(Issu d'une rêverie sur le s à cent en question de fin de cours, griffonné en réunion hier et amélioré ce matin...)

Debout sur une chaise de logarithmes
un vieil angle de huit cents degrés
brûle des tangentes vicieuses de cercle


Sur l'actu, je resterai sage.
Sauf à reprendre ce que nous disions, avec David, entre deux bouchées de hambourgeois chez Downey. Que ces hommes politiques mouillés jusqu'aux oreilles dans de sales eaux claires, intelligents comme ils sont, cultivés, conscients des erreurs du passé, doivent quand même être bien bêtes quelque part. Impunité, dit-on. Mais impunité a une valeur statique et abstraite qui ne me semble pas convenir. Il faudrait y ajouter l'idée de futur, que quand ils fomentent un truc, ils se sentent ou se croient impunissables. Il faut inventer le mot impunissabilité. Oui, ça doit être ça qu'ils ressentent. Sauf que le futur devient ensuite du passé et qu'il y a quand même des traces...

Voilà bien longtemps que je n'avais pas révisé une page de la Chronologie littéraire 1848-1914... Ce matin, 1869. Tout est à refaire. Découverte d'une belle édition des Lettres de mon moulin de Daudet chez Olivier Bialais, qui nous change des sites d'édition en ligne saturés d'intrusions publicitaires et réticulaires : on peut lire tranquille.

Deux heures de train à contresens du soleil, somnolant et relisant les pages de Molloy pour demain.
Pour moi qui travaille dans au moins trois lieux différents, les applications en ligne du Web 2.0 étaient faites. RSSé via Bloglines à des informateurs sûrs (Affordance.Info, Véronis, InternetActu, etc.), j'ai vu passer l'an dernier l'annonce de Writely, puis celle de Google Calendar, puis celle de NumSum et m'y étais à chaque fois de suite créé un profil... Maintenant que ça devient populaire, il y a urgence à s'inscrire. Déjà Writely n'inscrit plus que sur invitation.

Conférences à écouter sur le site du CNL... C'est nouveau. Ça pousse vraiment partout, l'audio.

Découvertes du soir (espoirs) : en cherchant le sens beckettien de l'expression latine nimis sero (Molloy, p. 117), je suis tombé sur un texte qui s'est avéré être la mise en ligne à l'université de Nice, pour l'agrégation de 1999, d'une étude sur Beckett de Jean Onimus, rien moins que ça !, parue en 1967 dans son Les Écrivains devant Dieu, chez Desclée de Brouwer. Au passage, j'engrange les années suivantes, l'adresse de Wikimedia en latin, des Philippiques de Cicéron...
Ça ne s'arrête jamais, découvrir. Je suspends, pour dormir.