Tons de météores
Par Berlol, jeudi 2 février 2006 à 23:59 :: General :: #162 :: rss
Ça tombe bien. J'ai à réviser mon tableau de l'été,
en vue publication, et je trouve cet article qui répond en partie aux questions
que je me posais sur les bizarreries de certains résultats de Google...
Le pire, c'est que plus aucun nombre d'occurrences ne correspond. Mais c'est dans des proportions gigantesques. Essayez en cliquant sur n'importe quel nombre du tableau, vous verrez que la requête Google actuelle sera au minimum 5 à 10 fois supérieure à celle d'août. En moins de 6 mois, comment est-ce possible ?
Perles dans les corrections d'examens :
Dans une charade, un étudiant propose le participe futur du verbe dire... (il ne sait pas que ça existe...)
Dans la dictée à trous de « Les ......... importés sont meilleurs que les autres », il fallait entendre fromages. Un étudiant a écrit enfants... (pourtant, phonétiquement...)
Le reste est sans surprise, déjà dans le catalogue des fautes connues.
Est-ce que c'est de lire les exercices de mémoire de Guy Dupré ? Sortant du centre de sport, là, sur le trottoir, me reviennent d'un coup les deux premières strophes d'un poème écrit à seize ans. Il avait été publié dans une feuille de l'école, je ne sais même plus comment. Et remarqué. Ça s'appelait Les Hyperboréennes. Ça devait faire 8 ou 10 strophes mais j'ai perdu les autres...
À l'aube du lent élan frais du vent du Nord
Les Hyperboréennes blondes dansent en cheveux
Elles dansent sur nos braises aux tons de météores
Et leurs cheveux fous scandent les mots de leurs yeux
Hypnotique monstre au charme nordique
Venu d'un pays qui n'est que gangue de mer
L'hydre des femmes agames et lubriques
séduit les bedaines de son exotisme amer
La musique me plaisait mais je n'étais pas trop regardant sur les pieds.
Ce que je n'ai jamais dit, c'est que je l'avais écrit alors que j'avais encore très peur des femmes, d'une part. Et d'autre part, en reprenant une liste de mots compliqués ramassés dans Le Vent Paraclet de Tournier, que je n'avais pas aimé, mais qu'à cela ne tienne, il faut quand même comprendre, m'étais-je dit. Ouvrant des dictionnaires, il y avait une langue sous la langue, comme un gisement dormant sous une nappe de surface. C'est peut-être là que tout avait commencé.
Non, ça, c'est un klapischisme. Je viens de voir (enfin) Les Poupées russes.
Sous le coup, là ! Besoin de recul. Les villes, les langues, les problèmes interculturels, ça me touche. Vraiment, je suis trop dedans pour être objectif. Je vais me faire un thé, ça va me calmer.
théière du soir
théière du matin
l'une rustique — trois tasses, sobre, blanc
cassé, des grains dans le biscuit
l'autre élégante — six tasses, fins damiers
bleus, en haut, et ce long col
Le pire, c'est que plus aucun nombre d'occurrences ne correspond. Mais c'est dans des proportions gigantesques. Essayez en cliquant sur n'importe quel nombre du tableau, vous verrez que la requête Google actuelle sera au minimum 5 à 10 fois supérieure à celle d'août. En moins de 6 mois, comment est-ce possible ?
Perles dans les corrections d'examens :
Dans une charade, un étudiant propose le participe futur du verbe dire... (il ne sait pas que ça existe...)
Dans la dictée à trous de « Les ......... importés sont meilleurs que les autres », il fallait entendre fromages. Un étudiant a écrit enfants... (pourtant, phonétiquement...)
Le reste est sans surprise, déjà dans le catalogue des fautes connues.
Est-ce que c'est de lire les exercices de mémoire de Guy Dupré ? Sortant du centre de sport, là, sur le trottoir, me reviennent d'un coup les deux premières strophes d'un poème écrit à seize ans. Il avait été publié dans une feuille de l'école, je ne sais même plus comment. Et remarqué. Ça s'appelait Les Hyperboréennes. Ça devait faire 8 ou 10 strophes mais j'ai perdu les autres...
À l'aube du lent élan frais du vent du Nord
Les Hyperboréennes blondes dansent en cheveux
Elles dansent sur nos braises aux tons de météores
Et leurs cheveux fous scandent les mots de leurs yeux
Hypnotique monstre au charme nordique
Venu d'un pays qui n'est que gangue de mer
L'hydre des femmes agames et lubriques
séduit les bedaines de son exotisme amer
La musique me plaisait mais je n'étais pas trop regardant sur les pieds.
Ce que je n'ai jamais dit, c'est que je l'avais écrit alors que j'avais encore très peur des femmes, d'une part. Et d'autre part, en reprenant une liste de mots compliqués ramassés dans Le Vent Paraclet de Tournier, que je n'avais pas aimé, mais qu'à cela ne tienne, il faut quand même comprendre, m'étais-je dit. Ouvrant des dictionnaires, il y avait une langue sous la langue, comme un gisement dormant sous une nappe de surface. C'est peut-être là que tout avait commencé.
Non, ça, c'est un klapischisme. Je viens de voir (enfin) Les Poupées russes.
Sous le coup, là ! Besoin de recul. Les villes, les langues, les problèmes interculturels, ça me touche. Vraiment, je suis trop dedans pour être objectif. Je vais me faire un thé, ça va me calmer.
théière du soir
théière du matin
l'une rustique — trois tasses, sobre, blanc
cassé, des grains dans le biscuit
l'autre élégante — six tasses, fins damiers
bleus, en haut, et ce long col
Commentaires
1. Le jeudi 2 février 2006 à 08:41, par Arte :
Ah... nous y voila
(Je trouve ton poème Mallarméen )
2. Le jeudi 2 février 2006 à 14:09, par Berlol :
T'es gentil ! — Merci...
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