Dommage que son auteur n'ait pas pu faire de vélo
Par Berlol, samedi 15 avril 2006 à 23:34 :: General :: #235 :: rss
Faisait frais à Tokyo, ce matin, malgré le soleil. J'étais
même un peu en avance pour les cent cinquante mètres qui me
séparent de l'Institut. Je voulais traiter des pages 16 à 24
de Molloy... J'ai tout juste réussi à en faire la moitié.
Il y a tant à dire. Le chapeau, les béquilles, la bicyclette
et sa trompe, la décision d'aller voir sa mère.
Je ne vais pas refaire le cours, mais revenons sur quelques lignes que, lors d'un Point de sagesse mémorable, Cécile citait déjà :
« Parler de bicyclettes et de cornes, quel repos. Malheureusement, ce n'est pas de cela qu'il s'agit mais de celle qui me donna le jour, par le trou de son cul si j'ai bonne mémoire. Premier emmerdement. J'ajouterai donc seulement que tous les cent mètres à peu près je m'arrêtais pour me reposer les jambes, non seulement les jambes. Je ne descendais pas à proprement dire de selle, je restai à califourchon, les deux pieds par terre, les bras sur le guidon, la tête sur les bras, et j'attendais de me sentir mieux.» (Samuel Beckett, Molloy, p. 20)
« [...] car il y avait une éternité qu'elle était sourde comme un pot. Je crois qu'elle faisait sous elle, et sa grande et sa petite commission [...] » (Ibid., p. 21)
« Je couche dans son lit. Je fais dans son vase. J'ai pris sa place.» (Ibid., p. 7-8)
Longtemps je me suis demandé quelle pouvait bien être la nécessité pour Beckett (pas pour Molloy, hein !) d'entrelacer ainsi les thèmes du vélo et de la mère. Ni hasard, ni nonsense, à mon avis. Mon hypothèse d'aujourd'hui est que leur intersection se matérialise ici par le mot selle dont les deux sens (siège de bicyclette et matières fécales) se retrouvent dans l'expression de Molloy : « Je ne descendais pas à proprement dire de selle »... Pas très propre, tout ça. Comment se démerder avec ? Y a-t-il de l'ontologique au-delà du rejet infantile évoqué par Freud ?
La naissance et la filiation, c'est-à-dire l'irréversibilité de soi et de l'être dans ses générations successives, Molloy n'en pense pas grand bien, il ravale cela au niveau matériel le plus bas possible, celui des selles de sa mère dont il se sent l'enfant (la mère, c'est la merde, et j'en suis... c'est à peu près, en substance, ce qu'il nous dit). Mais le même organe (balancier de contradiction cher à Molloy) qui sert à tous à s'asseoir pour évacuer ces choses (le cul) sert aussi à monter à bicyclette, une bicyclette qui symbolise la liberté (Ludovic Janvier le disait déjà en 1965) parce qu'étant acatène (à entraînement direct = sans chaîne) elle est aussi « à roue libre, si cela existe.» (p. 19). Merveilleux, le « si cela existe » !
Puis on s'appelle Mag (comme Maria de Magdala ?) et Dan (comme Daniel ou comme damné ou comme papa ?), l'âge efface le sexe et l'ordre parent-enfant (p. 21), tout ça n'a plus guère d'importance. C'est alors que Beckett se « faufile » (faux fils...) jusqu'à la « comtesse Caca » (p.21).
