J'accompagne T. chez le médecin, elle a des douleurs qu'elle ne s'explique pas bien. Après la visite, c'est plus clair, c'est une inflamation du nerf sciatique. Les semaines qu'elle a passées devant son bureau puis le redémarrage physique depuis quelques jours ont eu des effets pervers... Voilà ce qu'on ramasse à vouloir finir une thèse au mépris de son propre corps !
Quoi qu'il en soit, c'est moins inquiétant que de ne rien savoir. Dans l'ignorance, c'est le stress et l'imagination qui font pirement (et physiquement) souffrir.

De retour, je me dépêche de regarder Chats perchés, dévédé emprunté il y a quelques jours à la médiathèque de l'Institut et que je dois rendre aujourd'hui, avec déjà une amende de retard à payer. Peu importe, le film me paraît encore plus intéressant que la première fois que je l'ai vu...
J'en profite pour refaire une photo avec M. Chat et le masque reçu le jour de la projection de Tokyo.
Au passage, Chris Marker nous rappelle deux paroles très intéressantes à réentendre, et à méditer quatre ans plus tard. L'une de Mamère, l'autre de Chirac :
« Laisser entendre que Jospin peut ne pas être au 2e tour, c'est prendre les Français pour des imbéciles » (Noël Mamère, Verts, au Cirque d'hiver, 17/04/2002).
« Dans les semaines, dans les mois, dans les années à venir, j'aurai besoin de vous pour conduire la République et pour défendre ses valeurs. Je compte sur vous.» (discours de Jacques Chirac, 05/05/2002, place de la République, après sa réélection contre Le Pen...)
Il peut compter sur le peuple, Chirac, pour défendre les valeurs de la république... y compris contre son premier ministre et contre lui-même. L'hymne de Marker à l'expression populaire, à la contestation joyeuse sous les auspices du chat prend des accents paradoxaux de sagesse de la nation face à des hommes politiques tous aussi girouettes que malhonnêtes.
Enfin, j'ai trouvé LE site de référence !

Déjeuner avec Christine, enfin de retour, après des mois à donner des cours en Suisse. Au Saint-Martin, bien sûr. Et T. nous montre ce qu'elle sait déjà faire avec sa caméra vidéo... Mon porc braisé sauce cassis est tout simplement délicieux. Beaucoup de choses à se raconter. Et puis relancer Thomas pour retourner au squash...
Je vais ensuite travailler à la médiathèque de l'Institut pour quelques références sur Beckett. Là, je m'aperçois d'un autre usage de mon Sony T7 : photographier des pages au lieu de recopier ou d'aller faire des photocopies. Le résultat est tout à fait lisible, malgré le faible éclairage qui contraint à une assez longue ouverture (1/20e). Comme ça, je potasserai à la maison les subtiles remarques de Ludovic Janvier dans son Beckett par lui-même au Seuil — 1969 et peu d'ouvrages sur Beckett qui arrivent à ce niveau (mais quelques-uns quand même, on en reparlera...). Je dois l'avoir, ce livre, mais dans un carton à 11.000 km...