L'adhésion aux yeux fermés
Par Berlol, lundi 23 janvier 2006 à 23:56 :: General :: #152 :: rss
Il s'agirait de dire
savoir dire pouvoir dire — quand
quelqu'un que l'on admire
pour ce qu'il crée fait promeut etc.
ce par quoi il s'est fait connaître à nous
dire donc quand
il devient lui-même le but avide
de la manœuvre et que la chose créée faite promue etc.
n'est plus qu'entonnoir de la notoriété vers lui
— créer faire promouvoir devenus mots vides
— Et de dire qu'alors je le quitte
Parce que quant à moi
Je voudrais disparaître si je suis celui qu'on regarde à travers moi
Ce petit texte ne vise personne. Ou plein de gens. Il refuse le fanatisme, l'adhésion aux yeux fermés. Il revendique le quant-à-soi, le libre arbitre, l'intime conviction. Je l'ai traîné plusieurs jours, craignant qu'on le lise en l'appliquant aux personnes citées dans le même billet. Mais il est mûr, aujourd'hui, autonome, monade, bulle de savon de fabrication artisanale.
Matinée à trier du courrier (plus de 300 messages reçus et lus depuis la mi-décembre) pour archivage. En même temps, je regarde l'Arrêt sur images d'hier, sur la commission parlementaire des innocentés d'Outreau. Toujours aussi intéressante, cette émission. Mais pendant que l'on démonte l'échaffaud d'un coté, n'est-on pas en train de le monter de l'autre ? Sera-t-on serein pour écouter le juge ?
J'enregistre ensuite Jeux d'épreuves (sur Échenoz, Rosa Montero, Jean-Paul Enthoven et Patrick Suskind), mais n'ai pas le temps de l'écouter. Idem pour Une Vie une œuvre consacrée à Léon Werth tandis que j'imprime des articles sur Weyergans, sa vie son œuvre, pour tout à l'heure.
Rapide déjeuner à la maison avec T. (qui avance maintenant avec régularité dans sa rédaction — je dirai un jour tout ce qui l'en avait empêchée depuis cinq ou six ans). Je nous fais une salade tomate-concombre au thon et des côtes de porc sauce tomate puis nous finissons l'excellent gâteau aux fruits reçu hier.
Vais au centre de sport de Shibuya, sans T., parce que j'ai besoin de me bouger un peu. Je me sens rouillé.
Enfin, le GRAAL, de cinq à sept, où l'on parle pas mal des futures restructurations du monde universitaire japonais du fait de la dénatalité, avant d'en venir à nos moutons : le chapitre 2 de Trois jours chez ma mère.
Où est la limite entre la fiction, l'autofiction et l'autobiographie ? C'est très difficile à dire, déjà dans l'absolu, a fortiori devant une œuvre. Peut-on dire que Christine Angot a publié des œuvres d''autofiction mais pas Michel Houellebecq ?
Il faudrait savoir la vérité de la vie de l'auteur, sinon on parle dans le vide, en fait. Littérairement parlant, il faudrait surtout réussir à saisir la nature du contrat que l'auteur nous propose vis-à-vis de son livre et de son narrateur...
Puis excellent dîner, léger et peu onéreux, dans un petit restaurant japonais près de la gare d'Ebisu, Zen, poissons au miso, tempura, tofu au bouillon, salade de daikon et d'algues. Entre nous six, il est beaucoup question des relations entre Chine et Taïwan d'une part, et de ce qu'on appelle un bon écrivain d'autre part. La conclusion, le saké aidant, c'est que même en désaccord, nous restons amis. Mes camarades semblent penser que c'est souvent une qualité des Français. Ne pas faire du désaccord verbal une cause de rupture, dirais-je. Que des Anglais (ils en savent quelque chose) auraient parfois quitté la table. Des Allemands ou des Japonais aussi, peut-être... Certes, les généralisations sont dangereuses mais il y a peut-être un peu de vrai en ce que même si la parole est violemment contradictoire, les Français (des Français comme nous) garderaient toujours l'espoir de convaincre l'autre un peu plus tard...
Horie, le patron de Livedoor, peut-être coupable et probablement bouc-émissarisé, a été interpellé aujourd'hui. Je voulais justement en reparler car il y a un excellent billet avec des morceaux de japonais dedans chez Comme ça du Japon d'hier.
