Mode d'emploi à la troupe humide
Par Berlol, lundi 20 février 2006 à 23:58 :: General :: #181 :: rss
Le jour le plus long. Tant long que ce matin semble être
déjà la semaine dernière !Sur le papier, c'était 9h réunion étudiants et visite du campus, 11h30 déjeuner resto U, 13h30 préparation et visite d'Orléans, 17h réception à la présidence de l'université.
Dans les détails, mon collègue et moi devions nous inscrire à la SEMTAO avant d'utiliser nos abonnements (ce que j'ignorais hier...), donc aller à la gare avant d'aller à l'université. Partis tôt en prévoyant large, nous nous sommes retrouvés sur le campus avec une heure d'avance, après un voyage ultra rapide dans le bus de la ligne 20. En semaine de vacances, c'est pas très animé, un campus, à 8 heures du matin... On découvre les lieux qui nous ont été dépeints par David (Dabichan). Sauf que le lac n'est pas gelé.
Puis les étudiants commencent à arriver, excités
de se revoir et de se raconter leur dimanche, pas traumatisés par
ces premières 24 heures sans filet japonais sous eux. La réunion
apporte son lot d'informations de cadrage du stage, aboutissement aussi du
travail efficace de deux stagiaires, satisfaites de voir pour qui elles ont
travaillé. Entre familles d'accueil et université, tout est
tellement bien pris en charge que mon collègue et moi nous faisons
l'effet de pompiers sur la touche (ne pas confondre avec plombiers sous la
douche), dans l'attente d'une urgence que personne ne souhaite.Mais ce n'est qu'une impression, nous trouverons bientôt à nous occuper... Ne pouvant connecter mon ordinateur portable au réseau sans fil, on me permet de squatter un bureau pendant 15 minutes, ce qui me permet de survoler mon courrier, de copier-coller mes deux jours de JLR — dont une photo de ce superbe papier de boucherie chevaline —, de voir le commentaire de David (merci de penser à nous et de réagir tout de suite) — et d'enlever les promotions de sites pornographiques que de fausses identités roumaines ont la stupidité d'insérer en commentaires depuis une semaine.
Promenons-nous
sous la pluie
Mouillons bottes
et parapluies
Marche forcée, presque, par les flaques et les gazons marécageux, pour apercevoir quelques cubiques bâtiments... Le mieux étant d'aboutir avant 11h30, au restaurant universitaire, le seul ouvert durant cette semaine de vacances, pour en expliquer le mode d'emploi à la troupe humide (plateau, nombre d'articles, choix à lire, ticket à donner).
Plus tard, pendant que les groupes s'organisent pour la visite d'Orléans, je m'éclipse pour d'autres affaires. Bus de retour en ville. Passage à notre résidence pour régler quelques petits problèmes et prendre les copies des passeports des étudiants, pour le cas où la boutique de téléphone disposerait d'un stock de 27 portables standards. En effet, les étudiants ont en majorité choisi d'en disposer — et nous ne sommes pas contre puisque cela favorise une part non négligeable de la communication en français, avec les familles d'accueil notamment (qui auront la charge d'en expliquer le fonctionnement avant de pouvoir joindre leurs adoptés temporaires).
Chez Bouygues, pour marcher sur les brisées de l'an dernier en me rendant pour la première fois dans une maison de maçon, on ne disposait pas de tout ça, quelqu'un se souvenait d'ailleurs d'un précédent en 2005... Bref, tout sera prêt mercredi, on va organiser ça dans l'après-midi — sauf pour moi qui m'en suis pris un tout de suite.
Et la littérature, dans tout ça ? Justement. Libéré assez tôt de ma mission de gros, je déguste les Temps modernes. Quatre ouvrages convoités (le Ravel d'Échenoz, La Tentation des armes à feu de Patrick Deville, et deux Volodine, Nos Animaux préférés et Bardo or not bardo) et question en les apportant à la caisse. On me répond que non, on ne s'appelle pas Jacqueline, qu'il y en a eu une qui a travaillé ici il y a très très longtemps... Mais qu'on est très amusée de mon histoire, qu'on aimera me revoir pour en connaître la suite, à l'occasion.
La réception à la présidence est très
agréable, ambiance bon enfant, juste deux minutes de solennel discours
et une bonne heure de palabres brassées familles enseignants étudiants,
des moments photo (avec mise en abyme, ci-contre), des petits fours salés
puis sucrés, j'en promène un plateau, comme un accessoire pour
visiter des groupes (à mille lieues de croire cela humiliant, pour
un professeur, de porter un plateau... Puisqu'on m'a posé la question
; assumer une part de ridicule est un moyen pédagogique et même
un liant social...).Obligeamment ramenés en ville en voiture, nous renonçons finalement à sortir dîner. Courses dans une supérette et dîner au calme en regardant Le Temps de la désobéissance, téléfilm moyennement intéressant sur France 2, et achever ce jour le plus long — qui finit quand même.
