Subrepticement, j'ai ajouté au billet d'hier un lien sur Robbe-Grillet. C'est grâce à la même personne que pour les films qui, ayant navigué de podcastage en èmpétroyade, m'avait envoyé quelques minutes de Robbe-Grillet sur Radio Prague, sans autre détail. Radio que j'ai trouvée sans difficulté ce matin et où j'ai découvert qu'il y avait régulièrement des émissions en français, ainsi qu'en tchèque, anglais, allemand, espagnol et russe (en gros, une demi-heure de chaque langue, l'une après l'autre). L'entretien avec ARG sur la littérature datait en fait d'avril 2002, à l'occasion d'un congrès sur Genet. Il s'y montrait de mauvais poil et même assez cavalier avec son interlocuteur. Il y avait également une suite, au sujet du cinéma, que je viens de découvrir.
J'ai aussi trouvé des trésors dans les archives des Rencontres littéraires de Radio Prague !
Par ailleurs, la diffusion en direct se fait sans cacher l'adresse (ce qui permet de la mémoriser en favoris) ni ouvrir je ne sais quelle boîte lourde à charger dont les radios françaises sont spécialistes.

Un francophone, un vrai, Jean-Marie Borzeix, invité d'Antoine Perraud hier. Aussi à écouter, Lettres d'Engadine de Franck Venaille, en feuilleton depuis lundi. Et Pierre Bergounioux, évidemment, raison de plus pour ouvrir bientôt son Carnet de notes arrivé la semaine dernière.
À écouter, lire et voir tant de choses diverses depuis tant d'années, je ne m'étonne qu'à moitié du goût que j'ai pour des choses jugées incompatibles entre elles, comme apprécier Varda et Klapisch... Je trouve même un peu suspects ceux qui ont mis une fois pour toutes la barre à un certain niveau...

Supplément du lendemain.
À Tokyo, tout est sans dessus dessous, la chambre a été vidée. Comme nos papiers muraux se décollaient salement, nos propriétaires ont diligenté des ouvriers pour y remédier. Et T. a opté pour un revêtement en keisoudo (), un crépi de terre de diatomée fossilisée, venant du fond des mers, explique-t-elle à l'ignare que je suis... Ces algues fossiles semblent avoir des propriétés régulatrices, mais je ne trouve pas de documents en français autre que sur la chaux classique.

Sans connaître spécialement Romain Duris (ni le débat dans le JLR au sujet des Poupées russes), T. a emprunté le dévédé d'Arsène Lupin (2004) pour ce soir uniquement. Une bonne distraction, sans plus, surtout que ça me fait remonter, dans le désordre, des souvenirs de lecture frénétique de Maurice Leblanc et des souvenirs sépias de Georges Descrières... Quand même, Pascal Gréggory est excellent.
Mais c'est d'autant moins de temps pour m'occuper de Molloy et de mon billet du soir...