Coma comme envers du voyage
Par Berlol, dimanche 12 février 2006 à 23:59 :: General :: #173 :: rss
En lisant, en hibernant.
Une brève du Monde des livres sur Volodine en page 4. Ça craint.
« NOS ANIMAUX PRÉFÉRÉS, d’Antoine Volodine. Des mots. Beaucoup, beaucoup de mots dont certains plutôt beaux et bien agencés, mais après ? On ne peut se défaire d’un sentiment de vide et de frustration en lisant le dernier livre d’Antoine Volodine. Les aventures de l’éléphant Wong (qui refuse « d’engrosser » une femme au motif qu’elle « sent la crotte ») ou du roi Balbutiar et des sirènes sont censées avoir une portée politique et peut-être métaphysique, croit-on comprendre. L’ensemble ressemble plutôt à un jeu pas très drôle, joué par un auteur dont la virtuosité pourrait trouver de meilleurs exutoires. R. R. Seuil, coll. Fiction & cie, 152 p., 16 €.»
C'est suivi de deux pages cocorico sur la pensée française qui refleurirait aux States. Pourquoi pas. Mais, très franchement, si une pensée française méritait d'exister et si elle parvenait jamais aux États-Unis, il n'y aurait ni Bush ni Guantanamo, non ?...
Je sors brièvement pour acheter du pain, du fromage. Et je me fais arnaquer : Miuraya propose des Petit Pont-L'Évêque, vendus par moitié, sous film plastique local, remis dans la boîte. Le prix indiqué n'est donc pas celui de la boîte mais celui de la moitié, avec ou sans la boîte. Donc, je paie double...
Pas envie de protester. Ne pas se laisser déconcentrer (ou déconcerter, dans ce cas, c'est pareil).
Film à l'Institut, faisant partie de la sélection proposée par Arnaud Desplechin : License to live de Kurosawa Kiyoshi (2000). Déjà vu il y a quatre ans, je crois, au même endroit. Comme le personnage qui sort de dix ans de coma, je me souviens du film au fur et à mesure... Quelle identité pour un enfant soudain adulte, coincé dans un hiatus du temps, incapable de revenir en arrière, de trouver son temps véritablement perdu, ni d'avoir l'âge mental de ses artères ? Et si peu d'aide d'une famille décomposée, d'un lieu à l'abandon, d'une caméra jamais lyrique. Le coma comme envers du voyage dans le temps m'interroge sur mon propre changement durant ces quatre années — j'ai l'impression de comprendre exactement la même chose mais je suis sûr que c'est une illusion.
Écrasé par une camionnée de vieux frigos qui auront sa peau, je croyais que l'intempestif demandait : « 運命ですか » (unmei desu ka, « Est-ce que c'est le destin ? »), alors qu'en fait, j'auto-corrige juste après, il demandait : « 夢ですか » (yume desu ka, « Est-ce que c'est un rêve ? », « Je rêve, ou quoi ? »).
Finalement, pas de rendez-vous avec Au fil de l'O, pas encore revu depuis des mois qu'il est revenu au Japon ! Il a rencontré par hasard quelqu'un d'autre à Shinjuku... Dieu que Tokyo est petit !
Achat de tomates, de clémentines et de bananes séchées. Et retour au livre.
Un quart d'heure très Toussaint avec David en webcam mais sans son, problème technique entre Mac et PC. On se fait des gestes, on écrit des petits messages dans la fenêtre, on ouvre pour rien des boîtes d'aide technique. Et puis on refait des grands gestes désolés.
« Grâce à ces rendez-vous qui le faisaient se retrouver seul, Marc avait pu établir que le temps, dès qu'il n'est plus asservi par un « emploi du temps », est la générosité même. Il avait chaque fois été accueilli, ou plutôt recueilli par le temps et il avait enfin pu se promener en échappant à la règle qui consiste à n'entretenir avec le temps que des rapports désagréables.» (François Weyergans, Je suis écrivain, Gallimard, 1989, p. 62)
Une brève du Monde des livres sur Volodine en page 4. Ça craint.
« NOS ANIMAUX PRÉFÉRÉS, d’Antoine Volodine. Des mots. Beaucoup, beaucoup de mots dont certains plutôt beaux et bien agencés, mais après ? On ne peut se défaire d’un sentiment de vide et de frustration en lisant le dernier livre d’Antoine Volodine. Les aventures de l’éléphant Wong (qui refuse « d’engrosser » une femme au motif qu’elle « sent la crotte ») ou du roi Balbutiar et des sirènes sont censées avoir une portée politique et peut-être métaphysique, croit-on comprendre. L’ensemble ressemble plutôt à un jeu pas très drôle, joué par un auteur dont la virtuosité pourrait trouver de meilleurs exutoires. R. R. Seuil, coll. Fiction & cie, 152 p., 16 €.»
