Le jour se lève. Et le service baisse, en effet. Mon collègue n'a ni télévision ni téléphone (il y a les prises mais pas les appareils), alors que moi oui. Mais mon téléphone n'est pas autorisé — et ne le sera pas avant lundi. Incroyable. Et puis pas de service de petit déjeuner car... c'est dimanche, ce dont personne ne nous avait prévenu (pas que c'est dimanche, ça, on le savait !).

Dans Orléans hésitamment pluvieux, rien n'est ouvert, ni près de la cathédrale, ni place du Martroi, ni devant la gare. Rien, absolument rien, aucun café, et il est presque neuf heures. Ah, si, sur le côté Est, un café, Le Tramway, où l'on accepte de nous servir boissons chaudes et croissants.
Allons sans nous presser aux Halles Chatelêt (quel nom !), seul endroit où je sache que des commerçants sont ouverts. Quelques courses (carottes rapées, haricots verts, radis roses, endives, fromage de chèvre, saucisson de cheval, steak dans l'onglet, thé goût russe, pain), donc, et une première rencontre d'une de nos étudiantes avec quelqu'un de sa famille d'accueil...

J'en rencontrerai une autre rue Jeanne d'Arc, après avoir déjeuné, fait une petite sieste, être ressorti seul pour acheter un plan de la ville, constater que l'Office de tourisme est fermé le dimanche, et avant de remonter sur la gare, via la moderne médiathèque, pour acheter des abonnements à la SEMTAO et voir Les Bronzés 3 — où comment rire des décatis pathétiques dont je ne suis pas tout à fait sûr qu'ils jouent, pas certain qu'ils composent différemment de ce qu'ils sont (et trop lourd à mon goût, le dernier gag, si on peut l'appeler comme ça, avec nos touristes raflés au petit matin sur la plage italienne en même temps que d'illégaux migrants nord-africains...)

À prévoir : série de photos des chats perchés d'Orléans. En ai déjà repéré trois, dont un vers la rue Charles Sanglier, un aviateur visible de la librairie Les Temps modernes, un tableau de groupe vers la rue du Pot-de-fer. Y en a-t-il d'autres ? Sans doute. Ce sera pour faire suite au film de Chris Marker...