Plus intransitif tu meurs
Par Berlol, mardi 14 février 2006 à 23:58 :: General :: #175 :: rss
écrire à...
écrire pour...
écrire malgré...
écrire sans...
écrire en...
écrire du...
écrire contre...
écrire quand...
écrire de la...
écrire sur...
impossible de seulement écrire
sinon son beau fantasme, sa cible
vrai pour — seul — je deviens
— plus intransitif tu meurs
« Vous avez déjà un peu appris les triangles ?
— Non, on a juste commencé. Là, je dois apprendre les quatre triangles, pour lundi.
— Tu te souviens ce que c'est, une ligne brisée ?
— C'est une ligne... heu... qui change de direction.
— Oui, mais comment ?
— En faisant des angles.» (dialogue entre la petite Marie et son père, dans Le Livre de Marie, film d'Anne-Marie Miéville, 1984, en première partie du dévédé de Je vous salue, Marie de Jean-Luc Godard)
À nos bureaux tout le jour.
Sommes sortis déjeuner au Saint-Martin. Agneau et raie. Marche digestive jusqu'en haut de Kagurazaka, soleil et tiédeur comme en avril. Plus tard, je passe à l'Institut, rendre des livres et emprunter deux dévédés, Je vous salue, Marie, que je viens de voir, et Demonlover, d'Olivier Assayas, dont il a été question au dîner d'hier (et que je verrai demain).
Du Godard, j'apprécie la lumière sur les corps nus, une douceur, les intermèdes aussi, prairies vertes ou jaunes, la station essence à diverses saisons. Je goûte peu la fable biblique, en général, et m'amuse bien d'en retrouver tous les éléments transposés et naturalisés, jusqu'à l'âne, un vrai âne. Et les rois mages ? Sont-ce ces trois pingouins dessinés sur une tasse ?... Belle audace !
Claude Simon dans Mémorables, ça se laisse déguster. Même si on le connaît déjà — comme par cœur... Se dire que ça a trente ans, ces paroles-là !
Là, comme ça, tout de suite, je ne voudrais pas être sur le siiiiièèèèège du juge ! Carrément, ça fait peur.
Moins risqué et puisqu'on était dans la physique, pourquoi pas participer à la redéfinition du kilogramme, du kelvin, de la mole et de l'ampère. On a jusqu'en 2011 !
écrire pour...
écrire malgré...
écrire sans...
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impossible de seulement écrire
sinon son beau fantasme, sa cible
vrai pour — seul — je deviens
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« Vous avez déjà un peu appris les triangles ?
— Non, on a juste commencé. Là, je dois apprendre les quatre triangles, pour lundi.
— Tu te souviens ce que c'est, une ligne brisée ?
— C'est une ligne... heu... qui change de direction.
— Oui, mais comment ?
— En faisant des angles.» (dialogue entre la petite Marie et son père, dans Le Livre de Marie, film d'Anne-Marie Miéville, 1984, en première partie du dévédé de Je vous salue, Marie de Jean-Luc Godard)
À nos bureaux tout le jour.
Sommes sortis déjeuner au Saint-Martin. Agneau et raie. Marche digestive jusqu'en haut de Kagurazaka, soleil et tiédeur comme en avril. Plus tard, je passe à l'Institut, rendre des livres et emprunter deux dévédés, Je vous salue, Marie, que je viens de voir, et Demonlover, d'Olivier Assayas, dont il a été question au dîner d'hier (et que je verrai demain).
Du Godard, j'apprécie la lumière sur les corps nus, une douceur, les intermèdes aussi, prairies vertes ou jaunes, la station essence à diverses saisons. Je goûte peu la fable biblique, en général, et m'amuse bien d'en retrouver tous les éléments transposés et naturalisés, jusqu'à l'âne, un vrai âne. Et les rois mages ? Sont-ce ces trois pingouins dessinés sur une tasse ?... Belle audace !
Claude Simon dans Mémorables, ça se laisse déguster. Même si on le connaît déjà — comme par cœur... Se dire que ça a trente ans, ces paroles-là !
Là, comme ça, tout de suite, je ne voudrais pas être sur le siiiiièèèèège du juge ! Carrément, ça fait peur.
Moins risqué et puisqu'on était dans la physique, pourquoi pas participer à la redéfinition du kilogramme, du kelvin, de la mole et de l'ampère. On a jusqu'en 2011 !
Commentaires
1. Le mardi 14 février 2006 à 09:10, par Dom :
Je penche pour la balance du watt.
2. Le mardi 14 février 2006 à 15:54, par Berlol :
Tu trouves la constante de Planck plus accessible que le nombre d'Avogadro ?
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