Aller droit dans un dictionnaire
Par Berlol, mercredi 12 avril 2006 à 23:58 :: General :: #232 :: rss
Comme annoncé hier, voici l'émission Net plus ultra du 20 décembre
2000, avec Onfray en Candide semble-t-il peu concerné et Érik
Orsenna en promoteur d'un appareil qu'il ne paraît pas beaucoup connaître...
Des répliques devraient aller droit dans un dictionnaire des
idées reçues du XXI siècle.
Je n'ai pas le temps d'en recopier parce que j'ai eu deux cours, une réunion et une sortie quelque peu imprévue...
J'entame l'un de mes cours de deuxième année (pratique de la lecture et de la phonétique) — une de mes meilleures entrées en matière — par un repérage de tous les « e » (sans accent aigu ni grave ni circonflexe) dans les mots des premières phrases d'un texte. Au tableau, dans une sorte de désordre simulé. Et puis faire répéter des membres de phrases pour qu'on sente bien comment le « e » se prononce, ou ne se prononce pas. Les étudiants médusés voient apparaître que c'est la lettre la plus courante, qu'elle entre dans plein de sons différents et que même les combinaisons de lettres ne sont pas fiables, comme « -es » ou « -ent » qui ne se réalisent pas toujours de la même façon (ci-dessus, « accent » et « réalisent », par exemple).
Et puis on les groupe, on cherche les accents toniques. Tout ça fait beaucoup de bruit, c'est vivant. Certains se demandent à quoi tout ça rime. Mais une partie de la classe, et ça augmente alors de minute en minute, commence à comprendre que c'est là une des causes de leurs problèmes de première année : on a appris plein de règles de grammaire, mémorisé des tonnes (utiles) de conjugaisons, mais on n'a pas vraiment pris conscience qu'il y avait en-dessous une matière de lettres et de sons dont on ne savait pas grand-chose, finalement. Et un pas grand-chose qui se mélange allègrement avec les sons du japonais et ce que l'on sait d'anglais.
Cette année, la réaction est nettement plus rapide, grâce au cours ouvert l'an dernier, dans lequel ils ont fait de la sensibilisation phonétique, de manière ludique et sans le savoir.
Il est temps d'introduire l'A. P. I., dans une version simple.
Quant à l'imprévu, dont David m'avait informé hier, c'était la rencontre avec le nouvel ambassadeur de France au Japon, Gildas Le Lidec, et son épouse, de passage à l'Alliance de Nagoya. Qu'il y vienne est tellement rare que c'est déjà un signe fort. Qu'il souhaite rencontrer des enseignants est de l'ordre de l'extraordinaire. Qu'il soit aussi cordial et disposé à la discussion informelle, mais néanmoins sérieuse, là, nous sommes dans le miraculeux. C'est pourtant ce qu'une dizaine d'enseignants a pu vivre tout à l'heure pendant près de 90 minutes. Les remerciements chaleureux qui ont suivi sont à la mesure de l'étonnement.
Nous ayant questionné sur ce sujet, il a été
bien surpris d'apprendre que les responsables du pavillon et des activités
françaises de l'Expo Aichi 2005 n'avaient jamais daigné prendre
contact avec l'Alliance, les enseignants ou le milieu francophone de Nagoya...
Ce dont je m'étais indigné l'an dernier.
Comme une sorte de clin d'œil de l'adversité, c'est peut-être le jour de l'enterrement du CPE, comme on dit sur France Info, que commence ici une nouvelle ère... Nous verrons bien.
Dans la confusion, je n'ai pas pensé à changer de mode. Et puis l'endroit était fort peu éclairé... Alors malgré le flash, mes photos sont toutes sombres. Le seul raté.
Je n'ai pas le temps d'en recopier parce que j'ai eu deux cours, une réunion et une sortie quelque peu imprévue...
J'entame l'un de mes cours de deuxième année (pratique de la lecture et de la phonétique) — une de mes meilleures entrées en matière — par un repérage de tous les « e » (sans accent aigu ni grave ni circonflexe) dans les mots des premières phrases d'un texte. Au tableau, dans une sorte de désordre simulé. Et puis faire répéter des membres de phrases pour qu'on sente bien comment le « e » se prononce, ou ne se prononce pas. Les étudiants médusés voient apparaître que c'est la lettre la plus courante, qu'elle entre dans plein de sons différents et que même les combinaisons de lettres ne sont pas fiables, comme « -es » ou « -ent » qui ne se réalisent pas toujours de la même façon (ci-dessus, « accent » et « réalisent », par exemple).
