Humains qui amblent majestueusement
Par Berlol, jeudi 4 mai 2006 à 23:57 :: General :: #254 :: rss
Dangereuse spécularité...
avec des bons morceaux dedans. Ou cet excellent papier. Mes lectures
du matin.
Et puis il faut quand même que je travaille (de 7h à 9h, mêmes horaires le soir d'ailleurs).
Après le petit-déjeuner, avec T. dans le soleil et
les rues tranquilles (pont entre deux jours fériés), retournons
à Korakuen où elle veut visiter un magasin de bricolage. Au
passage, j'achète une Rover. Oui, enfin, je l'avais un peu prévu
et puis j'hésitais entre une rover et une MG, j'avais besoin de l'avis
de T., puisqu'elle pourra en bénéficier aussi, après
tout, si elle veut. Le problème de la MG, que j'essaie sur le stand,
c'est qu'il faut un peu garder les bras pliés pour conduire, la distance
est plus grande avec la Rover, c'est plus confortable. Et puis les changements
de vitesse de la Rover sont plus souples. Normal, c'est du matériel
japonais. D'ailleurs, elle fait presque deux kilos de moins que la MG. Pendant
ce temps, T. filme la scène : quand je fais demi-tour dans les
dix mètres réservés aux essais alors que la foule circule
autour, quand je demande en japonais comment on fixe le porte-bagage, quand
j'explique que je vais la garer sur le balcon suite aux petits problèmes
avec la copropriété...
Le marchand me montre comment la plier ; je l'aide un peu
mais c'est simple. L'avis de T. est tout à fait positif, comme ça
elle pourra elle aussi se remettre à la bicyclette, un peu, avant
de décider une bonne fois pour toute si elle en veut une elle aussi.
Livraison le 22 car ce stand Import Bicycle Fair installé dans le
centre commercial et de loisir Laqua
a pas mal de succès, et puis nous on ne peut pas le 19.
Enfin, on a trouvé la Fève. Pour déjeuner. Il s'agit d'un petit restaurant italien de Kasuga (tout près de Korakuen), qui porte un nom français et dont on avait repéré une autre enseigne vers Suidobashi. Plats de pâtes très bien servis, goût recherché et menus originaux, avec un service sympathique, la fève, quoi !
Visite du grand et beau jardin de Koishikawa Korakuen,
très chinois, on s'y perd, pour revenir vers la littérature :
outre du muguet fragrant dans un coin, nous y trouvons des quantités
de très belles fleurs tigrées nommées shaga...
de nombreux humains qui amblent
majestueusement mais aucun de nos animaux préférés.
« Résumé : Recueil de nouvelles qui sont mises en rapport les unes avec les autres mêlant également des poèmes (shagga) et leurs commentaires. La structure de l'ensemble est pyramidale et organisée thématiquement. Ces contes mettent en scène des animaux : des crustacés, un éléphant, des poissons femelles et une sorte de harem à l'animalité incertaine.»
Ce résumé est complètement faux, sauf peut-être les huit derniers mots.
Et puis il faut quand même que je travaille (de 7h à 9h, mêmes horaires le soir d'ailleurs).
Après le petit-déjeuner, avec T. dans le soleil et
les rues tranquilles (pont entre deux jours fériés), retournons
à Korakuen où elle veut visiter un magasin de bricolage. Au
passage, j'achète une Rover. Oui, enfin, je l'avais un peu prévu
et puis j'hésitais entre une rover et une MG, j'avais besoin de l'avis
de T., puisqu'elle pourra en bénéficier aussi, après
tout, si elle veut. Le problème de la MG, que j'essaie sur le stand,
c'est qu'il faut un peu garder les bras pliés pour conduire, la distance
est plus grande avec la Rover, c'est plus confortable. Et puis les changements
de vitesse de la Rover sont plus souples. Normal, c'est du matériel
japonais. D'ailleurs, elle fait presque deux kilos de moins que la MG. Pendant
ce temps, T. filme la scène : quand je fais demi-tour dans les
dix mètres réservés aux essais alors que la foule circule
autour, quand je demande en japonais comment on fixe le porte-bagage, quand
j'explique que je vais la garer sur le balcon suite aux petits problèmes
avec la copropriété...
Le marchand me montre comment la plier ; je l'aide un peu
mais c'est simple. L'avis de T. est tout à fait positif, comme ça
elle pourra elle aussi se remettre à la bicyclette, un peu, avant
de décider une bonne fois pour toute si elle en veut une elle aussi.