J'ai également appris ce soir que nous avions changé de commis... Je veux dire que la France a un nouvel ambasssadeur au Japon. Est-ce pour cela que le site de l'ambassade est inaccessible ce soir ? En revanche, celui qui vient de partir a orchestré son départ en arrêtant son blog. Je ne lui souhaite même pas bon vent.
savoir dire pouvoir dire — quand
quelqu'un que l'on admire
pour ce qu'il crée fait promeut etc.
ce par quoi il s'est fait connaître à nous
dire donc quand
il devient lui-même le but avide
de la manœuvre et que la chose créée faite promue etc.
n'est plus qu'entonnoir de la notoriété vers lui
— créer faire promouvoir devenus mots vides
— Et de dire qu'alors je le quitte
Parce que quant à moi
Je voudrais disparaître si je suis celui qu'on regarde à travers moi
Ce petit texte ne vise personne. Ou plein de gens. Il refuse le fanatisme, l'adhésion aux yeux fermés. Il revendique le quant-à-soi, le libre arbitre, l'intime conviction. Je l'ai traîné plusieurs jours, craignant qu'on le lise en l'appliquant aux personnes citées dans le même billet. Mais il est mûr, aujourd'hui, autonome, monade, bulle de savon de fabrication artisanale.
Matinée à trier du courrier (plus de 300 messages reçus et lus depuis la mi-décembre) pour archivage. En même temps, je regarde l'Arrêt sur images d'hier, sur la commission parlementaire des innocentés d'Outreau. Toujours aussi intéressante, cette émission. Mais pendant que l'on démonte l'échaffaud d'un coté, n'est-on pas en train de le monter de l'autre ? Sera-t-on serein pour écouter le juge ?
J'enregistre ensuite Jeux d'épreuves (sur Échenoz, Rosa Montero, Jean-Paul Enthoven et Patrick Suskind), mais n'ai pas le temps de l'écouter. Idem pour Une Vie une œuvre consacrée à Léon Werth tandis que j'imprime des articles sur Weyergans, sa vie son œuvre, pour tout à l'heure.
Rapide déjeuner à la maison avec T. (qui avance maintenant avec régularité dans sa rédaction — je dirai un jour tout ce qui l'en avait empêchée depuis cinq ou six ans). Je nous fais une salade tomate-concombre au thon et des côtes de porc sauce tomate puis nous finissons l'excellent gâteau aux fruits reçu hier.
Vais au centre de sport de Shibuya, sans T., parce que j'ai besoin de me bouger un peu. Je me sens rouillé.
Enfin, le GRAAL, de cinq à sept, où l'on parle pas mal des futures restructurations du monde universitaire japonais du fait de la dénatalité, avant d'en venir à nos moutons : le chapitre 2 de Trois jours chez ma mère.
Où est la limite entre la fiction, l'autofiction et l'autobiographie ? C'est très difficile à dire, déjà dans l'absolu, a fortiori devant une œuvre. Peut-on dire que Christine Angot a publié des œuvres d''autofiction mais pas Michel Houellebecq ?
Il faudrait savoir la vérité de la vie de l'auteur, sinon on parle dans le vide, en fait. Littérairement parlant, il faudrait surtout réussir à saisir la nature du contrat que l'auteur nous propose vis-à-vis de son livre et de son narrateur...
Puis excellent dîner, léger et peu onéreux, dans un petit restaurant japonais près de la gare d'Ebisu, Zen, poissons au miso, tempura, tofu au bouillon, salade de daikon et d'algues. Entre nous six, il est beaucoup question des relations entre Chine et Taïwan d'une part, et de ce qu'on appelle un bon écrivain d'autre part. La conclusion, le saké aidant, c'est que même en désaccord, nous restons amis. Mes camarades semblent penser que c'est souvent une qualité des Français. Ne pas faire du désaccord verbal une cause de rupture, dirais-je. Que des Anglais (ils en savent quelque chose) auraient parfois quitté la table. Des Allemands ou des Japonais aussi, peut-être... Certes, les généralisations sont dangereuses mais il y a peut-être un peu de vrai en ce que même si la parole est violemment contradictoire, les Français (des Français comme nous) garderaient toujours l'espoir de convaincre l'autre un peu plus tard...
Horie, le patron de Livedoor, peut-être coupable et probablement bouc-émissarisé, a été interpellé aujourd'hui. Je voulais justement en reparler car il y a un excellent billet avec des morceaux de japonais dedans chez Comme ça du Japon d'hier.
J'ai également appris ce soir que nous avions changé de commis... Je veux dire que la France a un nouvel ambasssadeur au Japon. Est-ce pour cela que le site de l'ambassade est inaccessible ce soir ? En revanche, celui qui vient de partir a orchestré son départ en arrêtant son blog. Je ne lui souhaite même pas bon vent.
