Ma hache dans la souche
Par Berlol, samedi 3 juin 2006 à 23:58 :: General :: #286 :: rss
Lever à 6h30 pour réviser mes notes et pour un départ,
moi aussi. J'accompagne Moran et son fils, ils sortent de la maison, puis
de Shit, se mettent en route, vers Ballybaba pour atteindre Bally. Je suis
en colère moi aussi et je voudrais aller planter ma hache dans la
souche au fond du jardin : les chenilles ont bouffé absolument toutes
les feuilles du citronnier — une misère, du jamais vu. Je me demande
s'il pourra survivre, sans ses surfaces chlorophylliennes convertissantes.
Voilà où mène le laxisme défendu par T. ces dernières
semaines. Ce n'est pas de sa faute. Nous le saurons pour la prochaine fois — ou pour
le prochain citronnier...Je retourne à mes deux moutons. Ils marchent quelques jours sans se faire voir avant que Moran soit atteint du syndrome de Molloy, qui attaque les jambes, qui était déjà présent dans la volonté d'attacher son chapeau (172), dans celle d'avoir un couteau (177), dans les prétéritions velléitaires (178, 180), dans l'obligation d'écrire un rapport (180), de vider ses poches (192), de se traîner sur une éminence dantesque, d'assassiner un type, d'avoir une bicyclette, etc. — dans tous les détails de la combinatoire de la première partie, qui reviennent combinés autrement dans la seconde.
Du coup, je les précède à grandes enjambées pour aller raconter tout cela à mes étudiants de l'Institut franco-japonais.
Le problème, c'est de savoir ce que l'on doit faire de Molloy, une fois trouvé (185). Moi aussi, ça fait longtemps que je l'ai trouvé, Molloy. Je l'ai retourné de tous les côtés. Je n'ai rien trouvé sur la marche à suivre, ni sur la finalité. Peut-être juste transmettre...
Grande première : T. et moi allons au Saint-Martin
avec nos vélos — ce qui amuse beaucoup Yukie. Puis, pleins d'agneau,
de salade et de nougat glacé qui se convertiront en énergie,
nous sommes allés affronter les rues, les trottoirs, les piétons,
les autos, tout ce qui fait le charme de Tokyo avant d'arriver à un
parc où pédaler en liberté. Trouvant bien l'équilibre
et reprenant de l'assurance, T. s'amuse bien. Elle a appris l'arrêt
d'urgence, en posant bien un seul pied, mais complètement, plutôt
que les deux, du bout, ce qui ne donne aucun équilibre. Elle a passé
des vitesses. Après le jardin Kita-no-Maru Koen, nous sommes allés
à Jimbocho où j'avais l'intention de m'acheter des chaussures
et des pantalons
d'été. Ce que j'ai réussi à faire sans avoir
besoin de toucher à mes stock-options
— et mes chaussures, c'est des chaussures de bateau (les bleues étaient trop usées).La course du lièvre à travers les champs (R. Clément, 1971), pour accompagner le dîner. Un collègue a prêté à T. un dévédé sur lequel ce film a été transféré. Tisa Farrow ressemble étonnemment à sa sœur Mia. Elle a peut-être même de plus grands yeux. Pour mieux manger l'écran, mon Trintignant ! Lui aussi, ce Tony, il traverse sa vie poursuivi sans la vivre, ne sachant ce qui lui arrive et faisant mine d'en être le meneur. Jusqu'à trouver in extremis un copain pour jouer aux billes.
Le destin est un gitan ou une majorette... Couteau ou baguette, même Damoclès.
Commentaires
1. Le samedi 3 juin 2006 à 23:52, par Manu :
Je connais ces chaussures, mais je voulais les revoir une dernière fois, ce qui m'a valu de devoir trafiquer l'URL.
Ton lien est cassé !
2. Le samedi 3 juin 2006 à 23:55, par Berlol :
Ça y est, c'est réparé. Il manquait le nom de domaine...
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.