Sur la table, quarante-quatre petits financiers, plutôt en forme de bouchons de champagne, attestent de ma dernière révolution — plus exactement, des agapes associées à sa simple commémoration. Je serai donc bref.

Matinée ménage. Quelques courriels amicaux. Début de lecture de Weyergans (Trois Jours chez ma mère — moyen, le début...). Déjeuner rapide avec T. : salade tomates mozarella et omelette aux pommes de terre. À Shinjuku pour voir les vélos pliants, les Brompton et les BD-1. Les prix nécessitent d'y réfléchir à deux fois...

Fin de l'actualisation jusqu'à fin novembre de l'index des anthroponymes du JLR, et mise en ligne. Entrées nouvelles : Olivier Adam, Pierre Bayard, Bruce Bégout, Jean-Yves Cendrey, Didier Decoin, Remy de Gourmont, Hédi Kaddour, François Nourissier et Thomas Raucat. Entrées logiques, entrées intempestives et entrées regrettables se mêlent étrangement. Heureusement que je ne les lis pas tous !...

Il y a maintenant 58 flux dans ma liste personnelle Bloglines. La plupart des blogs que je suivais déjà depuis un moment, des fils rss de Libération et du Monde, des blogs spécialisés en nouvelles technologies, bibliothèques, littérature, fils de météo, actualités musicales. Tout mélangé, surtout pas de catégories, juste la liste alphabétique. Dès qu'il y a du nouveau ici ou là, ça s'affiche en tête de liste. Je regarde les titres, les premières lignes, j'ouvre ou pas, c'est selon. Sur la semaine, c'est un gain de temps de plusieurs heures. Je vais peut-être en ajouter jusqu'à avoir une centaine de flux, puis les réduire à 70 ou 80 en début d'année, par élimination des moins pertinents à mon goût (ce qui ne constitue pas un jugement dans l'absolu).
Je serais intéressé de savoir comment vous faites, vous qui me lisez. Quels logiciels ? Quels agrégateurs ? Rss ou pas ? Combien de blogs régulièrement visités ?

Dîner de fête au Saint-Martin, donc. T. et moi nous y préparons vers 20 heures alors qu'étions en plein travail depuis un long moment. Toujours étrange de quitter un domaine intellectuel tout à fait virtuel, celui de notre pensée et de notre écriture, elle comme moi — même si nous travaillons à partir de documents bien réels — pour aller prosaïquement avaler des nourritures et en tirer plaisir.
Quoique d'appétit moyen, nous avons partagé quelques-uns des meilleurs plats de la maison : ratatouille, fricassée de cèpes, poulet à la moutarde, pâté de chevreuil en croûte (étonnant).
Et c'est de là que viennent mes financiers, plus originaux qu'un seul gros gâteau d'anniversaire. Sans oublier les petites choses qui ajoutent tant à la joie de l'instant qu'on ne sait pas quoi dire (d'autre que Merci !) : le cuisinier, vraiment très doué, m'a confectionné un sablé sur lequel Yukie elle-même a écrit en chocolat.