vendredi 2 juin 2006
De Shit à Bally, en passant par Hole
Par Berlol, vendredi 2 juin 2006 à 23:58 :: General
Après l'écriture du billet d'hier ce matin, allé au
centre de sport. Lecture de Volodine. J'essaie une machine de marche montante
qui, à la différence des machines de marches (steps)
avec lesquelles chaque pied reste dans son plan vertical, articule en deux
dimensions le mouvement des jambes. Il y a même des bras qui vont et
viennent en sens inverse du mouvement des pieds, que l'on peut tenir pour
forcer le buste et le bassin à mieux participer au mouvement. En dix
minutes, on y transpire comme dans la jungle... La sueur dégouline
lentement le long des tubes, non au goutte à goutte mais continuement,
pour aller former autour de chaque pied de la machine un cercle liquide qui
fait penser à la fin à une construction sur pilotis.
« Je rêvais que je me dirigeais vers les sources de l'Abacau et que je les avais dépassées, dit-il. On ne trouve plus un seul Indien à cette hauteur. Même les Jabaanas ne fuient pas si loin. Même les Cocambos. La pirogue se balançait. L'eau couverte de plantes pourtant ne frémissait pas. J'avais atteint un lac, un grand lac. La nuit s'achevait. Je tremblais de fièvre. Quand je fouillais dans les replis de mon esprit afin de savoir qui j'avais été, j'extrayais des guenilles boueuses qui semblaient surtout avoir appartenu à d'autres. Je me salissais à ces souvenirs sans les comprendre. Je savais qu'on m'avait tué après un long interrogatoire, qu'on m'avait tué au bord d'un fleuve, qu'on m'avait tué dans la forêt puis laissé dériver dans les marécages, qu'on m'avait tué au fond d'une cour puis jeté à l'eau...» (Antoine Volodine, Le Nom des singes, p. 74-75)
Déjeuner au Downey avec David. Pour reprendre le kilo perdu ?
Shinkansen et notes beckettiennes.
De Shit à Bally, en passant par Hole, c'est le chemin qu'empruntent Moran et son fils. Je les traque à mon tour pour le cours de demain matin... Pas le temps de faire autre chose.
Saviez-vous que Moran compare Bally à Isigny pour la prétention de ses habitants à être au bord de la mer, au point de se nommer Isigny-sur-Mer ? Mais saviez-vous qu'Isigny était l'origine de la famille Disney ? Que c'était un Hugues d'Isigny parti avec son fils à la conquête de l'Angleterre (1066), tels Moran et son fils traversant la tapisserie de Bayeux, puis leurs descendants montés en Irlande, d'où un Elias et son fils Robert migrèrent aux États-Unis (1834) ?
Sûr que dans les chaussures de Mickey Mouse, ça sent le camembert !...
« Quelquefois je souriais, comme si j'étais mort déjà.» (Samuel Beckett, Molloy, p. 183)
« Je rêvais que je me dirigeais vers les sources de l'Abacau et que je les avais dépassées, dit-il. On ne trouve plus un seul Indien à cette hauteur. Même les Jabaanas ne fuient pas si loin. Même les Cocambos. La pirogue se balançait. L'eau couverte de plantes pourtant ne frémissait pas. J'avais atteint un lac, un grand lac. La nuit s'achevait. Je tremblais de fièvre. Quand je fouillais dans les replis de mon esprit afin de savoir qui j'avais été, j'extrayais des guenilles boueuses qui semblaient surtout avoir appartenu à d'autres. Je me salissais à ces souvenirs sans les comprendre. Je savais qu'on m'avait tué après un long interrogatoire, qu'on m'avait tué au bord d'un fleuve, qu'on m'avait tué dans la forêt puis laissé dériver dans les marécages, qu'on m'avait tué au fond d'une cour puis jeté à l'eau...» (Antoine Volodine, Le Nom des singes, p. 74-75)
Déjeuner au Downey avec David. Pour reprendre le kilo perdu ?
Shinkansen et notes beckettiennes.
De Shit à Bally, en passant par Hole, c'est le chemin qu'empruntent Moran et son fils. Je les traque à mon tour pour le cours de demain matin... Pas le temps de faire autre chose.
Saviez-vous que Moran compare Bally à Isigny pour la prétention de ses habitants à être au bord de la mer, au point de se nommer Isigny-sur-Mer ? Mais saviez-vous qu'Isigny était l'origine de la famille Disney ? Que c'était un Hugues d'Isigny parti avec son fils à la conquête de l'Angleterre (1066), tels Moran et son fils traversant la tapisserie de Bayeux, puis leurs descendants montés en Irlande, d'où un Elias et son fils Robert migrèrent aux États-Unis (1834) ?
Sûr que dans les chaussures de Mickey Mouse, ça sent le camembert !...
« Quelquefois je souriais, comme si j'étais mort déjà.» (Samuel Beckett, Molloy, p. 183)