Oui, restons courtois (à ce propos d'ailleurs, j'ai eu Jean-Patrice comme professeur, j'en ai un excellent souvenir).
Effectivement, ça m'ennuie de ne pas être d'accord sur ce sujet (la poésie, pas la politique) qui m'importe, ça m'attriste vraiment de lire certaines perceptions de la poésie.
C'est bien que tu donnes les noms des poètes cités par Ouellet, je me demandais justement quelles étaient ses lectures, et aussi je suis curieux (mais pas trop) de connaître ce qu'il écrit en ce domaine (le dominium, c'est-à-dire l'autorité mais également le festin).
Des poètes qui philosophent, souvent référentiels et savants, ou dans un lyrisme à la Char. Si l'on note que pas mal d'entre eux sont édités par Prétexte et Corti, on a une idée d'une certaine qualité (facilement récupérable par l'université). Quand je dis ça, je suis juste un peu ironique, pas entièrement négatif : j'apprécie notamment que le conférencier cite de très jeunes poètes (que je n'ai d'ailleurs pas lus mais ce que je trouve sur eux donne envie de les lire) et des types comme Beck et Courtois qui m'intéressent un peu. Mais bon, avec un corpus et des exemples bien choisis, on peut dire tout et n'importe quoi sur la poésie, en tout cas quelque chose de préalablement orienté. Et les poètes choisis ici représentent plus une certaine forme de poésie que la poésie dans ce qu'elle a de diversifié.
Je ne pense pas que je peux expliquer le retrait ou la retraite du poète, pour la simple raison que je ne suis pas d'accord avec le postulat de départ : je ne vois pas de retrait du poète.
A la rigueur je serais prêt à discuter de la disparition de "la figure du poète intellectuel, qui intervient publiquement dans les affaires de la cité". Et je commencerais par dire que cette figure-là est anachronique et qu'elle est devenue ringarde, ridicule. Il est ridicule, non, celui qui intervient politiquement en tant que poète ? Un copain de Paz justement, Benjamin Péret en 1945, se moquait des ces poètes qui mettent leur art, leur "figure de poète intellectuel" au service de. Aragon est mort, le communisme est mort, pourquoi y aurait-il encore des poètes intellectuels ? Ah si, il y en a encore sous une forme précise : le signataire de pétitions qui signe "X, poète", c'est trop peu pour en faire une étude de cas. Non, je déconne.
Ouellet n'est pas clair sur un point : il parle du poète qui intervient en poésie ou hors poésie ? les deux ? Les exemples qu'il offre - Neruda, Paz, Pasolini, Brodsky - donnent l'idée de poètes clairement politisés, des activistes intellectuels, qui mettaient une parole politique contestataire en avant, et même en créant des revues. Est-il vraiment sûr qu'il n'y en a plus, lit-il autre chose que les poètes universitaires, lit-il l'action poétique sur le net, dans les fanzines et, j'y reviendrai, s'intéresse-t-il à ce qui se fait en poésie du côté de l'oralité ? Les poètes qu'il cite sont aussi des poètes condamnés par des gouvernements sévères, des nobélisés ou des ambassadeurs. Est-ce si sûr qu'il n'y en aura plus ? Si demain notre gouvernement se durcit au point d'emprisonner des poètes considérés comme parasites, ne se fera-t-on pas d'eux l'image de poètes intellectuels ayant dérangés les affaires d'état ? Brice Petit et Jean-Michel Maulpoix représentent quoi aux yeux de ceux qui connaissent l'affaire ? N'y a-t-il pas dans le monde - au hasard : en Algérie, en Iran, etc. - des poètes intellectuels intervenant dans les affaires de la cité ? N'y aura-t-il plus de poètes nobélisés représentant une libre parole politique ?
Je continue plus tard.
4. Le vendredi 9 décembre 2005 à 07:46, par Arte :
Oui, à suivre. D'abord on est tranquille ici ! Ensuite, tu dis bien (B.) ce que j'aurais mal dit : est-ce le poète qui est en retrait ou les communautés même dans lesquelles il pouvait politiquement (ou "humainement" simplement) s'investir qui ont disparues ? On voit mal un poète à l'UMP (Mes excuses Monsieur le Premier). En passant, c'est en "retraîte", au sens propre (poursuivi, même), que Neruda fit son oeuvre "engagée" véritable, le reste est chants d'amour !
Par contre j'attendais beaucoup de l'approche de Ouellet sur la question de l'urbain, de ses "décentrements" et de la poésie. La "carte mentale" de K. Lynch, qui permet de se représenter la ville pour l'habitant, reprend les catégories de la linguistique. L'urbain renvoit toujours à la question de l'oralité, de la langue... Je pensais qu'il allait faire ce lien entre l'urbain et la parole... mais non.