Mais la comtesse Caca ne sort pas de n'importe où — et c'est bien dommage que son auteur n'ait pas pu faire de vélo :
« Le terrain où Morel devenait si crédule et était si docile à son maître, c'était le terrain mondain. Le violoniste, qui, avant de connaître M. de Charlus, n'avait aucune notion du monde, avait pris à la lettre l'esquisse hautaine et sommaire que lui en avait tracée le baron : « Il y a un certain nombre de familles prépondérantes, lui avait dit M. de Charlus, avant tout les Guermantes, qui comptent quatorze alliances avec la Maison de France, ce qui est d'ailleurs surtout flatteur pour la Maison de France, car c'était à Aldonce de Guermantes et non à Louis le Gros, son frère consanguin mais puîné, qu'aurait dû revenir le trône de France. Sous Louis XIV, nous drapâmes à la mort de Monsieur, comme ayant la même grand'mère que le Roi ; fort au-dessous des Guermantes, on peut cependant citer les La Trémoïlle, descendants des rois de Naples et des comtes de Poitiers ; les d'Uzès, peu anciens comme famille mais qui sont les plus anciens pairs ; les Luynes, tout à fait récents mais avec l'éclat de grandes alliances ; les Choiseul, les Harcourt, les La Rochefoucauld. Ajoutez encore les Noailles, malgré le comte de Toulouse, les Montesquieu, les Castellane et, sauf oubli, c'est tout. Quant à tous les petits messieurs qui s'appellent marquis de Cambremerde ou de Vatefairefiche, il n'y a aucune différence entre eux et le dernier pioupiou de votre régiment. Que vous alliez faire pipi chez la comtesse Caca, ou caca chez la baronne Pipi, c'est la même chose, vous aurez compromis votre réputation et pris un torchon breneux comme papier hygiénique. Ce qui est malpropre.» Morel avait recueilli pieusement cette leçon d'histoire, peut-être un peu sommaire [...] » (Marcel Proust, Sodome et Gomorrhe, II)
Je ne vais pas refaire le cours, mais revenons sur quelques lignes que, lors d'un Point de sagesse mémorable, Cécile citait déjà :
« Parler de bicyclettes et de cornes, quel repos. Malheureusement, ce n'est pas de cela qu'il s'agit mais de celle qui me donna le jour, par le trou de son cul si j'ai bonne mémoire. Premier emmerdement. J'ajouterai donc seulement que tous les cent mètres à peu près je m'arrêtais pour me reposer les jambes, non seulement les jambes. Je ne descendais pas à proprement dire de selle, je restai à califourchon, les deux pieds par terre, les bras sur le guidon, la tête sur les bras, et j'attendais de me sentir mieux.» (Samuel Beckett, Molloy, p. 20)
« [...] car il y avait une éternité qu'elle était sourde comme un pot. Je crois qu'elle faisait sous elle, et sa grande et sa petite commission [...] » (Ibid., p. 21)
« Je couche dans son lit. Je fais dans son vase. J'ai pris sa place.» (Ibid., p. 7-8)
Longtemps je me suis demandé quelle pouvait bien être la nécessité pour Beckett (pas pour Molloy, hein !) d'entrelacer ainsi les thèmes du vélo et de la mère. Ni hasard, ni nonsense, à mon avis. Mon hypothèse d'aujourd'hui est que leur intersection se matérialise ici par le mot selle dont les deux sens (siège de bicyclette et matières fécales) se retrouvent dans l'expression de Molloy : « Je ne descendais pas à proprement dire de selle »... Pas très propre, tout ça. Comment se démerder avec ? Y a-t-il de l'ontologique au-delà du rejet infantile évoqué par Freud ?
La naissance et la filiation, c'est-à-dire l'irréversibilité de soi et de l'être dans ses générations successives, Molloy n'en pense pas grand bien, il ravale cela au niveau matériel le plus bas possible, celui des selles de sa mère dont il se sent l'enfant (la mère, c'est la merde, et j'en suis... c'est à peu près, en substance, ce qu'il nous dit). Mais le même organe (balancier de contradiction cher à Molloy) qui sert à tous à s'asseoir pour évacuer ces choses (le cul) sert aussi à monter à bicyclette, une bicyclette qui symbolise la liberté (Ludovic Janvier le disait déjà en 1965) parce qu'étant acatène (à entraînement direct = sans chaîne) elle est aussi « à roue libre, si cela existe.» (p. 19). Merveilleux, le « si cela existe » !
