Choses à m'arracher
Par Berlol, vendredi 26 mai 2006 à 23:54 :: General :: #277 :: rss
Avis aux amateurs.
Un album de Zappa, 200 Motels, à télécharger chez Chocoreve... Mais aussi des Mothers of Invention, 5 albums en tout... Oh, pis y'a peut-être des amateurs pour un petit Fleetwood Mac...
Double ration de lecture. J'ai ajouté à la demi-heure de vélo une demi-heure de marches, histoire de transpirer double. Du coup, le suicide villa Godin avance bon train. Le trou est fait et les meubles dedans... (à citer).
« Vous enterrez vos meubles ! C'est bien ça ? Je me suis demandé aussi pourquoi ce trou. Remarquez, mieux vaut faire ça que la décharge publique. Et puis, si on en a besoin un jour, au moins on sait où c'est. C'est pas toujours facile-facile de se séparer de certain meuble avec qui on a vécu, on s'attache ! C'est le Père-Lachaise qui vous a donné cette idée ? » (Alain Sevestre, Double Suicide villa Godin, p. 47)
Je me demande s'il y a un sous-entendu dans « certain meuble » au singulier, ou une coquille...
Déjeuner avec David qui s'apprête à s'envoler pour Taiwan où il va représenter notre département universitaire. Demain, nous essaierons une connexion en direct pour intervenir ensemble dans un document Writely. De la très haute technologie pour du matériel pédagogique en pleine expérimentation...
Puis c'est le train-train et la lecture de Molloy pour le cours de demain.
Dans un recoin du soir.
Il me paraît évident que si je disposais d'un journal intime me permettant de savoir ce que j'avais fait le 26 mai 1984, il n'y aurait pas des choses à m'arracher comme le billet d'hier. Je prends la date d'aujourd'hui au hasard car je n'ai en réalité aucune mémoire de ce 26 mai 1984, sauf à retrouver un jour dans un carnet, quelque part, une mention particulière qui me rendrait quelque souvenir. Mais que ce soit ce jour-là ou un autre, à quelques semaines près, il s'agit bien de la période qui précède directement mon départ pour ce qui s'appelait alors le Service National, en août, je crois, et donc en effet des mois durant lesquels j'étais amoureux de L. pour qui j'avais quitté M., et qui ne semblait vouloir de moi que du bout des lèvres, et pour peu de temps puisque je ne passerai pas l'hiver. Que l'on se rassure, je ne tiens pas à m'étendre ou à me répandre sur des anecdotes dont j'ai oublié les contours. Bien plus important m'apparaît le fait que c'est l'opacité du passé, l'opasséité, qui commande directement certaines parties de l'écriture d'aujourd'hui — aujourd'hui voulant dire ces années-ci, au moins depuis le début du JLR, et certaines parties étant bien une proportion, certes difficile à apprécier, et non la totalité.
Aucun souvenir d'avoir entendu que l'Irak avait été en première page, ni que Sergeï Bubka avait passé 5,85 mètres ce jour-là, on l'avait peut-être dit à la radio mais je ne devais pas l'écouter.
(La suite demain... Moran fait sa crise)
Un album de Zappa, 200 Motels, à télécharger chez Chocoreve... Mais aussi des Mothers of Invention, 5 albums en tout... Oh, pis y'a peut-être des amateurs pour un petit Fleetwood Mac...
Double ration de lecture. J'ai ajouté à la demi-heure de vélo une demi-heure de marches, histoire de transpirer double. Du coup, le suicide villa Godin avance bon train. Le trou est fait et les meubles dedans... (à citer).
« Vous enterrez vos meubles ! C'est bien ça ? Je me suis demandé aussi pourquoi ce trou. Remarquez, mieux vaut faire ça que la décharge publique. Et puis, si on en a besoin un jour, au moins on sait où c'est. C'est pas toujours facile-facile de se séparer de certain meuble avec qui on a vécu, on s'attache ! C'est le Père-Lachaise qui vous a donné cette idée ? » (Alain Sevestre, Double Suicide villa Godin, p. 47)
Je me demande s'il y a un sous-entendu dans « certain meuble » au singulier, ou une coquille...
Déjeuner avec David qui s'apprête à s'envoler pour Taiwan où il va représenter notre département universitaire. Demain, nous essaierons une connexion en direct pour intervenir ensemble dans un document Writely. De la très haute technologie pour du matériel pédagogique en pleine expérimentation...
Puis c'est le train-train et la lecture de Molloy pour le cours de demain.
Dans un recoin du soir.
Il me paraît évident que si je disposais d'un journal intime me permettant de savoir ce que j'avais fait le 26 mai 1984, il n'y aurait pas des choses à m'arracher comme le billet d'hier. Je prends la date d'aujourd'hui au hasard car je n'ai en réalité aucune mémoire de ce 26 mai 1984, sauf à retrouver un jour dans un carnet, quelque part, une mention particulière qui me rendrait quelque souvenir. Mais que ce soit ce jour-là ou un autre, à quelques semaines près, il s'agit bien de la période qui précède directement mon départ pour ce qui s'appelait alors le Service National, en août, je crois, et donc en effet des mois durant lesquels j'étais amoureux de L. pour qui j'avais quitté M., et qui ne semblait vouloir de moi que du bout des lèvres, et pour peu de temps puisque je ne passerai pas l'hiver. Que l'on se rassure, je ne tiens pas à m'étendre ou à me répandre sur des anecdotes dont j'ai oublié les contours. Bien plus important m'apparaît le fait que c'est l'opacité du passé, l'opasséité, qui commande directement certaines parties de l'écriture d'aujourd'hui — aujourd'hui voulant dire ces années-ci, au moins depuis le début du JLR, et certaines parties étant bien une proportion, certes difficile à apprécier, et non la totalité.
Aucun souvenir d'avoir entendu que l'Irak avait été en première page, ni que Sergeï Bubka avait passé 5,85 mètres ce jour-là, on l'avait peut-être dit à la radio mais je ne devais pas l'écouter.
(La suite demain... Moran fait sa crise)
Commentaires
1. Le samedi 27 mai 2006 à 13:52, par JoseAngel :
Pis encore, lorsque l'on lit un journal intime d'il y a vingt ans, on s'y reconnait à peine... bien qu'il faille se rendre à l'évidence que ce n'est pas la vie d'une autre personne que l'on raconte là.
2. Le samedi 27 mai 2006 à 18:06, par Berlol :
Oui, c'est déjà ce qui m'arrive avec ce journal, quand je relis des bouts de 2003-2004... je pense que j'aurai à y revenir.
Ajouter un commentaire