Si le Rap (pour faire vite), n'est pas de la poésie "reconnue" comme intelligence du monde, est-ce le monde (c'est à dire ici les instances de reconnaissance, de définition de ce qu'est "le monde" ) ou le poète qui est en retrait? C'est peut-être cela que Ouellet évoque dans la sauvagerie facteur de sociabilité, un ajustement au monde ?
(Putain, t'as vu comment je cause pour rien dire !!!!!!!)
5. Le vendredi 9 décembre 2005 à 08:03, par Arte :
(et fais pas chier avec le lyrisme de Char, "Olympien", comme disait Aragon, ça oui, mais lyrique !!!)
j'ai dit "chier" ?
6. Le vendredi 9 décembre 2005 à 09:31, par k :
et moi je dis merde heim,
ils pensent se qu'ils veulent,
vous êtes en train de lui donnez raison,
elle réussie bien son jeu,
a disloquer tous le monde mais moi je lui dis ça à mp,
je n'ai rien contre elle mais là elle fait que je ne pas lui dire ceci et merde,elle supporte pas de ne pas être le centre du monde et surtout elle a réussi à "vous" convaicre de ma non existance, au fait que tout cela n'est qu'un jeu et làje ne peux pas restez sans fermez ma ptite gueule, tanpis elle l'aura cherché, j'espére que cela ne sera pas effacé, je mais du brigitte fontaine, elle ne doit pas connaitre pas assez littéraire pour elle heim, j'en ai rien à foutre je suis en colére, une colére noire, voila le texte
7. Le vendredi 9 décembre 2005 à 10:06, par k :
"et puis merde, fuck, la vérole, assez de mignardise, assez da cucu cui-cui, assez de sirop, on n'est pas des malade, on n'est pas des agneaux au biberon, des cendrillos, des frasies oiseuses, des bébés dysney. On est des ogres, des vampires et c'est tout!
des monstres de feu, des lock ness, des morts vivants, on est des loups pleins de rage,des minables, ds ordures; des caca-boudins, des pauvres nazes, des miteux, des dégueulis. on voudrait taper, griffer, tuer peut être, on ne vaut pas mieux que la vermine, les dictateurs, les étrons, on est des vraies sacs de merde et on se prend pour des navires célestes (ça c'est pour mp de la pert de k).
on est bien pires que des chacals et on croit tous au père noël. LA VEROLE? LA VEROLE SUR NOS GUEULES!
8. Le vendredi 9 décembre 2005 à 10:08, par Arte :
Elle ne réussit rien du tout, qu'à se ridiculiser !
Ne lui offrez pas vos colères, elles s'en repait : négligez cette imbécile, bête et méchante... et écrivez !
9. Le vendredi 9 décembre 2005 à 10:09, par Arte :
fuck la vérollllllllleeeeeeee, Rire !!! bien trouvé !
10. Le vendredi 9 décembre 2005 à 10:12, par k :
j'ai découvert brigitte il y a peu de temps pensant que j'étais trop con pour comprendre et en fait cette chCONNE
Je suis malheureuse ! parce que
je suis conne
Et que tout le monde est con
Parce que j'ai raté ma vie
J'ai raté mon évolution
spirituelle
Je n'ai pas appartenu à un ordre
initiatique
CONNE
Je suis passée à côté de l'amour,
l'amour
Quand il s'est présenté à moi
Avec sa Mercedes rose bonbon
Et sa poitrine nue et dorée
Je l'ai laissé sur le bord de la route
Et je suis montée dans une 2CV pourrie
Où y'avait un chien qui puait
CONNE
CONNE
Je n'ai pas respecté mon père et ma mère
Y'a pas d'secret,
y'a pas d 'mystère
J'ai négligé mes devoirs envers
l'univers
Au niveau du concret
je suis archi tache
Je ne sais même pas jouer
de la guitare électrique
CONNE
CONNE
Je ne sais même pas parler une langue étrangère
Je n'ai pas fait un travail sur mon corps
Et je suis incapable de passer l'aspirateur
Parce que je suis conne
Parce que je suis conne
CONNE
CONNE
CONNE...
