Déjà des habitudes se prennent. Celle du froid. Celle du petit déjeuner, au second étage de la résidence où nous habitons, celle du bus ou du tram selon la destination, celle de nous installer à la bibliothèque des sciences pour travailler, celle de retrouver nos étudiants pour déjeuner.
Sans compter celle d'avoir à virer les commentaires — j'aurais plus vite fait de virer automatiquement tout ce qui est en anglais...

Et puis des choses uniques, comme aller à la poste avec mon collègue pour qu'il demande un chéquier à livrer à Orléans, passer à la librairie Les Temps modernes pour commander trois livres qui n'y sont pas : les livres déjà mentionnés de Sereine Berlottier, Philippe Vasset et Dany Laferrière. Et commencer à photographier les chats...

Pendant que je m'occupe du JLR et du courrier, enregistrement de trois émissions Du jour au lendemain, avec Antoine Volodine (du 15), François Bégaudeau (du 16) et Philippe Forest (le 17) — excellent triplé, pour mon redémarrage radiophonique.

Dans une boutique des arcades, je trouve des torchons à vaisselle, mais à près de 7 euros chaque. On verra ailleurs, un autre jour. Faudrait que j'aie le temps d'aller à Carrefour...

Le soir, dîner chez Claude Mouchard, professeur de thèse de mon collègue. Sentiment d'un moment exceptionnel et merveilleux dans ces conversations, et dans un lieu magnifique.
Propos tantôt littéraires, sur Flaubert notamment puisqu'il prépare actuellement un séminaire sur Bouvard et Pécuchet, mais aussi sur le fait que Claude Mouchard était au colloque évoqué à la première page du JLR, le 19 novembre 2003, quand j'étais allé écouter Olivia Rosenthal, Tiphaine Samoyault et Laurent Jenny à Hongo (et donc aussi sur ces personnes que nous connaissons diversement).
Propos tantôt orléaniens, les contrôles musclés dans le tram, comme une volonté politique de spectaculariser la sécurité, mais aussi... la librairie évoquée plus haut puisqu'elle appartient... à la soeur de notre hôtesse, par ailleurs fille de Jean Zay — et qui nous dit connaître l'auteur des chats perchés...
Alors là ! Suis abasourdi devant telle quantité de points communs et convergences avec ce qui me meut ! Rentrant à pied par grand froid, j'articule tout de même audiblement de vifs remerciements à mon collègue pour m'avoir mené où je devais aller sans l'avoir su.