vendredi 17 mars 2006
Compacter dans moins d'un mètre-cube ce qui se trouve étalé sur 25 mètres-carrés
Par Berlol, vendredi 17 mars 2006 à 23:54 :: General
Arrêter la tache d'huile... disais-je. Il vaut peut-être mieux
carrément changer la nappe, voire la table.
Je m'étais arrêté là-dessus pour aller à
la soirée de fin de stage, à la Présidence de l'université.
Saynètes et chansons, préparées pendant des semaines
et offertes ce soir au parterre des familles d'accueil. Belle interprétation
du Blues du dentiste (écrit par Henri Salvador). Tout une
excitation, la joie de l'instant, bien sûr, mais déjà
qui masque la tristesse et les pleurs de demain...
De retour au studio, il s'agit plus de vider le frigo que de dîner au sens propre. Soupe de poisson achetée à Saint-Malo. Un pot de foie gras du marché des bords de Loire, dur à finir seul. Des poivrons à l'huile des Halles Châtelet. Une salade de chou rouge. Du fromage de chèvre.
Une bonne partie de la nuit à compacter dans moins d'un mètre-cube ce qui se trouve étalé sur 25 mètres-carrés...
11h30. L'autocar nous attend, mon collègue et moi, à l'angle du Centre de conférences.
Midi et quart, devant la Présidence de l'université. Fin de l'embarquement des bagages, on dirait qu'il y en a trop... L'instant terrible du départ. La plupart des étudiantes pleurent, quelques membres des familles d'accueil aussi — moi, mon cœur est ailleurs, mais ça me fait quelque chose quand même... J'ai bien apprécié l'ensemble des personnes rencontrées, leur bonne volonté, leur implication. L'autocar démarre et ça mouche pendant un bon quart d'heure. Et puis ça sèche. Petit à petit la page Orléans se tourne.
À Roissy, épique enregistrement des bagages JAL & Air France. Les valises font plutôt 30 kilos que 20... On est en tort, c'est évident, on n'a pas assez prévenu les familles... Deux des cinq employés qui s'occupent de notre groupe veulent faire payer tout ça (avec un petit air de penser que Japonais = porte-monnaie). Individuellement, ça serait trop long... Alors on nous propose de passer toutes les valises, de faire un total des kilos en trop et de diviser... Pas cool pour qui a justement fait attention à ses 20 kilos. Ça ne tient pas trois minutes. Un des tapis d'enregistrement ne tourne plus, ça va encore ralentir. On demande à quelques étudiantes d'aller retirer cinq ou six kilos de leur valise pour les prendre en cabine.
Je proteste — de mauvaise foi — que tout cela vole de toute façon dans un même avion, puis de bonne foi comme quoi tout cela est très discrétionnaire (je reste près des guichets et je vois bien que des valises passent avec 26 ou 28 kilos dès que les deux emm...deurs ont le dos tourné), que la prochaine fois on prendra un vol ANA qui autorise jusqu'à 40 kilos (je ne sais pas si c'est vrai, mais ça en fait bien taire un !) et que... — surtout — le retard qu'on fait prendre (il y a un autre groupe derrière) se paiera beaucoup plus cher en parking de l'avion (ça aussi, ça fait mouche...).
Une douzaine d'étudiantes ont de la détaxe. Le guichet douanier est à au moins cent cinquante mètres du guichet d'enregistrement ! Ensuite, mettre un des duplicatas remis dans l'enveloppe fournie pour l'envoyer par la poste... dont la boîte est dans un autre coin du terminal. C'est comme un jeu ! Pour faire perdre du temps ! Mais qui a conçu ça ?
Puis c'est le contrôle des passeports et des bagages à main, où l'on fait maintenant enlever ceinture et chaussures, palper le corps entier, passer divers détecteurs... À quand la mise à poil systématique ?
Quand on arrive enfin à la porte indiquée sur nos cartes d'embarquement, on découvre qu'il y a eu une ERREUR d'impression (F49 pour F44), nous devons revenir en arrière de cinq portes, avec tout le groupe, et l'embarquement est déjà presque fini ! Pas le temps pour le shopping ! On nous fait prendre un couloir amovible qui ne mène pas à un avion mais à... un escalier, très pratique avec les bagages à main... pour descendre prendre un bus d'accès à l'avion, à trois kilomètres de là. Et un dernier escalier pour entrer dans l'avion, bien sûr. Finalement, je suis plutôt content de quitter cet aéroport high-tech à la mentalité de pays sous-développé.
