C'est un dimanche ou c'est pas un dimanche ?...
Par Berlol, dimanche 7 mai 2006 à 23:59 :: General :: #257 :: rss
Bouclage d'un article... Je ferai ma journée demain.
Le lendemain pour la veille.
Nouveauté du ping-pong : Katsunori m'a proposé hier d'aller jouer avec Hisae dans une salle de Takadanobaba. C'est à deux stations, donc pratique. Et puis, j'ai habité à la station suivante, Ochiai, pendant quatre ans, alors il y a un petit côté pélerinage à venir au rendez-vous devant Big Box...
Mais quelle surprise ! C'est dans les ruelles de pachinkos et de love-hotels qui entourent la gare, un petit bâtiment en bois, comme une salle de kendo, avec personne, ce matin, et quatre tables... mais pas de climatisation, ce dont on s'aperçoit après une demi-heure de jeu, quand la transpiration perle et que ma défaite se profile — hélas — clairement. Pour aujourd'hui, ça passera, d'ailleurs il pleut. Mais en juillet, ça ne va pas être possible...
Essuyé, séché, changé, on se remouille dehors pour arriver au restaurant turc que propose Katsunori, Deniz, où l'on retranspire de plus belle — c'est sympa et c'est bon !
Après un bain en écoutant le 5e
épisode
de l'histoire de la Nouvelle Vague, quand tout commence vraiment (pour Freud
et ses 150 ans, on verra
plus tard),
retour devant l'ordinateur pour boucler l'article que j'avais promis à
Grapheus
Tis pour la fin avril... Il y est question de ce qui se donne encore
littérairement dans le réticule quand presque tout est devenu
commercial. J'en reparlerai le moment venu. De 15 heures à 2 heures
du matin, je ne décolle pas de l'écran, sauf pour un rapide
plat de coquillettes à la ratatouille, là encore, bien relevé.
Balade réticulaire de quelques minutes pour refroidir la turbine à neurones et la mettre en sommeil...
Bardadrac, quelqu'un connaît ? C'est l'étonnant titre du dernier Genette... En allant sur le site du Seuil, je découvre la présentation de La Tentation des armes à feu par Patrick Deville lui-même ; une histoire de Mac Guffin, dit-il... Attendez une dizaine de minutes, c'est beaucoup mieux qu'au début !
Le lendemain pour la veille.Nouveauté du ping-pong : Katsunori m'a proposé hier d'aller jouer avec Hisae dans une salle de Takadanobaba. C'est à deux stations, donc pratique. Et puis, j'ai habité à la station suivante, Ochiai, pendant quatre ans, alors il y a un petit côté pélerinage à venir au rendez-vous devant Big Box...
Mais quelle surprise ! C'est dans les ruelles de pachinkos et de love-hotels qui entourent la gare, un petit bâtiment en bois, comme une salle de kendo, avec personne, ce matin, et quatre tables... mais pas de climatisation, ce dont on s'aperçoit après une demi-heure de jeu, quand la transpiration perle et que ma défaite se profile — hélas — clairement. Pour aujourd'hui, ça passera, d'ailleurs il pleut. Mais en juillet, ça ne va pas être possible...
Essuyé, séché, changé, on se remouille dehors pour arriver au restaurant turc que propose Katsunori, Deniz, où l'on retranspire de plus belle — c'est sympa et c'est bon !
Après un bain en écoutant le 5e
épisode
de l'histoire de la Nouvelle Vague, quand tout commence vraiment (pour Freud
et ses 150 ans, on verra
plus tard),
retour devant l'ordinateur pour boucler l'article que j'avais promis à
Grapheus
Tis pour la fin avril... Il y est question de ce qui se donne encore
littérairement dans le réticule quand presque tout est devenu
commercial. J'en reparlerai le moment venu. De 15 heures à 2 heures
du matin, je ne décolle pas de l'écran, sauf pour un rapide
plat de coquillettes à la ratatouille, là encore, bien relevé.Balade réticulaire de quelques minutes pour refroidir la turbine à neurones et la mettre en sommeil...
Bardadrac, quelqu'un connaît ? C'est l'étonnant titre du dernier Genette... En allant sur le site du Seuil, je découvre la présentation de La Tentation des armes à feu par Patrick Deville lui-même ; une histoire de Mac Guffin, dit-il... Attendez une dizaine de minutes, c'est beaucoup mieux qu'au début !
Commentaires
1. Le dimanche 7 mai 2006 à 21:26, par Michel :
D'un côté, vous dites que votre blog n'est pas de la "littérature", mais une sorte d'aide-mémoire, de ramasse-miettes qui nourrit votre réflexion, et puis on tombe sur cette phrase, assez prétentieuse, non ?
"Il y est question de ce qui se donne encore littérairement dans le réticule quand presque tout est devenu commercial."
comme si ce réticule était le dernier bastion de la littérature ? On a parfois du mal à vous suivre.
