Où le service baisse quand la sécurité augmente
Par Berlol, samedi 18 février 2006 à 23:21 :: General :: #179 :: rss
Voilà ce qu'on gagne à attendre le dimanche soir pour écrire
ce qui s'est passé samedi matin à 10.000 km d'ici : je manque
totalement d'inspiration. À moins que ce soit le trop plein.
Ou la fatigue... Je vais essayer quand même. Sinon, c'est de la mémoire
qui se volatilise.
Après avoir respecté à la minute près mon plan de départ de la maison, d'arrivée à l'aéroport, puis le plan collectif de prise en charge des étudiants (un pack de 30) et l'acheminement jusqu'à l'avion, nous avons eu un vol très calme — nonobstant les gloussements dans nos rangs au moment du décollage, puis d'une descente bosselée de nuages avant l'atterrissage mouillé : la majorité de nos ouailles n'avaient encore jamais pris l'avion.
À Roissy, un gros autocar nous attendait pour aller directement à Orléans. Chateau d'eau et éolienne furent les deux mots de ce trajet, répétés à l'envi par les quatres étudiants de la baie frontale.
Devant la présidence universitaire, presque dans les bois, nous vîmes une bonne vingtaine de voitures de familles d'accueil déjà stationnées. Les autres arriveraient peu après, entre chien et loup, pour un étonnant comptoir de retrait — le moment de vérité, quitter le cocon japonais que mon collègue et moi représentons encore...
Nous voilà momentanément délivrés de notre pesant fardeau. Revenons en ville, le car nous dépose place du 6-juin-1940, où, transformés en espions, mon collègue et moi devons composer un code d'entrée, monter au deuxième étage pour composer un autre code à la porte d'un coffre dans lequel nous trouvons des enveloppes à nos noms, avec une lettre et une clé pour les studios que nous avons loués... Bienvenue en France, le pays où le service baisse quand la sécurité augmente.
Après avoir respecté à la minute près mon plan de départ de la maison, d'arrivée à l'aéroport, puis le plan collectif de prise en charge des étudiants (un pack de 30) et l'acheminement jusqu'à l'avion, nous avons eu un vol très calme — nonobstant les gloussements dans nos rangs au moment du décollage, puis d'une descente bosselée de nuages avant l'atterrissage mouillé : la majorité de nos ouailles n'avaient encore jamais pris l'avion.
À Roissy, un gros autocar nous attendait pour aller directement à Orléans. Chateau d'eau et éolienne furent les deux mots de ce trajet, répétés à l'envi par les quatres étudiants de la baie frontale.
Devant la présidence universitaire, presque dans les bois, nous vîmes une bonne vingtaine de voitures de familles d'accueil déjà stationnées. Les autres arriveraient peu après, entre chien et loup, pour un étonnant comptoir de retrait — le moment de vérité, quitter le cocon japonais que mon collègue et moi représentons encore...
Nous voilà momentanément délivrés de notre pesant fardeau. Revenons en ville, le car nous dépose place du 6-juin-1940, où, transformés en espions, mon collègue et moi devons composer un code d'entrée, monter au deuxième étage pour composer un autre code à la porte d'un coffre dans lequel nous trouvons des enveloppes à nos noms, avec une lettre et une clé pour les studios que nous avons loués... Bienvenue en France, le pays où le service baisse quand la sécurité augmente.
Commentaires
1. Le lundi 20 février 2006 à 01:32, par Dabichan :
Bienvenue chez nous de là-bas !
Alors, c'est beau Orléans sous la pluie un samedi soir de février qui annonce un dimanche du même tonneau avec em prime touts les magasins fermés ?
Crois-en mon expérience de l'an passé, pour éviter la neurasthénie : une ballade au gré des rues et des quais jusqu'à n'en plus pouvoir, un arrêt dans ce merveilleux petit salon de thé (un vrai salon de... thé) dont j'ai oublié le nom juste en face de la cathédrale (fermée elle aussi !), des courses au petit casino de la rue Jeanne d'Arc (partie haute toujours près de la cathédrale) et retour maison pour zapper les chaînes françaises et reprendre contact avec les programmes offerts au public puis tout arrêter pour un bon livre en écoutant France Musique... Ça c'était passé comme ça, ce premier week-end. Un peu déprimant tout de même. Heureusement qu'il y a notre collègue !
Bonnes tribulations orléanaises
Et au plaisir de lire la suite
2. Le lundi 20 février 2006 à 10:49, par Bikun :
Ouarf! J'ai presque éclaté de rire en lisant ta note! "Bienvenue en France, le pays où le service baisse quand la sécurité augmente.". Si j'en crois ta description, Orléans ressemble à une ville de retraités!
Bon voyage quand même, et bon séjour...si tout va bien (aucune certitude cependant), quand tu reviendras...c'est peut-être moi et Naoko qui viendront au Japon faire un petit coucou (a confirmer)!!!!
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