C'est suivi de deux pages cocorico sur la pensée française qui refleurirait aux States. Pourquoi pas. Mais, très franchement, si une pensée française méritait d'exister et si elle parvenait jamais aux États-Unis, il n'y aurait ni Bush ni Guantanamo, non ?...
Je sors brièvement pour acheter du pain, du fromage. Et je me fais arnaquer : Miuraya propose des Petit Pont-L'Évêque, vendus par moitié, sous film plastique local, remis dans la boîte. Le prix indiqué n'est donc pas celui de la boîte mais celui de la moitié, avec ou sans la boîte. Donc, je paie double...
Pas envie de protester. Ne pas se laisser déconcentrer (ou déconcerter, dans ce cas, c'est pareil).
Film à l'Institut, faisant partie de la sélection proposée par Arnaud Desplechin : License to live de Kurosawa Kiyoshi (2000). Déjà vu il y a quatre ans, je crois, au même endroit. Comme le personnage qui sort de dix ans de coma, je me souviens du film au fur et à mesure... Quelle identité pour un enfant soudain adulte, coincé dans un hiatus du temps, incapable de revenir en arrière, de trouver son temps véritablement perdu, ni d'avoir l'âge mental de ses artères ? Et si peu d'aide d'une famille décomposée, d'un lieu à l'abandon, d'une caméra jamais lyrique. Le coma comme envers du voyage dans le temps m'interroge sur mon propre changement durant ces quatre années — j'ai l'impression de comprendre exactement la même chose mais je suis sûr que c'est une illusion.
Écrasé par une camionnée de vieux frigos qui auront sa peau, je croyais que l'intempestif demandait : « 運命ですか » (unmei desu ka, « Est-ce que c'est le destin ? »), alors qu'en fait, j'auto-corrige juste après, il demandait : « 夢ですか » (yume desu ka, « Est-ce que c'est un rêve ? », « Je rêve, ou quoi ? »).
Finalement, pas de rendez-vous avec Au fil de l'O, pas encore revu depuis des mois qu'il est revenu au Japon ! Il a rencontré par hasard quelqu'un d'autre à Shinjuku... Dieu que Tokyo est petit !
Achat de tomates, de clémentines et de bananes séchées. Et retour au livre.
Un quart d'heure très Toussaint avec David en webcam mais sans son, problème technique entre Mac et PC. On se fait des gestes, on écrit des petits messages dans la fenêtre, on ouvre pour rien des boîtes d'aide technique. Et puis on refait des grands gestes désolés.
« Grâce à ces rendez-vous qui le faisaient se retrouver seul, Marc avait pu établir que le temps, dès qu'il n'est plus asservi par un « emploi du temps », est la générosité même. Il avait chaque fois été accueilli, ou plutôt recueilli par le temps et il avait enfin pu se promener en échappant à la règle qui consiste à n'entretenir avec le temps que des rapports désagréables.» (François Weyergans, Je suis écrivain, Gallimard, 1989, p. 62)
Commentaires
1. Le dimanche 12 février 2006 à 09:06, par Sz :
www.remue.net/article.php...
Volodine sur remue.net par Anne Roche, ça doit pas être le même auteur ni le même livre...
la déréliction de la critique, de plus en plus paumée, de plus en plus raccrochée à ce qui la flatte elle-même sans trop de risque: comment se regarder dans le miroir Volodine ?
2. Le dimanche 12 février 2006 à 11:20, par Arte :
Je retire ce que je vais dire.
3. Le dimanche 12 février 2006 à 11:20, par Arte :
Fais chier. Merde !
4. Le dimanche 12 février 2006 à 11:29, par Arte :
Bon, sinon, j'ai une certaine pensée mais je préfère qu'elle ne traverse pas l'atlantique. D'ailleurs, je la retire. Je retire TOUT. Disons presque tout, je ne suis pas une bête, "tout de même".
Je m'interroge :
- Ce "tout de même", n'est-il pas un tout petit peu inutile ?
- Retire immédiatement ( < --- italique pencheude) ce que tu viens de dire !!!
- Ta gueule.
5. Le dimanche 12 février 2006 à 11:57, par alain :
Je crois, je l'ai lu, que le concept de vide sur quoi on a bâti pas mal est tombé après la découverte (mais je l'ai déjà peut-être dit (auquel je retire (il suffit d'appuyer sur la touche Mode Transparent)) ou bien tout le monde le sait) de l'anti-matière. Là où on croit que le vide a été fait persiste la trace de ce qui a été sous la forme (c'est un grand mot) d'anti-particules.
ouais.
6. Le dimanche 12 février 2006 à 12:06, par Arte :
Tu maintiens ce que tu viens de dire ?
7. Le dimanche 12 février 2006 à 12:07, par vinteix :
"le concept de vide est tombe"... ah bon ?! Grande nouvelle... Qu'est-ce donc qu'un concept ?
