Plus trop ni autonomie ni coupant
Par Berlol, lundi 9 janvier 2006 à 23:55 :: General :: #133 :: rss
Découvrant le dégonflisme
contemporain — avec lequel je me trouve d'autant plus en accord que je n'ai
pas de voiture —, je voudrais revendiquer ma position de précurseur.
Il m'est arrivé une fois de dégonfler les pneus d'une voiture,
c'était il y a fort longtemps et pour un motif qui n'était
que secondairement politique. Ce n'était pas un 4×4 « rutilant
de la brousse parisienne » ni tokyoïte mais un petit
coupé deux places rouge, la prothèse avec laquelle un frimeur
séduisait celle que je portais alors au pinacle. C'était les
vacances, Pornic, où les porcs niquent, me disais-je, de dépit.
Je pris le train, trouvai la maison louée par les parents, téléphonai
sous je ne sais quel prétexte pour savoir où était la
belle, m'y rendis, identifiai la voiture garée et vide de l'odieux
et ne voulant risquer qu'ils repartissent pendant que je les cherchais sur
la plage... Pfff...
J'étais là, adossé à une balustrade, quand ils revinrent. Et je revendiquai mon acte, bien sûr. C'est la dernière image que je garde de moi dans cette scène. La suite, je l'ai totalement oubliée. Je sais seulement qu'il n'y eut pas de bagarre, malgré l'affront.
Finaude, T. avait repéré pour moi un rasoir électrique Philips (seulement 50 mis en vente, ce jour exclusivement) à moitié prix dans les soldes de nouvel an de Mitsukoshi à Nihombashi, celui que j'ai n'ayant plus trop ni autonomie de batterie ni coupant dans les ciseaux. À 10h30, après le métro de la ligne Tozai qui me rappelle toujours ma période Waseda (1992-1996), nous déterrons donc en plein soleil au centre de Tokyo, traversant l'un des plus vieux ponts et arrivant à notre tour dans une de ces cohues des fukubukuro, certes moins struggle for shopping que ce qu'on a vu à la télé. Puis T. trouve des gants fourrés qui ne seront pas du luxe vu que les records de froid neigent.
Marche dans le soleil jusqu'à Ginza. Au magasin-mère de Meidi-Ya (en fait Meiji-Ya, si on veut en comprendre l'origine), on prend des céréales et du jambon. On s'enquiert de l'ordre de mise en vente des confitures nouvelles car ce sont de loin les meilleures que nous connaissions. Les pots sont assez gros et leur tarif autour de 1300 yens n'est donc pas si extraordinaire.
Oui, j'avance dans Weyergans. Pas trop mal mais rien de mieux. L'abyme digressif n'a pas que du bon. Oui, je sais, je n'ai pas parlé de Chabert, samedi. Ça sera pour un autre jour. Lui aussi, il a presque été congelé.
« Il faudrait que je termine au moins un des livres que mes éditeurs attendent, celui sur la danse (où je parle de Socrate qui, dans le Banquet de Xénophon, veut apprendre à danser), un roman d'amour qui se passe sous le Second Empire, un texte sur Husserl et Descartes (qui deviendra sûrement autre chose), un recueil de tous les articles que j'ai publiés, un essai sur les quatuors de Beethoven (je dois beaucoup au livre de Joseph Kerman), Coucheries bien sûr et mon livre sur les volcans.» (François Weyergans, Trois Jours chez ma mère, p. 53)
J'étais là, adossé à une balustrade, quand ils revinrent. Et je revendiquai mon acte, bien sûr. C'est la dernière image que je garde de moi dans cette scène. La suite, je l'ai totalement oubliée. Je sais seulement qu'il n'y eut pas de bagarre, malgré l'affront.
Finaude, T. avait repéré pour moi un rasoir électrique Philips (seulement 50 mis en vente, ce jour exclusivement) à moitié prix dans les soldes de nouvel an de Mitsukoshi à Nihombashi, celui que j'ai n'ayant plus trop ni autonomie de batterie ni coupant dans les ciseaux. À 10h30, après le métro de la ligne Tozai qui me rappelle toujours ma période Waseda (1992-1996), nous déterrons donc en plein soleil au centre de Tokyo, traversant l'un des plus vieux ponts et arrivant à notre tour dans une de ces cohues des fukubukuro, certes moins struggle for shopping que ce qu'on a vu à la télé. Puis T. trouve des gants fourrés qui ne seront pas du luxe vu que les records de froid neigent.
Marche dans le soleil jusqu'à Ginza. Au magasin-mère de Meidi-Ya (en fait Meiji-Ya, si on veut en comprendre l'origine), on prend des céréales et du jambon. On s'enquiert de l'ordre de mise en vente des confitures nouvelles car ce sont de loin les meilleures que nous connaissions. Les pots sont assez gros et leur tarif autour de 1300 yens n'est donc pas si extraordinaire.