Puis on s'appelle Mag (comme Maria de Magdala ?) et Dan (comme Daniel ou comme damné ou comme papa ?), l'âge efface le sexe et l'ordre parent-enfant (p. 21), tout ça n'a plus guère d'importance. C'est alors que Beckett se « faufile » (faux fils...) jusqu'à la « comtesse Caca » (p.21).
Mais la comtesse Caca ne sort pas de n'importe où — et c'est bien dommage que son auteur n'ait pas pu faire de vélo :
« Le terrain où Morel devenait si crédule et était si docile à son maître, c'était le terrain mondain. Le violoniste, qui, avant de connaître M. de Charlus, n'avait aucune notion du monde, avait pris à la lettre l'esquisse hautaine et sommaire que lui en avait tracée le baron : « Il y a un certain nombre de familles prépondérantes, lui avait dit M. de Charlus, avant tout les Guermantes, qui comptent quatorze alliances avec la Maison de France, ce qui est d'ailleurs surtout flatteur pour la Maison de France, car c'était à Aldonce de Guermantes et non à Louis le Gros, son frère consanguin mais puîné, qu'aurait dû revenir le trône de France. Sous Louis XIV, nous drapâmes à la mort de Monsieur, comme ayant la même grand'mère que le Roi ; fort au-dessous des Guermantes, on peut cependant citer les La Trémoïlle, descendants des rois de Naples et des comtes de Poitiers ; les d'Uzès, peu anciens comme famille mais qui sont les plus anciens pairs ; les Luynes, tout à fait récents mais avec l'éclat de grandes alliances ; les Choiseul, les Harcourt, les La Rochefoucauld. Ajoutez encore les Noailles, malgré le comte de Toulouse, les Montesquieu, les Castellane et, sauf oubli, c'est tout. Quant à tous les petits messieurs qui s'appellent marquis de Cambremerde ou de Vatefairefiche, il n'y a aucune différence entre eux et le dernier pioupiou de votre régiment. Que vous alliez faire pipi chez la comtesse Caca, ou caca chez la baronne Pipi, c'est la même chose, vous aurez compromis votre réputation et pris un torchon breneux comme papier hygiénique. Ce qui est malpropre.» Morel avait recueilli pieusement cette leçon d'histoire, peut-être un peu sommaire [...] » (Marcel Proust, Sodome et Gomorrhe, II)
Commentaires
1. Le samedi 15 avril 2006 à 09:55, par le pseudo est obligé ? :
vous qui innovez sans cesse, vous nous accorderiez l'enregistrement mp3 de votre cours, qu'on puisse lire avec vous ces 4 pages de Molloy ?
merci pour l'intervention d'Alexandre Gefen à Phalese et autres ressources
2. Le samedi 15 avril 2006 à 23:06, par Berlol :
Le pseudo n'est pas obligé, encore que c'est quand même mieux entre êtres humains de s'appeler par des noms... Non ? Du coup "le pseudo est obligé ?" devient votre pseudo, ce qui est, il faut le reconnaître, un tantinet ridicule...
Tiens ! Mais d'où tenez-vous que mon cours est enregistré ?...
En l'occurrence, il l'est. Et votre question pose un problème épineux. En effet, il faut en principe s'acquitter du tarif du cours auprès de l'IFJT pour pouvoir y assister et bien que rien ne soit contractuellement défini au sujet de l'enregistrement, je pense qu'il serait déloyal de le diffuser librement. D'autant que si ça se savait, il y a peut-être des personnes qui s'éviteraient la dépense et le lever matinal du samedi... Ce qui ferait chuter le nombre d'inscrits au cours, voire compromettrait son existence. Le cas des séminaires d'Hubert de Phalèse à Censier est différent puisque ceux-ci sont librement ouverts au public (qu'on se le dise — c'était déjà dit). Alors mettre en ligne un extrait ? Et lequel ? En en décidant moi-même ? C'est délicat. Ou attendre la fin de la session ? Demander l'autorisation à l'IFJT ? Je pourrais ainsi diffuser la session sur Le Ravissement de Lol V. Stein, par exemple...
