Fixant la neige tombée, un rayon de soleil matinal, des gens qui pelletent, une branche qui se déleste soudain, je règle les activités de la journée et trace une ligne de vacances : redémarrer le hub et la borne wifi (ordinateur lent, connexion aléatoire, vidéos de France 2 impossibles à avoir depuis deux semaines), monter au bureau finir les sujets d'examen et les donner à l'administration (en fait, n'y a plus qu'à coller mes feuilles A4 sur les A3 officielles), recevoir une étudiante pour relire une lettre (y laisser des tournures incertaines pour justifier d'aller en France apprendre le français), copier les émissions enregistrées pour les écouter bientôt (dont Pierre Bergounioux dans les Affinités électives d'hier), prendre les livres dont j'aurai besoin pendant deux semaines (dont les Weyergans pour les membres du GRAAL), revenir faire ma valise et partir pas trop tard pour éviter d'être coincé dans le train en cas de fortes chutes de neige, etc.

La ligne, c'est un article à finir, des cours à préparer et des livres à lire. Quelques autres objectifs à côté, comme visiter tous les sites référencés dans le Labyrinthe, reprendre la liste des nouvelles ressources chez Gallica, perdre deux kilos — c'est peut-être ça qui sera le plus difficile parce que le froid n'incite pas à sortir se dépenser...
Voilà. Ce sont des choses sur lesquelles je peux directement influer, à mon échelle. À l'autre bout, c'est l'anniversaire de l'empereur, ce sont les relations Japon-Chine qui se dégradent, la précarité qui se généralise, se banalise, et toutes les informations catastrophiques que la télévision aime compiler pour finir l'année et nous en laisser un souvenir impérissable.
La bonne nouvelle, c'est cette baffe que Donnedieu de Vabres s'est prise dans la nuit, les amendements votés allant en sens inverse de celui de sa loi scélérate.

« La colère des députés est aussi alimentée par les conditions d'examen du texte : passé en Conseil des ministres il y a déjà près de deux ans, il déboule à l'Assemblée nationale à la veille de Noël et en « urgence », ce qui signifie une seule lecture parlementaire.» (Florent Latrive, Téléchargement d'erreurs pour le ministre, édition du jour de Libération)

« Au sommet de l'Apec (Forum de coopération économique d'Asie-Pacifique), à Pusan (Corée du Sud), le mois dernier, le président chinois, Hu Jintao, a carrément refusé de rencontrer Junichiro Koizumi. Un camouflet. Et une première. Koizumi s'en est étonné la semaine passée. « Je ne comprends pas pourquoi le président chinois refuse de me rencontrer », s'est-il indigné. Koizumi feint d'ignorer que Hu Jintao proteste ainsi contre la cinquième visite, le 17 octobre, du leader japonais au sanctuaire shinto de Yasukuni, à Tokyo, où sont honorés, parmi 2,5 millions de morts « pour la patrie », 14 criminels de guerre nippons. En avril 2004, lors du sommet Afrique-Asie de Djakarta, après les excuses formulées par Koizumi en mémoire des « souffrances cruelles infligées par le Japon à ses voisins » dans les années 30 et 40, Hu Jintao avait prié Koizumi de ne surtout plus aller à Yasukuni.» (Michel Temman, Pour le Japon, la Chine est une "menace", Libération d'hier)

J'ai laissé passer un train car trop de queue pour avoir une place assise dans le wagon 2 (non-fumeur et sans réservation), pris le suivant vers 13h30 qui était en fait celui de 12h44 en retard à cause de la neige. Étant le cinquième dans la queue, j'ai eu une place assise. Des dizaines de personnes sont restées debout dans les couloirs.
Ai presque fini L'Affectation. Faudra que j'en parle, je ne sais pas encore comment. Il n'y a pas vraiment d'histoire racontable, une coulée de chaud-froid, un mal-être incernable et injustifiable, une quête sans savoir de quoi et un narrateur qui prête à sourire amicalement mais avec rien à lui dire pour l'aider, ni les autres personnages ni le lecteur. Encore quinze pages...