samedi 25 mars 2006
L'EHESS aujourd'hui
Par Berlol, samedi 25 mars 2006 à 23:56 :: General
Voilà ce qu'il en reste, de l'EHESS... Suis sans voix.
En même temps, on voit sur ces photos qu'il n'y a pas eu de volonté de saccage systématique car en plusieurs jours d'occupation il y aurait largement le temps de réduire en confettis et en gravats tous les contenus de tous les bureaux. Or il n'en est rien, on voit sur les étagères que la plupart des classeurs et des dossiers sont en place, les meubles ne sont pas démembrés, ni les vitres brisées... Alors, une occupation festive, je-m'en-foutiste, répréhensible, oui, bien évidemment, mais pas barbare.
Ça, c'était le matin. Par la suite, on peut lire ceci. Également à lire sur les violences, place des Invalides (et le kaléidoscope des commentaires). Pour le forcené de Matignon, j'ai consulté mon index et constaté qu'il ne m'a jamais illusionné. Un texte comme celui-ci, du 13 avril 2005, contient déjà toute la morgue et la raideur antidémocratique du type.
Si on prend un peu de recul sur tout ça, on se dit : c'est pas possible, on n'est pas en 2006 dans un pays civilisé ! Réveillez-moi...
Ici, c'est infiniment plus calme. Encore qu'il a fallu se bouger.
Vers midi, T. et moi corrigions encore quelques ultimes coquilles d'une énième
lecture de sa thèse, puis on a enfourné tout ça (thèse
en japonais + catalogues raisonnés en mixte de français et
japonais) dans une grande valise que j'ai pesée (30 kilos dont 6 de
la valise elle-même). Un taxi nous a pris devant la maison à
13 heures et nous avons filé sur Komaba où il fallait déposer
les volumes à la boutique de photocopies-reliures avant 14 heures.
Mission accomplie.
La suite mercredi prochain, quand il faudra déposer le tout officiellement à l'université de Tokyo (j'y serai à titre de manutentionnaire).
Libérés, légers, marchant dans les rues vers Shibuya, nos yeux se sont enfin ouverts sur la nature environnante, bourgeonnante. Des effluves végétales nous parvenaient en même temps que nous constations, encore incrédules, la cause des sourires des passants : pruniers et cerisiers sont en fleur, les premiers plus avancés que les seconds.
Après un rapide déjeuner au vietnamien de Sept Anges (Seibu), nous avons marché vers Harajuku, horriblement peuplé — nous nous découvrions également samedi — puis plus tranquillement vers Shinjuku, le long du parc d'où sortaient des flots de drogués hanamiques, enfin dans la direction d'Ichigaya par Akebonobashi... Ce qui faisait déjà 7 ou 8 kilomètres — et près d'une heure et demie de marche et de grand air — quand j'ai proposé à T. qui fatiguait (et dont c'était la première balade depuis... près de deux mois) de finir les deux derniers kilomètres en taxi.
En même temps, on voit sur ces photos qu'il n'y a pas eu de volonté de saccage systématique car en plusieurs jours d'occupation il y aurait largement le temps de réduire en confettis et en gravats tous les contenus de tous les bureaux. Or il n'en est rien, on voit sur les étagères que la plupart des classeurs et des dossiers sont en place, les meubles ne sont pas démembrés, ni les vitres brisées... Alors, une occupation festive, je-m'en-foutiste, répréhensible, oui, bien évidemment, mais pas barbare.
Ça, c'était le matin. Par la suite, on peut lire ceci. Également à lire sur les violences, place des Invalides (et le kaléidoscope des commentaires). Pour le forcené de Matignon, j'ai consulté mon index et constaté qu'il ne m'a jamais illusionné. Un texte comme celui-ci, du 13 avril 2005, contient déjà toute la morgue et la raideur antidémocratique du type.
Si on prend un peu de recul sur tout ça, on se dit : c'est pas possible, on n'est pas en 2006 dans un pays civilisé ! Réveillez-moi...
Ici, c'est infiniment plus calme. Encore qu'il a fallu se bouger.
Vers midi, T. et moi corrigions encore quelques ultimes coquilles d'une énième
lecture de sa thèse, puis on a enfourné tout ça (thèse
en japonais + catalogues raisonnés en mixte de français et
japonais) dans une grande valise que j'ai pesée (30 kilos dont 6 de
la valise elle-même). Un taxi nous a pris devant la maison à
13 heures et nous avons filé sur Komaba où il fallait déposer
les volumes à la boutique de photocopies-reliures avant 14 heures.
Mission accomplie.La suite mercredi prochain, quand il faudra déposer le tout officiellement à l'université de Tokyo (j'y serai à titre de manutentionnaire).
Libérés, légers, marchant dans les rues vers Shibuya, nos yeux se sont enfin ouverts sur la nature environnante, bourgeonnante. Des effluves végétales nous parvenaient en même temps que nous constations, encore incrédules, la cause des sourires des passants : pruniers et cerisiers sont en fleur, les premiers plus avancés que les seconds.
Après un rapide déjeuner au vietnamien de Sept Anges (Seibu), nous avons marché vers Harajuku, horriblement peuplé — nous nous découvrions également samedi — puis plus tranquillement vers Shinjuku, le long du parc d'où sortaient des flots de drogués hanamiques, enfin dans la direction d'Ichigaya par Akebonobashi... Ce qui faisait déjà 7 ou 8 kilomètres — et près d'une heure et demie de marche et de grand air — quand j'ai proposé à T. qui fatiguait (et dont c'était la première balade depuis... près de deux mois) de finir les deux derniers kilomètres en taxi.