À contresens du soleil, somnolant
Par Berlol, vendredi 12 mai 2006 à 23:29 :: General :: #263 :: rss
(Issu d'une rêverie sur le s à cent en question de fin de cours, griffonné en réunion hier et amélioré ce matin...)
Debout sur une chaise de logarithmes
un vieil angle de huit cents degrés
brûle des tangentes vicieuses de cercle
Sur l'actu, je resterai sage.
Sauf à reprendre ce que nous disions, avec David, entre deux bouchées de hambourgeois chez Downey. Que ces hommes politiques mouillés jusqu'aux oreilles dans de sales eaux claires, intelligents comme ils sont, cultivés, conscients des erreurs du passé, doivent quand même être bien bêtes quelque part. Impunité, dit-on. Mais impunité a une valeur statique et abstraite qui ne me semble pas convenir. Il faudrait y ajouter l'idée de futur, que quand ils fomentent un truc, ils se sentent ou se croient impunissables. Il faut inventer le mot impunissabilité. Oui, ça doit être ça qu'ils ressentent. Sauf que le futur devient ensuite du passé et qu'il y a quand même des traces...
Voilà bien longtemps que je n'avais pas révisé une page de la Chronologie littéraire 1848-1914... Ce matin, 1869. Tout est à refaire. Découverte d'une belle édition des Lettres de mon moulin de Daudet chez Olivier Bialais, qui nous change des sites d'édition en ligne saturés d'intrusions publicitaires et réticulaires : on peut lire tranquille.
Deux heures de train à contresens du soleil, somnolant et relisant les pages de Molloy pour demain.
Pour moi qui travaille dans au moins trois lieux différents, les applications en ligne du Web 2.0 étaient faites. RSSé via Bloglines à des informateurs sûrs (Affordance.Info, Véronis, InternetActu, etc.), j'ai vu passer l'an dernier l'annonce de Writely, puis celle de Google Calendar, puis celle de NumSum et m'y étais à chaque fois de suite créé un profil... Maintenant que ça devient populaire, il y a urgence à s'inscrire. Déjà Writely n'inscrit plus que sur invitation.
Conférences à écouter sur le site du CNL... C'est nouveau. Ça pousse vraiment partout, l'audio.
Découvertes du soir (espoirs) : en cherchant le sens beckettien de l'expression latine nimis sero (Molloy, p. 117), je suis tombé sur un texte qui s'est avéré être la mise en ligne à l'université de Nice, pour l'agrégation de 1999, d'une étude sur Beckett de Jean Onimus, rien moins que ça !, parue en 1967 dans son Les Écrivains devant Dieu, chez Desclée de Brouwer. Au passage, j'engrange les années suivantes, l'adresse de Wikimedia en latin, des Philippiques de Cicéron...
Ça ne s'arrête jamais, découvrir. Je suspends, pour dormir.
un vieil angle de huit cents degrés
brûle des tangentes vicieuses de cercle
Sur l'actu, je resterai sage.
Sauf à reprendre ce que nous disions, avec David, entre deux bouchées de hambourgeois chez Downey. Que ces hommes politiques mouillés jusqu'aux oreilles dans de sales eaux claires, intelligents comme ils sont, cultivés, conscients des erreurs du passé, doivent quand même être bien bêtes quelque part. Impunité, dit-on. Mais impunité a une valeur statique et abstraite qui ne me semble pas convenir. Il faudrait y ajouter l'idée de futur, que quand ils fomentent un truc, ils se sentent ou se croient impunissables. Il faut inventer le mot impunissabilité. Oui, ça doit être ça qu'ils ressentent. Sauf que le futur devient ensuite du passé et qu'il y a quand même des traces...
Voilà bien longtemps que je n'avais pas révisé une page de la Chronologie littéraire 1848-1914... Ce matin, 1869. Tout est à refaire. Découverte d'une belle édition des Lettres de mon moulin de Daudet chez Olivier Bialais, qui nous change des sites d'édition en ligne saturés d'intrusions publicitaires et réticulaires : on peut lire tranquille.
Deux heures de train à contresens du soleil, somnolant et relisant les pages de Molloy pour demain.
Pour moi qui travaille dans au moins trois lieux différents, les applications en ligne du Web 2.0 étaient faites. RSSé via Bloglines à des informateurs sûrs (Affordance.Info, Véronis, InternetActu, etc.), j'ai vu passer l'an dernier l'annonce de Writely, puis celle de Google Calendar, puis celle de NumSum et m'y étais à chaque fois de suite créé un profil... Maintenant que ça devient populaire, il y a urgence à s'inscrire. Déjà Writely n'inscrit plus que sur invitation.
Conférences à écouter sur le site du CNL... C'est nouveau. Ça pousse vraiment partout, l'audio.