Livraison le 22 car ce stand Import Bicycle Fair installé dans le
centre commercial et de loisir Laqua
a pas mal de succès, et puis nous on ne peut pas le 19.Enfin, on a trouvé la Fève. Pour déjeuner. Il s'agit d'un petit restaurant italien de Kasuga (tout près de Korakuen), qui porte un nom français et dont on avait repéré une autre enseigne vers Suidobashi. Plats de pâtes très bien servis, goût recherché et menus originaux, avec un service sympathique, la fève, quoi !
Visite du grand et beau jardin de Koishikawa Korakuen,
très chinois, on s'y perd, pour revenir vers la littérature :
outre du muguet fragrant dans un coin, nous y trouvons des quantités
de très belles fleurs tigrées nommées shaga...
de nombreux humains qui amblent
majestueusement mais aucun de nos animaux préférés.« Résumé : Recueil de nouvelles qui sont mises en rapport les unes avec les autres mêlant également des poèmes (shagga) et leurs commentaires. La structure de l'ensemble est pyramidale et organisée thématiquement. Ces contes mettent en scène des animaux : des crustacés, un éléphant, des poissons femelles et une sorte de harem à l'animalité incertaine.»
Ce résumé est complètement faux, sauf peut-être les huit derniers mots.
Commentaires
1. Le jeudi 4 mai 2006 à 09:58, par alain :
Faut absolument aller lire ce que collecte et ce qu'écrit Bartlebooth de et sur Brisset. C'est formidable. Moi aussi j'adorais depuis l'Anthologie de l'humour noir où je l'avais lu en premier.
J'écris ça là, je ne devrais pas.
Faudrait que je parle de musique avec Bartlebooth aussi.
Angot, j'en reviens pas que ça puisse te faire un effet quelconque, cher hôte.
2. Le jeudi 4 mai 2006 à 10:57, par k :
bah moi je l'aime aussi angot berlol
3. Le jeudi 4 mai 2006 à 17:48, par Berlol :
En effet, Bartlebooth sur Brisset, c'est top. Je l'avais mis en lien le 29 mars, déjà...
Sur Angot, c'est moi qui trouve suspect le blocage que beaucoup font. C'est à se demander s'ils ont ouvert un livre, ou s'ils ne seraient pas restés bloqués sur une certaine image médiatique, et quelques lignes lues en librairie avec le front déjà buté de ceux qui ont choisi leur camp avant de commencer. Décrispez-vous ! Libérez-vous ! Il y a certes une dimension hystérique dans l'écriture angotienne, mais elle en fait quelque chose de tout à fait considérable. Ma suspicion porte justement sur ce rejet de la dimension hystérique qui serait comme un réflexe, et donc regrettable...
Sinon, hé bien, qu'on me laisse avoir des goûts divers. J'ai déjà dit, d'ailleurs, pour la barre trop haute, n'est-ce pas ?...
4. Le jeudi 4 mai 2006 à 22:02, par alain :
Oui, Angot, peut-être l'image trop présente. Sinon, non, tu n'as pas le droit d'avoir des goûts divers. Je suis le redresseur de goûts. Barre toujours trop haute. Non mais.
Quant à se libérer ! Se libérer de quoi ? d'a priori ? de jugements à l'emporte-pièces ? Bien au contraire. Soyons crispés. Vivons crispés.
Aux chiottes, Angot ! Aux chiottes, la liberté !
D'ailleurs (pourquoi d'ailleurs ?), je viens de tomber dans Absalon, Absalon. Ah lala.
ce matin, 4 heures 25.
5. Le vendredi 5 mai 2006 à 00:44, par arte :
Une petite chouette est née. 4 cm, 8 grammes. elle fait "psi psi" (sans y hein !).
Une chouette effraie.
je vous tiens au gaz !
6. Le vendredi 5 mai 2006 à 02:49, par Berlol :
Alain, merci de m'étayer. Ça fait toujours réfléchir. Absalon, Absalon, total respect. Dans le firmament, parallèle à Beckett, se rejoignent à l'infini.
Arte, c'est chouette, une chouette ! On ! veut ! une photo !!! 8 g, comment tu sais ? Tu l'as pesée ?
A+
7. Le vendredi 5 mai 2006 à 04:54, par Bartlebooth :
Sur Angot. D'abord dire que je n'étais pas caustique, un petit peu bourré, soit, ce qui n'explique rien. Et qu'il n'est pas non plus question de crispation : je me crisperais à me retenir de rire en l'écoutant.
