« On s'en veut quelquefois de sortir de son bain. » — écrit Échenoz en ouverture de Ravel... Même sous la douche, ce luxe de prendre son temps et d'y songer languissamment, je me l'offre ce matin.

Choses à faire ensuite : signer nos contrats de location des studios pour un mois, vérifier à la boutique de téléphone si tous nos portables seront prêts demain et obtenir le vrai numéro du portable de mon collègue recopié hier avec une erreur par l'employé, aller déjeuner avec nos étudiants pour savoir comment se sont passés les premiers cours et les informer pour demain, nous installer pour la première fois dans la bibliothèque des sciences et y connecter nos ordinateurs portables avec câble LAN (le protocole http passe très bien mais rien à faire pour les ftp et smtp ; heureusement pour moi, je peux gérer mon courrier via l'accès web à mon domaine, idem pour Litor), récupérer les étudiantes qui veulent changer des travelers et les accompagner à la grande poste d'Orléans — émotion de les voir tendues avant leur premier acte linguistique qui ne soit factice, elles nous savent derrière, en cas de besoin, mais que leur réussite suppose notre passivité. Et puis rentrer chez nous, nous reposer.
Passage au théâtre pour savoir s'il reste des places pour la pièce du 4 mars, mais la politique de priorité aux abonnés rend impossible de savoir combien de places il restera pour les gens de passage comme moi — politique discriminatoire !
Passage à la supérette pour du shampoing et des serviettes en papier — toujours pas de torchon à vaisselle.
Dîner au restaurant chinois, l'Impérial d'Arc, devant la gare. Pas mal, surtout le nom.

Un détail extraordinaire me revient (je me relève pour le noter) : dans un reportage sur le locked-in syndrom, Jean-Jacques Beineix parlant de Jean-Dominique Bauby qui lui disait, un jour de tournage, par les lettres clignées des yeux, le simple mot raccord — à savoir que sa taie d'oreiller n'était pas la même que celle de la veille.