Vite ASI ! TAC ! (toutes affaires cessantes), Arrêt sur images consacré au phénomène de télévision culturelle que représente (déjà) « Ce Soir (ou Jamais !) », que je nomme Ce soir ou Jamais, pour simplifier (mais j'ai corrigé avant-hier mes graphies fautives de Taddeï). Moins de deux mois après son lancement, cette émission a déjà réussi son pari de rupture avec la vulgarité et le haché menu qui sévit partout ailleurs — à la surprise du petit monde médiatique et intellectuel, des professionnels de la professions qui, à l'instar de Philippe Tesson, invité d'Arrêt sur images, font mine de ne voir en Frédéric Taddeï qu'un petit jeunot qui n'a pas inventé l'eau tiède... Histoire de le refroidir et de faire croire que les chroniqueurs de sa trempe (Tesson) restent indispensables — à quoi Taddeï répond qu'il a déjà les meilleurs chroniqueurs du monde, à savoir ses invités, qui ne sont pas en promo. Le décompte des temps de parole de Guillaume Canet (pris comme exemple) sur différents plateaux est criant de vérité. D'ailleurs, comme ASI ne reste pas en ligne, j'ai pris le son. Et c'est on ne peut plus... parlant.

Et Michon, chez Bon ! J'imprime, c'est rare, pour lire cela dans le train demain matin.

Ai beaucoup travaillé à l'ordinateur. Trop pour être long ce soir.
Juste assez pour écrire que tout cela m'étonne quand même, bientôt trois ans de JLR, l'équivalent de 2500 pages A4, et si peu de retour, si peu de discussion, pour tellement d'éparpillement de tous, et dans un mouvement centrifuge qui semble s'accélérer. Je ne demande ni des compliments ni des accords, surtout pas, en fait. Je n'ai pas à craindre que l'on intervienne ici dans le but de se montrer (comme les types qui se mettent derrière les présentateurs de télé dans la rue, comme ceux qui laissent des commentaires dans les blogs des gens célèbres) et je puis aspirer à quelque sincérité.
Vraiment, l'asymétrie me déçoit de mon prochain. Rien n'a-t-il changé depuis le 22 août 2004 ?

Nous avons bien marché, dans un superbe soleil blanc, jusqu'à Ichigaya où j'ai commandé un siège de bureau ergonomique, chez Office Depot, pour arrêter de me tuer le dos au bureau. Je le recevrai début décembre. Puis nous sommes revenus par l'avenue qui mène à Kudanshita. T. voulait aller à la poste pour acheter des cartes de nouvel an. En effet, n'ayant pas eu de décès familial dans l'année, nous aurons à nouveau le droit d'envoyer nos vœux. Et je compte bien reprendre mon pinceau pour torcher du kanji de sanglier.
Détente en soirée avec Angel.A, (Besson, 2005). Un beau conte et des images de Paris féériques qui m'ont rappelé... Comment s'appelait cet extraordinaire film muet qui se passait dans Paris quand quatre ou cinq personnes seulement n'avaient pas été immobilisées par un arrêt du temps... J'ai vu ça il n'y a pas si longtemps, pourtant.