mercredi 1 mars 2006
Quête de sucre
Par Berlol, mercredi 1 mars 2006 à 23:55 :: General
Dur à lever, ce matin. Grand soleil, pourtant. Faut dire que la télé
m'a entraîné à pas d'heure, cette nuit. J'allais l'éteindre
quand a commencé un film de René Clément
de 1961 avec Alain Delon,
Quelle
joie
de
vivre ! (Che Gioia
vivere —
cherchez l'intrulien...), qu'au bout d'un quart d'heure,
je ne pouvais plus décrocher. Très étonnante comédie
d'une famille anarchiste dans un état fasciste.
Et ce soir, ça remet ça, j'attends Des Mots de minuit, sur la 2, pour voir Échenoz... Ce qui me laisse le temps de consigner des bribes de la journée.
Bibliothèque des sciences, à la fac, ce matin. Quelques
pages de bibliographie de mazarinades
à réviser pour T. et à lui renvoyer (faut d'ailleurs
que j'aille
à la Médiathèque,
un de ces jours...). Puis le courrier perso, des messages pour Litor avant
de préparer la mise en ligne du JLR d'hier. J'arrive à transférer
les photos, comme d'habitude, mais rien à faire pour le fichier son
du séminaire d'hier : les 26 Mo ne passent pas dans le tuyau. On verra
ça un autre jour, parce que ça mérite d'être écouté,
tout de même.
Je laisse mon collègue aller déjeuner et je sors quand il revient. Je vais jusqu'à la station L'Indien, manger un sandwich en découvrant le quartier.
Retour en ville vers 15h30. D'abord à la librairie Les Temps modernes pour les trois livres commandés la semaine dernière (Berlottier, Vasset et Laferrière — y'a plus qu'à les lire !). Ensuite, je tourne dans les rues une bonne demi-heure à la recherche d'un coiffeur. Il y a des giboulées de neige de temps en temps. J'en croise plusieurs, des salons de coiffure, déserts ou peu engageants. J'allais jeter mon dévolu sur Franck Provost, rue de la Cerche, où il y a de l'animation, des clients, quand je ressens — étrange, à cette heure-ci — un début d'hypoglycémie, la fébrilité physique et le malaise à l'idée de demander quelque chose...
Renoncer ? Revenir demain ? J'hésite. Je n'aime pas abandonner. Et là, rue de la République, la boutique Jeff de Bruges où je m'engouffre en quête de sucre. Chocolats et pâtes de fruit en vrac, j'en avale deux ou trois dès que sorti dans la rue. Pourtant, ça prenait du temps, pour payer. Et la caissière de m'expliquer aimablement que c'est en effet compliqué parce que les chocolats ont une TVA à 5,5 % alors que les pâtes de fruits sont à 19,6 %... Sur le fond, je me demande bien pourquoi le chocolat serait un produit de première nécessité et les pâtes de fruits des produits de luxe. D'ailleurs, pour ce qui est de l'hypoglycémie, la pâte de fruits est plus efficace que le chocolat... En quatre minutes, glucose dissous, je sens l'aisance remplacer la fébrilité.
Allez, du courage, le coiffeur. Le pire, c'est de faire la conversation. Dans les miroirs, de temps en temps, je vois passer des étudiantes japonaises, ça me distrait. Quarante minutes et vingt-quatre euros plus tard, je suis rajeuni et plein de cheveux dans le cou (ce qui n'arrive jamais à Tokyo...).
Au CDN, Carré Saint-Vincent, je voulais une place pour ce soir, mais c'est complet. Je verrai Les Marchands de Joël Pommerat vendredi soir. Repos au studio, soupe de poisson, radis roses et salade d'endives.
En fait, je m'en rends bien compte, ma journée s'est faite dans l'ombre de celle d'hier. J'appelle Cécile pour le lui dire. Et puis je vais lire en attendant Échenoz...
Et ce soir, ça remet ça, j'attends Des Mots de minuit, sur la 2, pour voir Échenoz... Ce qui me laisse le temps de consigner des bribes de la journée.
Bibliothèque des sciences, à la fac, ce matin. Quelques
pages de bibliographie de mazarinades
à réviser pour T. et à lui renvoyer (faut d'ailleurs
que j'aille
à la Médiathèque,
un de ces jours...). Puis le courrier perso, des messages pour Litor avant
de préparer la mise en ligne du JLR d'hier. J'arrive à transférer
les photos, comme d'habitude, mais rien à faire pour le fichier son
du séminaire d'hier : les 26 Mo ne passent pas dans le tuyau. On verra
ça un autre jour, parce que ça mérite d'être écouté,
tout de même. Je laisse mon collègue aller déjeuner et je sors quand il revient. Je vais jusqu'à la station L'Indien, manger un sandwich en découvrant le quartier.
Retour en ville vers 15h30. D'abord à la librairie Les Temps modernes pour les trois livres commandés la semaine dernière (Berlottier, Vasset et Laferrière — y'a plus qu'à les lire !). Ensuite, je tourne dans les rues une bonne demi-heure à la recherche d'un coiffeur. Il y a des giboulées de neige de temps en temps. J'en croise plusieurs, des salons de coiffure, déserts ou peu engageants. J'allais jeter mon dévolu sur Franck Provost, rue de la Cerche, où il y a de l'animation, des clients, quand je ressens — étrange, à cette heure-ci — un début d'hypoglycémie, la fébrilité physique et le malaise à l'idée de demander quelque chose...
Renoncer ? Revenir demain ? J'hésite. Je n'aime pas abandonner. Et là, rue de la République, la boutique Jeff de Bruges où je m'engouffre en quête de sucre. Chocolats et pâtes de fruit en vrac, j'en avale deux ou trois dès que sorti dans la rue. Pourtant, ça prenait du temps, pour payer. Et la caissière de m'expliquer aimablement que c'est en effet compliqué parce que les chocolats ont une TVA à 5,5 % alors que les pâtes de fruits sont à 19,6 %... Sur le fond, je me demande bien pourquoi le chocolat serait un produit de première nécessité et les pâtes de fruits des produits de luxe. D'ailleurs, pour ce qui est de l'hypoglycémie, la pâte de fruits est plus efficace que le chocolat... En quatre minutes, glucose dissous, je sens l'aisance remplacer la fébrilité.
Allez, du courage, le coiffeur. Le pire, c'est de faire la conversation. Dans les miroirs, de temps en temps, je vois passer des étudiantes japonaises, ça me distrait. Quarante minutes et vingt-quatre euros plus tard, je suis rajeuni et plein de cheveux dans le cou (ce qui n'arrive jamais à Tokyo...).
Au CDN, Carré Saint-Vincent, je voulais une place pour ce soir, mais c'est complet. Je verrai Les Marchands de Joël Pommerat vendredi soir. Repos au studio, soupe de poisson, radis roses et salade d'endives.
En fait, je m'en rends bien compte, ma journée s'est faite dans l'ombre de celle d'hier. J'appelle Cécile pour le lui dire. Et puis je vais lire en attendant Échenoz...