Le hareng remplace le maquereau
Par Berlol, jeudi 20 avril 2006 à 23:58 :: General :: #240 :: rss
Mince alors, je savais que la France était pourrie,
mais pour l'OFUP j'ignorais !
À qui faire confiance ?
Une bonne nouvelle ? Le troisième album de The Streets est en ligne ! (Et pas encore bouffé par le star system... Éviter Firefox, ça ne marche pas...).
Surprise. Un collègue que je ne nommerai pas pour lui éviter d'éventuelles poursuites m'a offert un dévédé sur lequel il a gravé Millenium Mambo et La Saveur de la pastèque (en attendant La Rivière peut-être la semaine prochaine...), titres obtenus sur le réseau après avoir lu mon billet de vendredi dernier. Bien que je sois convaincu de l'existence de ce que j'ai déjà appelé le bénévol@t, je suis toujours étonné des formes que peut prendre cette bonne volonté.
Qu'il en soit donc remercié ici aussi. J'ai regardé tout à l'heure la moitié de Millenium Mambo et ça ne m'a pas beaucoup emballé... ce qui correspond à l'avis de l'ami en question, contre la sélection opérée par Jean-Philippe Toussaint.
En revanche, je ne le suis pas lorsqu'il prétend, sur la foi d'un bout de Trans-Europ-Express avalé au petit-déjeuner, que Robbe-Grillet serait un mauvais cinéaste et que l'absence de réédition de ses films serait un bienfait pour l'image du cinéma français ! À cette aune, plus de la moitié des films ne devraient jamais voir le jour — ou plutôt l'ombre d'une salle de cinéma, ou les entrailles plates d'un disque dévédé.
Les qualités premières des œuvres d'ARG sont l'humour dans la dénonciation des clichés qu'il utilise et la précision trompeuse des espaces-temps, auxquelles il adjoint de temps en temps un érotisme volontiers sadique et de pacotille pour en montrer l'inanité, fors la plastique des actrices (son côté voyeur...). Qui peut aimer Je t'aime, je t'aime de Resnais, ne peut pas ne pas apprécier L'Homme qui ment de Robbe-Grillet. Encore faut-il se donner les moyens de regarder ces films, c'est-à-dire prendre le temps nécessaire et ne pas en être simple consommateur — ce dont je sais cet ami capable.
Puisqu'on est dans le cinéma, je sais quelqu'un d'autre qui m'attend au tournant des Poupées russes... puisqu'il était prévu que j'en commence aujourd'hui l'étude en séminaire (visionnement de la première moitié après avoir réussi branchements de mon portable, réglages divers, redémarrage et basculement du mode vidéo...). Inutile de vouloir défendre ce film en tant qu'œuvre majeure du cinéma français de ces dix dernières années. Brice de Nice passe largement devant !
Trève de plaisanterie. Il s'agit de faire réfléchir quelques étudiantes sur des moyens esthétiques permettant, dans le cas des Poupées russes, d'emboîter une réflexion pathétique et éternelle de banalité sur l'amour dans un tableau de jeunes précaires de moins en moins jeunes, lui-même encadré par une réflexion désabusée sur la valeur de l'écriture littéraire, elle-même réduite en puzzle par montage et trucage de la vie filmée de l'Antoine Doinel des années 2000. Si l'on en reste à ces niveaux et sans prétention, il s'agit d'un excellent film qui enseigne à une population homogène (la japonaise) ce qu'est une population diversifiée (l'européenne), que les boulots mal payés sont basés sur le pipeau réciproque (Romain Duris en jouant volontiers à sa banquière et aux employeurs) et, du point de vue esthétique, qu'une histoire compliquée ne peut se raconter simplement, d'où recours à temporalité multiple, effets mosaïque, accélérations saccadées, etc. — le tout, c'est vrai, dans un habillage musical un peu guimauve.
Côté vocabulaire de base, le hareng remplace le maquereau. Je m'explique : dans l'Auberge espagnole, « bordel » est le mot clé, qui explique la vie de Xavier ; or, dans les Poupées russes, le mot « vrac » lui est préféré. Et le vrac, à l'origine, c'est du herencq waracq, du hareng désordonné... OK, j'arête...
