Excellent taux d'accès à la cible
Par Berlol, mercredi 25 janvier 2006 à 23:56 :: General :: #154 :: rss
Le colis de ma famille (voir au 26 décembre) est bien arrivé
— grand merci pour toutes ces bonnes choses ! Comme mon vélo est crevé
et qu'il fait entre 0 et 3 degrés, David a eu la gentillesse de m'emmener
à la poste en voiture pour le chercher. Parce qu'évidemment
je n'étais pas à la maison pour le réceptionner lundi
matin. Il y a une procédure téléphonique pour négocier
un nouvel horaire de livraison à travers les choix d'une boîte
vocale, mais tellement compliqué qu'on a plus vite fait d'y aller.
Et puis ça nous sort du campus.
Le livre de Damien Galtier que j'avais demandé, La Diététique du sportif, correspond exactement à ce que je recherchais. Ni le genre recettes de cuisines avec petits conseils diététiques, ni le genre abstraite diététique des aliments pris séparément. Il part d'objectifs à court et moyen terme, pour l'entraînement, la compétition, la perte ou la prise de poids, la récupération, etc., et développe des stratégies diététiques laissant des marges de choix entre aliments dont la combinaison fait sens et expliquant ponctuellement les mécanismes de telle ou telle partie du corps.
Surprise en ouvrant le coffret de deux dévédés des Poupées russes, la suite de l'Auberge espagnole : il y a une carte publicitaire pour une chaîne de pizza à domicile. On voit évidemment la logique. C'est la première fois que je vois cela. D'habitude, il y avait de la pub pour d'autres films du même distributeur. Cette fois, ça signifie que le dévédé est tellement entré dans les mœurs que des annonceurs sont prêts à payer, sans doute avec un excellent taux d'accès à la cible. Sauf que pizzas et boissons sucrées, associées à la sédentarité écranique, ça va faire encore plus d'obèses. D'où l'utilité accrue du livre de diététique...
J'allais jeter les boules de papier froissé utilisées comme bourre par ma mère ou ma sœur pour caler les éléments du colis, quand mon regard accroche sur un titre, Ripoux 3. Je déplie et aplanis les feuilles et découvre le programme de télévision des 8, 9 et 10 janvier, sans doute juste périmé au moment de la mise en boîte. J'essaie d'imaginer ce qu'ils ont pu choisir, dans tout ça. J'ignorais qu'on avait tourné un troisième Ripoux. Comme si le premier ne suffisait pas déjà amplement. C'était sur TSR1, une chaîne que je ne connais même pas. Tournant la page, je vois qu'il y avait aussi Les Patriotes d'Éric Rochant (1994), sur Arte, franchement pas terrible, selon mon souvenir. Et puis sur M6, Ni pour ni contre (bien au contraire) de Cédric Klapisch (2003), suivi de L'Appât de Bertrand Tavernier. Une soirée Marie Gillain, en somme. C'était peut-être le mieux à se faire, ce soir-là. Enfin, si on se sentait obligé de regarder la télé...
Ça me paraît loin, quand même. Je n'ai plus ce type de choix. Je lis sur papier, sur écran ou je vais voir des photos lointaines, je regarde un peu d'infos japonaises, je choisis le film que je veux voir, j'écris mon journal ou du courrier. La télé est vraiment passée au second plan.
Justement, ce soir, j'ai regardé Feux rouges, de Cédric Kahn (2003) (il faut que j'écrive au collègue qui me l'a prêté pour lui dire que je l'ai retrouvé). Très moyennement intéressant. Je ne sais pas comment est l'atmosphère du roman de Simenon mais le film souffre de trop de plans tournés en voiture, d'un certain manque d'originalité dans la construction. La meilleure séquence, je trouve, c'est quand Darroussin passe coup de téléphone sur coup de téléphone depuis le comptoir d'un bar ; il a repris ses esprits après les errements de la nuit, reconstitue par bribes le parcours de sa femme et finit par la localiser dans un hôpital.
Reniant ses principes pour être admis en Chine, Google baisse dans mon estime. Exalead le remplacera-t-il ? Ainsi va le monde, le jeune idéaliste devient un vieux requin, toujours plus intéressé par l'argent et le pouvoir.