Découvertes du soir (espoirs) : en cherchant le sens beckettien de l'expression latine nimis sero (Molloy, p. 117), je suis tombé sur un texte qui s'est avéré être la mise en ligne à l'université de Nice, pour l'agrégation de 1999, d'une étude sur Beckett de Jean Onimus, rien moins que ça !, parue en 1967 dans son Les Écrivains devant Dieu, chez Desclée de Brouwer. Au passage, j'engrange les années suivantes, l'adresse de Wikimedia en latin, des Philippiques de Cicéron...
Ça ne s'arrête jamais, découvrir. Je suspends, pour dormir.
Commentaires
1. Le vendredi 12 mai 2006 à 09:09, par Berlol :
Autre victime du sentiment d'impunissabilité, née en 952, dixit...
2. Le vendredi 12 mai 2006 à 13:02, par arte :
Victime N° 3
"A l'intérieur de soi-même, DEEP INSIDE, vraiment à l'intérieur, quelque chose de invincible qui s'appelle LE SPIRIT, l'esprit. On a été bâti comme ça, on a été fait avec LE SPIRIT. Ca, c'est la ligne droite du corps, nous on pense horizontal, 1h, 2h, 3h, 4 h, on est INSECURE, les gens ont peur du temps. Quel âge tu as, 40 ans ? Alors quand je dis que j'vais mourir à 45 ans, ouai, j'me fous de la gueule des gens, moi ! Ils n'ont pas compris, parce que le temps, les secondes entre toi et moi sont des secondes mais pour l'oxygène qui est une matière moins compressée que ton corps humain ; 1 sconde, c'est 100 secondes et la pierre et la brique et chais pas quoi, elle est faite de compression énorme. Il faut la Black & Decker. Mais tu enlèves cette pression et tu deviens vertical comme l'esprit. Tout tombe, qu'est-ce qui reste en vie ? Les molécules faites d'électricité parce que ça bouge. Alors il y'a les molécules qui est faite de flèches (on a dit que je parlais du film, je m'exuse !) et alors l'électricité qui est faite au plus fin de sa couche de FEELING qui s'appelle LOVE et mon FEELING est : je sais que tu m'écoutes avec attention. Mais c'est dur d'entendre des choses comme ça quand il parle de la pomme et du serpent et de ADAM and EVE mais ça c'est des questions beuacoup plus pausibles. Le BIG-BANG THEORY D'EINSTEIN, I MEAN, tu mets une mollécule que tu crées, qu'il n'a pas lui, hein, il a pas la molécule, mais nous on l'a, on veut la garder, tu vois et lui il a cette énergie qui a fait le BIG BANG et l'univers a grandi et c'est ça le monde, c'est pas compliqué la vie !"
JC VanDamme
www4.tz-technologie.com/
3. Le vendredi 12 mai 2006 à 13:05, par arte :
" Je suis fascine par l'air. Si on enlevait l'air du ciel, tous les oiseaux tomberaient par terre....Et les avions aussi.... En meme temps l'air tu peux pas le toucher...ca existe et ca existe pas...Ca nourrit l'homme sans qu'il ait faim...It's magic...L'air c'est beau en meme temps tu peux pas le voir, c'est doux et tu peux pas le toucher.....L'air c'est un peu comme mon cerveau... " J.C. VanDamme
Je n'ai pas resisté ...
4. Le vendredi 12 mai 2006 à 22:23, par Manu :
Moi je me suis mis à Netvibes www.netvibes.com.
Dans le style Writely il y a aussi AjaxWrite.
5. Le samedi 13 mai 2006 à 07:04, par vinteix :
Impunis ou impunissables, tels se presentent en effet les dirigeants de cet ordre republicain qui n'est pratiquement qu'une mascarade indigne regie par la loi du plus fort qui d'un autre cote appelle a punir rituellement certains illegalismes, ceux bien sur des plus depossedes (se rappeler le genre de "justice" expeditive au moment du soulevement des banlieues, fin 2005). Tombe recemment sur cette phrase de J.P.Raffarin : "La politique, ce n'est pas un sport, ni un jeu : la pate a modeler, c'est de la pate humaine, si tendre et si dure."
6. Le samedi 13 mai 2006 à 07:13, par Berlol :
Philosophe, ce Raffarin. Mais qui est-ce donc ?...
7. Le samedi 13 mai 2006 à 07:20, par vinteix :
Grand philosophe en effet d'une ideologie insidieusement neo-fasciste, petrisseur de "pate humaine", comme les autres grands guignols du moment (mais font-ils encore rire ?), et auteur d'un livre intitule "La France de mai"... ou "La Phrance de mes deux"... aurais-je envie de dire...
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