« [...] on tape dessus avec ce qu'on appelle, nous, des mailloches, qui sont des baguettes mais d'une grosse section, type manches d'outil, manches de pioche [...] On consomme à peu près entre 600 et 800 bidons à l'année. Donc on a un approvisionnement organisé. On reçoit un semi-remorque entier de bidons.» (Map, régisseur des Tambours du Bronx, interview pour Ubik du 22 avril)

Combien de fois faudra-t-il taper sur le tambour de la raison pour que soit rouverte l'enquête sur les attentats du 11 septembre 2001 à New York ? À quel niveau de croyance ceux qui ne veulent pas reconsidérer les faits font-ils appel en eux et même parfois malgré eux ? Moi, je ne suis pas porteur de la vérité, mais, encore une fois, je ne me satisfais pas de la version officielle. Et ça ne va pas s'arranger maintenant...
David m'a envoyé avant-hier une adresse d'une autre vidéo que j'ai fini de voir tout à l'heure (2h40 de documents et d'explications), Confronting the Evidence où tout, par petits détails, vient contredire ce qui ne peut plus être pour moi qu'un monstrueux mensonge d'État, peut-être le plus important de l'histoire humaine — et ce avec la bénédiction de la plupart des autres États, incapables jusqu'aux plus hauts niveaux de séparer leur sincères condoléances du devoir de vérité envers les vivants pour demander cette réouverture, même cinq ans après les faits et alors qu'individuellement ou collectivement de nombreuses personnes de par le monde demandent cela.
Je doute qu'aucune fiction écrite par un écrivain ou tournée par un cinéaste puisse aller plus loin qu' sont allés ceux qui ont orchestré cette macabre et indigne mise en scène mondialisée (quelles que soient leurs raisons). est-ce d'ailleurs ? Qui pourrait jamais donner un nom à cela ?

« Une semaine plus tôt, il avait lancé une véritable campagne publicitaire. Sans être un grand stratège dans l'art des annonces médiatiques, il connaissait les techniques d'hypnose appliquées aux masses, et il avait voulu les mettre en œuvre pour attirer du monde vers son théâtre. Il avait composé du matériel d'agit-prop où il spécifiait les horaires du spectacle et le titre des trois piécettes qu'il comptait successivement interpréter.
[...] Debout près des groseilliers, enfoncé jusqu'aux chevilles dans la terre meuble, il roula les tracts entre ses mains jusqu'à obtenir des boulettes parfaites. La nuit et la pluie avaient alourdi le papier et, pour des raisons aérodynamiques, on ne pouvait plus réutiliser les pages telles quelles. Les onze textes publicitaires furent de nouveau projetés par la fenêtre du dortoir, cette fois de l'extérieur vers l'intérieur. Quatre ou cinq boulettes roulèrent sous les lits et furent perdues, d'autres n'atteignirent pas l'intérieur du bâtiment, retombèrent dans les buissons et se déchirèrent de façon irrémédiable. Mais l'information avait circulé, indéniablement.»
(Antoine Volodine, Bardo or not Bardo, p. 106-108)

Celui qui arrive à ce niveau de sarcasme ne peut être qu'un grand sage. Je l'admirais et avalais les pages en même temps que les kilomètres virtuels, juché quarante minutes durant sur un vélo immobile pour perdre une hypothétique livre de graisse et d'eau (à quoi j'arrivais à peu près, une fois encore). Dans les pages qui suivent cette citation, se trouvent résumées certaines des pièces de Volodine dont Lionel Ruffel fait état (n'ayant enregistré que les deux pièces de la deuxième séquence, je suis preneur d'enregistrements des autres...) :
« En 2000 et 2001, entre Des Anges mineurs (1999) et Dondog (2002), trois séquences radiophoniques d'Antoine Volodine sont diffusées par France Culture. La première est baptisée Un Bardo sinon rien et contient quatre pièces : Bardo or not Bardo, Baroud d'honneur avant le Bardo, Bardo ma non troppo, Objectif nul. La deuxième, Sœurs de sang est un ensemble de deux pièces : Le silence de Myriane Marane, et Outrage à mygales. La troisième enfin, Verbiage dangereux, comporte Déraison et sentiments et Putschisme et préjugés (Lionel Ruffel, Radio Bardo, sur Remue.net)