samedi 4 mars 2006
Neige ou pas, faut sortir
Par Berlol, samedi 4 mars 2006 à 23:54 :: General
Audition attentive avant de lancer la matinée.
« [...] la vanité. Je trouve qu'on est arrivé à un point aujourd'hui, où une sorte d'individualisme forcené fait que même dans un univers dit poétique, ceux qui pourraient se poser comme des gens peut-être plus purs ou ayant encore des rêves, notamment les rêves qu'on a pu connaître dans les années 70, justement, avec des idéaux, avec une envie, j'sais pas..., de partager des choses, de repenser... en fait en sont le plus éloignés. C'est-à-dire que le milieu poétique aujourd'hui, c'est une espèce d'entreprise comme une autre où chacun a une petite idée et puis qu'il reproduit comme ça à l'infini — enfin, un certain nombre de fois — et il a une vingtaine d'amis qui font semblant de trouver ça intéressant et qui en fait sont jaloux de celui qui a pris un tout petit peu la parole plus que les autres et attendent leur tour, et cette chose que je trouve triste, parce que finalement on y est tous plus ou moins amenés, on peut reconstituer des cellules de cette sorte, il suffit d'écrire, voilà, quelques textes en propre et... je trouve que c'est peut-être ça le vrai sujet, c'est-à-dire le vrai sujet de la poésie, ce serait ce double sens de la vanité [...] » (Éric Meunié, dans Du jour au lendemain du 21 février 2006)
Peut-être pas tout à fait faux... Mais ça sert à quoi, ce qu'il dit là ? La vanité, oui, mais il y a peut-être pire que les poètes, dans ce domaine. Non ? En tout cas, il ne va pas se faire que des amis, avec de tels propos ! Et puis ce n'est pas très clair. Il faut tirer ou rentrer son arme, pas jouer comme ça avec le barillet...
C'est pas tout ça mais, neige ou pas, faut sortir.
D'abord à la Médiathèque d'Orléans où je vais rencontrer la responsable du fonds des documents anciens contenant les Mazarinades conservées à Orléans. En service commandé pour sa majesse T. : voir comment c'est structuré, catalogué, accessible, etc. Le contact avec la responsable est très sympathique — une personne agréablement surprise de voir que quelqu'un s'intéresse à des documents qu'elle recote à temps perdu depuis le passage d'Hubert Carrier, il y a plusieurs années, dernière personne à s'être intéressée à ces pièces. On le voit, l'ignorance des mazarinades est loin de n'être que nippone. D'où je suis, second étage, il est possible de se connecter en wifi, service dont je profite une petite heure pour voir le courrier et répondre à quelques messages, constater qu'il y a peu de commentaires au JLR, en laisser un, rien de plus.
Rendez-vous familial place du Martroi. Comme il neige toujours, on passe en voiture au marché des bords de Loire (betterave, concombre, pâté de foie, fromage de chêvre et poulet rôti), puis voir un peu plus loin sur la rive, à Saint-Jean de Braye, où se trouve le restaurant Les Toqués qui m'a été recommandé (mais qui n'est pas ouvert) avant d'aller déjeuner au Viking, rue de Bourgogne, mon premier restaurant à proprement parler gastronomique depuis mon arrivée. Les chateaubriants au foie gras sont d'une tendreté et d'un goût remarquables, mon entrée d'effilés de saint-jacques crus en sauce à l'huître exquisement proche des sashimis — en revanche les praires farcies de ma mère manquent d'ail et de sel, mais pas de sable ! Ce sera la seule note négative du repas, les crêpes flambées aux agrumes étant pour finir excellentes, même si mon beau-père trouve cela trop sucré (je m'inquiète un peu pour son diabète...).
Sieste et lecture.
Bribes de Victoires de la musique, entre des coups de téléphone et la rédaction de plusieurs jours de JLR — mort de rire de la déprogrammation du nullissime Royaume de TF1 dont j'avais vu, dépité, un bout en arrivant il y a deux semaines.
Un peu plus tard, c'est bien la première fois que je vois Hubert-Félix Thiéfaine à la télévision ! Mais la voix ne me paraît plus être celle qui attendait les Alligator 427 en tripotant la fille du coupeur de joints...