En revanche, à des gens que je connais, et avec leur confiance, je peux donner des copies plus facilement... D'où l'intérêt de se connaître, Non ?
3. Le samedi 15 avril 2006 à 23:56, par le pseudo est obligé ? :
alors je pourrais m'appeler M6 pour faire comme votre Arte, j pour passer devant votre k, Albert pour voisiner votre Alain, effectivement ce sera nettement moins "ridicule" (merci du tantinet) et plus franc du collier : on se connaîtra vraiment pour de vrai alors
un jour viendra où il n'y aurait aucun problème (techniquement c'est facile) pour payer sa contribution et accéder à un enregistrement numérique de même qu'on charge une chanson via iTunes : à vous de négocier avec votre IFJT qui reçoit quoi ?
4. Le dimanche 16 avril 2006 à 00:07, par Berlol :
Pour le pseudo, un de ceux-ci irait très bien, en effet, et puis ça serait moins long pour vous à taper. Pour l'IFJT, je vais effectivement poser la question... Si vous me laissiez une adresse de courriel (ça n'apparaît pas en version publique), on en rediscuterait en privé. Comme il vous plaira, disait Shakespeare...
5. Le dimanche 16 avril 2006 à 05:36, par Manu :
Et il y a un copyright sur la "comtesse Caca" ?
Ça m'est venu à l'esprit (avant de lire votre discussion sur le MP3 du cours) en pensant au domaine de la musique, où le moindre clin d'oeil doit en principe se payer, sauf bien sûr si l'oeuvre est tombée dans le domaine public... Comment ça marche en littérature ? (question stupide du dimanche soir...)
6. Le dimanche 16 avril 2006 à 07:10, par Berlol :
Bonne question, Manu. Heureusement, la littérature n'obéit pas aux mêmes règles que la musique. Si la longueur des citations n'est pas trop importante, il n'y a pas de souci à se faire. Donc encore moins pour une expression de deux mots. De plus Proust est dans le domaine public.
Je pense d'ailleurs — je peux me tromper — qu'au moins 80% des lecteurs de cette page de Beckett qui ont aussi lu Proust n'y pensent pas en lisant cette expression, parce qu'elle est très brève et qu'elle entre bien dans le ton de Molloy : ça n'a pas l'air d'être une pièce rapportée et ça ne veut pas en avoir l'air. Ce qui fait d'ailleurs que ceux qui ne voient pas le clin d'œil ne perdent rien du discours de Molloy (qui ne connaît pas Proust) — ils passent juste à côté d'un petit truc dans l'art de Beckett.
Il n'en va pas de même pour le paragraphe que je commence par "Longtemps je me suis...", que même des non-lecteurs de Proust peuvent identifier tellement c'est connu : un clin d'œil qui se montre en tant que tel, pour faire sourire, si possible.
7. Le dimanche 16 avril 2006 à 07:24, par arte :
Molloy est une langue. Pas une langue linguistique, une langue quoi, linguale, une vraie, qui baigne dans sa bouche ! Et qui souvent fourche (de vélo).
8. Le dimanche 16 avril 2006 à 11:26, par Bartlebooth :
Extrait de l'entretien Raymond Federman/Thierry Guichard, dans le n°68 du Matricule :
"- Vous évoquez souvent l'idée du plagiat et en faites même l'apologie. Pourquoi ?
Dans Amer Eldorado, j'ai piqué un texte à Derrida tiré de La Pharmacie de Platon. Le langage est démocratique, il appartient à tout le monde. Le langage est une sorte de prostituée.
Quand j'écrivais Quitte ou double où je parle des nouilles, j'allais dans les supermarchés et je recopiais ce qu'il y avait sur les boîtes. J'emprunte du langage n'importe où, et que ce soit du français ou de l'anglais ça m'est égal. Le langage, on le déplace d'un endroit à un autre, on le reconstruit, on en fait un roman, on en fait un poème. Tout le monde fait ça en littérature. C'est pour ça que j'ai abandonné les guillemets, je n'y crois plus aux guillemets. Et Beckett, je sais comment il faisait : il mettait une majuscule parfois au milieu d'une phrase : ça signifiait que la suite appartenait à quelqu'un d'autre. Et il se piquait des trucs à lui-même : tu lis Malone meurt et tu retrouves des phrases entières de Molloy."