(Je sens que le(s) caniche (s) de garde va rappliquer. Peu importe)
2. Le dimanche 7 mai 2006 à 22:26, par Berlol :
"comme si ce réticule était le dernier bastion de la littérature"... Ça, c'est votre lecture. Moi, je n'ai jamais dit ça. Mon expression est vague — je m'en excuse — parce que je ne veux pas révéler le sujet détaillé de cet article (encore que Grapheus en livre une "miette" sur son blog).
D'ailleurs, "ce qui se donne" est une forme impersonnelle dont vous devriez vous méfier : je ne suis pas en train de parler de moi et de ce que je donne (ce qui serait en effet assez prétentieux, le cas échéant), mais de toutes les ressources gratuites disponibles. Pour finir, quand je dis que mon blog n'est pas de la littérature, c'est parce que ce n'est pas à moi de dire si c'en est ou non, cela m'importe peu. Dans les trois épisodes de "Bouvard et Pécuchet veulent écrire un livre" (Cf. Surpris par la nuit sur France Culture), il y a une séquence où l'on demande à de vrais écrivains s'ils disent qu'ils sont écrivains. Que pensez-vous qu'ils répondent ?
On peut, certes, discuter. Mais si vous ne me lisez que pour m'asticoter et que ce que j'écris vous énerve, comme j'en ai l'impression, je ne comprends pas bien pourquoi vous revenez. Ce n'est pas moi qui vous force. A moins que vous n'y veniez malgré vous. Mais là, c'est votre problème. Pour ma part, j'ai cessé de visiter un bon nombre de blogs dont les contenus me tapaient sur les nerfs (après plusieurs vérifications parce que je crains toujours de me tromper). Et il y en a encore assez qui m'intéressent pour me bouffer tout le temps libre...
3. Le dimanche 7 mai 2006 à 23:05, par Michel :
Merci de votre réponse. Je comprends mieux ce que vous vouliez dire.
Concernant les vrais écrivains à qui l'on demande s'ils disent qu'ils sont écrivains, je ne vois pas le problème. S'ils hésitent à se dire tels, en sont-ils vraiment ? Je n'en dirais peut-être pas autant des écrivains que l'on appelle poètes : me rappelle ainsi comment Michaux ou Ponge refusaient de se dire eux-mêmes poètes. Ill y a là comme une certaine prétention à se dire poète, mais écrivain, je ne crois pas : c'est celui qui écrit, qui vit en écrivant et ne vit que d'écrire.
4. Le lundi 8 mai 2006 à 00:42, par grapheus :
Merci, Berlol, pour cette vue aigüe sur le "LittéRéticulaire" de la Toile, en souhaitant que les coquillettes relevées ont été de bon réconfort.
Les commentaires de ce jour me confirment mon hypothèse de travail quant à la place de l'Internet (la Toile) : que nous observions du côté des écrivains/écrivants (!) - ne vivre que d'écrire consacre-t-il un scripteur -, soit ; mais il importe de regarder sous l'angle du "lecteur". Et là, se pose et se repose, depuis l'alphabétisation de nos sociétés, le "lecteur" SAIT-IL lire ?
5. Le lundi 8 mai 2006 à 00:51, par le pseudo est obligé ? :
pourquoi, cher Berlol, vous sentez-vous si nerveux ou mis en cause dès qu'on rebondit sur une question ? votre blog pose un certain nombre de questions qui sont très positives dans l'univers général des blogs, sinon on n'y reviendrait pas
1 - vous appelez vous-même à contribution, comme faisant partie de votre idée du réticule, et d'autre part prolongeant une réflexion sur le "salon" littéraire, éclaté dans le temps et l'espace, et posant ainsi l'espace social de l'échange non pas comme simple reflet de l'intime, mais mise en chantier collective de ce qui nous fonde dans une communauté, c'est-à-dire l'effort ou le cheminement de chacun par ses lectures ou autres pratiques culturelles, puisque vous faites écho aux films ou à la musique (on pourrait même considérer que votre rapport au temps libre et à l'exercice du corps, qui nous paraît souvent assez ahurissant à nous ici en France dont la vie est plus encombrée) a aussi dimension culturelle, ainsi que la déambulation dans la ville, un des points forts de votre blog, puisque cette ville est elle-même - pour nous ici - question très forte (je suis venu professionnellement deux fois à Tokyo, et j'ai même visité votre Institut, même si je n'ai pas mangé le poulet frites que vous recommandez)