Demain, je commencerai à téléphoner...
Commentaires
1. Le mardi 21 février 2006 à 09:24, par vinteix :
Deprimant !
2. Le mardi 21 février 2006 à 10:20, par Bikun :
Tu peux faire un zoom sur la plus belle de tes étudiantes? Parce que tes descriptions d'Orléans sont effectivement assez déprimantes!!
Bon séjour sinon!
3. Le mardi 21 février 2006 à 10:34, par putain :
c'est quoi c'blog
4. Le mardi 21 février 2006 à 10:40, par relisant :
encore et encore François Villon, les Lais, je me demandais :
"Ou sont les gracieux gallans
Que je suivoye ou temps jadis,
Si bien chantans, si bien parlans,
Si plaisans en faiz et en dis ?
Les aucuns sont morts et roidis,
D'eulx n'est il plus riens maintenant :
repos aient en paradis,
et Dieu saulve le remenant !"
pour parler d'étudiants
Aux chiottes, les étudiants !
Je suis sûr qu'ils ne savent pas boire ni voir.
alain
5. Le mardi 21 février 2006 à 10:46, par alain :
Bientôt l'expo de Cindy Sherman !!!!
En attendant, à Montmartre, oh ! putain, une expo des dessins de Willem !!!
Après la galerie ferme. On s'en fout. On n'aime que Willem !!!
(c'est juste en face ce maudit théâtre de l'Atelier où on joue que des merdes (c'est pour l'adresse)).
J'y vais demain à midi 5 ou 10. Ouais, rendez-vous tous là-bas.
Levé à 3 heures 45 (il y a donc 16 heures de ça), je me trouve dans une fatigue, là, maintenant, plutôt moins pessimiste que je ne pensais. Je vais regarder la télé. J'adore la télé pour ça.
6. Le mardi 21 février 2006 à 10:53, par alain :
Je retire tout et demain je n'y serai pas.
Faut que je dorme.
Projet : écrire l'agenda en avance d'un an où chaque jour je sais où je serai. Implacablement, je me conformerai à ce que j'ai écrit. c'est un projet.
Dodo.
7. Le mardi 21 février 2006 à 10:53, par alain :
Au fait, qui connaît le Prozac ?
8. Le mardi 21 février 2006 à 10:55, par alain :
Villon, oh, Villon.
On n'a pas assez parlé de Villon ici.
9. Le mardi 21 février 2006 à 14:39, par Lionel Dersot :
Des étudiants qui voulaient y aller, qui maintenant y sont et découvrent. Un enseignant qui sert les petits fours (la remarque sur l'humiliant de la situation, cela émane de qui par curiosité?). Des gens qui se parlent. Une visite de plaisir dans une librairie avec achats à la clé. Des tracas routiniers mais visiblement petits de coordination d'un groupe. Des solutions, même temporaires, mais des solutions tout de même à des problèmes logistiques, Internet, les mobiles, etc. Le blog qui continue. Je ne vois pas ce qui a de déprimant ici, au contraire. Vivement la suite.
10. Le mardi 21 février 2006 à 15:40, par Jacqueline :
pourquoi me vouliez-vous caissière et non lectrice ?
décidément quelques a priori dans vos découvertes orléanaises !
un rayon de soleil va vous acclimater, en tout cas bienvenue - et ce sera nous qui vous offrirons le plateau : saucisson de cheval et trois tonnes de télévision et les bronzés tous les jours, oui, tant que voudrez
11. Le mardi 21 février 2006 à 17:17, par Dabichan :
Sugoi nee ! Tous ces messages...
Moi qui pensais être le seul (le privilège d'y être passé en premier) à pouvoir sympathiser -au sens étymologique-...
As-tu fait la connaissance de Mme L. G. ? Notre zélée agente immobilière ? Prends rendez-vous pour sa tarte tatin ! Elle en retournerait le plus clochemerlesque des Orléanais...
Bonnes longues journées
PS: le uchiage (banquet) du comité des examens était triste à mourir ! Aucun volontaire pour un nijikai au karaoke... J'en suis rentré à la maison tout dépité au point de me plonger dans un article de la RDP sur la nouvelle constitution afghane ! Dingue ça !
12. Le mardi 21 février 2006 à 19:41, par vinteix :
"Des étudiants qui voulaient y aller, qui maintenant y sont et découvrent. Un enseignant qui sert les petits fours (la remarque sur l'humiliant de la situation, cela émane de qui par curiosité?). Des gens qui se parlent. Une visite de plaisir dans une librairie avec achats à la clé. Des tracas routiniers mais visiblement petits de coordination d'un groupe. Des solutions, même temporaires, mais des solutions tout de même à des problèmes logistiques, Internet, les mobiles, etc. Le blog qui continue. Je ne vois pas ce qui a de déprimant ici, au contraire. Vivement la suite."