Entretien avec Kenzaburo Oe dans le Nouvel Obs. Le même journal propose aussi de poser des questions à Sollers, « invité des forums » en ligne le 13 février de 17h à 18h30. Je me demande ce que ça peut donner, ce genre de rendez-vous...
J'en préfère d'autres, actuellement.
« L’an dernier j’ai consacré trois mois à n’écrire que trois poèmes sur le jardin que vous avez en face de vous. Et j’étais à l’écoute. Je cherchais simplement par quel moyen verbal transmettre un peu de ce que je pouvais percevoir dans le silence.» (Henry Bauchau, Nous ne sommes pas séparés, entretien avec Yun-Sun Limet, chez Remue.net — je me souviens très bien du feuilleton de France culture d'après Œdipe sur la route, actuellement sur des MD pas encore transférés en mp3, mais ça viendra).
Le livre de Damien Galtier que j'avais demandé, La Diététique du sportif, correspond exactement à ce que je recherchais. Ni le genre recettes de cuisines avec petits conseils diététiques, ni le genre abstraite diététique des aliments pris séparément. Il part d'objectifs à court et moyen terme, pour l'entraînement, la compétition, la perte ou la prise de poids, la récupération, etc., et développe des stratégies diététiques laissant des marges de choix entre aliments dont la combinaison fait sens et expliquant ponctuellement les mécanismes de telle ou telle partie du corps.
Surprise en ouvrant le coffret de deux dévédés des Poupées russes, la suite de l'Auberge espagnole : il y a une carte publicitaire pour une chaîne de pizza à domicile. On voit évidemment la logique. C'est la première fois que je vois cela. D'habitude, il y avait de la pub pour d'autres films du même distributeur. Cette fois, ça signifie que le dévédé est tellement entré dans les mœurs que des annonceurs sont prêts à payer, sans doute avec un excellent taux d'accès à la cible. Sauf que pizzas et boissons sucrées, associées à la sédentarité écranique, ça va faire encore plus d'obèses. D'où l'utilité accrue du livre de diététique...
J'allais jeter les boules de papier froissé utilisées comme bourre par ma mère ou ma sœur pour caler les éléments du colis, quand mon regard accroche sur un titre, Ripoux 3. Je déplie et aplanis les feuilles et découvre le programme de télévision des 8, 9 et 10 janvier, sans doute juste périmé au moment de la mise en boîte. J'essaie d'imaginer ce qu'ils ont pu choisir, dans tout ça. J'ignorais qu'on avait tourné un troisième Ripoux. Comme si le premier ne suffisait pas déjà amplement. C'était sur TSR1, une chaîne que je ne connais même pas. Tournant la page, je vois qu'il y avait aussi Les Patriotes d'Éric Rochant (1994), sur Arte, franchement pas terrible, selon mon souvenir. Et puis sur M6, Ni pour ni contre (bien au contraire) de Cédric Klapisch (2003), suivi de L'Appât de Bertrand Tavernier. Une soirée Marie Gillain, en somme. C'était peut-être le mieux à se faire, ce soir-là. Enfin, si on se sentait obligé de regarder la télé...
Ça me paraît loin, quand même. Je n'ai plus ce type de choix. Je lis sur papier, sur écran ou je vais voir des photos lointaines, je regarde un peu d'infos japonaises, je choisis le film que je veux voir, j'écris mon journal ou du courrier. La télé est vraiment passée au second plan.
Justement, ce soir, j'ai regardé Feux rouges, de Cédric Kahn (2003) (il faut que j'écrive au collègue qui me l'a prêté pour lui dire que je l'ai retrouvé). Très moyennement intéressant. Je ne sais pas comment est l'atmosphère du roman de Simenon mais le film souffre de trop de plans tournés en voiture, d'un certain manque d'originalité dans la construction. La meilleure séquence, je trouve, c'est quand Darroussin passe coup de téléphone sur coup de téléphone depuis le comptoir d'un bar ; il a repris ses esprits après les errements de la nuit, reconstitue par bribes le parcours de sa femme et finit par la localiser dans un hôpital.