Ceci dit, c'est vrai qu'il y a une sorte de blocage, pas vraiment un : je ne résiste pas à sa lecture, elle m'indiffère. J'ai pu la feuilleter en essayant de mettre de côté l'a priori, parce qu'on me disait : Angot, c'est pas si mal que ça, il s'y passe quelque chose. Mais non, vraiment, elle ne m'intéresse pas. J'ai assez à lire pour encore me forcer avec Angot et tâcher d'y trouver le minuscule qui me contenterait, d'ailleurs je l'ai déjà ce minuscule : elle a une manière intéressante de lire sa prose creuse.
Plus que le rejet que tu nommes, Berlol, l'hystérie en question est elle-même réflexe et rejet. A savoir si elle est regrettable, je ne sais pas. Certainement oui en ce qui concerne l' "image médiatique".
Sinon, je ne vois pas de problème à ce qu'on apprécie la prose d'Angot, qu'on la trouve "pas si mal" ou "considérable", d'autant plus que je ne l'ai pas vraiment lue. Ce dernier aveu est une condescendance car je défends l'idée que lire, même et surtout avec méfiance, quelques pages ou lignes en librairie, c'est lire : je ne suis pas obligé de me taper le bouquin pour me faire une idée aussi valable que celui qui le lit attentivement de bout en bout ; et même pire/mieux : je ne suis pas obligé non plus d'en avoir lu un moindre mot. Là aussi, c'est mettre la barre trop haute, s'il faut absolument dépasser le stade de l'entretien radiophonique risible, au contenu incroyablement pauvre, où l' "image médiatique" semble être un reflet fidèle d'une littérature crispée sur le médiatique, la réception, les critiques qui lui sont faites. Et elle, quand s'en libère-t-elle ?
8. Le vendredi 5 mai 2006 à 04:56, par Bartlebooth :
Merci de la recommandation publique, Alain. Tu dois avoir mon e-mail, tu peux écrire pour parler musique et autre.
9. Le vendredi 5 mai 2006 à 05:27, par Berlol :
Merci, Bartle. Je suis assez d'accord avec ce que tu dis sur le droit de lire comme ci ou comme ça, le temps qu'on n'a pas, etc.
En fait, les 3, 5 ou 7 qui commentez de temps en temps et depuis longtemps, je sais à peu près comment lire / interpréter ce que vous m'écrivez, même en mode très elliptique / lapidaire. En revanche, des lecteurs de passage se prennent régulièrement les pieds dans le tapis... Vous me direz, c'est de leur faute, ils n'ont qu'à lire plus attentivement, remonter en arrière, fouiller l'index, etc. M'enfin quand même, sans leur mâcher tout le boulot, si on peut éviter les grosses méprises...
10. Le vendredi 5 mai 2006 à 06:26, par alain :
Je suis donc ici en 1 et 4. Bon, ben, c'est moi. Mince de mince !
11. Le vendredi 5 mai 2006 à 06:47, par arte :
8 grammes, c'est rapport à la densité du poussin par rapport à l'oeuf.
Est-il possible de mettre une photo ici ???
12. Le vendredi 5 mai 2006 à 07:02, par Berlol :
Euh, en fait, je ne sais pas si on peut mettre une photo en commentaires... Je crois que non.
Tu peux pas mettre ça sur ton site ? Ou m'envoyer par mél pour que je la mette dans le billet du jour ?
13. Le vendredi 5 mai 2006 à 10:33, par Aline :
C'est ça, on va remonter en arrière et fouiller l'index... comme si on avait que ça à foutre !
14. Le vendredi 5 mai 2006 à 12:45, par arte :
Tant qu'on ne nous demande pas de fouiller l'arrière avec l'index ...
(Je sais, c'est cochon, mais tant qu'à faire parler de foutre !).
(laisse, Berlol, moi qui adore t'attaquer, j'aime aussi attaquer ceux qui attaquent... La fauconnerie (la bien nommée) me donne de petites poussées de prédation...).
15. Le vendredi 5 mai 2006 à 12:51, par arte :
Je précise à Aline que la contre attaque serait vaine, je la négligerai comme une merde. (petite guaneuse va !i).
16. Le vendredi 5 mai 2006 à 15:12, par cgat :
merci berlol pour le lien en forme de " quand même " de ce billet ...
Il y a de toutes façons travail et travail : en dépit de mes citations nietzschéennes je travaille aussi pas mal, et même s'il m'arrive de le déplorer, c'est le plus souvent du travail que je m'impose à moi-même.
En même temps lire Molloy (ou Angot, que j'aime bien aussi même si ça ne se fait pas dans mon entourage (pour répondre à bartlebooth elle me semble justement assez libérée des médias, qu'elle maîtrise fort bien) ) est-ce du travail ?
bon, j'arrête là les enchâssements de parenthèses peu compatibles avec le commentaire en bas de post ...
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