C'est clair, on va marcher, on va faire aujourd'hui la promenade dont on a été empêché hier. D'abord bosser la matinée, courrier et avancement de l'index des noms propres (février bientôt fini). Arroser les fleurs sur le balcon, les pensées en pleine forme et le citronnier qui fait de nombreuses pousses (à rempoter d'urgence). Après, il est temps de sortir parce qu'en ce moment, il y a des travaux en stéréo : ravalement intégral d'un immeuble côté cuisine et d'énormes grues de construction côté chambre.

Déjeuner au Saint-Martin, un peu tard donc il n'y a plus de poulet...

En JR jusqu'à Harajuku et à pied, dans une foule printanière, jusqu'à Omote-Sando où T. doit faire une course. La dernière fois que je suis passé ici, la construction d'Omote-Sando Hills n'était pas achevée, Laurent Flieder et moi avions marché jusqu'à Aoyama-itchome. Construit par Tadao Ando, ce complexe commercial dont je n'ai pas encore saisi l'originalité, achève d'embourgeoiser — comme on diraît ligoter — le quartier. À part les jours de grand froid ou de grande chaleur, je ne vois pas bien ce que j'irai y faire.
Après un petit poisson au haricot rouge, retrouvons la boutique Victorinox que j'avais déjà visitée une fois et y dégotons pour T. (pas le même T. que ci-dessous) un ravissant petit blouson sportif et plein de poches, parfait pour nos futures marches en montagne — car, oui, première nouvelle, nous allons reprendre la randonnée, et pas plus tard que dans deux semaines...
Arrivés à Shibuya, au moment de nous quitter, tombons nez à nez avec Laurent (pas le même Laurent que ci-dessus) qui va à la piscine. Petits signes, on se disperse comme des barbouzes. Je vais d'abord à Yamaya acheter du poivre en grains, du noir et du blanc, puis chercher un disque de T. Rex à Tower Records (j'avais des vinyls autrefois mais vaut mieux ne plus y penser), avant de me diriger en souplesse vers la Maison franco-japonaise à Ebisu.

Graalons petitement, disons une bonne demi-heure, avec Fumie, Bill, Laurent, François et Daniella, mais aussi son mari Josef, exceptionnellement venu pour la suite. François et moi complotons de faire venir Volodine au Japon.

Puis c'est la descente jusqu'à l'auditorium déjà empli aux deux tiers pour accueillir Jean-Luc Nancy.
Le (fait) politique et la politique, l'héritage chrétien dans les institutions occidentales laïques, la mondialisation qui n'est pas la globalisation... Je ne sais pas comment commencer mon résumé, ni même si je suis capable d'en faire un après le dîner bien arrosé au Marché aux puces (non pas avec Nancy, avec mes copains habituels, je ne fais heureusement pas partie de la chapelle philosophique — je précise pour éviter tout malentendu : j'apprécie JLN et j'ai été bien stimulé par son propos mais je n'ai définitivement pas la carrure en philo, et puis j'exècre les effets de coterie qui se produisent bien malgré lui). D'ailleurs il est déjà tard. Je vais me contenter prudemment de coller une photo. Et je réfléchirai à compléter cette page un autre jour, à tête reposée, éventuellement après avoir réécouté mon enregistrement...