Filigrane, le compte à rebours
Par Berlol, mercredi 15 février 2006 à 23:40 :: General :: #176 :: rss
Préparatifs pour quatre semaines d'absence — période cruciale
pour T., qui devra finir sa rédaction de thèse sans mon soutien
moral... Bien qu'elle ne fasse rien pour me culpabiliser, je me sens oppressé,
hagard, alenti dans mes gestes comme pour repousser à plus tard ceux
du départ. Mais rien n'y fera, demain dès l'aube, je partirai
en shinkansen, puis samedi matin je prendrai l'avion avec un collègue
et une cargaison de 30 étudiants.
Nous réfléchissions, T. et moi, à ces étranges mouvements de la conscience, freinante jusqu'à la séparation et qui, en un instant, s'accélèrera par l'investissement dans diverses activités, avec, jour après jour plus transparent filigrane, le compte à rebours des retrouvailles. D'expérience, nous savons que pour des années de futurs souvenirs, ce que nous avons à faire maintenant chaque jour aura le goût de cette attente discrète et fébrile.
Pour me changer les idées, je navigue sur le site de France 2 et m'aperçois que, sans annonce tapageuse, comme si trop en parler risquait de nuire, on trouve de plus en plus d'émissions disponibles en vidéo. J'ai regardé un sujet d'Envoyé spécial sur les préparatifs de l'audience du juge Fabrice Burgaud, puis j'ai trouvé l'émision À vous de juger du 26 janvier sur le passé colonial. Là, c'est quand même 2 heures et 32 minutes de débat ! Il va falloir que je réorganise mon emploi du temps... Ceci dit, en fond sonore... Idem pour Mots croisés et J'ai rendez-vous avec vous... Bref, presque toute l'info de France 2 est disponible !
Déjeuner chinois, pour changer, et promenade au soleil de mai. Suite par du rangement de courrier. Pause, c'est l'heure de Demonlover (2002). Vierge d'information (je n'ai absolument rien lu sur ce film d'Olivier Assayas), je découvre une œuvre à la fois dérangeante et inaboutie, c'est-à-dire qui met mal à l'aise physiquement — surtout par les excès de mouvements de caméra en gros plan — mais qui n'y arrive pas pleinement par son sujet. Il y a des meurtres, de la torture et de l'esclavage sexuel, on y voit l'endroit et l'envers des sites de mangas animés érotiques, des négociations glauques et des pratiques peu légales sur trois continents. De quoi les avoir à zéro ! Et pourtant non. Il y a dans la première demi-heure un climat de film de mœurs à la française, vaguement comique, un peu comme la première demi-heure d'un film avec Belmondo, qui empêche le spectateur de croire à tout ce qui peut arriver d'horrible après.
Surprise dans les scènes tournées à Tokyo : y joue, et plutôt bien, notre animatrice de l'Espace Images de l'Institut, Abi Sakamoto. Elle traduit en réunion, cornaque en boîte de nuit et ne quitte la chambre de Charles Berling qu'au petit matin... C'est probablement le même hôtel que dans Lost in Translation, d'ailleurs.
Nous réfléchissions, T. et moi, à ces étranges mouvements de la conscience, freinante jusqu'à la séparation et qui, en un instant, s'accélèrera par l'investissement dans diverses activités, avec, jour après jour plus transparent filigrane, le compte à rebours des retrouvailles. D'expérience, nous savons que pour des années de futurs souvenirs, ce que nous avons à faire maintenant chaque jour aura le goût de cette attente discrète et fébrile.
Pour me changer les idées, je navigue sur le site de France 2 et m'aperçois que, sans annonce tapageuse, comme si trop en parler risquait de nuire, on trouve de plus en plus d'émissions disponibles en vidéo. J'ai regardé un sujet d'Envoyé spécial sur les préparatifs de l'audience du juge Fabrice Burgaud, puis j'ai trouvé l'émision À vous de juger du 26 janvier sur le passé colonial. Là, c'est quand même 2 heures et 32 minutes de débat ! Il va falloir que je réorganise mon emploi du temps... Ceci dit, en fond sonore... Idem pour Mots croisés et J'ai rendez-vous avec vous... Bref, presque toute l'info de France 2 est disponible !
Déjeuner chinois, pour changer, et promenade au soleil de mai. Suite par du rangement de courrier. Pause, c'est l'heure de Demonlover (2002). Vierge d'information (je n'ai absolument rien lu sur ce film d'Olivier Assayas), je découvre une œuvre à la fois dérangeante et inaboutie, c'est-à-dire qui met mal à l'aise physiquement — surtout par les excès de mouvements de caméra en gros plan — mais qui n'y arrive pas pleinement par son sujet. Il y a des meurtres, de la torture et de l'esclavage sexuel, on y voit l'endroit et l'envers des sites de mangas animés érotiques, des négociations glauques et des pratiques peu légales sur trois continents. De quoi les avoir à zéro ! Et pourtant non. Il y a dans la première demi-heure un climat de film de mœurs à la française, vaguement comique, un peu comme la première demi-heure d'un film avec Belmondo, qui empêche le spectateur de croire à tout ce qui peut arriver d'horrible après.
Surprise dans les scènes tournées à Tokyo : y joue, et plutôt bien, notre animatrice de l'Espace Images de l'Institut, Abi Sakamoto. Elle traduit en réunion, cornaque en boîte de nuit et ne quitte la chambre de Charles Berling qu'au petit matin... C'est probablement le même hôtel que dans Lost in Translation, d'ailleurs.
Commentaires
1. Le mercredi 15 février 2006 à 13:07, par Dom :
Chigau. C'est le Tokyo Dome. Tschuss.
2. Le mercredi 15 février 2006 à 21:32, par Acheron :
Ah la la ! La thèse, c'est vrai que c'est quand même un sacré morceau à sortir. 3/4 années de haute tension pendant lesquelles on n'est jamais trop aidé pour tenir le choc. Mais face au clavier, c'est bien seul que l'on se retrouve, avec soi même. D'ailleurs, moi, faudrait que je termine d'ici à septembre, là !!
Ca fait longtemps que c'est en préparation chez toi, non ? Il me semble que c'est ce que tu disais dans un de tes anciens messages. C'est une thèse sur quoi, si ce n'est pas trop indiscret ?
3. Le mercredi 15 février 2006 à 21:40, par Berlol :
Il est question de la thèse de T., sur les Mazarinades. Divers problèmes de la vie l'ont empêchée d'avancer convenablement depuis quelques années... En ce qui me concerne, ce n'est pas à l'ordre du jour, hélas !
Et bonne chance pour la tienne !
4. Le mercredi 15 février 2006 à 21:51, par Acheron :
Merci. J'espère que je n'aurai pas besoin de chance pour m'en tirer ! :D
Et bon vent à vous.
5. Le jeudi 16 février 2006 à 01:37, par Bikun :
"Demain, dès l'aube je partirai, vois-tu..."
J'ai déjà lu cette phrase quelque part mais ou?
Bon voyage Berlol, mes amitiés à la France! Et bon courage à T. pour la dernière ligne droite de sa thèse...
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