Reniant ses principes pour être admis en Chine, Google baisse dans mon estime. Exalead le remplacera-t-il ? Ainsi va le monde, le jeune idéaliste devient un vieux requin, toujours plus intéressé par l'argent et le pouvoir.
Entretien avec Kenzaburo Oe dans le Nouvel Obs. Le même journal propose aussi de poser des questions à Sollers, « invité des forums » en ligne le 13 février de 17h à 18h30. Je me demande ce que ça peut donner, ce genre de rendez-vous...
J'en préfère d'autres, actuellement.
« L’an dernier j’ai consacré trois mois à n’écrire que trois poèmes sur le jardin que vous avez en face de vous. Et j’étais à l’écoute. Je cherchais simplement par quel moyen verbal transmettre un peu de ce que je pouvais percevoir dans le silence.» (Henry Bauchau, Nous ne sommes pas séparés, entretien avec Yun-Sun Limet, chez Remue.net — je me souviens très bien du feuilleton de France culture d'après Œdipe sur la route, actuellement sur des MD pas encore transférés en mp3, mais ça viendra).
Commentaires
1. Le mercredi 25 janvier 2006 à 08:56, par Sz :
1 _ lancer programme spécialisé de diététique et entretien corporel via le JLR à l'attention des littérateurs de métropole qui pensent en avoir besoin ? un débouché y compris matériel ? webcam surveillance pour alimentation et vélo surplace, pingpong virtuel
2 _ photos pays lointains très belles, votre ami Bikun devrait prendre de la graine à ce beau travail d'Olivier Gascoin (moins le cartouche)
3 _ c'est très fort, "feux rouges" de Simenon, un des premiers bouquins à se passer tout entier dans une voiture : quelle idée d'aller voir ça en film ?
4 - demander à Ph Sollers s'il est homonyme de celui qui sous ce nom publiait Drame en 1965 ?
2. Le mercredi 25 janvier 2006 à 09:58, par jcb :
Exalead est en effet très prometteur et va à mon avis faire " un malheur ". suis déçu de Google aussi et utilise souvent l'énnuaire de Yahoo qui parfois est beaucoup plus pointu.
Salut à tous.
3. Le mercredi 25 janvier 2006 à 18:39, par Manu :
Le système téléphonique pour choisir une date et une heure de livraison, c'est super pratique ! Si on avait ça en France...
4. Le mercredi 25 janvier 2006 à 21:39, par Berlol :
Cela ne m'étonne pas, pour Feux rouges, merci Sz. Les lieux sans doute évoqués par remémoration dans le roman (avant le départ, dans les bars, à l'hôpital) sont présentés au présent dans le film. Seule la musique, classique, décalée, semble renvoyer à une autre temporalité. L'écart entre les deux crée un hiatus permanent, qui est une partie du raté du film, je crois. Le reste étant dû à l'aspect gros clip de la Prévention routière...
Pour le standard téléphonique, certes, Manu, mais encore faut-il avoir toujours à l'esprit son code postal, par exemple, ce qui n'est pas mon cas (du fait qu'il me faut en connaître plusieurs). Et puis, je suis plus souvent dehors qu'à la maison.
5. Le mercredi 25 janvier 2006 à 23:03, par Bikun :
Sz...j'en prend bonne note...:-)
6. Le jeudi 26 janvier 2006 à 01:12, par france-japon.net :
Bonsoir,
Moi, Google, je l'aime bien car je le trouve bien plus pertinent que tous les autres moteurs que j'ai essayés.
Je tape le mot Japon et je regarde ce que le moteur me propose. Eh bien, c'est vraiment désolant.
Google est le seul à donner france-japon.net en 5e position. Les autres, c'est vraiment nul ce qu'ils rapportent! Y a pas photo...
7. Le jeudi 26 janvier 2006 à 03:34, par arte :
Impatient de savoir ce que tu penses des Poupées russes.
8. Le jeudi 26 janvier 2006 à 10:54, par k :
les poupées russes pas encore vu, mais rien que le faite de savoir qu'il y a romain m'enchante, Ah RD.....................
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