anson me définie moi:
11. Le vendredi 9 décembre 2005 à 10:30, par k :
arte c'est pas "trouvé" c'est ressenti c'est plus grave
12. Le vendredi 9 décembre 2005 à 10:45, par k :
ca c'est mon hymne ce qui me défini moi k
suis allez voir brigitte au hangar, hein cel tu connais le hangar, c'était un moment magique, cette femme on a envie de la prendre dans ces bras, elle, elle a cette souffrance, cette connaissance, j'ai découvert cette chanson ce soir là, et là
j'ai pleuré, parce que c'est ça oui, dans le détail MOI
FOLIE
Folle de tristesse et de rage
Mangeant la merde et le cirage
Folle de terreur et d’horreur
Je vomis mon foie et mon cœur
Cloîtrée dans l’éternel taudis
Entre ces murs que je maudis
Je tourne comme une toupie
Ou sur quelque loque je gis
Si je sors c’est pour quelque pas
L’espace horrible fond sur moi
Comme un gigantesque vautour
transparent et sanglant le jour
Plus noir que l’enfer de la nuit
Eh bien oui telle est ma folie
brigitte est folle hi hi hi
Que c’est drôle que c’est jolie
Dans les plumes de canari
Les feux follets et les rubis
Brûlée vive sur le bûcher
L’esprit et le corps embrasés
Comme une femme à l’habitude
De l’est à l’Ouest du Nord au Sud
Noircie par toutes les tortures
Et rongée par la moisissure
Ensevelie dans les glacier
Projetée dans un corps d’acier
Solitaire entre les planètes
Sans paroi sans chair sans arrêtes
Etouffée de serpents flambants
Assourdie de cris de mourants
Je ne sais comment je survis
Eh bien oui telle est ma folie
Brigitte est folle hi hi hi
Que c’est drôle que c’est jolie
Dans les plumes de canari
Les feux follets et les rubis
La haine et la misère au cœur
Au cul le feu et la douleur
J’avoue oui j’avoue que j’ai peur
Crevée de blessure de fleurs
Carnivores et omnivores
Dans l’éther effrayant que dore
Le soleil de Satan puant
Calcinant la mer et le vent
J’avoue oui j’avoue que je crève
Jusqu’au tombeau glacé du rêve
J’abandonne alliés et amis
A leur sort plein de mélodie
Scribouillard qui chie ta copie
Comprends-le c’est ça ma folie
13. Le vendredi 9 décembre 2005 à 11:19, par k :
et bah voila je me suis lachée, tanpis ça fait du bien,
si on m'avait di qu'un jour on me prendrais pour une fiction, c'est fort de KF non (enfin on et un con et je sais on sait de qui je parle)
je crois que je vais faire péter le blog ce soir, non!!!!!
vous avez pas envie, moi uoi............
14. Le vendredi 9 décembre 2005 à 12:34, par k :
tout les textes sont de brigitte fontaine, j'sais pas si on a bien compris, moi je sais pas écrire des trucs comme ça d'ailleurs!!
15. Le vendredi 9 décembre 2005 à 13:44, par k :
bon ce soir c'est bf surement pas pour vous :
de la haute littérature, mais voila:
on pourrait lire, je lis, je lis tes ratures, non mes ratures,t'es sure!!!
mais oui écoute.........:
"la routine, la routine, se diasit alors hanna ; dieu sait quand, nagère, la routine, pire, la chronicité, toujoursn toujours, se réveiller, se laver, s'habiller pour aller se coucher, préparer hativement, tristement, oui trsite tristesse, les accessoires du thé pour le lendemain, comme d'habitude, pourquoi, pour quoi, encore et toujurs. Et puis l'inéviatble descente au tombeau, descente dans le trou noir de la chambre. Il fallait pour s'assurer prendre de petite pillules, toujours les mêmes. a cause de la peur. Et puis c'était le couché au côté de konrad-son-mari, le coucher "comme auprès dun cadavre, d'un cadavre étendu"; konrad aux aguets, les yeux brulants. La misère s'emparait du corps de hanna, qui restait raide, bouquet séché, inhabité. Elle avait cru aimer, comme on dit, ce dandy mince et sombre, un peu alcoolique, qui aimait les armes blancheouvragées, précieuse, qui avait un peu d'argent, un culte pour l'horrible beau, les payages désolés et les noires houppelandes cintrées."
et bien c'est pour cela que je deviens moi k, lol, dans cette étendu de sable....ou git ce chien mort
16. Le vendredi 9 décembre 2005 à 15:32, par Marie.Pool :
J'aime beaucoup les textes de Brigitte Fontaine, surtout au temps où elle chantait avec ARESKI :"Nous avons tant parlé, toi avec moi, Comment se rappeler qui a dit quoi ". Brigitte Fontaine est un peu "space" et iconoclaste. Elle est aussi un superbe personnage médiatique. Je la connais depuis longtemps, c'est que je ne suis pas toute jeune... cela expliquant probablement mon déficit cognitif et affectif. Mais j'ai de bons médecins autour de moi. Ne vous inquiétez pas.
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.