Seul entre deux baffles
Par Berlol, mercredi 21 décembre 2005 à 23:58 :: General :: #108 :: rss
Dire qu'il y a deux
ans, je partais avec T. en Australie ! Je m'en souviens plus nettement
que de bien d'autres choses arrivées depuis. Il y a comme ça
des empreintes...
Comme celle de l'an dernier aussi puisque c'était le jour de publication des choix pour Cerisy. Je crains que du 21 décembre de cette année il n'y ait que du réticulaire à retenir. J'ai fait mes deux cours en mode normal, ai passé une bonne partie de l'après-midi à ranger des documents en peaufinant des sujets d'examen maintenant au bord de la perfection, puis suis allé au sport où j'ai pédalé 15 kilomètres en avançant mon Sevestre d'exactement 20 pages, soit 1,33 page au kilomètre (c'était combien avec le shinkansen, l'autre jour ?).
Détail matinal. En allant au petit coin ce matin, je lis 4 °C. Oui, il y a un thermomètre dans mes toilettes, un thermomètre à mercure avec un niveau rouge bien en face du 4. Et quand j'en sors, parce que c'est une toute petite pièce, il est à 6 °C. Ça n'incite pas à y rester longtemps...
Saviez qu'avant-hier, Nagoya avait battu son record de chute de neige depuis 1947 ? Moi non, j'ai appris ça aujourd'hui. Paraît que ça reprend demain. Je vais sortir ma combinaison de ski...
Pendant ce temps, le scandale des bâtiments pas aux normes anti-sismiques s'étend dans tout le Japon (même France Info en parle, c'est dire ! Et d'autres médias s'y mettent...). Je l'avais évoqué le 27 novembre avec la certitude que ça ne resterait pas limité à une seule affaire. Car il y a forcément derrière des administrations impliquées, qui ont délivré des permis, signé des certificats, voire falsifié des documents. Et si une boîte l'a fait, forcément d'autres aussi, sinon comment être compétitif ! Il faut dire aussi que la loi sur les normes anti-sismiques tablait sur l'honnêteté des professionnels en ne punissant les fraudes que d'amendes d'un maximum de 300.000 yens, une bagatelle dans l'immobilier... Comme le gouvernement vient de débloquer 8 milliards de yens pour aider les pauvres petits propriétaires simultanément endettés de crédit et à la rue, je pense que ça va changer.
Comme ça, pour rien, voilà-t-il pas que je me demandais
si je ne trouverais pas une certaine réédition de Tuxedomoon en cédé,
sans plus savoir le titre, juste l'image de la pochette du disque dans un
coin de mémoire. En googlant en consultant, je suis retombé
sur une page du TiersLivre où j'avais laissé un
commentaire en juin dernier, où JCB avait commenté après
moi, me laissant un amer et violent goût de jalousie dans la bouche
et les oreilles : il les avait connus à leur tout début à
San Francisco !
Puis, ça je ne l'avais pas vu avant aujourd'hui, quelqu'un d'autre avait laissé un commentaire en juillet, une certaine Isabelle, Isabelle Corbisier (auteur de la photo), qui ne parlait de rien moins que d'un nouvel album de Tuxedomoon ! J'ai illico filé à l'adresse indiquée et j'ai pu écouter de conséquents extraits qui m'ont tout à fait enthousiasmé. Et je ne dis pas cela par nostalgie. Écoutez les extraits du Diario di un egoista ou de Chinese mike, c'est évident. Et tout mon stress est parti d'un coup avec Misty Blue. D'ailleurs je l'ai mis en boucle un bon quart d'heure de lévitation, c'est là qu'on voit la puissance de deux minutes de musique... Allez zou !, je commande pour Noël.
J'en ai profité pour redécouvrir (découvrir l'état actuel d') un label, Crammed, qui faisait mes délices dans les années 80 et même dans les années 90, quand je parcourais à la recherche de boutiques d'imports ou d'occasions Paris puis Tokyo mais aussi entre temps et brièvement Fribourg où j'avais réussi à trouver le maxi 45 tours Memorabilia de Soft Cell imports et occasions que j'écouterais finalement seul la plupart du temps car personne autour de moi n'avait ces goûts musicaux-là et qu'aller dans les concerts me déplaisait déjà profondément autant à cause de la fumée l'alcool la violence que parce que je n'avais pas l'impression d'y entendre mieux la musique que seul entre deux baffles et des larmes au bord des yeux imports et occasions qui sont tous là dans la pièce à côté centaines de bombes toujours prêtes à exploser...
J'ai retrouvé le disque auquel je pensais, il s'agit de Suite en Sous-sol (1982), en fait je l'ai ici aussi, je viens de remettre la main dessus. Tout ça pour ça.
Comme celle de l'an dernier aussi puisque c'était le jour de publication des choix pour Cerisy. Je crains que du 21 décembre de cette année il n'y ait que du réticulaire à retenir. J'ai fait mes deux cours en mode normal, ai passé une bonne partie de l'après-midi à ranger des documents en peaufinant des sujets d'examen maintenant au bord de la perfection, puis suis allé au sport où j'ai pédalé 15 kilomètres en avançant mon Sevestre d'exactement 20 pages, soit 1,33 page au kilomètre (c'était combien avec le shinkansen, l'autre jour ?).