C'est aussi la revanche des Anglais : Wendy, qui apprenait mal l'espagnol et couchait avec un abruti dans L'Auberge espagnole, et William, son frère, qui faisait le clown de mauvais goût, sont cette fois à l'honneur. Quand ce dernier sort à Xavier : « I found true love...» à Saint-Pétersbourg, son aplomb sidère. Et puis c'est comme ça qu'on en revient à la sublime Wendy. Un autre jour. Voilà, c'était le premier debriefing... Envoyez les tomates !
Une bonne nouvelle ? Le troisième album de The Streets est en ligne ! (Et pas encore bouffé par le star system... Éviter Firefox, ça ne marche pas...).
Surprise. Un collègue que je ne nommerai pas pour lui éviter d'éventuelles poursuites m'a offert un dévédé sur lequel il a gravé Millenium Mambo et La Saveur de la pastèque (en attendant La Rivière peut-être la semaine prochaine...), titres obtenus sur le réseau après avoir lu mon billet de vendredi dernier. Bien que je sois convaincu de l'existence de ce que j'ai déjà appelé le bénévol@t, je suis toujours étonné des formes que peut prendre cette bonne volonté.
Qu'il en soit donc remercié ici aussi. J'ai regardé tout à l'heure la moitié de Millenium Mambo et ça ne m'a pas beaucoup emballé... ce qui correspond à l'avis de l'ami en question, contre la sélection opérée par Jean-Philippe Toussaint.
En revanche, je ne le suis pas lorsqu'il prétend, sur la foi d'un bout de Trans-Europ-Express avalé au petit-déjeuner, que Robbe-Grillet serait un mauvais cinéaste et que l'absence de réédition de ses films serait un bienfait pour l'image du cinéma français ! À cette aune, plus de la moitié des films ne devraient jamais voir le jour — ou plutôt l'ombre d'une salle de cinéma, ou les entrailles plates d'un disque dévédé.
Les qualités premières des œuvres d'ARG sont l'humour dans la dénonciation des clichés qu'il utilise et la précision trompeuse des espaces-temps, auxquelles il adjoint de temps en temps un érotisme volontiers sadique et de pacotille pour en montrer l'inanité, fors la plastique des actrices (son côté voyeur...). Qui peut aimer Je t'aime, je t'aime de Resnais, ne peut pas ne pas apprécier L'Homme qui ment de Robbe-Grillet. Encore faut-il se donner les moyens de regarder ces films, c'est-à-dire prendre le temps nécessaire et ne pas en être simple consommateur — ce dont je sais cet ami capable.
Puisqu'on est dans le cinéma, je sais quelqu'un d'autre qui m'attend au tournant des Poupées russes... puisqu'il était prévu que j'en commence aujourd'hui l'étude en séminaire (visionnement de la première moitié après avoir réussi branchements de mon portable, réglages divers, redémarrage et basculement du mode vidéo...). Inutile de vouloir défendre ce film en tant qu'œuvre majeure du cinéma français de ces dix dernières années. Brice de Nice passe largement devant !
Trève de plaisanterie. Il s'agit de faire réfléchir quelques étudiantes sur des moyens esthétiques permettant, dans le cas des Poupées russes, d'emboîter une réflexion pathétique et éternelle de banalité sur l'amour dans un tableau de jeunes précaires de moins en moins jeunes, lui-même encadré par une réflexion désabusée sur la valeur de l'écriture littéraire, elle-même réduite en puzzle par montage et trucage de la vie filmée de l'Antoine Doinel des années 2000. Si l'on en reste à ces niveaux et sans prétention, il s'agit d'un excellent film qui enseigne à une population homogène (la japonaise) ce qu'est une population diversifiée (l'européenne), que les boulots mal payés sont basés sur le pipeau réciproque (Romain Duris en jouant volontiers à sa banquière et aux employeurs) et, du point de vue esthétique, qu'une histoire compliquée ne peut se raconter simplement, d'où recours à temporalité multiple, effets mosaïque, accélérations saccadées, etc. — le tout, c'est vrai, dans un habillage musical un peu guimauve.