« [...] la vanité. Je trouve qu'on est arrivé à un point aujourd'hui, où une sorte d'individualisme forcené fait que même dans un univers dit poétique, ceux qui pourraient se poser comme des gens peut-être plus purs ou ayant encore des rêves, notamment les rêves qu'on a pu connaître dans les années 70, justement, avec des idéaux, avec une envie, j'sais pas..., de partager des choses, de repenser... en fait en sont le plus éloignés. C'est-à-dire que le milieu poétique aujourd'hui, c'est une espèce d'entreprise comme une autre où chacun a une petite idée et puis qu'il reproduit comme ça à l'infini — enfin, un certain nombre de fois — et il a une vingtaine d'amis qui font semblant de trouver ça intéressant et qui en fait sont jaloux de celui qui a pris un tout petit peu la parole plus que les autres et attendent leur tour, et cette chose que je trouve triste, parce que finalement on y est tous plus ou moins amenés, on peut reconstituer des cellules de cette sorte, il suffit d'écrire, voilà, quelques textes en propre et... je trouve que c'est peut-être ça le vrai sujet, c'est-à-dire le vrai sujet de la poésie, ce serait ce double sens de la vanité [...] » (Éric Meunié, dans Du jour au lendemain du 21 février 2006)
Peut-être pas tout à fait faux... Mais ça sert à quoi, ce qu'il dit là ? La vanité, oui, mais il y a peut-être pire que les poètes, dans ce domaine. Non ? En tout cas, il ne va pas se faire que des amis, avec de tels propos ! Et puis ce n'est pas très clair. Il faut tirer ou rentrer son arme, pas jouer comme ça avec le barillet...
C'est pas tout ça mais, neige ou pas, faut sortir.
D'abord à la Médiathèque d'Orléans où je vais rencontrer la responsable du fonds des documents anciens contenant les Mazarinades conservées à Orléans. En service commandé pour sa majesse T. : voir comment c'est structuré, catalogué, accessible, etc. Le contact avec la responsable est très sympathique — une personne agréablement surprise de voir que quelqu'un s'intéresse à des documents qu'elle recote à temps perdu depuis le passage d'Hubert Carrier, il y a plusieurs années, dernière personne à s'être intéressée à ces pièces. On le voit, l'ignorance des mazarinades est loin de n'être que nippone. D'où je suis, second étage, il est possible de se connecter en wifi, service dont je profite une petite heure pour voir le courrier et répondre à quelques messages, constater qu'il y a peu de commentaires au JLR, en laisser un, rien de plus.
Rendez-vous familial place du Martroi. Comme il neige toujours, on passe en voiture au marché des bords de Loire (betterave, concombre, pâté de foie, fromage de chêvre et poulet rôti), puis voir un peu plus loin sur la rive, à Saint-Jean de Braye, où se trouve le restaurant Les Toqués qui m'a été recommandé (mais qui n'est pas ouvert) avant d'aller déjeuner au Viking, rue de Bourgogne, mon premier restaurant à proprement parler gastronomique depuis mon arrivée. Les chateaubriants au foie gras sont d'une tendreté et d'un goût remarquables, mon entrée d'effilés de saint-jacques crus en sauce à l'huître exquisement proche des sashimis — en revanche les praires farcies de ma mère manquent d'ail et de sel, mais pas de sable ! Ce sera la seule note négative du repas, les crêpes flambées aux agrumes étant pour finir excellentes, même si mon beau-père trouve cela trop sucré (je m'inquiète un peu pour son diabète...).
Sieste et lecture.
Bribes de Victoires de la musique, entre des coups de téléphone et la rédaction de plusieurs jours de JLR — mort de rire de la déprogrammation du nullissime Royaume de TF1 dont j'avais vu, dépité, un bout en arrivant il y a deux semaines.
Un peu plus tard, c'est bien la première fois que je vois Hubert-Félix Thiéfaine à la télévision ! Mais la voix ne me paraît plus être celle qui attendait les Alligator 427 en tripotant la fille du coupeur de joints...