Quand on parle dans le vide, anti-matiere ou pas, le vertige du plein et du vide est faible...
8. Le dimanche 12 février 2006 à 14:15, par Arte :
La vache, quand j'avais 17 ans, j'ai utilisé le mot "concept" dans une soirée entre moniteurs (et trices hein !) de colonie de vacances. Les mecs ils m'ont dit "ouaiii, toi t'inventes des mots".
Marcel, je crois que je viens d'avoir une madeleine !
9. Le dimanche 12 février 2006 à 14:42, par k :
PROUT ALORS
10. Le dimanche 12 février 2006 à 23:15, par alain :
Oh, mais c'est simple (j'ai du mal à parler parce que j'ai l'impression que tout le monde sait, s'en fout, a mieux à faire (boire, faire l'amour, lire des trucs, manger (ce qui fait du bien au corps (je parle de plus en plus mal (faudrait que j'arrête de me lire en même temps que j'écris)))), le vide est un concept pratique pour envisager une description du monde matériel mais ça n'existe pas. C'est une croyance. (de quoi je me mèle)(en fait j'adore ce genre de découverte. Je lis toujours les pages physique-chimie dans les journaux.)
concept, si Vinteix, in Qu'est-ce que la philosophie ? de D. et G., souviens-toi, page 21, le début, et suivantes. Un concept est avant tout philosophique...
D'ailleurs il pleut.
11. Le dimanche 12 février 2006 à 23:23, par vinteix :
Mais je pensais precisement au livre de Deleuze et Guattari, mon cher, et en ce sens, je vois mal comment un concept "tombe"... il evolue sans cesse, a une histoire, un DEVENIR, est a la fois absolu et relatif.
12. Le dimanche 12 février 2006 à 23:48, par Berlol :
En ce qui concerne le vide, je puis y mettre mon grain de sel, si vous le permettez. Ayant fait des études de physique, j'ai été stupéfait d'apprendre que le vide n'existe pas, tout simplement parce qu'il y a toujours "quelque chose". Si fort que l'on aspire tout ce qu'il y a dans un volume, sous une cloche de verre, par exemple, il ne parvient jamais à être absolument vide (on a des instruments qui mesurent toujours la présence de quelque chose, et des équations qui montrent que le vide est une limite à l'infini). Ne pouvant faire le vide parfait, le vide, comme concept, dans son absolu conceptuel, je veux dire, n'existe donc pas. Et cela, sans même faire appel à l'existence d'anti-matière — qui risque toujours, pour le pékin moyen, d'être prise pour une anti-existence de matière...
13. Le lundi 13 février 2006 à 01:02, par vinteix :
Ces precisions physiques sont bienvenues (je suis moi aussi, en simple amateur tres legerement eclaire, tres attentif aux discours scientifiques, et surtout physique et biologique).
Que le vide absolu n'existe pas, certes, mais cela n'empeche nullement qu'il soit un concept (encore une fois "en devenir", et donc "relatif-absolu" : oui, voir Deleuze-Guattari). Qu'est-ce qui est absolument absolu ? Rien.
Oui, le vide n'a pas une realite experimentale directe, mais il est un objet mathematique, une construction. Dans la physique quantique, le vide est un etat ou l'energie est minimale, mais jamais nulle. Il ne s'agit donc pas du neant, mais d'une sorte de "vide vivant", dynamique, siege de fluctuations energetiques (cf.le rayonnement dit "de point zero" du champ electromagnetique).
On peut dire de meme qu'un triangle n'existe pas dans l'espace ; ce n'est qu'une idealite mathematique.
Que de telles "choses" n'existent pas experimentalement n'empeche pas que leurs concepts existent.
Si l'on affirme le contraire, que ferait-on alors du bouddhisme, par exemple, pour lequel la ou il y a la forme, il y a le vide; la ou il y a le vide, il y a la forme... idee d'interdependance... et de bien d'autres pensees (Democrite, Epicure, Lucrece, etc.) ? Renvoyees au vide ?? ou au rien ??
14. Le lundi 13 février 2006 à 02:37, par Arte :
ou à "ce petit rien"...
15. Le lundi 13 février 2006 à 02:39, par Arte :
(je me remercie d'avoir participé au débat).
Sinon, j'ai lu L'Herbe, et je m'en veux A MORT.
16. Le lundi 13 février 2006 à 02:41, par vinteix :
... ou a "ce presque rien"... ou ce "je-ne-sais-quoi"...
17. Le lundi 13 février 2006 à 05:16, par Manu :
J'allais dire presque pareil: ce n'est pas parce que le vide n'existe pas qu'il ne peut être un concept. Je dirais presque, au contraire... ou alors il faut que je revois la définition de concept, mais pour moi, ça va assez bien avec une idée de quelque chose d'abstrait comme le vide ou bien oui, le triangle mathématique.