Côté vocabulaire de base, le hareng remplace le maquereau. Je m'explique : dans l'Auberge espagnole, « bordel » est le mot clé, qui explique la vie de Xavier ; or, dans les Poupées russes, le mot « vrac » lui est préféré. Et le vrac, à l'origine, c'est du herencq waracq, du hareng désordonné... OK, j'arête...
C'est aussi la revanche des Anglais : Wendy, qui apprenait mal l'espagnol et couchait avec un abruti dans L'Auberge espagnole, et William, son frère, qui faisait le clown de mauvais goût, sont cette fois à l'honneur. Quand ce dernier sort à Xavier : « I found true love...» à Saint-Pétersbourg, son aplomb sidère. Et puis c'est comme ça qu'on en revient à la sublime Wendy. Un autre jour. Voilà, c'était le premier debriefing... Envoyez les tomates !
Commentaires
1. Le jeudi 20 avril 2006 à 12:22, par arte :
Tomate N° 1 :
"...ce qu’il faut de justesse pour éviter la plantade"... une phrase extraite d'une critique de Zim and Co (film sans prétention, LUI), qui ne s'applique pas aux Poupées russes (ou tout sent le faux, le cliché, la recette facile).
Et Zim & Co montre mieux ce qu'est la population diversifiée européenne du moment : tes japonaises vont croirent que tous les jeunes européens traversent l'Europe chaque matin, que les noires sont toutes vendeuses-mannequins dans des boutiques de fringues (le racisme n'existant évidemment pas chez nous !!!) et que la russie est un merveilleux pays ou les femmes épousent des anglais "par amour"...
Même "Tout pour plaire" servirait mieux le propos. Quand on claque une porte en verre au nez d'une femme, et que cette porte éclate en mille morceaux, il n'y a pas un pseudo-romancier derrière en voix off pour expliquer que la porte en verre qui éclate est ... un symbole !
Ce qui me fait dire que "les moyens esthétiques" mis en oeuvre dans les Poupées russes sont nullissimes (sauf pour les malvoyants, évidemment), sans exception.
Ce qui me gêne, c'est que Cédric Klapisch a parfaitement compris comment s'ouvrir les portes de l'Université ... (relais de notorieté internationale) alors qu'elle devrait lui mettre le nez dans sa médiocrité ... (pour ne pas dire dans son CACA : ce film est une merde : annesophielifeandworld.ov... ).
2. Le jeudi 20 avril 2006 à 13:08, par k :
moi j'ai po vu
bien que je dois depuis un bout,
mais rien à foutre du film en fait
pour être franche romain duris me fait craquer
je fond tel une crotte en chocolat au soleil
j'sais pas porquoi juste sa bouche je crois, la façon dont sa langue bute sur ses dents, se petit sosottement qui moins
me mes en émois
voila...........
faut pas grand chose heim
mais la vie est à ce prix
3. Le jeudi 20 avril 2006 à 13:09, par k :
py klapisch j'aime pas
me fais pensé au lapin
j'avais po aimé l'auberge espagnol sauf romain duris
qui me fait fonde telle.................
4. Le jeudi 20 avril 2006 à 17:11, par Berlol :
Cher Arte, j'espère que tes tomates suivantes seront meilleures... C'est bien trop facile d'attaquer n'importe quel film en indiquant ce dont il ne parle pas. C'est même un procédé assez déloyal qui m'étonne de toi. j'attendais des arguments précis et je trouve une opinion haineuse et suspecte, qui est peut-être dirigée contre autre chose que le film lui-même.
Comme je l'ai laissé entendre en émettant des réserves, je n'adule pas ce film et ne le défendrai pas bec et ongle (il n'a ni la qualité ni l'intensite de De battre mon cœur s'est arrêté, par exemple, ou d'un Varda). Mais je ne vois pas où serait la facilité et le cliché dans le fait de montrer comment le rêve d'écriture se noie dans les activités de "nègre" pour célébrités, les articulets de journaux et les scénarios de mauvais téléfilms (tout en cherchant l'amour...).
