mardi 16 mai 2006
Jonchée de balles
Par Berlol, mardi 16 mai 2006 à 23:41 :: General
C'est reparti pour une semaine. Train à lire Beckett (avance pour
samedi parce que vendredi sera chargé). Changement de saison, je range
les pantalons d'hiver. Le problème, c'est que parmi les pantalons
d'été, il n'y en a presque plus dans lesquels je rentre. En
acheter d'autres ou maigrir ?... Pour mettre en œuvre la seconde solution,
les onigiris
préparés par T. conviennent très bien, non qu'ils soient
petits, mais diététiques, oui.
Deux cours, sans commentaires (sauf que Writely est bien accepté par les étudiants, qui n'ont aucun problème avec, qui me font de beaux exposés). Ping-pong juste après, pendant une petite heure avec David, au 3e sous-sol du gymnase. Ça doit faire plus de trois mois qu'on n'a pas joué. La salle, qui doit faire 25 mètres sur 10, est jonchée de balles par l'entraînement forcené d'un étudiant du club de tennis de table, puis trois danseurs viennent au fond de la salle faire leurs étirements. Hélas, on repart avant que d'autres collègues se joignent à nous (faudrait qu'ils viennent un peu plus tôt, aussi).
Compte tenu des questions hautement philosophiques que brassent
les commentaires d'hier, je me visionne de nouveau The Big Lebowski.
Je peux dire que même sur ce petit écran acheté il y
a plus de 10 ans (je n'aurais jamais imaginé que cette télé
me fasse si longtemps) — même sur cet écran pourri, the Dude
abides...
Que voilà une expression pas facile à traduire : the Dude abides !
Moi, je verrai bien : On change pas le Dude ! ou C'est tout le Dude, ça ! ou On ne refait pas le Dude, hein ! (au lieu du On change pas le Dude que propose le sous-titre français, un peu banal alors que le terme anglais est assez recherché).
Cette phrase, d'abord prononcée par le Dude lui-même, Jeffrey Lebowski, le héros du film (Jeff Bridges), celui qui se fait taper, étaler, voler, manipuler, ridiculiser sans jamais perdre sa bonne humeur ni son sens de la répartie, cette phrase, donc, est reprise par cet étrange personnage moustachu qui n'est autre que le narrateur off du début, celui qui raconte toute l'histoire, s'invite deux fois au bar pour saluer le Dude, estimant qu'avoir connu cette histoire, c'est suffisant pour penser que Dieu ne l'a pas roulé en lui donnant sa vie à vivre... Sacré message des frères Coen !
Autre truc qui me titillait, quand Maude lui demande de parler de lui, le Dude dit qu'il a été un des auteurs de Port Huron... Kézako ?
Après recherches, il s'agit du Port Huron Statement de 1962, dont je viens de parcourir quelques paragraphes et qui nécessitait bien, en effet, si j'ai ne serait-ce qu'un peu compris ce qui s'est passé dans ces années-là, que la CIA distribue des centaines de kilos de drogues pour éviter une révolte des étudiants... Definitely, the Dude abides.
Deux cours, sans commentaires (sauf que Writely est bien accepté par les étudiants, qui n'ont aucun problème avec, qui me font de beaux exposés). Ping-pong juste après, pendant une petite heure avec David, au 3e sous-sol du gymnase. Ça doit faire plus de trois mois qu'on n'a pas joué. La salle, qui doit faire 25 mètres sur 10, est jonchée de balles par l'entraînement forcené d'un étudiant du club de tennis de table, puis trois danseurs viennent au fond de la salle faire leurs étirements. Hélas, on repart avant que d'autres collègues se joignent à nous (faudrait qu'ils viennent un peu plus tôt, aussi).
Compte tenu des questions hautement philosophiques que brassent
les commentaires d'hier, je me visionne de nouveau The Big Lebowski.
Je peux dire que même sur ce petit écran acheté il y
a plus de 10 ans (je n'aurais jamais imaginé que cette télé
me fasse si longtemps) — même sur cet écran pourri, the Dude
abides...Que voilà une expression pas facile à traduire : the Dude abides !
Moi, je verrai bien : On change pas le Dude ! ou C'est tout le Dude, ça ! ou On ne refait pas le Dude, hein ! (au lieu du On change pas le Dude que propose le sous-titre français, un peu banal alors que le terme anglais est assez recherché).
Cette phrase, d'abord prononcée par le Dude lui-même, Jeffrey Lebowski, le héros du film (Jeff Bridges), celui qui se fait taper, étaler, voler, manipuler, ridiculiser sans jamais perdre sa bonne humeur ni son sens de la répartie, cette phrase, donc, est reprise par cet étrange personnage moustachu qui n'est autre que le narrateur off du début, celui qui raconte toute l'histoire, s'invite deux fois au bar pour saluer le Dude, estimant qu'avoir connu cette histoire, c'est suffisant pour penser que Dieu ne l'a pas roulé en lui donnant sa vie à vivre... Sacré message des frères Coen !
Autre truc qui me titillait, quand Maude lui demande de parler de lui, le Dude dit qu'il a été un des auteurs de Port Huron... Kézako ?
Après recherches, il s'agit du Port Huron Statement de 1962, dont je viens de parcourir quelques paragraphes et qui nécessitait bien, en effet, si j'ai ne serait-ce qu'un peu compris ce qui s'est passé dans ces années-là, que la CIA distribue des centaines de kilos de drogues pour éviter une révolte des étudiants... Definitely, the Dude abides.