Encore plus deprimant !
13. Le mardi 21 février 2006 à 20:23, par Manu :
Mais qu'est-ce qui se passe ?
C'est quoi c't'ambiance ?
Tout ça parce que Berlol est en France ?
14. Le mardi 21 février 2006 à 21:48, par vinteix :
Non, pardon, je plaisantais (un peu) et m’amusais (un peu)… quoique… je ne puis me contenter de telles platitudes… comme disait l’autre récemment, c’est bien rangé, sans plis et confortable, plein de bons sentiments, « les Assis », quoi… l’ennui… Or, je lisais récemment que l’inquiétude n’est pas de cette époque-ci… Justement, c’est bien ce qui manque ! l’inquiétude, au sens profond et étymologique du terme : le contraire du repos, de l’immobilité, de la stagnation, voire de la soumission ou de l’avachissement. Non pas l’inquiétude contrite et auto-flagellante, l’inquiétude apparente et trompeuse (hypocrite) des discours dominants, ceux des médias ou de la plupart de nos dirigeants, qui cachent à peine leur auto-satisfaction, sous une dramatisation obscène, calculée selon les bénéfices qu’ils en retirent. Règne de la pensée molle et de l’anesthésie, dans une civilisation empoisonnée, civilisation d’esclaves endormis dans une climatisation plus ou moins réussie.
Mais une gaieté inquiète (au sens où ont pu l’incarner Nietzsche ou Bataille, ou Thomas Bernhardt), qui ne peut se satisfaire de l’état des choses et de la transparence trompeuse et illusoire des discours dominants et de tout le fatras de contrôle que l’on nous sert, que l’on nous soumet et qui nous dessert et nous soumet. Le monde est déjà si lénifiant, si plein et vibrant de « misère symbolique », de masques qui mettent entre parenthèses tout ce qui pourrait déranger, inquiéter, ouvrir, éclairer ou obscurcir (peu importe), faire bouger la pensée et les corps, les frontières et les définitions communément admises, introduire le frisson inquiet de l’infini (l’interrogation sur le sens du monde étant vouée à cette infinitude, à cet inachèvement) dans ces rassurantes pseudo-vérités de la finitude, utile castration permettant la conquête des champs illusoires du désir. Tant d’imbécile dignité aussi, qu’on nous impose et qui nous châtre, à commencer par celle du travail (pétrification des ressorts et des arcanes de l’enfance) dont la plupart du temps les fins réelles nous échappent, imbécile dignité que, entre parenthèses, je mesure presque tous les jours à l’université (mais peu importe le milieu) et qui cache le désoeuvrement essentiel.
Où est la révolte (sans parler de révolution)? la grandeur ? le sublime ? les fragiles et troublantes apparitions de la beauté ( et de l’amour) ? troublantes car le vertige de la beauté et de la mort sont un même abîme (« sous les cerisiers, les morts », でしょう ?) le sens de l’éperdu ? l’imagination, cette faculté tant élevée par Baudelaire ? le sens de l’impossible ? les appels d’air ? le côté infini de notre vie ? les vertiges de l’espace et du temps (car penser, ça veut dire, à mon sens, se trouver au seuil de ces catégories pures) ? les idéaux (seraient-ils utopiques et ils doivent l’être, sous peine de n’être que de mornes rêveries) ? le vent salubre de l’inconnu ? la quête du sens du monde ? le tragique (que l’on fuit si aisément et avec tant d’insouciance derrière les doubles du réel érigés en abusives croyances, mais qui finit inévitablement par nous rattraper) ? la création de lignes de fuite (créatrices) ? la « joie » (au sens plein, fort, voir Spinoza ou Deleuze) ? l’inquiétude, enfin, quant au langage lui-même (la parole en feu ?) dont on se sert et qui « sert à vivre », mais dont on abuse en toute insouciance et qui semble perdre tout pouvoir (mots abusés ou abusifs, gonflés ou vidés, trop mous ou trop rigides, soumis aux envoûtements de la communication, aux manipulations crapuleuses de la société) sans voir qu’on ne fait que « vaquer à ses occupations » (référence à Meschonnic, cité ici par Berlol)…
Au lieu de tout cela, c’est bien souvent, trop souvent, le règne du « peu de réalité » et de la pensée molle, le réel qui s’évanouit dans les bavardages et l’irréalité zappée du « reality show ». Non, je ne puis me résigner (me résilier ?) à « vivre et penser comme des porcs ». Ainsi, à la « résilience », je préfère l’inquiétude et la résistance.