La première partie montre bien ce milieu des médias qui surexploitent, stagiarisent et laissent vivoter des gens diplômés en les payant au lance-pierre, et ce, deux ans avant que des mouvements contre une certaine loi ne dénoncent publiquement l'ensemble de cette politique (d'où l'article en lien en tête de mon billet...). Un procédé comme la reprise des personnages "réels" (banquière, voisin, directrice) dans des séquences imaginaires correspondant aux répétitives et infructueuses tentatives du scénariste en herbe, et dans lesquelles le tableau au-dessus du lit reproduit exactement la vue vénitienne de la fenêtre, me paraît plutôt bien travaillé et apte à dénoncer la stéréotypie que tu imputes au film...
5. Le jeudi 20 avril 2006 à 21:09, par jfm :
Moi, comme Arte, la klapischomanie de Berlol me laisse pantois. On a le droit d'aimer Klapisch, si on veut - ou plutôt si on peut. Moi, peux pas. Quelques films gentillets, d'autres franchement méprisables, comme l'Auberge espagnole, où il donne une forme poisseuse et vulgaire à des idées qui traînent partout. Franchement, Beckett d'une main et Klapisch de l'autre, il y a quelque chose qui me paraît pas raccord, et c'est ça qui m'étonne et m'effraie chez Berlol. Idem quand je lis "séminaire de cinéma sur l'Auberge espagnole"... Encore une fois, choisir Klapisch comme exercice-apprentissage de compréhension d'un document audio-visuel en français ça peut s'envisager. Je ne dirais pas comme Arte que les étudiants vont croire que... Ça me semble un peu mécaniste. J'y vois surtout l'occasion ratée de montrer du cinéma. Un peu comme un enseignement qui prévoirait un module de littérature et choisirait, par exemple, Amélie Nothomb ou pire...
Bon, d'un autre côté, puisqu'il paraît que l'Université doit être en phrase avec la "société" (comprendre : à sa remorque), - et sachant ce qu'elle est, la société - , laisser baigner les étudiants dans les idées toute faites et le mauvais goût, c'est peut-être un plus pour eux. Qui sait ?
Quant à l'ami graveur de Berlol, pas trop d'accord avec l'idée de censurer RG ! Vu la place que tient un DVD, pas de quoi se priver, on ne peut pas lui refuser cette place. "L'image du cinéma français", où est-ce qu'on peut parler de ça ? Dans le Figaro ? Même pas, dans les ambassades., dans les dicours d'Unifrance. J'ai vu les RG en leur temps (fin 60-70), retenter quelques nouvelles visions à l'occasion. Me paraît tout de même un peu stérile. Ça peut passionner ceux qui confondent la lecture de film et le meccano. Humour potache. Provocs bien élevées. Ce que je remarque quand même c'est que, sauf erreur, RG n'a pas de postérité : ni cinéaste ni théoricien qui s'insipre ou se réclame de lui. Il n'y a guère que RG pour s'autocommenter -c'est peut-être là qu'il est le plus doué et le plus jubilatoire- , plus quelques universitaires-mecanos. Mais, franchement, RG, je l'aime bien -c'est quand même une part de la jeunesse-, c'est pour ça que je préfère éviter de relire Djinn ou de revoir ses films.
6. Le jeudi 20 avril 2006 à 22:32, par caroline :
Cher Berlol, je viens à la rescousse pour les Poupées Russes. Les français ne savent pas faire des comédies, c'est souvent lourd avec des acteurs issus de la grose cavalerie (Depardieu, entre autres). Les films de Klapisch sont des exceptions dans le paysage ringard du cinéma français. De Battre mon cCoeur s'est arrêté est bien au-dessus, mais ce n'est pas une comédie; Ce qui est sûr, c'est que Romain Duris, en voyant ces deux films, prouve qu'il est un grand acteur. Il faut voir le supplément du DVD du Péril Jeune où on le voit lors d'une audition pour le casting. Il est devenu acteur par hasard.
Quant à La Saveur de la Pastèque, j'avais trouvé ce film extraordinaire d'invention, de délire, une vraie oeuvre (le symbole de l'eau qui revient encore dans ce film) là où d'autre n'y ont vu que pornographie. Suis-je tordue ?
7. Le vendredi 21 avril 2006 à 00:50, par arte :
Allons-y, bien que peu de temps et pour commenter et surtout revoir le film ...
