Où froisser les emballages dérange
Par Berlol, mercredi 29 mars 2006 à 23:57 :: General :: #218 :: rss
les cerisiers sont mûrs je répète les
cerisiers sont mûrs
à cœur joie
jour à marquer graver tatouer teindre ou quoi
d'une croix d'une pierre
d'une fleur tout ce qu'on voudra
Vers midi, T. et moi allons chercher les 5 exemplaires de sa thèse en 4 volumes à la boutique de photocopie-reliure, tout près de l'Université de Tokyo, campus de Komaba. Bien emballés par le patron, nous les empilons dans la grande valise, qui pèse ainsi 36 kilos (dont 6 de tare). Soit 6 kg la thèse.
Je suis là pour rouler la valise, alors je la roule, même dans les allées inégales du campus. D'abord jusqu'au restaurant Lever son verre où nous déjeunons honorablement (saluant HC, un ami philosophe à qui nous jugeons bon de préciser que nous ne revenons pas de voyage...). Puis apposition du sceau du directeur de thèse, qui a son bureau, comme les autres du département, tout en haut d'un grand bâtiment dernier cri qui n'était pas construit la dernière fois que je suis venu sur ce campus. Puis on redescend pour dépôt officiel à l'administration des études — lieu solennel où froisser les emballages dérange, mais on s'en donne à cœur joie, comme à se délivrer d'un nouveau-né resté dix ans à engraisser...
Légèreté ensuite. Mais ne pas en faire trop. On rentre à la maison.
Zen (inné) avec un peu de musique. Et lectures tous webazimuts, dont Philippe De Jonckheere au Salon du livre, le 22, enfin en ligne — qui est plutôt à écouter (quand ça marche, Ô surprise !).
Pour Cécile. Puisqu'il en a été question récemment entre nous et si elle ne l'a pas encore trouvé, ce très beau travail de Bartlebooth (que je salue au passage) sur Jean-Pierre Brisset.
Pour David. Ai retrouvé l'adresse du nouveau forum plurilingue de l'Union Européenne, consacré en principe à l'avenir. Ouvert depuis lundi.
Pour tous, à condition d'avoir du temps : les Archives audiovisuelles de la recherche en sciences humaines et sociales. Une caverne alibabesque d'où vous risquez de ne jamais ressortir (n'est-ce pas ce qu'il y a de mieux à (se) souhaiter, au fond ?).
Pendant qu'il est encore aux frais du contribuable, le forcené de Matignon pourrait s'y instruire de la protection sociale et [des] politiques de l'emploi, par exemple. Ou des contre-performances surprenantes du CPE. Comme quoi, tout cela n'a vraiment pas été préparé sérieusement.
Et Inner Bower, alors ? Depuis la victoire de Shizuka
Arakawa en patinage artistique, le Japon bruisse de ces quelques sons
on ne sait d'où sortis, répétés à l'envi
par les commentateurs sportifs : イナバウアー. Même
Hisae s'en amusait, dimanche. Et tout le monde de s'interroger sur sens et
origine de cette expression.
Nous, ignares étrangers au Japon, en bons habitués des transcriptions de l'anglais, fonçons sur la version Inner Bower, un truc quelconque (bower) intérieur (inner)... Mais des Japonais aussi, qui cherchent logiquement ce que serait l'outer bower...
La solution est allemande puisqu'il s'agit du nom de la personne, Ina Bauer, qui a inventé cette figure, ou attitude en patins. La vérité, y'a qu'ça d'vrai !
à cœur joie
jour à marquer graver tatouer teindre ou quoi
d'une croix d'une pierre
d'une fleur tout ce qu'on voudra
Vers midi, T. et moi allons chercher les 5 exemplaires de sa thèse en 4 volumes à la boutique de photocopie-reliure, tout près de l'Université de Tokyo, campus de Komaba. Bien emballés par le patron, nous les empilons dans la grande valise, qui pèse ainsi 36 kilos (dont 6 de tare). Soit 6 kg la thèse.