Détail matinal. En allant au petit coin ce matin, je lis 4 °C. Oui, il y a un thermomètre dans mes toilettes, un thermomètre à mercure avec un niveau rouge bien en face du 4. Et quand j'en sors, parce que c'est une toute petite pièce, il est à 6 °C. Ça n'incite pas à y rester longtemps...
Saviez qu'avant-hier, Nagoya avait battu son record de chute de neige depuis 1947 ? Moi non, j'ai appris ça aujourd'hui. Paraît que ça reprend demain. Je vais sortir ma combinaison de ski...
Pendant ce temps, le scandale des bâtiments pas aux normes anti-sismiques s'étend dans tout le Japon (même France Info en parle, c'est dire ! Et d'autres médias s'y mettent...). Je l'avais évoqué le 27 novembre avec la certitude que ça ne resterait pas limité à une seule affaire. Car il y a forcément derrière des administrations impliquées, qui ont délivré des permis, signé des certificats, voire falsifié des documents. Et si une boîte l'a fait, forcément d'autres aussi, sinon comment être compétitif ! Il faut dire aussi que la loi sur les normes anti-sismiques tablait sur l'honnêteté des professionnels en ne punissant les fraudes que d'amendes d'un maximum de 300.000 yens, une bagatelle dans l'immobilier... Comme le gouvernement vient de débloquer 8 milliards de yens pour aider les pauvres petits propriétaires simultanément endettés de crédit et à la rue, je pense que ça va changer.
Comme ça, pour rien, voilà-t-il pas que je me demandais
si je ne trouverais pas une certaine réédition de Tuxedomoon en cédé,
sans plus savoir le titre, juste l'image de la pochette du disque dans un
coin de mémoire. En googlant en consultant, je suis retombé
sur une page du TiersLivre où j'avais laissé un
commentaire en juin dernier, où JCB avait commenté après
moi, me laissant un amer et violent goût de jalousie dans la bouche
et les oreilles : il les avait connus à leur tout début à
San Francisco !Puis, ça je ne l'avais pas vu avant aujourd'hui, quelqu'un d'autre avait laissé un commentaire en juillet, une certaine Isabelle, Isabelle Corbisier (auteur de la photo), qui ne parlait de rien moins que d'un nouvel album de Tuxedomoon ! J'ai illico filé à l'adresse indiquée et j'ai pu écouter de conséquents extraits qui m'ont tout à fait enthousiasmé. Et je ne dis pas cela par nostalgie. Écoutez les extraits du Diario di un egoista ou de Chinese mike, c'est évident. Et tout mon stress est parti d'un coup avec Misty Blue. D'ailleurs je l'ai mis en boucle un bon quart d'heure de lévitation, c'est là qu'on voit la puissance de deux minutes de musique... Allez zou !, je commande pour Noël.
J'en ai profité pour redécouvrir (découvrir l'état actuel d') un label, Crammed, qui faisait mes délices dans les années 80 et même dans les années 90, quand je parcourais à la recherche de boutiques d'imports ou d'occasions Paris puis Tokyo mais aussi entre temps et brièvement Fribourg où j'avais réussi à trouver le maxi 45 tours Memorabilia de Soft Cell imports et occasions que j'écouterais finalement seul la plupart du temps car personne autour de moi n'avait ces goûts musicaux-là et qu'aller dans les concerts me déplaisait déjà profondément autant à cause de la fumée l'alcool la violence que parce que je n'avais pas l'impression d'y entendre mieux la musique que seul entre deux baffles et des larmes au bord des yeux imports et occasions qui sont tous là dans la pièce à côté centaines de bombes toujours prêtes à exploser...
J'ai retrouvé le disque auquel je pensais, il s'agit de Suite en Sous-sol (1982), en fait je l'ai ici aussi, je viens de remettre la main dessus. Tout ça pour ça.
Commentaires
1. Le mercredi 21 décembre 2005 à 16:57, par Bartlebooth :
au mot ou au son Tuxedemoon, je repense systématiquement avec regret à ce concert, qu'illustre la photo, que je n'ai pas vu. Comme ce concert, je m'en mords les doigts, même période je crois et Pompidou aussi, d'Etant Donnés/Alan Vega/Christophe.
Crammed, ça me fait penser aussi à Celluloïd, plein de bons groupes aussi, dont les français oubliés Mathématiques Modernes qui chantaient entre autres "pariiiiiis...tokyooooo...."
depuis quelques jours, côté vieux trucs zarbs, je réécoute Current 93, Nurse With Wound, Cabaret Voltaire, Virgin Prunes, Skinny Puppy
Bonnes fêtes à tous
2. Le mercredi 21 décembre 2005 à 17:50, par Berlol :
Bartle, je me précipite sur ton Top Album 2005 (6)... À suivre...
3. Le mercredi 21 décembre 2005 à 20:02, par alain :
Moi, je suis retombé sur une soupe récente, une variété, musique à quoi on ne mord pas sur l'instant mais qui, avec les jours, certains souvenirs, nous fait reprendre le train d'un vague passé (il est tôt, je peux bien essayer de faire des phrases (de toute façon, j'adore la variété)), c'était Pure shore, chanté par un groupe de filles, All Saints. Ça mangeait pas de pain.
Quant aux toilettes (putain, aujourd'hui, je colle au billet du jour), je termine les Fioretti. Je retiens ces mots "ivre d'esprit" qui décrivent l'état d'un franciscain cavalant partout en bondissant de joie.
Il ne neige pas, même.
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