Le ciel est vide ; l’homme seul est habité, mais il dort. Bien sûr, penser, c’est d’abord penser contre soi-même, ne jamais se satisfaire (de soi), ne pas être en repos, donc être fondamentalement inquiet. « Les moindres écrivains écrivent face aux autres. Les plus grands contre eux-mêmes » ; ou encore : « Homme : un improbable qui rêve d’un impossible. » (Salah Stétié).
Bon, tout cela, un peu comme un cri dans le désert… qui croît.
En ce sens-là, mais CE N’ETAIT SUREMENT PAS UN REPROCHE, je trouvais les notations orléanaises de Berlol plutôt déprimantes, et le commentaire qui suivit encore plus…
15. Le mardi 21 février 2006 à 22:00, par vinteix :
... en relation aussi (car je suis assez tournesol), à cette grisaille pluvieuse... (souvenirs personnels aussi d'un passage assez gris à Orléans) mais peu importe, tout ceci n'etait qu'un pretexte, à vrai dire surtout inspiré par le commentaire de Lionel Dersot et une petite remarque récente sur "l'inquiétude" justement, lue dans son blog.
16. Le mardi 21 février 2006 à 22:13, par vinteix :
Pardon d'être si bavard tout à coup, mais je me rappelle soudain que Derrida parlait de manière très émouvante de gaieté inquiète, dans un de ses derniers entretiens, je crois, repris dans "Apprendre à vivre enfin"... enfin, pour ceux que cela peut intéresser...
17. Le mercredi 22 février 2006 à 00:12, par vinteix :
A propos... je remarque sur la photo de groupe qu'il n'y a qu'un membre (oh pardon !) masculin, en haut à gauche, et un troupeau de demoiselles... mais peut-être me trompe-je ??
En tout cas, si je ne me trompe point, cela serait peut-être intéressant, par exemple, de savoir un peu comment se passe cette "noyade" au sein de la gent féminine en terre étrangère...
Enfin, c'est pas très important, mais peut-être mieux qu'applaudir à la bravoure triviale des petits gestes quotidiens...
18. Le mercredi 22 février 2006 à 00:55, par Berlol :
Vinteix, Alain, venez nous voir ! Vous comprendrez ce qu'est le quotidien d'un co-responsable de stage. Cela ne m'empêche pas de penser, voire de philosopher. Il faut laisser le temps à la pensée de se redéployer... Je m'interdis de critiquer Orléans, de quel droit d'ailleurs, mais j'ai des étonnements, que j'atermoie.
19. Le mercredi 22 février 2006 à 01:04, par vinteix :
Tout a fait d'accord sur le temps qu'il faut laisser au temps... le temps de la pensee, j'entends...
Berlol, il se trouve que moi aussi, tous les deux ans, j'accompagne (et seul !) une groupe d'une trentaine d'etudiants japonais en Belgique et a Paris... alors, je sais tres bien ce que cela signifie !
Mes remarques, intempestives certes, n'etaient pas par rapport a cette equipee (pas folle, quand meme...) a proprement dit... mais inspirees plutot par l'air du temps et comme je l'ai dit, la vanite un peu plate et complaisante de certain(s) commentaire(s)...
20. Le mercredi 22 février 2006 à 01:11, par vinteix :
toujours pas de torchon a vaisselle ?!
Bon, moi, je vais acheter du pecul... j'en ai plus...
21. Le mercredi 22 février 2006 à 02:08, par vinteix :
...car quand meme ! quand on lit par exemple : "Une visite de plaisir dans une librairie" et l'admirable clausule : "avec achats à la clé", la, j'ai vraiment pouffe de rire !
Quel emerveillement (de nouveau-ne) ! ou plutot, pour etre tres honnete et sans ironie, quelle platitude !
Et t'as vaiment achete des livres !? dans une librairie ?!
Bon, je me retire discretement... enfin, momentanement, car d'ici peu, a mon tour de filer pour un mois de peregrinations europeennes, sans etudiants, cette annee (ouf !) et sans ordinateur, donc dans l'impossibilite de suivre la suite des tribulations (et turpitudes ?) des tiens (etudiants)...
Enfin, tiens-moi au courant quand meme pour le torchon a vaisselle... ca m'angoisse... (= simple taquinerie)
Bon sejour et hasta la vista !
22. Le jeudi 23 février 2006 à 17:51, par le consul :
"Des étudiants qui voulaient y aller, qui maintenant y sont et découvrent. Un enseignant qui sert les petits fours (la remarque sur l'humiliant de la situation, cela émane de qui par curiosité?). Des gens qui se parlent. Une visite de plaisir dans une librairie avec achats à la clé. Des tracas routiniers mais visiblement petits de coordination d'un groupe. Des solutions, même temporaires, mais des solutions tout de même à des problèmes logistiques, Internet, les mobiles, etc. Le blog qui continue. Je ne vois pas ce qui a de déprimant ici, au contraire. Vivement la suite."
pas seulement déprimant, consternant....
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