9. Le dimanche 16 avril 2006 à 13:10, par arte :
Oui, Gary (oui oui je sais...) faisait ça aussi, se piquer des phrases à lui-même, des chapitres ...
10. Le dimanche 16 avril 2006 à 13:29, par arte :
...et puis Malraux, tant qu'à faire, dans Lazare et Les Noyers de l'Altenburg !
11. Le lundi 17 avril 2006 à 01:39, par Manu :
Intéressant !
Si seulement on pouvait faire la même chose aussi librement dans le domaine de la musique !
Mais souvent, juste un clin d'oeil, c'est déjà trop...
12. Le lundi 17 avril 2006 à 13:35, par Bartlebooth :
En effet, il est bien dommage que des lois veuillent rendre illégale une certaine forme de citation musicale et ne reconnaissent pas le sampling comme participant à l'histoire du collage dans la création et qu'il est donc aussi passionnant que le collage en peinture et en littérature. Je recommande à ce sujet les manifestes de Negativland, sur le droit de citation biblioweb.samizdat.net/ar... , et sur la modification du copyright biblioweb.samizdat.net/ar... .
Je ne crois pas, pourtant, qu'on soit moins libre de citer en musique.
Tout d'abord parce qu'il ne faut pas être aussi con que la loi : elle n'empêche pas d'être libre, on peut s'en servir et la contourner, on peut l'ignorer.
Ensuite parce qu'il n'y a pas que l'échantillonnage ou le sampling pour faire de la citation musicale. Comment, pour citer, s'y sont pris les grands compositeurs dits classiques ? Erik Satie et John Cage, qui ont généralisé la méthode citationnelle en musique, le faisaient à leur manière. Les improvisateurs de jazz qui font un clin d'oeil à un aîné le font d'une autre.
Ne s'enchaîne-t-on pas soi-même quand
- on ne voit pas de possibilité citationnelle hors du sampling ?
- on préfère se sentir baisé en se plaignant d'un manque de liberté que biaiser en prenant des libertés ?
- on s'attache au soi-disant clin d'oeil, qui est le plus souvent recyclage, comme à la prunelle de ses yeux ?
13. Le lundi 17 avril 2006 à 15:13, par cel :
Cage, Satie... parmi les grand compositeurs généralisateurs de la méthode citationnelle tu oublies Laurent Voulzy et sa manière de coller qui colle encore au coeur et au corps - simple négligence je suppose
14. Le lundi 17 avril 2006 à 15:54, par k :
comme les papiers tue mouche y colle
vivre cout que cout sans ailes
rampé et crever quand même
comme tout le monde quoi,
rien de neuf sur cette terre alors..............
15. Le lundi 17 avril 2006 à 18:36, par arte :
On devrait breveter le mot "con", tiens !
16. Le lundi 17 avril 2006 à 19:23, par Manu :
Je suis bien d'accord Bartlebooth, il y a d'autres façons de faire ; on peut suggérer, transformer... Mais dans le cas de Molloy, il s'agit bien d'extraits bruts (=échantillonages ?).
C'est vrai qu’on n’est pas obligé de suivre la loi à la lettre et de renoncer à cette liberté.
L'exemple que j'avais en fait en tête en écrivant cela, montre cependant que ce n'est pas toujours évident : même sur des plateformes "alternatives" comme Jamendo, des morceaux ont dû être retirés "par précaution" car ils contenaient des samples...
17. Le mercredi 30 janvier 2008 à 06:48, par florian lavoux :
Bjr
merci pour ce bilet fort intéressant
il y a cependant qeulques points obscurs : "siege de bicyclette et matieres fecales" ... q_'entends tu par là ? bionne continuation 
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