Je suis là pour rouler la valise, alors je la roule, même dans les allées inégales du campus. D'abord jusqu'au restaurant Lever son verre où nous déjeunons honorablement (saluant HC, un ami philosophe à qui nous jugeons bon de préciser que nous ne revenons pas de voyage...). Puis apposition du sceau du directeur de thèse, qui a son bureau, comme les autres du département, tout en haut d'un grand bâtiment dernier cri qui n'était pas construit la dernière fois que je suis venu sur ce campus. Puis on redescend pour dépôt officiel à l'administration des études — lieu solennel où froisser les emballages dérange, mais on s'en donne à cœur joie, comme à se délivrer d'un nouveau-né resté dix ans à engraisser...
Légèreté ensuite. Mais ne pas en faire trop. On rentre à la maison.
Zen (inné) avec un peu de musique. Et lectures tous webazimuts, dont Philippe De Jonckheere au Salon du livre, le 22, enfin en ligne — qui est plutôt à écouter (quand ça marche, Ô surprise !).
Pour Cécile. Puisqu'il en a été question récemment entre nous et si elle ne l'a pas encore trouvé, ce très beau travail de Bartlebooth (que je salue au passage) sur Jean-Pierre Brisset.
Pour David. Ai retrouvé l'adresse du nouveau forum plurilingue de l'Union Européenne, consacré en principe à l'avenir. Ouvert depuis lundi.
Pour tous, à condition d'avoir du temps : les Archives audiovisuelles de la recherche en sciences humaines et sociales. Une caverne alibabesque d'où vous risquez de ne jamais ressortir (n'est-ce pas ce qu'il y a de mieux à (se) souhaiter, au fond ?).
Pendant qu'il est encore aux frais du contribuable, le forcené de Matignon pourrait s'y instruire de la protection sociale et [des] politiques de l'emploi, par exemple. Ou des contre-performances surprenantes du CPE. Comme quoi, tout cela n'a vraiment pas été préparé sérieusement.
Et Inner Bower, alors ? Depuis la victoire de Shizuka
Arakawa en patinage artistique, le Japon bruisse de ces quelques sons
on ne sait d'où sortis, répétés à l'envi
par les commentateurs sportifs : イナバウアー. Même
Hisae s'en amusait, dimanche. Et tout le monde de s'interroger sur sens et
origine de cette expression.Nous, ignares étrangers au Japon, en bons habitués des transcriptions de l'anglais, fonçons sur la version Inner Bower, un truc quelconque (bower) intérieur (inner)... Mais des Japonais aussi, qui cherchent logiquement ce que serait l'outer bower...
La solution est allemande puisqu'il s'agit du nom de la personne, Ina Bauer, qui a inventé cette figure, ou attitude en patins. La vérité, y'a qu'ça d'vrai !
Commentaires
1. Le mercredi 29 mars 2006 à 16:44, par Manu :
Dire que j'ai hésité entre 30 et 36 kilos pour le poids du bébé (private joke) ; c'était donc la tare.
On était vraiment sur la même longueur d'onde hier !
2. Le mercredi 29 mars 2006 à 20:26, par vinteix :
Tadaima. Rien à voir avec "la choucroute du jour", mais cette histoire de kilos me fait penser à celle des pesées de bagages à Roissy évoquée quelques jours plus tôt... et c'est encore pire quand on arrive au "vieux Roissy" qui est l'aéroport le plus mal foutu que j'avais jamais vu : on ne comprend rien du tout à la signalétique, les ascenseurs entre les étages fonctionnent plus ou moins bien, les services (bars, internet, etc.) sont minables, les sols sont dégueulasses... oui, vraiment on se croirait dans un "pays sous-développé" ! Ah, la vieille France va mal en ce moment !
3. Le samedi 1 avril 2006 à 00:47, par Philippe De Jonckheere :
"Enfin à jour", "enfin à jour", tss on fait ce qu'on peut. Et on peut peu. Parfois. N'empêche, c'est une drôle d'impression de se savoir attendu à l'autre bout du vieux monde.
Amicalement
Philippe De Jonckheere
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