À la pause blogs, je me promène dans les nouveautés littéraires et je trouve, via La Feuille, ce post polémique de l'auteur masqué du blog La Littérature. Il y a déjà une vingtaine de commentaires et j'y vais de mon premier (ci-dessous).

« On écoutera avec attention la volée que se prend Chloé dans Les Mardis littéraires du 5 septembre. Elle fait moins la fière, là ! »

Il faut attendre la modération pour la mise en ligne, ce qui devrait n'être qu'une formalité pour mon commentaire. Et puis, pendant le dîner, ça me turlupine, cette histoire de liste d'auteurs innovants de moins de 40 ans... Alors je regarde dans mon index du JLR, et j'en trouve un bon nombre qui doivent être en deçà de l'âge de la décrépitude selon Delaume. Donc, je me fends royalement d'un deuxième commentaire, pas spécialement méchant, je pense.

« Rien qu'en regardant dans mon index, je trouve au moins une trentaine de noms d'auteurs dont l'écriture est innovante, disons, selon les critères de Chloé Delaume (de Frédérique Clémençon à Olivia Rosenthal, en passant par Laure Limongi, tiens, pour ne citer que des jeunes auteures). Et je crois qu'à plusieurs on pourrait facilement doubler ou tripler ce nombre. La question est : pourquoi Chloé réduit-elle la liste à 20 ? (et corollairement, pourquoi notre hôte la réduit-il à 3 ?)
Sans doute pour, sans y paraître, occuper elle-même beaucoup plus de place dans le panorama qu'elle nous propose (et notre hôte lui servant la soupe en rajoute dans le zèle).
Sur ce coup-là, et par son absence d'argumentation devant Thomas Clerc dans l'émission que je citai tout à l'heure, elle m'a beaucoup déçu, Chloé. Et la vulgarité n'arrange rien. Savez-vous ce qu'elle répond à Thomas Clerc sur l'accusation de ne pas avoir su exploiter la valeur poétique de la télévision ? Elle lui demande quel est son livre préféré de la rentrée, comme quoi ça éclairerait bien des choses... Le questionnement esthético-littéraire de l'un se réduit ainsi à un hit-parade des dernières nouveautés. Lamentable, non ? »

Eh bien, aucun de ces commentaires ne sera publié. Le concombre masqué de La Littérature nous sort quinze minutes après le commentaire suivant : « Petite précision sur les commentaires qui sont postés sous ce billet : SVP arrêtez de taper sur Chloé Delaume. Si vous avez des trucs à lui dire, allez lui dire en face directement sur son blog.
(obligé de refuser plusieurs commentaires trop critiques et parfois injurieux contre elle) »

Il est drôle, le concombre masqué ! Il lance un pavé dans la mare, et puis il s'étonne que la mare se rebiffe ! De plus, il essaie de nous faire croire que Chloé Delaume accepte les commentaires sur son blog. Arrfff, lol ! Ça se saurait ! (ce que je lui ai répondu, d'ailleurs, mais ça non plus n'a pas été publié, ce qui n'empêche pas qu'il se soit tout pris dans les dents, le blogueur mystère — voir mon principe de l'anonym@t non protecteur contre les blessures narcissiques).
Nouvelle question : qu'est-ce qui, dans mes deux commentaires, serait trop critique ou injurieux ? Je ne vois rien. Rien qui soit moins injurieux, en tout cas, que de dire qu'il n'y a que trois bons auteurs vivants ayant moins de 40 ans. Je crois surtout que ce blogueur novice censure parce qu'il ne souhaite pas que tout le monde soit informé de l'existence d'une émission de radio qui risque de ternir un peu celle qu'il veut faire briller... Voire de brouiller l'image de son blog.
C'est bien beau de mettre un masque, le feu et de se prétendre La Littérature, mais un concombre reste un concombre. Moi, je dis.

Après ça, quel beau moment j'ai passé avec Yves Simon !
Non, il n'était pas à Tokyo (je ne l'y ai pas vu depuis 1996), mais à la radio, dans le précis et intelligent Hasards, rencontres et création des Histoires d'écoute d'hier.

Oublié de dire (ça m'a mis dans le désordre, cette censure masquée), que j'ai déjeuné avec Christine, à la crêperie Le Bretagne de Kagurazaka, en face de Bisha Monten. Entre deux averses, il faisait plus frais et j'ai enfin pu m'habiller décemment (autre chose que short et polo). Je lui ai passé le cadeau que Marguerite m'avait donné pour elle et Thomas ce même mardi 5 (dans la matinée duquel je n'avais pas pu écouter en direct Gailliot, Delaume et Limongi chez Pascale Casanova puisque j'allais aux Galeries Lafayette pour ne pas trouver de valise...), avant que nous allions voir cette daube, disais-je, tout à l'heure en substance à Christine, cette daube de Particules élémentaires, film aussi plat qu'un épisode de l'Inspecteur Derrick, à quoi Christine me répliqua en finesse, je résume, que c'était sans doute en accord avec du Houellebecq, ce derrickisme.
Ah, j'ai oublié de te dire, Christine, Marguerite m'a dit de te dire que tu me le passes après l'avoir vu, ton cadeau... (et que je te le rendrai après, bien sûr).