Commentaires
1. Le lundi 23 janvier 2006 à 09:16, par honoré fils & petits-fils :
ça fait vachement réfléchir, ton incise - ce qui fiche mal à l'aise c'est quand à bosser soi-même on est complètement séparé du prisme renvoyé - par exemple j'écoute la radio vachement moins que toi, je lis bien moins de journaux, là ça fait 3 mois que je lis Michaux à l'exclusion de tout autre et je me dis que j'étais plus accro quand tu décryptais relisais Duras qu'à se faire l'écho des échos et faire encore de la place même ici à W ou H ou A ou Finkelkraut etc : est-ce que ce n'est pas vital comme enjeu désormais pour le Net d'installer directement de la réflexion|invention|création plutôt que commenter sans arrêt le déjà là, mais là selon des lois obsolètes, celles-mêmes qu'on dénonce ? et l'espace de la réponse quelque part ds Blanchot : comment serait-il possible que celui qui est regardé à travers toi soit toi, et non pas le reflet construit de celui qui regarde ? et en cela d'ailleurs, certainement, la protection ou la garantie d'invisible - me souviens d'avoir suivi plusieurs fois Beckett sur le bd Saint-Germain, tellement surpris que personne ne le regardait, personne ne le "voyait" - et que ce que tu nommes "la nature du contrat" est en permanence, mais depuis Proust (ou le vieil Alexis Léger inventant pour son Pléiade la biographie d'un Alexis Léger Saint-Léger fictif qui aurait pris pour pseudo Saint-John Perse), et délibérément, objet même de l'oeuvre, y compris pour ce qui concerne le silence biographique (voir blog de Chloé D que tu citais hier, à propos des Galeries Lafayette, ça répond bien à ce qu'il y a d'impossible dans ton incise)... désolé d'avoir été long, poignée de main fraternelle, terrain partagé
2. Le lundi 23 janvier 2006 à 09:35, par arte :
that made bloody reflect, your incidental clause - what card-indexes
badly at ease it is when to work oneself one is completely separated
from the returned prism - for example I listen to the radio bloody
less than you, I read much less newspapers, that made there 3 months
that I read Michaux other than very other and I think that I was more
accro when you deciphered read again Duras that to be made the echo of
the echoes and to make still place even here with W or H or A or
Finkelkraut etc: isn't it vital like stake from now on for the Net to
install directly reflexion|invention|creation rather than to comment
without stop already there, but there according to obsolete, that-same
laws' which one denounces? and spaces it answer some share ds
Blanchot: how would it be possible that that which is looked through
you is you, and not the reflection builds that which looks at? and in
that besides, certainly, protection or guarantee of invisible -
remember to have followed several times Beckett on the boulevard
Saint-Germain, so surprised that nobody looked at it, anybody it "did
not see" - and that what you name "the nature of the contract" is
permanently, but since Proust (or old Alexis Leger inventing for its
Pleiad the biography of a Alexis Leger Saint-Léger fictitious which
would have taken for pseudo Saint-John Perse), and deliberately,
object even of work, including concerning biographical silence (see
blog of Chloé D which you quoted yesterday, by the way that answers
well so that there is the impossible one in your incidental clause)...
afflicted to have been long, fraternal handshake, divided ground
je crois que j'ai trouvé un bon traducteur en ligne !
3. Le lundi 23 janvier 2006 à 09:43, par arte :
それは無線の血を作られエコーのエコーに、静かな場所をここにさせるためW かH またはA またはFinkelkraut 等と均一に再度読まれたDuras を解読したときに私がより多くのaccro だったと私が他以外Michaux を非常に読むおよび私考えなさいこと作られるそこに3 か月こと、- どんなcard-indexes 悪く容易さでそれが1 つが戻されたプリズムから完全に分かれているか自分自身をいつ働かせるためにであるか反映するために血にあなたの付帯的な節-
例えば私聞くよりより少なく、私大いに読んだより少ない新聞を作った: reflexion|invention|creation を直接取付けることはよりもむしろ時代遅れの1 つが公然と非難すること同じ法律に従って停止なしで既にそこ、そこにコメントすることは網のための棒のように重大今後はでないがか。そしてスペースそれ答え分け前ds Blanchot: あなたを通して見るそれがである、ない反射は見る反射を造ることはいかに可能でありか。そしてそれ見えないのその上、確かに、保護または保証で- だれもそれを見なかったこと、"" 見なかった誰でもそう驚くデータベースの聖者Germain のBeckett 数回に、続くことを覚えて- 取ろうかどれが偽似聖者ジョンPerse のために"示す何をProust (または古いPleiad のためにAlexis Leger の聖者L3eger の伝記を架空発明するAlexis Leger) 、及び慎重にので、仕事の反対し、契約の性質" は永久にあるがこと、伝記の沈黙に関して含んでいる(あるように答えが湧き出ること昨日引用したかどれをChlo3e D のblog を、ところで見なさいあなたの付帯的な節の不可能な1 つは)... 長い、兄弟の握手、分けられた地面があるために苦しませる
isn't it ?