Ping-pong neuronal (1)
Je sais ce que tu penses
Tu sais que je sais ce que tu penses
Tu penses que je pense que tu sais que je sais ce que tu penses
Je pense ce que tu sais
Tu penses que je pense ce que tu sais
Tu sais que je sais que tu penses que je pense ce que tu sais
Je sais ce que tu penses
Tu sais que je sais ce que tu penses
Tu penses que je pense que tu sais que je sais ce que tu penses
Je pense ce que tu sais
Tu penses que je pense ce que tu sais
Tu sais que je sais que tu penses que je pense ce que tu sais
Oui, j'avance dans Weyergans. Pas trop mal mais rien de mieux. L'abyme digressif n'a pas que du bon. Oui, je sais, je n'ai pas parlé de Chabert, samedi. Ça sera pour un autre jour. Lui aussi, il a presque été congelé.
« Il faudrait que je termine au moins un des livres que mes éditeurs attendent, celui sur la danse (où je parle de Socrate qui, dans le Banquet de Xénophon, veut apprendre à danser), un roman d'amour qui se passe sous le Second Empire, un texte sur Husserl et Descartes (qui deviendra sûrement autre chose), un recueil de tous les articles que j'ai publiés, un essai sur les quatuors de Beethoven (je dois beaucoup au livre de Joseph Kerman), Coucheries bien sûr et mon livre sur les volcans.» (François Weyergans, Trois Jours chez ma mère, p. 53)
Commentaires
1. Le lundi 9 janvier 2006 à 11:40, par Sz :
Pornic est traditionnellement la seule plage populaire de l'ensemble de cette côte, et le débouché mer des villes du grand Ouest, mais pas de leurs possédants : vous simplifiez - et n'avez pas répondu à ma question d'avant-hier sur le sinapisme et sur l'huître
2. Le lundi 9 janvier 2006 à 11:42, par Sz :
faites donc votre jeu de mots porcinet plutôt avec la Baule ou avec le Pornichet cher à Julien Gracq?
3. Le lundi 9 janvier 2006 à 11:54, par k :
je dirais ce denier mot, et t'elle revenue
voila, moi je suis revenue
pour vous dire cela, que je n'est était qu'une messagère
que je peux rejoindre les sables,
ce soir comme elle mon visage à changer, il est ravagé
le restera,
bien à vous merci d'avoir étes la
la pauvre p'tite folle K
4. Le lundi 9 janvier 2006 à 13:55, par Berlol :
Populaire, oui, c'est logique, cher Sz, je comprends mieux maintenant, mais il y a des choses que je ne savais pas à l'époque et "de dépit" devrait vous aider à comprendre que ce jeu de mots est vraiment de l'époque. Vous ne voulez pas que je sois révisionniste de ma propre histoire, quand même ?
Pour les hokaron, je ne sais pas de quoi ils sont faits mais la réaction de chaleur se produit au contact de l'air et dure une douzaine d'heures. Je me suis déjà interrogé sur les raisons de leur absence en France mais personne ne m'a apporté de réponse... Donc, on en est toujours là... Sauf qu'il y a peut-être maintenant des sites de commerce électronique japonais qui accepteraient de livrer ça en France...
Bonjour, chère K, vous me manquiez ! Quoi qu'il en soit, je vous souhaite une bonne année 2006 !
5. Le lundi 9 janvier 2006 à 18:18, par Manu :
Tu aurais dû me prendre un rasoir aussi, j'ai exactement les mêmes problèmes sur le mien après à peu près deux ans (autonomie divisée par au moins deux, lames qu'il ne ferait pas de mal de remplacer), et je crois que ça ne vaut pas le coup d'investir dans les pièces détachées...
PS J'ai acheté une télécommande iRiver en ligne (frais de port, mais disponibilité limitée, déjà plus la bonne couleur, alors il fallait se dépêcher...)
6. Le lundi 9 janvier 2006 à 21:53, par Sz :
échange 10 artichauts contre 10 hokarons
et dont acte pour Pornic
7. Le lundi 9 janvier 2006 à 23:35, par k :
merci mr berlol, vous aussi,
moi elle commence mal, mais j'ai une certaine habitude de tout cela,
la je suis annéantie, paralysée,
aujourd'hui je n'irai pas au travail,
pour l'homme A je ne suis qu'un petit scarabée d'or
il avait raison arte...............
mais que pouvais je être d'autre, puisque moi même
je ne crois pas à ca, au faite que l'on puisse m'aimer.........
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