dimanche 14 mai 2006
Cimentée devant nous
Par Berlol, dimanche 14 mai 2006 à 22:31 :: General
Oubli de laisser trace des livres reçus avant-hier, notamment le collector
Volodine chez Denoël, deux Sevestre, le Viart et Vercier, et Tous
les mots sont adultes, nouvelle édition. Et pendant que j'y suis,
mercredi, l'arrivée du petit colis très rapide du Matricule
des Anges, mon réabonnement, avec les 4 derniers numéros
— lecture quand même nécessaire malgré l'internet.
« le loup avance déguisé en grand-mère », écrivent Frédéric Lebaron et Gérard Mauger dans un excellent article du Monde diplomatique, Révoltes contre l'emploi au rabais, qui montre bien que le CPE n'était qu'une étape dans la transformation du travail en esclavage, via le concept culpabilisant d'employabilité — et que son échec a dévoilé au grand jour ce qui devait rester caché.
Le soir.
Le père de T. est arrivé à sa dernière résidence. On est un peu triste, un peu soulagé. Après cérémonie au temple, à Akasaka. Puis déplacement au cimetière, nouvelle cérémonie. Heureusement, il n'a pas plu (de pleuvoir, pas de plaire). Le prêtre a fait le voyage avec nous, plusieurs taxis avaient été réservés. Des ouvriers viennent desceller la pierre qui donne accès, sous la stelle familiale, aux boîtes, de différentes tailles, qui enferment les restes d'autres membres de la famille. On les vérifie, on les pousse un peu pour faire de la place au nouveau. Puis la pierre est reposée et scellée, cimentée devant nous.
Donc, pour aujourd'hui, c'est tout.
« le loup avance déguisé en grand-mère », écrivent Frédéric Lebaron et Gérard Mauger dans un excellent article du Monde diplomatique, Révoltes contre l'emploi au rabais, qui montre bien que le CPE n'était qu'une étape dans la transformation du travail en esclavage, via le concept culpabilisant d'employabilité — et que son échec a dévoilé au grand jour ce qui devait rester caché.
Le soir.
Le père de T. est arrivé à sa dernière résidence. On est un peu triste, un peu soulagé. Après cérémonie au temple, à Akasaka. Puis déplacement au cimetière, nouvelle cérémonie. Heureusement, il n'a pas plu (de pleuvoir, pas de plaire). Le prêtre a fait le voyage avec nous, plusieurs taxis avaient été réservés. Des ouvriers viennent desceller la pierre qui donne accès, sous la stelle familiale, aux boîtes, de différentes tailles, qui enferment les restes d'autres membres de la famille. On les vérifie, on les pousse un peu pour faire de la place au nouveau. Puis la pierre est reposée et scellée, cimentée devant nous.
Donc, pour aujourd'hui, c'est tout.