Aucune haine. Le mot "Merde" renvoie à l'excellent dessin de Clarke...
(qui en dit long sur la création AUSSI).
Tu ne vois pas où est la facilité et le cliché dans le fait de montrer comment le rêve d'écriture se noie dans ... : mais dans le "rêve d'écriture". Voila tout.
Du temps de Pétain, le rêve était de partir aux colonies, puis le rêve est passé à la 404 à Injection, aujourd'hui, il s'agit "du rêve d'écrriture" (et/ou de journalisme, et/ou de cinéma, et/ou de danse, tout cela dans un "village mondial" ou la question de l'argent n'empeche personne de faire 3 Allers et Retours à Saint-Petersbourg, 45 Paris-londres, Paris etc ...).
En ce sens, le film/son auteur sont DANS le mythe, non seulement n'en (dé)montre rien, mais le renforce. A une époque, on chantait Ravadja la moukère... aaujourd'hui on fait Les poupées russes. (je dis cela conscient de la portée de l'attaque).
Et si cétait maladresse... je crois plutôt à du positionnement marketing :
Classe d'age : 25/35 ans
Argument : l'Amour (et non le rêve d'écriture)
Procédé : Romain Duris
Scénario : compliqué, (pas complexe, compliqué)
Lieux : L'europe, vu comme unité de lieu (mais vision De Gaulle : ajoutons la Russie)
Message : le trésor était LA, à portée de main ... (Cf. l'Alchimiste)
Denouement : Heureux (donc comédie ?)
"La première partie montre bien ce milieu des médias qui surexploitent".
La dénonciation des médias ? Elle est mignone. Les médias, je l'espère, sont bien plus durs que ces petites misères pour écrivain débutant. Et pourquoi pas un film sur la surexploitation de Pizza hot... (il y a plus d'écrivains qui vivent de ça que de piges chez TF1).
Le procédé cinématographique ? Sincèrement... Duris qui démolit le "Hells Angels" anglais, la démarche ondulante du manequin dans une rue de St Petersbourg avec fanstasme en voix off, la même (manequin) qui lâche Duris sans le prévenir alors qu'il va lui chercher à boire... etc etc
Un morceau d'anthologie : la déclaration d'amour sur les marches du train (superbe), reprise dans le "roman en TRAIN (tu l'avais vue celle là ?) de se faire" par l'écrivain débutant qui a besoin d'écrire pour comprendre ... Si au moins le titre était : "Journal d'un imbécile"... (oui je suis volontairemet dur, parce que c'est le spectateur que l'on prend pour un imbécile ).
Même le scénario : début à St Petersbourg, la révélation de Duris, puis flash back... et pour découvrir quoi ? Rien. Ce que l'on sait depuis le début. L'amour quoi.
La seule scène ou Klapisch fait du cinéma, est le moment où Duris fait une tirade justement sur l'amour... tout ça pour ça !!! toujours l'amour... Là il y a une autodérision, un retour à l'envoyeur, une intention d'auteur. Ca dure 45 secondes.
Je repete, "Tout pour plaire" est une meilleure comédie sur le même thème, mais sans prétention ni d'Europe, ni de "melting pot", ni de dénonciation des médias etc etc...
Pourtant, la critique y est présente, (le cinéaste à qui se refuse une des trois filles), la porte de verre qui éclate, la caricature du patron de com, jusque l'inversion des rôles symboliques, où c'est le banquier (il y en a un aussi) qui enseigne la tendresse à une des héroines...
C'est joyeux, bien joué, ne cherche pas à tout dire, et en plus, souvent drôle.
J'aime ce dialogue :
- Cheriiiie, le bébé a fait caca !!!!!
- je m'en fouuuussss !
(eh eh).
8. Le vendredi 21 avril 2006 à 03:26, par arte :
(Euh, Brice de nice, j'ai pas vu ... je suis confus ! )
9. Le vendredi 21 avril 2006 à 07:10, par Christian :
Salut!
OFUP, pfouu! Sur le site de l'IFRAP, c'en est plein d'histoires comme ça!
www.ifrap.org/
Et encore je trouve qu'ifrap pas encore assez fort...
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