4. Le lundi 23 janvier 2006 à 09:59, par arte :
Cela est fait au sang de la radio et dans l'ordre dans l'écho de
l'écho, pour tourner l'endroit tranquille à ici, quand H ou A ou
Finkelkraut etc. et Duras de déchiffrement qui était pour la
deuxième fois lu uniformément, celui j'étaient beaucoup d'accro, je
lis autres que Michaux d'autres choses très si et je pense, si chose
de W là où c'est fait à des choses de 3 mois, - il s'est divisé
complètement du prisme où quel genre de fichiers mal que 1 Tsuga a
été remis à zéro avec la facilité c'est parce que quand il peut
employer par mon par exemple afin de refléter dans le sang votre
paragraphe fortuit - je que vous entendez, il était peu parfois, j'a
lu considérablement plutôt que le petit journal a été fait : Quant
à du fait que le reflexion|invention|creation est installé
directement mettez en marge 1 Tsuga démodé ouvert il frotte suivre
à la chose la même loi qui est critiquée, sans arrêt quant déjà
à là, le commentaire là comme le bâton pour le sérieux net n'est
pas à l'avenir, mais ? Et l'espace qui vous réponse, part ds
Blanchot : Est-ce que ce que vous voyez par vous, quant à la
réflexion que n'est pas quant est à faire la réflexion qui est vue
comment il est possible ? Et ce n'est pas évident sur celui,
certainement, avec la protection ou garantie - personne regardant
cela, "" n'importe qui qui n'a pas été vu se rappeler ainsi qu'il
suit à Beckett plusieurs fois de saint Germain de la base de données
qui est étonnée, si - vous prendrez probablement, l'un ou l'autre
une pour saint John faux Perse "ce qui ce qui est montré Proust
(ou Alexis Leger ce qui invente la biographie du saint L3eger des
frais généraux d'Alexis Leger en raison de vieux Pleiad), et
prudemment parce que, il y a un caractère de la confrontation du
compteur et du contrat du travail" de manière permanente, mais il
inclut en vue de le silence de la chose et biographie, dans l'ordre
(pour être, les jets de réponse en avant, hier il a cité qui,
regard au blog de Chlo3e D, à l'endroit l'impossible de vos
paragraphes fortuits)... il est long, poignée de main de l'enfant de
mêmes parents, il fait pour souffrir parce qu'il y a une terre qui a
été divisée
euh... yes it is but !
5. Le lundi 23 janvier 2006 à 10:02, par Sz :
la preuve quand on prend l'anglais et qu'on demande de retraduire en français :
Cela a fait sanglant(maudit) reflètent, votre clause fortuite - quels fichiers mal à l'aise il est quand travailler-même on est complètement séparé du prisme rendu - par exemple j'écoute la radio sanglante(maudite) moins que vous, j'ai lu beaucoup moins de journaux, qui ont fait là 3 mois que j'ai lu Michaux d'autre que très d'autre et je pense que j'étais plus d'accro quand vous
what's the but of it ?
6. Le lundi 23 janvier 2006 à 19:06, par Berlol :
Incise devenu clause fortuite... C'est pas mal ! Ça c'est du traducteur web gratuit, je suppose. Il paraît que si on achète un programme, ça marche quand même un peu mieux. Quelqu'un a-t-il essayé avec un programme pro ?
7. Le mardi 24 janvier 2006 à 04:34, par Bikun :
Cette histoire du patron de Livedoor me semble être un concentré de tout ce qu'il y a de plus mauvais dans le business à haute échelle, car forcément connecté à la politique. Sans doute que tout n'est pas rose dans son business, mais il a également bousculé de nombreuses personnes, des grand patrons dans leurs grands fauteuils qui peut-être veulent se veng... pardon riposter par les moyens traditionnels... l'opposition politique en profite de même, c'est de bonne guerre.
Y'aura t'il un jour un politique sans étiquette mais compétent qui saura s'adresser au peuple et travaillera à résoudre les immenses problèmes planétaires?
8. Le mardi 24 janvier 2006 à 20:53, par Manu :
Ça me semble difficile Bikun.
Un politicien aussi bien qu'un chef d'entreprise est un individu, qui comme les autres, pense (d'abord ?) à soi, et bien plus qu'un autre, soigne sa carrière, poussé par une très forte dose d'ambition personnelle. Sinon, on ne fait pas ce métier. Un "gentil" ne pourrait pas réussir à s'imposer dans le monde de la politique ou des affaires. Comme tu le suggères toi-même, les "pourris" déjà en place veilleront bien à l'en empêcher. Des irrégularités, il doit y en avoir à plus ou moins grande échelle dans toutes les boîtes, après c’est à celles qui arrivent le mieux à les cacher, à ne pas attirer l’attention. Là, en l’occurrence, pour ce qui est de se faire discret, c’était raté…
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