(Liens et suite, demain.)
Je m'étais arrêté là-dessus pour aller à
la soirée de fin de stage, à la Présidence de l'université.
Saynètes et chansons, préparées pendant des semaines
et offertes ce soir au parterre des familles d'accueil. Belle interprétation
du Blues du dentiste (écrit par Henri Salvador). Tout une
excitation, la joie de l'instant, bien sûr, mais déjà
qui masque la tristesse et les pleurs de demain... De retour au studio, il s'agit plus de vider le frigo que de dîner au sens propre. Soupe de poisson achetée à Saint-Malo. Un pot de foie gras du marché des bords de Loire, dur à finir seul. Des poivrons à l'huile des Halles Châtelet. Une salade de chou rouge. Du fromage de chèvre.
Une bonne partie de la nuit à compacter dans moins d'un mètre-cube ce qui se trouve étalé sur 25 mètres-carrés...
11h30. L'autocar nous attend, mon collègue et moi, à l'angle du Centre de conférences.
Midi et quart, devant la Présidence de l'université. Fin de l'embarquement des bagages, on dirait qu'il y en a trop... L'instant terrible du départ. La plupart des étudiantes pleurent, quelques membres des familles d'accueil aussi — moi, mon cœur est ailleurs, mais ça me fait quelque chose quand même... J'ai bien apprécié l'ensemble des personnes rencontrées, leur bonne volonté, leur implication. L'autocar démarre et ça mouche pendant un bon quart d'heure. Et puis ça sèche. Petit à petit la page Orléans se tourne.
À Roissy, épique enregistrement des bagages JAL & Air France. Les valises font plutôt 30 kilos que 20... On est en tort, c'est évident, on n'a pas assez prévenu les familles... Deux des cinq employés qui s'occupent de notre groupe veulent faire payer tout ça (avec un petit air de penser que Japonais = porte-monnaie). Individuellement, ça serait trop long... Alors on nous propose de passer toutes les valises, de faire un total des kilos en trop et de diviser... Pas cool pour qui a justement fait attention à ses 20 kilos. Ça ne tient pas trois minutes. Un des tapis d'enregistrement ne tourne plus, ça va encore ralentir. On demande à quelques étudiantes d'aller retirer cinq ou six kilos de leur valise pour les prendre en cabine.
Je proteste — de mauvaise foi — que tout cela vole de toute façon dans un même avion, puis de bonne foi comme quoi tout cela est très discrétionnaire (je reste près des guichets et je vois bien que des valises passent avec 26 ou 28 kilos dès que les deux emm...deurs ont le dos tourné), que la prochaine fois on prendra un vol ANA qui autorise jusqu'à 40 kilos (je ne sais pas si c'est vrai, mais ça en fait bien taire un !) et que... — surtout — le retard qu'on fait prendre (il y a un autre groupe derrière) se paiera beaucoup plus cher en parking de l'avion (ça aussi, ça fait mouche...).
Une douzaine d'étudiantes ont de la détaxe. Le guichet douanier est à au moins cent cinquante mètres du guichet d'enregistrement ! Ensuite, mettre un des duplicatas remis dans l'enveloppe fournie pour l'envoyer par la poste... dont la boîte est dans un autre coin du terminal. C'est comme un jeu ! Pour faire perdre du temps ! Mais qui a conçu ça ?
Puis c'est le contrôle des passeports et des bagages à main, où l'on fait maintenant enlever ceinture et chaussures, palper le corps entier, passer divers détecteurs... À quand la mise à poil systématique ?
Quand on arrive enfin à la porte indiquée sur nos cartes d'embarquement, on découvre qu'il y a eu une ERREUR d'impression (F49 pour F44), nous devons revenir en arrière de cinq portes, avec tout le groupe, et l'embarquement est déjà presque fini ! Pas le temps pour le shopping ! On nous fait prendre un couloir amovible qui ne mène pas à un avion mais à... un escalier, très pratique avec les bagages à main... pour descendre prendre un bus d'accès à l'avion, à trois kilomètres de là. Et un dernier escalier pour entrer dans l'avion, bien sûr. Finalement, je suis plutôt content de quitter cet aéroport high-tech à la mentalité de pays sous-développé.
(Liens et suite, demain.)