18. Le lundi 13 février 2006 à 05:49, par caroline :
"On ne peut se défaire d’un sentiment de vide et de frustration en lisant le dernier livre d’Antoine Volodine."
Il ne faut pas s'inquiéter quand il est écrit ça dans le Monde des Livres. Quand on encense Houellebecq, Sollers et Angot, ça relativise considérablement la critique.
"la pensée française qui refleurirait aux States. " Grâce à BHL et son poitrail aux quatre vents ? nous sommes sauvés.
19. Le lundi 13 février 2006 à 06:04, par alain :
résistance.
20. Le lundi 13 février 2006 à 07:01, par Berlol :
Le vide est un concept, certes, il n'est même que ça. En revanche, le triangle n'est pas qu'un concept, il en existe de toutes sortes dans la nature, ne serait-ce que minérale, de même que les autres formes géométriques de base. Un concept n'est pas nécessairement quelque chose qui n'existe pas...
Là, je crois qu'on l'a tournée dans tous les sens... Quoique... on pourrait se demander s'il existe quelque chose qui ne soit associé, ou associable, à aucun concept... À la bonne vôtre !
21. Le lundi 13 février 2006 à 09:03, par Arte :
Je crois que Vinteix faisait référence à Stiegler : "le triangle (comme la justice ...) n'existe pas... etc").
Je ne retire rien de ce que j'ai dit sur Claude Simon. C'est à dire rien. (sauf que bon...).
Suis-je clair ?
22. Le lundi 13 février 2006 à 10:59, par alain :
Oui, Caroline, c'est exactement ça. Mêmes goûts.
Non, Vinteix, comprendre qu'il n'y a jamais rien, que le vide est un concept creux n'est pas rien. Vous le dites, au reste, qui citez la physique quantique. Toutes les expériences tendent à présenter une probabilité de quelque chose, une onde, un atome, un reste, une anti-particule.
Moi aussi, Patrick, j'avais un petit bagage de physicien avant d'opter pour le bricolage.
Arte, frère d'armes, je me sens, depuis quelques commentaires.
Oh ! putain, y en a pour tout le monde ce soir.
Résistance
23. Le lundi 13 février 2006 à 11:40, par k :
et moi alain, reprout
24. Le lundi 13 février 2006 à 12:59, par alain :
Oh oui, pardon, prout, k.
Mais c'est pas la peine de péter devant les gens.
25. Le lundi 13 février 2006 à 13:04, par alain :
retour de piste avant d'envoyer.
sz (décidément très barthésien/balzacien comme pseudo) d'accord avec vous.
quant à Manu, rangé avec Vinteix.
Voilà, un monde tout confort, bien rangé, sans plis, chacun avec son chagrin.
26. Le lundi 13 février 2006 à 14:11, par k :
alain ça vous arrive jamais!!!!
savez de la chance, enfin j'essaye juste de pas faire des vent plus au que mon Q........I
27. Le lundi 13 février 2006 à 18:28, par Berlol :
"Sinon, j'ai lu L'Herbe, et je m'en veux A MORT."
Qu'est-ce que tu veux dire, Arte ? Que tu as lu L'Herbe de Claude Simon et que ça ne t'a pas plu ? Si c'est le cas, j'en suis désolé pour toi, mais ce n'est pas très grave. Ceci dit, c'est un peu court : puisque tu en parles, il faudrait essayer de dire pourquoi, non ?
28. Le lundi 13 février 2006 à 20:44, par vinteix :
Qu'il n'y ait jamais rien, oui, d'accord... Mais que le vide soit "un concept creux"... c'est tout autre chose, affirmation un peu vide, ou creuse.
Ou alors, le vide n'est peut-etre bien qu'une idee, et non un concept. Et la, il faudrait reflechir a cette difference entre les deux. Par exemple, la sensation de vide existe, meme si le vide experimental n'existe pas.
Entre parentheses, je repense a certains poemes de Luca (en particulier "Quart d'heure de culture metaphysique... ou aussi a la presence recurrente du mot et du theme du "trou") ou la danse du langage et de la pensee s'achemine "vers le non-mental", meditation et action qui n'est pas sans rappeler le zen, par exemple :
"le vide vide de son vide c'est le plein".
Des lors que se pose ce probleme ou un autre (des qu'il y a conscience d'un probleme), il y a la possibilite de creer un concept (de vide), car le concept est une creation (oui, oui, j'ai bien lu D. et G. et leur definition me semble d'ailleurs la plus claire qui ait ete donnee du terme "concept"), dans un monde justement sans confort, de-range et avec de nombreux plis dans les plis.
29. Le mardi 14 février 2006 à 06:35, par Berlol :
Je suis plein de l'idée du vide
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