2 - ce qui nous interroge, de quelque point de vue qu'on se place, dans l'éclatement Internet, c'est comment se déplace le rapport entre ceux qui produisent la culture et ceux qui la consomment -- si on peut définir ainsi l'ancien partage, avec sans doute des critères énonçables (comme aurait dit mon ancien prof Gilles Deleuze): avoir publié, produire une émission de radio, écrire dans un journal -- cette frontière se déplace, puisqu'il ne s'agit plus, dans un blog comme le vôtre, où la question de la littérature, à la fois comme pratique et comme référent, est sans cesse "horizon", dans ses composantes les plus radicales (Molloy, Duras, et nous vous en remercions) ou ses composantes plus historiques (Balzac, Phalese), il ne s'agit plus (pas facile de tenir sa phrase dans ce petit carré commentaire), interdit ce clivage production/spectation, c'est ce néologisme qui me vient, c'est idiot : en tout cas, ce qui s'écrit ici ne participe pas de l'intime, on s'arrête à l'initiale symbolique de votre vie parfaitement privée et en cela aussi votre blog a sa rigueur et son originalité, mais c'est la vie qui est convoquée par cet "horizon", donc là où la littérature fait sens -- et pourtant vous vous en tenez scrupuleusement à cette frontière, celle même que vous déplacez, écoutant vos émissions de radio, critiquant les critiques, ou recopiant, tout aussi scrupuleusement, Sevestre (merci me l'avoir fait découvrir) ou Volodine
je ne dis aucunement cela, vous le constatez, pour une mise en cause, mais justement parce qu'il me semble que ce questionnement travaille la totalité de l'écriture Internet, depuis des sites très loin du blog (Maulpoix) à des sites de créateurs où le blog se refuse à la tension littéraire (Delaume), comme il travaille d'ailleurs des blogs non littéraires (blog desordre) mais à effet de langue certain
d'où aussi mon désaccord avec la fin du message précédent (écrivain : celui qui ne vit que d'écrire), puisque alors Kafka lui-même ne rentre pas dans la définition
on ne vient pas ici pour vous "asticoter", croyez le, nos seules précautions oratoires ou pseudos sont rapport à ce que nomme plus haut les "caniches" de garde et leur vocabulaire (voir épisodes sexisme revendiqué et délibéré, récurrent) souvent bien méprisants par rapport à ce que vous nous proposez
croyez à curiosité et écoute
6. Le lundi 8 mai 2006 à 02:17, par Michel :
En effet, on préfèrerait parfois être analphabète, ou lire par exemple ceci de Michaux dans "Poteaux d'angle" :
" Dans une époque d'agités, garde ton "andante". En toi-même redis-toi toujours : "Davantage, davantage d'andante", tâchant de t'amener où il faut que tu arrives. Sinon, précipité, tout devient superficiel. Les indignés du moment n'y échappent guère, pressés qu'ils sont, afin de n'être jamais en retard d'une indignation. Leurs voix aussi ont trop d'aigu."
Faut-il se fatiguer à se demander si le lecteur sait lire ? ou faut-il se demander ce qu'un écrivain écrit ?
7. Le lundi 8 mai 2006 à 04:14, par Berlol :
両方... (les deux...)
8. Le lundi 8 mai 2006 à 05:00, par Michel :
?? Pardon, je ne connais rien de rien au japonais, mais je subodore cependant que vous voulez probablement dire "les deux à la fois", non ??
Je crois que la première préoccupation est une perte de temps, stérile, et une aliénation, écart par rapport à l'essentiel. Si vous écrivez et vous préoccupez du lecteur (sait-il lire ? que va-t-il comprendre ? que veux-je lui dire ? etc.), il y a fort à craindre que vous ne vous préoccupiez, même inconsciemment, de l'effet que vous allez produire, bon ou mauvais : vanité. Etre dans l'élan, spontané, sans ombre, sans miroir. Cette lecture récente de Michaux n'a fait que me confirmer dans cette conviction intime.
Il y aura toujours, quelque part, des lecteurs qui savent lire, et même s'ils ne comprennent pas tout, peu importe. De toute manière, ce que vous écrivez vous échappe et ne vous appartient même pas.
"Mes propriétés" ?
9. Le lundi 8 mai 2006 à 05:05, par Michel :
Petite précision au passage : je ne voulais pas vous asticoter, et si je suis revenu, c'est que je trouve bien quelque intérêt à votre journal.
10. Le lundi 8 mai 2006 à 05:47, par Berlol :
Merci. J'avais choisi "asticoter" parce que ça peut se faire tout en portant de l'intérêt...
Ce qui vous fait rejeter la première de vos propositions, c'est peut-être que vous vous mettez seulement dans la position de celui qui écrit, et qui, c'est mieux, en effet, n'a pas à se préoccuper de son lecteur (j'y souscris, Cf. 3e aporie, ou "qui ignore ses lecteurs / protège sa candeur"). En revanche, ce qui me fait dire "les deux", c'est qu'il m'arrive, en chercheur littéraire et quelque peu linguiste, piqué de sémiotique et de pragmatique, de vouloir comprendre comment fonctionnent la lecture et les lecteurs, selon leur conformation, leur humeur, leur culture, leur langue, etc. C'est comme cela que je me permets ensuite de guider des lecteurs, notamment des apprenants de français, pour mieux "lire" quelques œuvres littéraires, comme Beckett ce trimestre...
11. Le lundi 8 mai 2006 à 06:52, par Michel :
Très bien
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