Et puis on les groupe, on cherche les accents toniques. Tout ça fait beaucoup de bruit, c'est vivant. Certains se demandent à quoi tout ça rime. Mais une partie de la classe, et ça augmente alors de minute en minute, commence à comprendre que c'est là une des causes de leurs problèmes de première année : on a appris plein de règles de grammaire, mémorisé des tonnes (utiles) de conjugaisons, mais on n'a pas vraiment pris conscience qu'il y avait en-dessous une matière de lettres et de sons dont on ne savait pas grand-chose, finalement. Et un pas grand-chose qui se mélange allègrement avec les sons du japonais et ce que l'on sait d'anglais.
Cette année, la réaction est nettement plus rapide, grâce au cours ouvert l'an dernier, dans lequel ils ont fait de la sensibilisation phonétique, de manière ludique et sans le savoir.
Il est temps d'introduire l'A. P. I., dans une version simple.
Quant à l'imprévu, dont David m'avait informé hier, c'était la rencontre avec le nouvel ambassadeur de France au Japon, Gildas Le Lidec, et son épouse, de passage à l'Alliance de Nagoya. Qu'il y vienne est tellement rare que c'est déjà un signe fort. Qu'il souhaite rencontrer des enseignants est de l'ordre de l'extraordinaire. Qu'il soit aussi cordial et disposé à la discussion informelle, mais néanmoins sérieuse, là, nous sommes dans le miraculeux. C'est pourtant ce qu'une dizaine d'enseignants a pu vivre tout à l'heure pendant près de 90 minutes. Les remerciements chaleureux qui ont suivi sont à la mesure de l'étonnement.
Nous ayant questionné sur ce sujet, il a été
bien surpris d'apprendre que les responsables du pavillon et des activités
françaises de l'Expo Aichi 2005 n'avaient jamais daigné prendre
contact avec l'Alliance, les enseignants ou le milieu francophone de Nagoya...
Ce dont je m'étais indigné l'an dernier.Comme une sorte de clin d'œil de l'adversité, c'est peut-être le jour de l'enterrement du CPE, comme on dit sur France Info, que commence ici une nouvelle ère... Nous verrons bien.
Dans la confusion, je n'ai pas pensé à changer de mode. Et puis l'endroit était fort peu éclairé... Alors malgré le flash, mes photos sont toutes sombres. Le seul raté.
Commentaires
1. Le mercredi 12 avril 2006 à 16:35, par patapon :
Il y a de quoi retrouver le moral : enterrement du CPE, visite d’un ambassadeur pour qui le mot « culture » veut dire quelque chose, et ( tu l’avais oublié !) Berlusconi qui se casse la gueule (de justesse, mais qui se la casse tout de même !)... le début d’une ère ? Multa renascentur quae iam cecidere, disait Virgile…
2. Le samedi 15 avril 2006 à 08:26, par Philippe De Jonckheere :
Patrick, la photo est sombre, non pas malgré le flash mais paradoxalement, à cause du flash. Ton appareil a insuffisamment ouvert son diaphragme parce qu'il est programmé à recevoir davantage d'aide de la part de ton flash, lequel en donnant un éclair trop faible (pas assez riche en joules) a trompé cette espérance de ton appareil, la photo s'en est trouvéé sous-exposée et donc sombre.
Sinon en matière de dictionnaire, te recommande ceci, découvert ce matin même via rezo.net : francois.gannaz.free.fr/L...
Amicalement
Phil, qui passait par là, comme souvent, mais qui l'ouvre comme pas souvent.
3. Le samedi 15 avril 2006 à 09:27, par Berlol :
Merci, Philippe. Hélas oui, pour le flash, je pensais que la distance n'était pas trop grande... Pour le Littré, j'avais aussi l'info depuis ce matin et je viens juste de l'employer pour y poser ma selle (Cf. au 15 avril). C'est géant !
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