dimanche 21 mai 2006
Les boues de la réalité
Par Berlol, dimanche 21 mai 2006 à 23:59 :: General
Un peu de tranquillité en matinée, histoire de compléter
mon vendredi décanté.
Pour le samedi, faudra attendre demain, il y a encore des particules en suspension...
Grand soleil et chaleur, déjà. Ai rejoint Jean-Louis Chiss
et sa compagne à Roppongi. En discutant de sujets divers, français
et japonais, universitaires et culturels, et sans avancer trop vite, pour
avoir le temps de commenter les lieux : le carrefour historique de Roppongi,
quartier animé à la mode des années 70, un peu trop
américanisé depuis le milieu des années 80, maintenant
rue Saint-Denis puissance 10, puis le nouveau quartier de Roppongi Hills,
son architecture aux lignes douces, agréables, ses touristes naïfs
et ses nouveaux riches, son aseptie et son design poli, enfin la rue serpentine
qui descend vers Azabu-Juban, traditionnelle sans ostentation, authentique,
croit-on pouvoir dire. On revient vers la tour pour déjeuner dans
un restaurant de petites brochettes panées du 5e étage, le
Kushinobo — très
bien, goûtu, service impeccable, prix très raisonnables pour
l'endroit. C'est ensuite la visite du belvédère, au 52e étage
de la Tour Mori (1500 yens, quand même). Le même étage
contient aussi un musée, avec actuellement une exposition sur le Da Vinci Code sorti
dans les salles hier — à laquelle nous n'allons pas, évidemment.
Nous nous séparons vers 17 heures et je rentre pour une petite sieste bien méritée. Pas de littérature, à l'exception de quelques pages dans le métro... durant lesquelles, fatigué que je suis depuis quelques jours, je m'endors même en pleine lumière...
« De toute façon, dit-il, l'obscurité trop grande vous endormirait. Je vous connais, Golpiez ! À la moindre occasion vous fuyez les boues de la réalité pour aller patauger dans vos rêves ! Je vous connais comme ma poche ! » (Antoine Volodine, Le Nom des singes, Paris : Minuit, 1994, p. 16.)
Pour le samedi, faudra attendre demain, il y a encore des particules en suspension...
Grand soleil et chaleur, déjà. Ai rejoint Jean-Louis Chiss
et sa compagne à Roppongi. En discutant de sujets divers, français
et japonais, universitaires et culturels, et sans avancer trop vite, pour
avoir le temps de commenter les lieux : le carrefour historique de Roppongi,
quartier animé à la mode des années 70, un peu trop
américanisé depuis le milieu des années 80, maintenant
rue Saint-Denis puissance 10, puis le nouveau quartier de Roppongi Hills,
son architecture aux lignes douces, agréables, ses touristes naïfs
et ses nouveaux riches, son aseptie et son design poli, enfin la rue serpentine
qui descend vers Azabu-Juban, traditionnelle sans ostentation, authentique,
croit-on pouvoir dire. On revient vers la tour pour déjeuner dans
un restaurant de petites brochettes panées du 5e étage, le
Kushinobo — très
bien, goûtu, service impeccable, prix très raisonnables pour
l'endroit. C'est ensuite la visite du belvédère, au 52e étage
de la Tour Mori (1500 yens, quand même). Le même étage
contient aussi un musée, avec actuellement une exposition sur le Da Vinci Code sorti
dans les salles hier — à laquelle nous n'allons pas, évidemment.Nous nous séparons vers 17 heures et je rentre pour une petite sieste bien méritée. Pas de littérature, à l'exception de quelques pages dans le métro... durant lesquelles, fatigué que je suis depuis quelques jours, je m'endors même en pleine lumière...
« De toute façon, dit-il, l'obscurité trop grande vous endormirait. Je vous connais, Golpiez ! À la moindre occasion vous fuyez les boues de la réalité pour aller patauger dans vos rêves ! Je vous connais comme ma poche ! » (Antoine Volodine, Le Nom des singes, Paris : Minuit, 1994, p. 16.)