lundi 9 janvier 2006
Plus trop ni autonomie ni coupant
Par Berlol, lundi 9 janvier 2006 à 23:55 :: General
Découvrant le dégonflisme
contemporain — avec lequel je me trouve d'autant plus en accord que je n'ai
pas de voiture —, je voudrais revendiquer ma position de précurseur.
Il m'est arrivé une fois de dégonfler les pneus d'une voiture,
c'était il y a fort longtemps et pour un motif qui n'était
que secondairement politique. Ce n'était pas un 4×4 « rutilant
de la brousse parisienne » ni tokyoïte mais un petit
coupé deux places rouge, la prothèse avec laquelle un frimeur
séduisait celle que je portais alors au pinacle. C'était les
vacances, Pornic, où les porcs niquent, me disais-je, de dépit.
Je pris le train, trouvai la maison louée par les parents, téléphonai
sous je ne sais quel prétexte pour savoir où était la
belle, m'y rendis, identifiai la voiture garée et vide de l'odieux
et ne voulant risquer qu'ils repartissent pendant que je les cherchais sur
la plage... Pfff...
J'étais là, adossé à une balustrade, quand ils revinrent. Et je revendiquai mon acte, bien sûr. C'est la dernière image que je garde de moi dans cette scène. La suite, je l'ai totalement oubliée. Je sais seulement qu'il n'y eut pas de bagarre, malgré l'affront.
Finaude, T. avait repéré pour moi un rasoir électrique Philips (seulement 50 mis en vente, ce jour exclusivement) à moitié prix dans les soldes de nouvel an de Mitsukoshi à Nihombashi, celui que j'ai n'ayant plus trop ni autonomie de batterie ni coupant dans les ciseaux. À 10h30, après le métro de la ligne Tozai qui me rappelle toujours ma période Waseda (1992-1996), nous déterrons donc en plein soleil au centre de Tokyo, traversant l'un des plus vieux ponts et arrivant à notre tour dans une de ces cohues des fukubukuro, certes moins struggle for shopping que ce qu'on a vu à la télé. Puis T. trouve des gants fourrés qui ne seront pas du luxe vu que les records de froid neigent.
Marche dans le soleil jusqu'à Ginza. Au magasin-mère de Meidi-Ya (en fait Meiji-Ya, si on veut en comprendre l'origine), on prend des céréales et du jambon. On s'enquiert de l'ordre de mise en vente des confitures nouvelles car ce sont de loin les meilleures que nous connaissions. Les pots sont assez gros et leur tarif autour de 1300 yens n'est donc pas si extraordinaire.
Oui, j'avance dans Weyergans. Pas trop mal mais rien de mieux. L'abyme digressif n'a pas que du bon. Oui, je sais, je n'ai pas parlé de Chabert, samedi. Ça sera pour un autre jour. Lui aussi, il a presque été congelé.
« Il faudrait que je termine au moins un des livres que mes éditeurs attendent, celui sur la danse (où je parle de Socrate qui, dans le Banquet de Xénophon, veut apprendre à danser), un roman d'amour qui se passe sous le Second Empire, un texte sur Husserl et Descartes (qui deviendra sûrement autre chose), un recueil de tous les articles que j'ai publiés, un essai sur les quatuors de Beethoven (je dois beaucoup au livre de Joseph Kerman), Coucheries bien sûr et mon livre sur les volcans.» (François Weyergans, Trois Jours chez ma mère, p. 53)
J'étais là, adossé à une balustrade, quand ils revinrent. Et je revendiquai mon acte, bien sûr. C'est la dernière image que je garde de moi dans cette scène. La suite, je l'ai totalement oubliée. Je sais seulement qu'il n'y eut pas de bagarre, malgré l'affront.
Finaude, T. avait repéré pour moi un rasoir électrique Philips (seulement 50 mis en vente, ce jour exclusivement) à moitié prix dans les soldes de nouvel an de Mitsukoshi à Nihombashi, celui que j'ai n'ayant plus trop ni autonomie de batterie ni coupant dans les ciseaux. À 10h30, après le métro de la ligne Tozai qui me rappelle toujours ma période Waseda (1992-1996), nous déterrons donc en plein soleil au centre de Tokyo, traversant l'un des plus vieux ponts et arrivant à notre tour dans une de ces cohues des fukubukuro, certes moins struggle for shopping que ce qu'on a vu à la télé. Puis T. trouve des gants fourrés qui ne seront pas du luxe vu que les records de froid neigent.
Marche dans le soleil jusqu'à Ginza. Au magasin-mère de Meidi-Ya (en fait Meiji-Ya, si on veut en comprendre l'origine), on prend des céréales et du jambon. On s'enquiert de l'ordre de mise en vente des confitures nouvelles car ce sont de loin les meilleures que nous connaissions. Les pots sont assez gros et leur tarif autour de 1300 yens n'est donc pas si extraordinaire.
Ping-pong neuronal (1)
Je sais ce que tu penses
Tu sais que je sais ce que tu penses
Tu penses que je pense que tu sais que je sais ce que tu penses
Je pense ce que tu sais
Tu penses que je pense ce que tu sais
Tu sais que je sais que tu penses que je pense ce que tu sais
Je sais ce que tu penses
Tu sais que je sais ce que tu penses
Tu penses que je pense que tu sais que je sais ce que tu penses
Je pense ce que tu sais
Tu penses que je pense ce que tu sais
Tu sais que je sais que tu penses que je pense ce que tu sais
Oui, j'avance dans Weyergans. Pas trop mal mais rien de mieux. L'abyme digressif n'a pas que du bon. Oui, je sais, je n'ai pas parlé de Chabert, samedi. Ça sera pour un autre jour. Lui aussi, il a presque été congelé.
« Il faudrait que je termine au moins un des livres que mes éditeurs attendent, celui sur la danse (où je parle de Socrate qui, dans le Banquet de Xénophon, veut apprendre à danser), un roman d'amour qui se passe sous le Second Empire, un texte sur Husserl et Descartes (qui deviendra sûrement autre chose), un recueil de tous les articles que j'ai publiés, un essai sur les quatuors de Beethoven (je dois beaucoup au livre de Joseph Kerman), Coucheries bien sûr et mon livre sur les volcans.» (François Weyergans, Trois Jours chez ma mère, p. 53)